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 I hear the Machine Spirit's voice [PV Sia]

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Magister Architectura Templi

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MessageSujet: I hear the Machine Spirit's voice [PV Sia]   Dim 30 Déc - 8:52

Une journée ordinaire. Al n'avait pas dormi depuis près de quarante-huit heures et se concentrait de toute ses forces pour résoudre un problème de manque d'espace dans le véhicule volant de sa conception. La machine ne s'est encore jamais soulevée d'elle-même, bien sûr, mais le concept était intéressant. A ce point que des fonds ont été procurés à van Koriolis par le Régent Impérial en personne. Bon, il n'avait toujours pas encaissé sa lettre de change, mais il avait potentiellement de quoi continuer ses travaux. Même s'il aurait préféré les restituer à l'Etat et tout faire par lui-même.

Ses appartements, isolés au niveau du premier étage de l'atelier, haut de deux étages habitables, devraient se passer de lui encore un temps. Deux pistons, trop proches, empêchaient l'écoutille de la machine de se fermer. Le doux ronronnement du bâtiment tout entier berçait l'ingénieur, alors que celui-ci cherchait de quoi résoudre ce problème, imprévu par ses plans et ses notes théoriques, prises à la va-vite sur le papier. Le petit rouquin sourit, voyant qu'il était proche de la réussite. Ses mains modelaient les pièces métalliques, alors que la matière semblait chanter sous ses doigts, heureuse de servir un but aussi glorieux que la conquête des airs en au nom du génie de l'Humanité.

Ce n'était pas comme si les génos d'Exodum n'avaient pas déjà conquis le ciel en se dotant d'ailes proportionnelles à leur taille... Mais se passer de la génétique et pouvoir transporter marchandises et armement, voilà qui allait les dépasser encore très longtemps. A condition de trouver une source d'énergie assez compacte pour voyager à bord de la machine et assez puissante pour alimenter leurs moteurs durant un temps suffisamment long. Plusieurs heures de préférence. A terme, un jour, assez longtemps pour atteindre les côtes du Continent... L'imagination d'Al, étroitement limitée à certains domaines seulement, le portait encore plus loin. Ses machines volantes pourraient servir d'escorte aux navires impériaux, par exemple.

Ses pensées furent interrompues par une voix familière dans le vox de son atelier. L'accueil le prévenait de l'arrivée d'un visiteur.

- Maître van Koriolis, un inquisiteur non mandaté souhaite s'entretenir avec vous pour une question technique. Puis-je le faire entrer.

Les hauts-parleurs laissèrent échapper un grésillement un instant, avant de faire silence. Al leva la main. Quelque part, un bouton s'enfonça, et les micros de l'hangar-atelier transmirent sa réponse.

- Oui, bien sûr. Je vais ouvrir la porte.

Un léger geste du poignet plus tard, un énorme levier s'abaissait pour ouvrir la double porte coulissante, épaisse de vingt centimètres. L'acier se mouvait avec un léger sifflement des pistons. Tous les Magisters, et les van Koriolis ne faisaient pas défaut à la règle, protégeaient leurs lieux de travail. Pièges, blindages, codes secrets, champs de force. Il n'était pas aisé d'entrer chez eux sans y être invité. Le jeune Magister quitta son oeuvre principale pour aller à la rencontre du visiteur. Un inquisiteur, avec un sans mandat, demeurait un serviteur dévoué de l'Empire et un gardien de l'ordre au sein de la Ville et de l'Etat en général. Lui fournir de l'aide était le devoir de tout un chacun, qu'il soit Magister ou non.

Le respect des règles d'Al van Koriolis était quasi proverbial. Il n'allait pas refuser son soutien à un représentant de la Loi sans une raison vraiment importante. Alors il était là, saluant l'homme musclé, manifestement originaire de Khorafa. Un léger signe de la tête et une phrase laconique, dépourvue de politesses excessives.

- Inquisiteur. En quoi puis-je vous aider ?

Al était encore plus pâle que d'habitude, à cause de la fatigue. Cela faisait ressortir ses taches de rousseur. De derrière ses lunettes, ses yeux cernés, ne quittaient pas le visiteur. D'un autre geste de la main, il releva le levier et la porte se remit en marche pour se fermer dans le dos de l'inquisiteur.

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MessageSujet: Re: I hear the Machine Spirit's voice [PV Sia]   Dim 30 Déc - 11:54


© Yoko Kanno - Train Search


Sia n’a pas l’habitude des armes à feu. Du moins, durant son entraînement militaire, il ne se servait que d’armes blanches, ou alors des pistolets très simples de maniement. L’arbalète, à la rigueur. Mais les fusils n’étaient vraiment pas son truc. Il devait néanmoins avouer que depuis qu’il avait appris à en manier un, il avait pris son pied. La mécanique du fusil à pompe était très vite prenante et l’utilité de l’arme en elle-même était pas des moindres.

Cependant, ce jour-là, lors d’une simple entraînement au fusil au stand de tir, il avait malencontreusement bousculé un grand type baraqué. Il eut une altercation avec ce dernier, qui d’un mouvement de main le poussa en arrière. Sia avait simplement répondu en aspirant bruyamment sa salive, montrant son agacement. Le grand type insistait, et semblait lui chercher des noises. Restant zen, Sia ne répliqua que lorsque la brute épaisse balança une vanne sur sa mère. Il le menaça alors de la crosse de son fusil à canon scié, tout en offrant son regard le plus noir. Littéralement, si on tient en compte la couleur de ses yeux et du khôl qui brodait ses yeux. Mais le grand type lui avait ri au nez, avant de lui saisir son arme, avant de la tordre et de la lancer au sol. Le canon de ce dernier n’avait pas supporté sa force et s’était incurvé. Sia n’avait visiblement pas apprécié cela : résultat, il n’avait pas maintenu sa colère et aurait même pu le réduire en charpie. Finalement, il se contenta de le rosser sévèrement d’un coup de pied bien placé.

Sa semaine avait été riche en surprises : Il avait laissé fuir un bandit, eu une altercation avec un type de deux fois sa taille et saboté malgré lui une arme de fonction dans la même semaine. Sia avait entendu un jour parler d’un magister assez réputé de l’Architectura Templi. Si son rapport avec les sciences n’était pas le meilleur - il n’avait rien contre, mais il n’avait jamais été à l’aise avec- il comptait bien faire quelque chose de ce bout de ferraille. Le matériau devrait être changé, pour quelque chose de plus rigide.

Lorsqu’il se rendit au hangar, un subalterne vint le recevoir et prévenir le dénommé Al van Koriolis, qu’il souhaitait voir. Il le suivit, replaçant son pectoral en or, défroissant sa veste noire grande ouverte, manches retroussées, de laquelle son torse musclé aux tatouages de henné, ses avant-bras trapus aux bracelets d'argent étaient dévoilés. Il fut bluffé, surpris par toutes ces technologies autour de lui : les câbles, la ferraille omniprésente, tous ces tuyaux de cuivre, ces machines, cette frénésie qui jouait un son nasillard. Mais il fut encore plus stupéfait devant la voix qui se réverbéra des hauts parleurs du vox. « Oui, bien sûr. Je vais ouvrir la porte. » C’était celle d’un homme -évidemment-. Il n’avait nulle idée de comment pouvait bien être ce Koriolis, mais l’imaginer fut un bon moyen de prendre son léger mal en patience. Il regardait avec désespoir cette arme qui était fichue, et soupira longuement. Il vit cette lourde porte en métal coulisser présumant que ce fut l’action d’un levier situé derrière qui en fut la cause. Il avança légèrement de ses sandales de cuir, en retrait, sur les talons de celui qui l’eut réceptionné. Il traînait des pieds, faisant rythmer sa chaînette attachée à sa cheville, celle-ci allant frotter l'ourlet de son pantalon noir. Les bras croisés, le jeune Khorafien attendait.

— Inquisiteur. En quoi puis-je vous aider ? Sa voix était posée, feutrée, faible mais agréable à l’oreille. Son allure était celle d’un homme au teint bien plus pâle que le sien. Il portait des binocles sur le nez, et ses cheveux étaient auburn, et des tâches de rousseur parsemaient son visage.

— Sia-Aÿ Hatchepset. Enchanté. Sia se présentait devant l’homme le corps rigide et saluait d’un signe de tête, avant de lever les yeux au plafond, l’air presque absent. J’adore les armes en tout genre, mais je n’ai jamais été à l’aise avec la technologie... je crois qu’elle est fichue, maintenant. Vous pouvez faire quelque chose ?

Son ton était monocorde et nonchalant, alors qu’il semblait traîner son fusil à canon scié par sa sangle. Il tendit ce dernier au scientifique et attendrait que celui-ci ne s’en saisisse. Il offrit un sourire poli.

Les bras croisés, il toisait son interlocuteur de la tête aux pieds, observant sa petite taille, bien que lui non plus ne soit pas très grand non plus. Il devait bien avoir cinq à sept centimètres de plus. Ce qui ne lui semblait pas négligeable, néanmoins. Il avait un physique assez atypique, il ne devait pas faire spécialement attention à son apparence, mais n’était pas bien moche non plus. Plutôt agréable à l’oeil du khorafien.

« L’Arme blanche, il n’y a que cela de vrai... » Ajoutait ce dernier en soupirant.

— Vous avez une drôle de mine, êtes-vous sûr que tout va bien ? Je peux... repasser plus tard si cela vous conviendrait mieux.

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MessageSujet: Re: I hear the Machine Spirit's voice [PV Sia]   Dim 30 Déc - 13:20

Ah. Les présentations, oui. Alors probablement, le fait que l'un soit un inquisiteur et l'autre un universitaire ne suffisait pas. Le rôle des engrenages de la Machine impériale ne suffisait pas à les distinguer. Il fallait donner des numéros de série, des noms, des titres supplémentaires. La simple fonction n'était pas assez précise, même si, techniquement, ils pourraient s'en contenter dans la relation qui allait naître le temps de cet échange.

- Al van Koriolis.

Qu'il ne soit pas à l'aise avec la technologie était évident. Ce n'était pas son rôle. En tant que serviteur de l'Empire, Sia-Aÿ devait être un combattant discret et performant, la manifestation armée de la volonté des Walhgren. C'était au Magister de se connaître en mécanismes et en métal. Ainsi, chaque pièce de la Machine qu'était la société d'Ishtar avait son utilité, sa spécialisation et servait l'ensemble au mieux. A propos de l'ensemble, Al regarda son visiteur des pieds à la tête. Puis revint sur les pieds... Des sandales. Peu de gens en portaient ces derniers temps, en raison de la saison hivernale. Et pourtant... Il pouvait avoir un aperçu global des pieds de l'inquisiteur. Des pieds de coureur, de sportif, de guerrier. A l'instar de ceux de nombreux magiciens de la Terre, ceux-là auraient sans doute besoin d'un massage. Voire de plus de soins encore.

Le professionnalisme et le devoir primant sur tout, le rouquin écouta son interlocuteur lui exposer son problème. Bien qu'il ait fourni des informations superflues, il avait présenté la raison de sa visite assez rapidement pour ne pas l'ennuyer. Son commentaire sur les armes blanches entraîna une réponse digne du Magister. Elle exprimait son manque d'aisance sociale.

- Toutes les armes sont vraies, puisque nous les fabriquons. Les armes blanches sont juste plus proches de l'homme, plus efficaces dans leur simplicité. Une arme à feu est nécessairement plus complexe. Sa puissance est compensée par la fragilité de son mécanisme.

Al fit glisser ses doigts pâles et fins sur l'arme. Redresser le canon, il pouvait le faire les yeux fermés. Il pourrait lui donner la forme d'un petit chien, sans aucun soucis. Cela allait être plus difficile au niveau du mécanisme interne, manifestement abîmé, puisque ne répondant pas au ressenti qu'il devrait procurer à un mage du métal. Al pouvait sentir si des engrenages s'emboîtaient correctement ou non. Ici, quelque chose était cassé. En regardant Sia dans les yeux, il ajusta le canon, redonnant à l'arme son aspect de base : droit et court.

- Vous ne me dérangez pas, je sers l'Empire, tout comme vous. Et oui, je peux faire quelque chose. Je dois juste examiner l'intérieur de votre arme.

Elle n'était pas chargée, bien sûr. Cela, il pouvait le sentir aisément. Il se retourna pour amener le fusil à un large plan de travail encombré. Au travers d'un verre grossissant et à l'aide d'une petite lampe très intense, il regarda l'objet sous tous les angles, le tâta, sentant les diverses pièces métalliques à l'intérieur. Il n'eut pas beaucoup de mal à comprendre le fonctionnement de l'arme. Il était assez simple. Ainsi, la pièce manquante lui est apparue assez clairement : il s'empara d'un crayon et dessina sur une feuille le petit objet.

- Cette pièce a sans doute était brisée. Ses morceaux ne sont plus à l'intérieur, je vais devoir en fabriquer une nouvelle. Voulez-vous que je le fasse maintenant ?

Non. Si on ne demande pas clairement à Al de faire quelque chose, il ne le devinera pas tout seul. Il faut être précis et complet dans ses propos. Demander s'il peut le faire n'équivaut pas à demander de faire. Bienvenue dans l'esprit du Magister des Transports...

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MessageSujet: Re: I hear the Machine Spirit's voice [PV Sia]   Lun 31 Déc - 1:38


© Bat For Lashes — Peace of Mind

Les bras croisés, il toisait son interlocuteur de la tête aux pieds, observant sa petite taille, bien que lui non plus ne soit pas très grand non plus. Lui-même devait bien avoir cinq à sept centimètres de plus. Ce qui ne lui semblait pas négligeable, néanmoins. Il avait un physique assez atypique, il ne devait pas faire spécialement attention à son apparence, mais n’était pas bien moche non plus. Plutôt agréable à l’oeil du khorafien.

« L’Arme blanche, il n’y a que cela de vrai... » Ajoutait ce dernier en soupirant.


— Toutes les armes sont vraies, puisque nous les fabriquons. Les armes blanches sont juste plus proches de l'homme, plus efficaces dans leur simplicité. Une arme à feu est nécessairement plus complexe. Sa puissance est compensée par la fragilité de son mécanisme.

Le jeune inquisiteur regardait le magister manipuler le canon avec minutie. Ce bout de ferraille ne ressemblait même plus à une arme, et l’état intérieur et les mécanismes devaient être dans un bien piteux état. Mais le khorafien ne pouvait s’empêcher d’observer cette mine fatiguée, ce teint pâle, ces bras qui s’acharnaient mais qui devaient sans doute être fatigués d’agir machinalement. Ces yeux derrière ces verres qui avaient peut t’être besoin de repos. L’inquisiteur devinait facilement que l’homme n’avait pas dormi depuis plusieurs heures, mais combien ? Il se sentit coupable de lui donner du travail supplémentaire et ne put s’empêcher de dire quelque chose :

« Vous avez une drôle de mine, êtes-vous sûr que tout va bien ? Je peux... repasser plus tard si cela vous conviendrait mieux. »

L’homme tenait toujours l’arme entre les mains, et fixait Sia droit dans les yeux. Un regard qui glaçait légèrement le sang de l’homme à la peau brune. Tandis que le métal se tordait, Sia sentait des frissons parcourir son échine, et ce n’était nullement un courant d’air qui traversait son torse nu. La voix feutrée reprit :

« — Vous ne me dérangez pas, je sers l'Empire, tout comme vous. Et oui, je peux faire quelque chose. Je dois juste examiner l'intérieur de votre arme.
— Soit. »
Sia avait légèrement l’impression de l’avoir vexé.

Il laissait donc le scientifique tâter l’arme de ses longs doigts pâles effilés. Sia regardait l’homme faire évoluer l’arme entre ses mains, palper de ses paumes, de la pulpe de ses doigts chaque infime partie du canon scié. Il semblait connaître son travail, et Sia devinait qu’il serait efficace. On ne lui avait pas menti sur les capacités de cet homme. Sia se demandait, en regardant cet homme, si ce dernier avait, en dehors de ses heures perdues ici, ne serais-ce qu’un peu de vie sociale. La façon dont il touchait la ferraille était presque sensuelle, d’après lui. Voire même sexuelle. Cela l’effrayait, mais l’intriguait également. Cela lui rappelait son rapport à l’Ombre ou son rapport à la danse. Lorsqu’il était en transe, il ne pensait à rien d’autre. Mais qu’importait. Comme illuminé, le scientifique se munit d’un crayon et d’une feuille, sur laquelle il dessina quelque chose qui ressemblait à une pièce de son arme, mais sur laquelle il n’aurait pas donné de nom.

— Cette pièce a sans doute était brisée. Ses morceaux ne sont plus à l'intérieur, je vais devoir en fabriquer une nouvelle. Voulez-vous que je le fasse maintenant ?
— Eh bien... Ma foi, oui. Combien de temps vous faut-il ? Je peux attendre, je n’ai rien à faire.


Sia croisait les bras, et attendait une réponse, une approximation. Quelque chose poussait le jeune homme à vouloir rester ici et observer cet homme évoluer.

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MessageSujet: Re: I hear the Machine Spirit's voice [PV Sia]   Lun 31 Déc - 6:32

- Entre dix-huit et vingt minutes.

Al se leva, laissant l'arme sur le bureau et partit dans son atelier, à la recherche d'un métal adéquat pour ce qu'il devait faire. Il finit par trouver un petit morceau d'un fin conduit métallique, traînant sur une étagère. Le rouquin revint vers son visiteur, tâta l'arme, regarda son dessin et commença à façonner la matière, comme s'il s'agissait de plasticine. Très rapidement, la pièce devint ressemblante. A sa ceinture à outils, il prit une petite lime, longue et très fine, et ajusta de nombreux détails à la main, frottant et soufflant en alternance, parfaitement concentré et fixant l'objet de son travail au travers du verre grossissant.

* * * * *

Dix-neuf minutes et trente secondes plus tard, le Magister fut satisfait de son travail et il ne restait plus qu'à fixer l'élément manquant dans le reste du mécanisme : la partie la plus délicate, mine de rien. Al prit l'arme dans sa main droite. En un instant de grande crispation sur son visage, le métal éclata, se soulevant au-dessus de sa paume, flottant dans l'air tel un système solaire miniature. Chaque pièce était à l'écart par rapport aux autres, permettant de voir l'ensemble du mécanisme. De sa main libre, l'ingénieur compléta le tout avant de ressouder l'arme en un outil de combat fonctionnel et cohérent.

Il se leva et tendit l'objet terminé à son propriétaire. L'arme était opérationnelle, chaque pièce était à sa place, Al pouvait le sentir au travers de ses doigts. Néanmoins, le processus l'avait épuisé. Bien que spectaculaire et très intéressante, sa façon de remonter l'arme faisait partie des tours de passe-passe les plus difficiles pour un mage du métal. Très pratique et facilitant la compréhension, elle consommait des quantités d'énergie considérables. Sans grand effets dans les meilleurs jours, ce genre de magie était épuisant au plus haut point si le magicien était déjà aussi fatigué à la base. La voix du Magister était encore plus faible lorsqu'il s'adressa à nouveau à l'inquisiteur.

- Votre arme est à nouveau opérationnelle. Il faudrait juste mener un test si vous avez de quoi la charger...

Le roux ne finit pas sa phrase. La fatigue, physique et intellectuelle, eut raison de lui. Abel lui dirait sans doute qu'il aurait dû manger ces douze dernières heures... Mais ce ne fut pas le cas, le blond n'était pas là. Alors que Magister ferma les yeux et s'écroula en avant, sur le serviteur des Walhgren. Le khorafien solidement bâti n'aurait sans doute aucun problème pour rattraper le frêle petit rouquin tout pâle. Le problème était d'une autre nature. Le levier de la porte d'entrée était sans aucun doute trop difficile à déplacer pour que cela puisse être fait par un seul homme sans l'usage de la magie : Sia n'allait pas pouvoir sortir avec l'évanoui. Et le bouton du vox interne à Architectura Templi, n'était ni en évidence, ni correctement étiqueté.

Par contre, il allait être assez facile de trouver les appartements, spartiates et très fonctionnels, du Magister, au niveau du premier étage de l'hangar...

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MessageSujet: Re: I hear the Machine Spirit's voice [PV Sia]   Mer 2 Jan - 9:06


© Illaria Graziano — I Can’t Be Cool

— Cette pièce a sans doute était brisée. Ses morceaux ne sont plus à l'intérieur, je vais devoir en fabriquer une nouvelle. Voulez-vous que je le fasse maintenant ?
— Eh bien... Ma foi, oui. Combien de temps vous faut-il ? Je peux attendre, je n’ai rien à faire.


Sia croisait les bras, et attendait une réponse, une approximation. Quelque chose poussait le jeune homme à vouloir rester ici et observer cet homme évoluer.

« Entre dix huit et vingt minutes. »

Pas une de plus, pas une de moins. Posant l’objet sur la table sur laquelle se trouvaient pèle-mêle tout ce dont le mécanicien avait besoin, il s’absenta dans ce qui semblait être un atelier, et revint avec une pièce métallique, avant de se tourner vers le Khorafien. Ses mains s’affairaient avec une obsession grandissante dans leur oeuvre. L’ouvrier suivait son schéma, et travaillait le métal. Aÿ observait silencieusement, à l’autre bout de la pièce, le rouquin s’affairer, sans sourciller. Ses mains allaient parfois chercher des outils à sa ceinture, venant ainsi à fini le travail. Sia, quant à lui ne bougeait presque pas. Parfois il jouait avec ses mains, cachées derrière son dos, s’était accroupi, à un moment, puis relevé. Parfois, toujours silencieux, il faisait les cents pas, mais ne parlait pas et ne montrait pas de signe d’impatience. Il restait relativement serein, tandis que l’objet prenait de l’ampleur.

Sia n’avait pas poussé le vice jusqu’à compter les minutes, mais le Magister avait terminé son travail en temps et en heure. L’arme fut dressée et et peaufinée, fin prête. Sia avait pris son mal en patience, mais le temps ne lui avait effectivement pas paru très long. L’arme lui fut tendue, et le magister la lui tendue. Physiquement, Sia trouvait en son serviteur plusieurs signes d’épuisement, ce qui eut immédiatement le don de l’alarmer.

— Votre arme est à nouveau opérationnelle. Il faudrait juste mener un test si vous avez de quoi la charger... La voix feutrée du magister s’étiolait et la fin de sa phrase ne parvint pas aux oreilles de l’inquisiteur.
— Hé... ! Monsieur Koriolis ! S’alarma l’inquisiteur, posant sa main sur son dos, et passant la main libre devant le champ de vision du magister. Vous êtes sûr que ça va ?

Mais le jeune inquisiteur sentait son interlocuteur choir et se laisser bercer dans les bras de Morphée. Son visage était encore plus pâle qu’au début de leur rencontre. Et ses yeux semblaient lourds et n’eurent pas mis longtemps à se fermer. Sia semblait bien embêté. Il blêmit de panique mais garda néanmoins son sang froid. Il eut une sueur froide, qu’il repoussa en secouant la tête, avant de soutenir ce corps frêle, dos et jambes entre ses bras. Il soupira. Décidément c’était bien sa veine... Il ne perdit cependant pas une seconde et se précipita vers la porte blindée. Il n’eut pas mis longtemps à se rendre compte que la commande de la porte était beaucoup trop difficile à manier et ne nécessitait pas uniquement de force physique. Quant aux commandes du vox, elles, étaient beaucoup trop complexes. Il n’était qu’un inquisiteur, après tout. Il ne pourrait donc pas sortir avec le corps de l’homme, alors il chercha partout autour de lui. De l’autre côté du hangar, une mezzanine, du haut de laquelle demeuraient une place qui pourrait très bien être les appartements du scientifique. Il ne mit pas longtemps à transporter le corps dudit scientifique en haut, le déposant sur sa paillasse, observant le modeste et spartiate mobilier. Il ne s’y attarda pas, et préféra prendre soin de son serviteur, qui, à cause de lui était arrivé au-delà de ses capacités. Il ne le connaissait depuis quelques minutes seulement, mais il regrettait déjà amèrement. Il avait l’impression de lui avoir porté malheur. Préférant jeter ces pensées nihilistes, il mit le corps dans une position plus adéquate, déboutonna sa chemise, déboucla sa ceinture, retira ses chaussures. Il ne put s’empêcher de dégager cette mèche rebelle qui ornait son front si pâle de ses mains. Il survolait son corps du regard, tandis que ses mains se perdaient inconsciemment dans sa crinière. Lorsqu’il se rendit compte de ce geste, Sia eut un sursaut et retira sa main.

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MessageSujet: Re: I hear the Machine Spirit's voice [PV Sia]   Mar 8 Jan - 6:50

Al se souvenait vaguement d'avoir voulu dire que ce n'était rien. Que de la fatigue et que l'inquisiteur avait déjà posé la question une fois et avait eu sa réponse. Bien entendu, il ne fit rien de cela avant de s'effondrer entre les mains puissantes du combattant. Il ne sentit plus rien, mis à part une douce et reposante obscurité. Un sommeil sans rêves l'enveloppa durant plusieurs longues minutes. L'ingénieur ne savait rien de ce qui se passait dans son atelier, avec son propre corps. Il flottait dans le vide, loin du doux murmure de la Machine.

Peu à peu, son corps récupéra. Juste assez pour revenir vers la conscience et le pousser à avoir faim. On pouvait dire ce qu'on voulait, un corps humain c'est bien fait. Il sait lui-même faire savoir ce qu'il veut, sans qu'on ait besoin de consulter des cadrans ou mesurer la pression quelque part... Enfin, Al ne s'y connaissait pas assez pour comparer. Lui, il serait bien reconnaissant d'avoir quelques cadrans informatifs chez ses interlocuteurs.

Le Magister ouvrit les yeux dans un lieu qu'il identifia comme étant sa chambre à coucher. Tout cela serait-il donc qu'un rêve étrange ? Non... Il pourrait jurer d'avoir senti une caresse dans ses cheveux. Comme lorsqu'Abel, dont le corps n'avait besoin que de peu de sommeil, veillait sur lui, la nuit, en lui caressant la tête. En sa compagne, van Koriolis dormait comme un enfant. Mais là, ce n'était pas Abel. Ne fut-ce qu'à en juger par la couleur de la peau de la personne qui semblait être à son chevet... Ah oui. L'inquisiteur était donc bien réel. Al bougea sur le lit et découvrit que les vêtements susceptibles d'exercer des pressions néfastes sur son corps lui furent retirés. Un geste judicieux. Sans aucun sous-entendu, il commença par un :

- Merci d'avoir enlevé mes vêtements.

Le rouquin s'installa sur le lit, retrouvant toutes ses sensations. Parmi les plus agréables, il trouva quand même les bruits propres au bâtiment entièrement mécanisé. Les doux bruissement des conduits, le chant rythmé des engrenages, les soupirs des pistons. L'Université était vivante, une glorieuse oeuvre de cinq siècles de mécanique et de génie humain. Al ajusta ses lunettes sur son nez et se tourna vers l'inquisiteur. Il constata être pieds nus et s'en sentit légèrement gêné... Mais il fallait sans doute dire quelque chose dans cette situation.

- Je constate que je n'ai subi aucun dommage corporel, malgré ma perte de conscience. Merci de m'avoir... transporté jusqu'ici.

L'inquisiteur, assis sur le bord de son lit, était... agréable à voir. Sa présence semblait être rassurante, dans la mesure, où il était fort et semblait passablement adroit avec tout ce qui touchait à la vie extérieure... Normal, il sortait sans doute plus que le Magister. Al sourit légèrement. Puis, la raison de la visite de l'autre homme lui revint.

- Dites-moi, vous avez tenté de tirer avec votre arme ? Il lui faudrait un dernier test. Et j'espère que je ne vous ai pas pris trop de temps, vous devez sans doute vouloir y aller... Laissez-moi remettre mes chaussures et je viens vous ouvrir la porte...

Al tourna sur place pour déposer ses pieds au sol et pour prendre ses chaussures en cuir. Ses pieds nus frôlèrent ceux de Sia, ces derniers n'étant protégés uniquement par des sandales. Le corps du Magister frissonna, secoué par un sentiment étrangement humain et physiologique. Cela ne lui ressemblait pas. Il entreprit donc de fixer le sol, les vêtements encore tout ouverts, alors qu'il enfilait et laçait ses chaussures...

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MessageSujet: Re: I hear the Machine Spirit's voice [PV Sia]   Sam 26 Jan - 12:16

Il ne put s’empêcher de dégager cette mèche rebelle qui ornait son front si pâle de ses mains. Il survolait son corps du regard, tandis que ses mains se perdaient inconsciemment dans sa crinière. Lorsqu’il se rendit compte de ce geste, Sia eut un sursaut et retira sa main.


***

Plus tard, le mécanicien repris progressivement ses esprits. Il ne détachait guère son regard de cette mince silhouette qui se mouvait sur la paillasse, sortant de sa rêverie, retrouvant petit à petit ses marques et ses repères.

— Merci d'avoir enlevé mes vêtements.

La question surprit premièrement le taciturne inquisiteur, qui avala sa salive de travers. Plissant le sourcil, le jeune noir, après avoir finalement compris, au bout d’une petite seconde hocha la tête, signifiant que ce n’était rien. Le hangar émettait ronronnements et souffles mécaniques, tandis que la moindre pièce venait émettre un cliquetis particulier. Sia ne comprenait toujours pas cette parfaite synchronisation, cette technologie qui faisait pourtant partie de la société actuelle. Cela n’avait jamais été son truc, bien que le progrès soit en soit fascinant. Le jeune khorafien croisait ses bras enveloppés du cuir de sa veste, assis au bord de la paillasse, laissant deviner un corps bien entretenu, sentant le doux regard peut-être encore embrumé du Magister.

— Dites-moi, vous avez tenté de tirer avec votre arme ? Il lui faudrait un dernier test. Et j'espère que je ne vous ai pas pris trop de temps, vous devez sans doute vouloir y aller... Laissez-moi remettre mes chaussures et je viens vous ouvrir la porte...

Sia indiquait d’un mouvement de tête la paire de chaussures, tout en faisant jouer les perles de ses tresses qui émirent un son exotique.

— À moins que vous ne vouliez que je tire sur quelque chose de précieux, je vais m’abstenir de m’exercer en ces lieux. D’autre part, j’avais affaire avec vous. Je pense que vous êtes digne de confiance. Malgré l'ampleur de ses propos, Sia parlait sur un ton presque solennel, timide et poli. Sa voix grave était presque tremblante de malaise.

Observant le Magister enfiler sa paire de chaussures, le jeune homme notait qu’il était toujours aussi débraillé. Le regard quasi absent, le danseur se releva à son tour, ne détachant pas son regard. Enivré par sa présence, son corps se prenait de violentes ardeurs, qu'il tentait vainement de repousser. Finalement, il se décida à ajouter :

« Au pire des cas, cela me fera une raison de plus pour vous revoir... » d’une voix rauque et monocorde.

Soupirant à la vue de ce torse aussi découvert que le sien, ce corps mince et froid, repensant à la dernière fois qu’il avait eu des rapports, femmes et hommes confondus. S’approchant lentement de sa proie, le jeune danseur, normalement timide, se laissa peu à peu enivrer par une vague de chaleur bestiale. Il lui passa la main au creux de ses reins, empoignant sa chute avec fermeté.

— Vous tenez vraiment à ce que je m’en aille tout de suite, lui fit-il, en offrant un joli sourire. Le jeune homme entraîna docilement le Magister vers la paillasse, avant de le repousser contre celle-ci. Ce sera ma façon de vous remercier pour ce que vous avez fait !

S’accroupissant sur le jeune scientifique, Sia-Aÿ se fit bestial, exerçant une pression sur les bras frêles de l’homme à la peau d’ivoire, Al se fit plus insistant encore, et approcha son visage du sien :

— Je ne vais pas vous forcer à quoi que ce soit... dites-le moi, si vous voulez que j’arrête, et vous m’indiquerez la sortie.

Il offrit un sourire joueur qui se dessinait sur ses lèvres pulpeuses, avant de repousser l'extrémité de ses tresses en arrière, d'un mouvement de main. Ses yeux en amande brodés de khôl aux sombres lueurs semblaient appeler le désir en son interlocuteur.

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MessageSujet: Re: I hear the Machine Spirit's voice [PV Sia]   Mar 5 Fév - 8:37

Al avait un objectif bien en vue : se rendre présentable et aider son invité à sortir, tout en le remerciant. Les yeux rivés soit sur ses propres chaussures, soit sur la porte, il sentit son petit projet se heurter à un obstacle imprévisible. Celui-ci s'avéra être un inquisiteur musclé, à la peau sombre, le retenant dans son élan, se comportant en vers l'ingénieur comme... Eh bien comment ? Comme Raphaël l'aurait fait. Oui, sans aucun doute, le peintre ne laisserait-il pas Al sortir à la hâte. Il l'arrêterait et le planquerait contre un mur, ne fut-ce que pour l'embrasser une dernière fois.

Après rapide vérification, Sia n'avait rien de Raphaël Di Angelo, ni même de son esclave, Abel. Pourtant son comportement ne différa pas du leur. Pourquoi ? Que s'était-il passé ? Quelle était la raison de cela ? Serait-ce donc vrai que le petit roux était attirant ? A vrai dire, il n'y croyait pas, pensant que ses deux amis (oui, ses deux seuls amis) disaient cela comme ça, pour lui faire plaisir ou parce qu'eux-mêmes étaient sur le moment trop absorbés par le désir que pour formuler un avis objectif de sa personne.

Cela importait peu, sur le moment, pour tout vous dire. Après l'avoir assuré de sa confiance en ce qui concernait son arme, l'inquisiteur se contenta de le traîner vers son lit... Certes, il le fit d'une façon assez plaisante et sans être violent, mais le Magister n'en était pas moins surpris. Mais ce qui contribua le plus à faire taire toute protestation fut sans doute le plaisir qu'il ressentit alors que Sia s'approchait de lui en lui parlant et en le retenant contre le matelas... Dans l'absolu, il n'était ni prisonnier, ni forcé à faire quoique ce soit. Entouré de métal comme il l'était, van Koriolis ne risquait pas grand chose.

- Je... euh...

Mais quoi ? Qu'y avait-il à dire ? En vérité pas grand chose. Al se mordilla la lèvre, le temps d'une ultime réflexion, avant de tendre son cou frêle en direction de son interlocuteur pour que leurs lèvres se rapprochent. Al l'embrassa timidement, puis se laissa embrasser. L'autre était plus fort et avait nettement plus l'air de savoir ce qu'il voulait. Le rouquin n'était pas vraiment certain. Mais Abel ne lui a-t-il pas dit de profiter, de prendre du plaisir ? Si. Alors autant appliquer ses conseils. L'esclave était sans aucun doute plus au courant pour ce genre de choses que le Magister.

- D'a... d'accord... Je vous dirai...

Coincé sous le poids de l'autre homme, An entreprit alors la seule chose qui lui parut pertinente sur le moment. S'aidant à chaque fois de son pied libre, il enleva ses deux chaussures, à nouveau. Son pied nu put ainsi glisser sur la jambe de Sia, jusqu'à rencontrer son pied à lui... Un contact agréable, bien que fort superficiel et gêné par la sandale. Al déglutit. Tout le monde ne prenait pas bien son petit fétichisme, même s'il n'avait rien de très étrange au sein d'Architectura Templi où les pieds nus faisaient fondamentalement partie du quotidien. Enfin, Sia n'allait pas s'offusquer de se faire caresser la jambe... Normalement.

Là, en tout cas, ils s'embrassaient, alors que le Magister se laissait aller à un plaisir grandissant. Probablement, Abel serait fier de lui. Ou peut-être pas tant que cela. En parallèle avec le désir, l'angoisse montait chez l'ingénieur des transports. Il appréhendait le partage de l'intimité avec l'autre homme, un inconnu à vrai dire. Rougissant, il laissa échapper encore quelques mots, confus.

- Je... C'est très gentil à vous... j'aime beaucoup ce que vous faites... Mais... peut-être... La prochaine fois... Je veux dire, pas tout de suite... enfin...

Non, il ne savait pas très exactement ce qu'il voulait. Alors autant laisser l'autre pousser jusqu'à un moment où la pression (métaphorique) interne deviendrait trop forte pour être retenue. Après, on allait voir.

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MessageSujet: Re: I hear the Machine Spirit's voice [PV Sia]   Sam 23 Mar - 11:27


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— Je ne vais pas vous forcer à quoi que ce soit... dites-le moi, si vous voulez que j’arrête, et vous m’indiquerez la sortie.
— D'a... d'accord... Je vous dirai...


Aucun réel discours. Quelques baisers timides rendus l’un à l’autre. Une sensation de dominé-dominant, d’excitation et de plaisir.

- Je... C'est très gentil à vous... j'aime beaucoup ce que vous faites... Mais... peut-être... La prochaine fois... Je veux dire, pas tout de suite... enfin...

Ce discours inintelligible ne semblait nullement arrêter l’étalon noir qui continuait dans sa lancée ses attouchements et ses gestes déplacés. Au rythme du cliquetis des perles de ses mèches, Sia parcourait le corps du rouquin avec un plaisir presque interdit. Ce serait « sa façon de lui montrer sa reconnaissance. ». Ou plutôt, sa façon d’assouvir certains désirs et fantasmes occultés jusque-là. Il y avait fort longtemps qu’il n’avait pas eu de relation, masculine ou féminine. Son corps réagissait à ses pulsions, et il n’en était plus maître. Ses baisers devinrent plus langoureux, plus impétueux, fougueux et audacieux. Ses lèvres et sa langue experte se mouvaient sur la gorge pour finalement plonger dans son torse qu’il défit petit à petit de la masse de vêtement qui lui barraient la route. Son entrejambe ne mentait pas et se faisait imposante sous son pantalon. Ses caresses devenaient torrides et insatiables, tout comme son appétit sexuel du moment. Il sentit les pieds experts du magister effleurer sa jambe. Sia en frémit de plaisir, tandis que son imposante carrure se frottait contre la frêle corpulence du magister. À plusieurs reprises, Sia allait s’arrêter, se retenir et tenter de se tenir, mais il rejeta à chaque fois bien vite cette idée. Il se montrait avec beaucoup plus de sang froid que son partenaire, ce bellâtre inconnu aux cheveux roux. Tous deux devaient être de nature timide, réservée, et docile en matière de sexe, mais Sia semblait à première vue largement plus intuitif, expérimenté et moins frustré que l’autre.

Il avait un certain savoir-faire, qu’il utilisait tant bien pour les hommes que pour les femmes. Il avait expérimenté le sexe entre hommes au cours de son entraînement militaire. Ces mâles en rut ne lui avaient pas mené la vie facile, mais son physique séduisant, ses hanches voluptueuses, son torse saillant et son visage androgyne, son membre et ses lèvres pulpeuses lui avaient valu de nombreuses éloges de la part des nombreux camarades qui eurent le privilège de le toucher intimement. La première fois avait été la plus éprouvante pour lui, mentalement. Même si ce serait mentir que de dire qu’il n’avait pas été consentant. En effet, si ces compagnons de régiment mesquins aimaient le charrier sur ses hanches et profiter de sa docilité en lui balançant des sous-entendus tordus, jamais il n’aurait cru que l’un d’eux, le meneur, ne mettrait à exécutions ses pseudos menaces de viol en le poussant consciemment dans sa couche. Le danseur ne put nullement oublier ce souvenir. Il avait été paniqué et séduit à la fois, réticent au premier abord pour finalement se laisser happer par ce discours incitateur, ses propos crus qui tombaient comme des lames de rasoir, néanmoins animé d’un certain désir de flatter la personne destinataire, pour finalement lui faire oublier la haine et la rivalité qu’il ressentait pour ce type. Il fut donc irrésistiblement attiré par ce côté mauvais garçon. Tout comme Al, il avait tenté de résister à cette attirance, se débattre vainement alors qu'il en avait envie -de même qu'il était à force égale avec son prédateur et qu'il avait largement la capacité de le repousser- et cela, son prédateur le savait pertinemment, et il en jouait.

De la haine à l’amour, il n’y avait là qu’un petit pas qu’ils avaient franchi, à l’abri des regards du reste de la foule. Ce fut sa première fois. Et cela, jamais il ne put l’oublier. Mais cela l’avait endurci, d’une certaine manière. La rumeur fit vite le tour, et bien évidemment cela tourna en sa défaveur. Mais lorsqu’un beau jour il fut las et se rebella contre la foule, il s’imposa finalement au reste de la meute, se fit respecter. Si les sous-entendus se firent donc moins fréquents depuis ce jour, deux ou trois eurent tout de même l’audace de lui faire des avances, avances qu’il ne refusa nullement, attisant la jalousie de celui qui avait réussi à l’avoir le premier. Lorsque les femmes ne manquaient pas, Sia se faisait également plaisir, attiré par le vicieux plaisir malsain que ses camarades prêchaient. Ils étaient jeunes, après tout.

Reprenant ses esprits face à ce lointain souvenir, le danseur imaginait déjà la forme menue du bas de ses reins rien qu’en les caressant. Sa langue descendait le long de son torse et ses mains ne s’arrêtaient pas, lui pinçant les tétons, lui caressant les cuisses, le creux des reins, parfois se perdant dans ses cheveux. Les gémissements graves, bestiaux et animaux du khorafien se faisaient plus intenses, et très vite il défit sa ceinture, montrant son imposant membre avec air de défi.

Sia frémit à l'idée de se comporter à la manière de son premier partenaire, cette idée l'effrayait presque tout en l'excitant. Cela le travaillait, le titillait. Il ne put s'empêcher de faire un transfert émotionnel, se trouvant néanmoins dans la situation inverse de celle d'il y avait une demi-douzaine d'année. Ce compagnon de régiment tyrannique qui aimait tant l'humilier, l'émasculer. Il se souvenait des nombreuses fois où il s'était retenu de ne pas lui flanquer un pain en pleine poire, et de cette fameuse fois où il ne répondit plus de lui, et qu'il frappa à son tour, beaucoup plus fort, au point de l'effrayer. Il avait eu une relation tellement compliquée et destructrice avec cet homme, son premier amour, quelque chose d'effrayant, un jeu malsain, un sado-masochisme particulièrement insatiable.

Bien que fébrile et frustré, le jeune khorafien profita donc de sa force naturelle pour entraîner les lèvres de sa proie, -Le magister en l'occurence- face à sa verge raide et écrasante -Sia est noir, et ce que l'on disait à propos de leur pénis était ostensiblement véridique pour lui- en lui empoignant fermement mais docilement la chevelure, se renversant sur la paillasse, inclinant la tête. Ne restait plus qu’à savoir ce qu’il en ferait. S’il allait rester sans rien faire ou satisfaire la bête qui ne demandait qu’à être prise en bouche. Ses lèvres pulpeuses appelaient la débauche et la luxure, alors qu’une partie de lui-même beaucoup plus coincée demandait à en rester là. L’autre voulait qu’il profite tant de la situation. Son visage lui, ne mentait pas. L’homme qu’il était, la chair qu’il avait n’attendait qu’une seule chose, et n’allait pas se satisfaire tant qu’on ne s’en occuperait pas maintenant. Pour encourager son destinataire à le satisfaire, Sia utilisa l’une de ses mains pour le solliciter, lui pinçant toujours ses tétons qui devenaient durs, avec un plaisir perfide, tandis que l’autre caressait sa chevelure, sa nuque, son front, comme pour le rassurer, l’encourager, l’inciter, le flatter ou bien même le rendre docile à toute opposition.

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MessageSujet: Re: I hear the Machine Spirit's voice [PV Sia]   Lun 1 Avr - 23:49

Beaucoup de choses qui se passaient là échappaient à la compréhension d'Al van Koriolis. Le pourquoi du comment du comportement de Sia n'a pas trouvé d'explication. Pire encore : le comportement en question se retrouva... exacerbé, d'une certaine façon. Le rouquin ignorait ce qu'il ait pu faire pour que tout se déroule aussi vite et avec autant de passion, de force. Son assaillant, puisqu'au bout d'un moment il était difficile d'employer un autre mot, s'avérait être très fort et, manifestement, particulièrement désireux d'avoir des rapports sexuels avec le Magister.

Un Magister ayant du mal à comprendre ce qui se passait et hésitant. L'autre sembla avoir un instant d'absence, comme s'il méditait une question très importante. Suite à quoi... Eh bien, les choses allèrent encore plus vite. Les faibles protestations et gémissements d'hésitations se perdirent dans les souffles chauds et rapides des deux hommes excités. Al ne pouvait nier que son corps, à la différence de son esprit, savait quoi faire.

Les mains de l'Inquisiteur jouaient avec lui et le corps répondait par le plaisir et par l'excitation. Ses lunettes glissèrent de travers, alors qu'il gémissait sentant ses tétons malmenés. Son regard remplit de plaisir et d'une sorte d'appréhension se leva plusieurs fois vers Sia, avant de se baisser, dans la gêne. Se baisser pour se poser sur un membre d'une taille impressionnante. Les considérations biologiques n'eurent que peu de temps et de place dans sa tête. Les gestes du combattant de l'Empire ne pouvaient être interprétés de mille façons.

L'odeur, forte et reconnaissable, frappa les narines de l'ingénieur, alors que celui-ci ravalait sa salive. Il avait été habitué à un minimum de douceur et était généralement l'objet de l'attention et de tendresse de ses deux partenaires qui prenaient soin de lui et le chouchoutaient. Sans doute plus que cela était sain à la Capitale. Al évitait cependant les soirées mondaines, dégénérant trop souvent en orgies, ainsi que les recoins sombres de la ville, remplis d'individus dangereux. Qui eût cru qu'il allait être forcer à sucer quelqu'un dans l'enceinte de son Université, dans ses propres appartements ? D'ailleurs, y était-il forcé ? Sur le plan pratique, il pourrait probablement trouver assez de concentration pour ne fut-ce que repousser l'Inquisiteur et sortir d'ici en vitesse... Mais... était-ce vraiment la chose à faire ?

De toute façon, il n'eut pas le temps d'y réfléchir plus longuement. La main puissante et noire se pose à l'arrière de sa tête et l'encourage définitivement à faire ce qu'on lui demande sans paroles. La bouche d'Al s'ouvre, sa langue va à la rencontre du sexe de Sia. Le goût est fort, différent de celui de ses autres amants... Lentement, tremblantes, ses mains suivent et caressent la partie qui ne peut entrer dans sa bouche. Une sorte de peur s'empare de lui, alors qu'il obéit, ne pouvant pas faire autrement. Il sent que l'autre prend son pied dans l'affaire, lui-même étant autant excité que surpris et terrifié par cela. Les minutes s'allongent, alors que le pénis noir s'enfonce dans sa gorge lui donnant un haut-le-coeur incontrôlable...

Al a un mouvement de recul alors qu'il pousse avec ses mains pour se libérer au moment où Sia finit par jouir. Le goût et la chaleur du sperme se répandent sur ses lèvres, son visage et son torse découvert par une chemise ouverte et écartée. Il se recroquevilla immédiatement dans un coin de son lit, ramenant ses jambes contre son torse, la peur prenant le dessus sur le plaisir qu'il ait pu ressentir au début. Sa respiration rapide ne fit qu'accélérer...

Le roux n'a pas pu lever les yeux, fixant ses draps juste à côté de lui. Sa voix n'a été qu'un murmure à peine audible.

- Partez... S'il vous plait, allez-y. Vo... votre arme est réparée.

Il avait besoin de réfléchir à tout ça. L'expérience fut agréable d'une manière malsaine et donc traumatisante à la fois... Il a été forcé à faire quelque chose, par un représentant de l'ordre et à trouvé du plaisir dans ce crime... L'avait-il mérité ? Peut-être Raphaël pourrait l'éclairer. Mais pour le moment, il voulait être seul. Juste seul.

- ... partez...

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