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 Des convenances et de l'apparence - Jhane

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Etudiant de Libris Umbra

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MessageSujet: Des convenances et de l'apparence - Jhane    Dim 30 Déc - 11:56

— Ce soir, nous recevons les Koliankov. J'ose espérer que tu nous feras l'honneur de ta présence. N'est-ce pas, Edwin ?

Dès le matin, les hostilités étaient lancées. A l'autre bout de la table, un sourire aimable et dénué de chaleur sur le visage, sa mère le fixait. Plus que tout, elle craignait que leur progéniture ne leur fasse faux bond devant des invités importants. Certaines conduites étaient tolérables. D'autres, non. A l'ordre déguisé, Edwin leva lentement la tête, s'arrachant à la contemplation de sa tasse. Ses yeux se plissèrent tout en se posant sur la maîtresse de maison. Un sourire malicieux se forma sur ses lèvres. Adieu errance tardive. Adieu faune humaine colorée. Presque du bout des doigts, le jeune homme attrapa une tranche de pain dorée. Ses dents mordirent dedans alors qu'un silence s'installait. Remettant en place, quelques boucles châtain, elle scruta son fils. Fût un temps où sa docilité n'était plus à prouver.

— Je serais là, mère.

Doucement, il porta sa tasse de thé à ses lèvres puis se leva. D'un pas nonchalant, l'étudiant quitta la pièce adressant, tout de même, un dernier regard à sa mère. Derrière lui, la porte se referma avec douceur. Mais à cette dernière fut-elle fermée que Edwin se précipita dans les escaliers menant à sa chambre. Le temps lui manquerait clairement aujourd'hui. Récupérant ses affaires, il franchit les portes de la demeure familiale au pas de course et sans ralentir la cadence, il fila en direction de Libris Umbra. Il aurait pu prendre un cheval. Il aurait pu attendre la calèche. Mais à pied, il pouvait se mêler à la foule, observer les gens. Être proche de cette autre Ishtar dont son milieu le tenait éloigné.

Arrivé à destination, le jeune homme salua des confrères. Un bonjour chaleureux, une tape dans le dos puis sa silhouette disparut dans une salle de cours. Laissant ses soucis à l'extérieur de l'Université, Edwin se concentra sur chaque discours des Magister, sur chaque exercice. S'améliorer toujours et encore, ses pensées se focalisèrent sur ce point. Mais quand la journée de cours arriva à sa fin, ses pas ne le guidèrent pas vers la bibliothèque. Ils choisirent de l'emmener plus loin. Là où une foule hétéroclite grouillait. Pour justifier son passage au grand marché, Ed prévoyait déjà de revenir avec un présent quelconque. Le cadeau ravirait sa mère et éloignerait de son esprit, ses tracas au sujet de son comportement.

Sur place, les cris des marchands, les couleurs chatoyantes des étoffes ou l'ingéniosité des vendeurs prêts à tout afin d'attirer le client le submergèrent. Des personnes en bousculaient d'autres. Des parents appelaient leur enfant, lui intimant l'ordre de rester à leur côté. Des petits voyous tentaient de chaparder un objet dès qu'un propriétaire paraissait trop occupé. Certains visitaient sans scrupules les poches des passants. C'était d'eux dont se méfiait le jeune homme. Une main sur son sac, il guettait le moindre mouvement suspect. Si celui qu'il remarqua ne le concernait pas, Edwin hésita pas pour attraper le chapardeur par le col, le tirant sans ménagement.

— Méfiez-vous Mademoiselle, il semblait particulièrement intéressé par vos effets personnels ! Vous devriez vérifier qu'il ne vous manque rien...

Sous une apparence de galant homme se cachait son dégoût pour ce qu'il nommait des rats. Certes, ils avaient sûrement des circonstances atténuantes. Quand bien même, l'acte répréhensible ne pouvait être nié.

Ses yeux glissèrent sur la silhouette féminine. Presque inquiets. Ce petit écart risquait de lui coûter cher.
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Duchesse

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MessageSujet: Re: Des convenances et de l'apparence - Jhane    Lun 31 Déc - 3:41

Depuis quelques jours, la Duchesse avait une énorme envie de se promener et surtout, de se rendre au Grand Marché. Cela faisait fort longtemps qu’elle n’y était pas allée et n’avait pas admiré toutes les merveilles que l’on pouvait y trouver. La dernière fois, elle y avait découvert une très ancienne petite statue qui représentait une de ces ancêtres, la Duchesse Eleanor. Sa famille avait entendu des rumeurs comme quoi la statue existait, mais celle-ci s’était perdue à la mort en couche de la jeune femme et personne n’en entendit parler à nouveau. La statue devint alors un mythe pour les van Lähre. Pourtant, Jhanë l’avait retrouvée et n’avait pas hésité une seule seconde à l’acheter, quoiqu’il en coutât. Certes, elle connaissait la tragique histoire d’Eleanor van Lähre, mais cela restait tout de même son ancêtre. De plus, depuis, sa famille avait gagné à nouveau la confiance de l’Empire et tout avait changé.

En tout cas, cela n’avait pas été la première fois qu’elle tombait amoureuse de certains objets que les commerçants vendaient. Au Grand Marché, il y avait de tout. Des marchands de tapis, de tissus, d’objets quelconques, de nourritures, d’animaux et de toutes choses diverses et variées. La Duchesse trouvait cela donc fort agréable de se promener de temps à autre pour dénicher quelques trésors magnifiques qui n’attendaient que de trouver un propriétaire. Jhanë décida donc qu’elle dédierait cette journée à la découverte de nouveaux objets au Grand Marché. Elle prévint sa grande sœur avant de sortir, afin que celle-ci ne se préoccupât pas trop de son absence. Cette dernière devenait de plus en plus inquiète pour certaines choses depuis qu’elle était mère de deux enfants, qui grandissaient à vue d’œil. La jeune femme ne voulait donc pas lui créer davantage d’angoisses. Surtout que, depuis un certain accident lors d’une soirée, Jhulyän avait ordonné à Jhanë de se déplacer en carrosse. Cela eut comme conséquence, que Mharyäne, la grande sœur, se sentit responsable de la plus jeune et la surveillait comme si elle en était sa mère.

Bien évidemment, sa grande sœur la laissa tranquillement se rendre là où elle le souhaitait. Elle n’était pas là pour faire le garde et surtout, pour la garder prisonnière de sa propre maison. Parce que la maison dans laquelle les deux femmes vivaient était celle de Jhanë, non celle de Mharÿane. Celle-ci était venue y habiter après la mort de son mari, assassiné suite à un complot entre les trois frères et sœurs van Lähre. Aÿkho, la dernière, restait cloîtrée dans les bâtiments de Libris Umbra et ne donnait plus de signe de vie. Après tout, sa rancune envers sa famille ne diminuait pas. Elle n’avait donc pas participé à ce complot. La Duchesse Jhanë était donc tout à fait libre de circuler dans les rues de la ville comme bon lui semblait. Elle se sentait néanmoins beaucoup plus surveillée, même s’il n’y avait pas de gardes du corps autour d’elle. Les yeux, tout comme les questions, de sa sœur et parfois même de son frère, lui prouvaient qu’elle devait leur répondre de certains de ses mouvements afin qu’ils ne se préoccupassent pas trop à son sujet. Cela l’embêtait un peu à force, mais elle préférait cela plutôt qu’à les mettre en colère ou les angoisser.

Jhanë sortit en début d’après midi et vit que le cocher s’approchait d’elle lorsqu’il l’aperçut. Elle refusa nettement son aide, même si elle savait que son grand frère l’avait ordonné. En cette belle après-midi ensoleillée, la jeune femme n’avait pas du tout envie de se rendre au marché en voiture. Elle trouvait cela beaucoup plus agréable de se promener tout simplement et d’y aller à pieds. L’homme lui proposa alors de la suivre de loin pour garder un œil sur elle. Toutefois, elle le congédia. Après tout, c’était la journée et il était fort improbable qu’un tel accident se produisît en pleine journée et surtout, en pleine foule. Ce dernier reconnut qu’elle n’avait pas tort, mais craignait quand même de se faire rouspéter par Jhulÿan si celui-ci venait à apprendre le fait qu’il avait laissé sa sœur se balader seule.

- Je répondrai de mes actes devant mon frère s’il le faut, lui dit-elle, avec une voix douce et mieilleuse pour le rassurer. Il ne vous sera fait aucun mal, ne vous inquiétez pas. Je prendrai toutes les responsabilités sur moi si Jhulÿan apprenait que vous n’avez pas respecté son ordre.

Ainsi, elle salua l’homme et partit en direction du Grand Marché. Elle sourit tout de suite, toute heureuse d’être enfin seule et libre. Le marché ne se situait pas très loin de l’endroit où la jeune femme habitait. Elle y fut donc en une quinzaine de minutes. Dès qu’elle y arrivât, le sourire sur son visage sembla s’agrandir encore plus. Son visage rayonnait de joie. Elle se faufila donc parmi la foule. Malgré le fait qu’il fût difficile de marcher tellement il y avait de personnes, cela ne la dérangeait pas du tout. Elle savait que certaines personnes étaient en colère en de tels moments, mais ce n’était pas du tout son cas. Elle laissa donc ses pas la guider parmi les étals de tous les commerçants. Ses yeux se rivaient sur tout et n’importe quoi et elle marchait lentement pour avoir le temps de tout apercevoir. Elle entendit certaines personnes râler de sa lenteur, mais elle ne s’en préoccupa pas du tout et continua tout simplement son chemin. S’ils n’étaient pas contents, il leur suffisait de la doubler. Enfin, elle s’arrêta à l’un des stands, plein de bijoux quelconques. Ses yeux émerveillés tentaient de dénicher la perle rare. Pendant ce temps, elle ne fit plus attention au monde qui l’entourait.

Jusqu’au moment où, elle entendit un garçon hurler quelque chose. Elle aurait bien pu ne pas y prêter aucune attention, mais ce dernier se trouvait bien trop près d’elle et surtout, il paraissait s’adresser à elle. Jhanë fut donc tirée de son analyse des bijoux et tourna la tête vers le garçon. La première chose qu’elle remarqua, ce fut ses cheveux verts ainsi que ses yeux si bleus. Elle réfléchit un instant, mais elle ne put définir avec exactitude la province de laquelle celui-ci provenait. Il y avait de nombreuses possibilités. En tout cas, la seconde suivante, elle se concentra sur son sac, comme il le lui conseilla. Il tenait à ses côtés un homme qui, apparemment, avait essayé de lui voler le contenu de son sac. Il n’avait pas eu le temps puisque toutes ses affaires étaient en place. Elle releva donc la tête vers le garçon et lui sourit gentiment. Elle sortit en même une pièce d’argent qu’elle offrit au possible voleur en prétendant que cela fera l’affaire pour qu’il pût se nourrir lui, et éventuellement une famille s’il en possédait une. Puis, elle se concentra à nouveau sur le garçon.

- Je vous remercie, jeune homme, fut la seule chose qu’elle put dire. Comment dois-je appeler mon sauveur ?

Elle avait prononcé la fin de sa question avec un brin d’humour, en espérant qu’il ne le prendrait pas mal. Puis, elle se rendit compte que cela faisait la deuxième fois en très peu de temps qu’un homme la « sauvait » de quelque chose. Cela la fit sourire extérieurement, mais rire intérieurement.

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Etudiant de Libris Umbra

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MessageSujet: Re: Des convenances et de l'apparence - Jhane    Ven 4 Jan - 23:57

Une ombre contrariée passa sur ses traits. Ses dents se serrèrent quelques secondes. Ses doigts se crispèrent sur sa prise avant de relâcher, petit à petit, la pression émise. Pour certains, la générosité était une belle qualité. Pour Edwin, elle était loin d'être une solution. A leur donner de l'argent, ils ne ne choisiraient jamais le bon chemin, pour, à la place, quémander des pièces ou voler des bourses. Toutefois le jeune homme se garda de clamer son indignation. Bien que la jeune femme lui fut inconnue, elle ne l'était peut-être pas de ses parents. Déjà l'air désespéré de sa mère et une exclamation semblable à « Mais te tiendras-tu tranquille un jour ?! » se peignaient dans son esprit.

Du coin de l'oeil, l'étudiant surveilla le dos du chenapan avant de reporter son attention sur la jeune femme. Une beauté froide comme il n'en avait rarement vu. Un peu perdu dans son observation, il ne nota pas le ton employé par son interlocutrice. Néanmoins, un petit sourire teinté d'embarras étira ses lèvres. Il était bien plus facile de jouer au coq devant ses camarades que devant une inconnue.

— Edwin O'Brayan, étudiant...

A Libris Umbra, manqua-t-il d'ajouter. Mais l'Université ne faisait pas forcément l'unanimité. Du moins, Edwin considérait que le nombre d'étudiants signifiait clairement quelque chose. Même si son cerveau n'arrivait pas clairement à définir quoi.

Ses yeux se plantèrent dans ceux de la jeune femme. Mais se baissèrent lorsqu'il fit un pas, vers elle, pour laisser la voie libre à deux hommes. Se décalant afin de ne pas être bousculé par les passants, il se rapprocha, par la même occasion, de l'étal. Des bijoux. Bon nombre de femmes étaient coquettes. La beauté et la séduction ne tenaient-elles pas lieu d'armes dans certaines situations ? Ses doigts se saisirent d'un collier. Une fine chaîne en argent filait entre ses phalanges. Des pétales de nacre entouraient une pierre d'un bleu presque pâle. Un pendentif délicat que le jeune homme n'hésita pas à placer devant son interlocutrice.

— A qui ai-je l'honneur, mademoiselle ?

Ne sachant son rang, Edwin préférait éviter tout geste qu'il paierait bien plus tard. Tout se paie. Son père n'avait cessé de lui répéter cela depuis sa plus tendre enfance. Avec, la ruse et la chance sont les deux plus belles maîtresses qu'un homme puisse avoir. Cependant, une autre raison lui ordonnait de rester sur ses gardes. La bonté dont elle avait fait preuve en disait long pour lui. Et il ne tenait pas à se trouver en plein affrontement idéologique sur le grand marché. Ses doigts résistèrent à l'envie de jouer avec des mèches à la blancheur troublante. Son regard se détourna et ses mains reposèrent l'objet de son dévolu.

Au même instant, une idée le traversa. Une idée un peu folle, si bien que l'étudiant se retint demander quoique ce soit. Toutefois il n'excluait rien. Tout dépendait de ce qu'il apprendrait de la demoiselle. Et pour connaître, faire parler était aussi important que détailler.

— Cherchez-vous un cadeau pour quelqu'un ou est-ce pour vous ?

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Duchesse

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MessageSujet: Re: Des convenances et de l'apparence - Jhane    Lun 7 Jan - 2:40

Le jeune garçon, car il semblait vraiment plus jeune aux yeux de la Duchesse – encore plus jeune même que sa sœur Aÿkho – laissa passer deux hommes et en profita pour se rapprocher de l’étal du commerçant de bijoux. Jhanë le suivit du regard, sans perdre le sourire de son visage. Elle était très attentive aux gestes de ce garçon qui lui avait donc révélé son prénom. Ainsi il était étudiant dans l’une des universités. Tout d’un coup, la curiosité la prit. Elle se demanda s’il était à Libris Umbra, et de ce fait, était en mesure de connaître sa petite sœur Aÿkho, ou s’il étudiait à Architectura Templi et aurait peut être eu la chance de rencontrer sans grand frère lorsque ce dernier était encore en vie, ou si, tout simplement, il était à Exodum, dans laquelle, aucun des van Lähre ne s’était encore aventuré pour le moment.

Elle vit donc Edwin s’emparer d’un collier et de le regarder quelques instants, avant de le lui présenter. La jeune femme posa des yeux calmes et sereins sur l’objet qu’il tenait devant elle. Il avait bien choisi en ce qui concernait les couleurs du bijou. Il convenait parfaitement à la beauté pâle et aux yeux bleus de la Duchesse. Pourtant, malgré le fait qu’Edwin avait un bon goût, ce n’était pas le choix que Jhanë aurait fait. Le collier était certes beau, mais ce n’était pas son préféré parmi tous les autres colliers ou tous les autres bijoux qui étaient exposés sur l’étal. Elle n’eut cependant pas le temps de le lui signifier qu’il lui posa tout de suite une nouvelle question. Il était temps pour elle de se présenter à son tour.

- Je suis la Duchesse Jhanë van Lähre, cinquième du nom, lui révéla-t-elle son titre entier.

Désormais, elle attendait de sa part une certaine réaction pour être sûre et certaine si ce dernier ne connaissait pas par hasard un membre de sa famille. Ou, tout simplement, toute la famille. Les van Lähre étaient plutôt connus, même si ce n’étaient pas les plus connus. Après de nombreuses années d’une histoire plutôt houleuse, ils avaient réussi à obtenir les grâces de l’Empereur au pouvoir. Mais pendant ce temps, d’autres familles s’étaient enrichies et leurs liens avec l’Empire étaient bien plus forts et plus importants. A ce jour, tout s’était arrangé et tout allait bien. La famille n’était toutefois pas aussi active que d’autres comme les Wu Zang par exemple. Ils vivaient, ils complotaient, ils occupaient de bonnes fonctions, ils gardaient leur titre de Ducs d’Überhal et ils survivaient tout simplement. Ou pas. Certains van Lähre avaient péri suite à des complots par d’autres familles ou même par des membres de la famille même. Ils étaient tout aussi bien visés par les complots et les trahisons que toutes les autres familles nobles, ou pas, de l’Empire.

Perdue dans ses pensées pendant quelques secondes, Jhanë fut tirée de celles-ci lorsqu’Edwin reprit la parole. A ce moment-là, elle se rendit alors compte qu’il avait tout simplement reposé le collier sur l’étal. Ses yeux se rivèrent alors sur les autres bijoux et elle ne se concentra pas, pour le moment, sur la réponse à la question que venait de lui poser l’étudiant. La Duchesse tendit la main sur un autre bijou, cette fois-ci un bracelet, qui avait alors attiré son attention. Il était de couleur argentée – car elle n’appréciait pas vraiment les bijoux en or – avec des pierres incrustées, notamment quelques diamants entourés d’opales. Elle se demanda vraiment si c’était des vrais ou des faux. Elle n’était pas très douée pour reconnaître tout cela et vu le bracelet et les pierres qu’il contenait, elle doutait fortement. Elle finit par le reposer aussi, malgré le fait qu’elle l’aimât bien.

- Je cherche sans chercher en réalité, avoua-t-elle en répondant enfin à la question d’Edwin. J’aime bien me promener au marché de temps à autre pour découvrir les merveilles que les commerçants proposent. Mais je ne viens pas forcément dans un but d’acheter, sauf si vraiment je trouve un objet pour lequel j’ai un coup de cœur.

Elle tourna la tête vers le garçon et lui sourit.

- Et vous, que faites-vous ici ?

La question pouvait sembler idiote, mais il n’y avait jamais de questions idiotes. Simplement des réponses idiotes. En tout cas, le jeune garçon pouvait très bien s’y rendre dans le même but que Jhanë, ou parce qu’il avait quelque chose de particulier à acheter ou encore, pour toute autre raison.


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