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 La ballade des manchots nains au cerveau atrophié [Abraham]

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Criminel

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MessageSujet: La ballade des manchots nains au cerveau atrophié [Abraham]   Sam 5 Jan - 3:08

L'argent : s'il y avait une chose dont dépendait tout habitant d'Ishtar, c'était bien l'argent. En tant qu'ancien noble, Alonzo n'avait jusqu'à présent jamais manqué d'argent : il avait tout ce qu'il voulait, et à profusion. Il se souvenait d'extraordinaires soirées en compagnie de sa mère et de ses amis où la nourriture coulait à flot et où il ne manquait pas de s'empiffrer. Les restes étaient souvent jetés purement et simplement dans une benne à ordures, les nobles ne s'abaissent pas à en manger. Là, maintenant qu'il était depuis plusieurs années à l'air libre, refusant d'appeler à l'aide sa mère ou quiconque pour avoir de l'argent, il ne vivait que sur le porte-feuille de ses pauvres victimes, lesquelles l'avait bien vide, souvent. Vous comprendrez donc l'état dans lequel il se trouvait : des habits crasseux, un visage et corps qui l'était tout autant, puisqu'il n'avait pas pris un bain depuis des lustres. La vie de criminel était par rapport à celle qu'il vivait précédemment complètement injuste. Il courrait de danger en danger, et parvenait de moins en moins à se calmer. Bientôt, il serait probablement devenu fou, une de ces personnes qui vagabondent dans les rues en hurlant n'importe quoi de leurs voix rauques.

Oui, d'ailleurs : les voix. Il ne cessait de les entendre, ces voix, elles étaient là, présentes, encore plus présentes que d'habitude, et il devait tuer encore plus régulièrement qu'avant pour cesser de les entendre un tant soit peu. Alonzo se passa la main à l'oreille : un homme, fou comme lui, mais pas au même degré, la lui avait mordue, arraché un bout. Dans sa poche gauche reposa le bout d'oreille terriblement esseulé, il n'avait pas réussi à la recoller. Le vent, passant sur ses cheveux, sur son cou, lui faisait terriblement sentir cette absence, si bien qu'il s'était coiffé d'un bonnet. Bonne stratégie.

Aujourd'hui, il avait rendez-vous : pas n'importe quel rendez-vous, l'un de ces rendez-vous d'affaire où il était presque sûr de ne pas tuer son créditeur : et pour cause, celui-ci était censé lui donner de l'argent. Bien sûr, Alonzo savait que les banques n'étaient pas généreuses au naturel : il y allait forcément y avoir des conditions, mais au pire, il pourrait toujours se débarrasser de ses créditeurs. Ce qu'il voulait, c'était l'argent, et c'était pour cela qu'il avait envoyé une lettre anonyme à cet Abraham Ciphol, dans le but certain de lui fixer rendez-vous dans un bar d'un quartier pas très bien fréquenté. Oh, Alonzo ne sous-estimait certainement pas son futur adversaire : au contraire, il savait très bien ce que les nobles avaient en tête : trop bien, même. Le problème certain, c'était qu'il ne savait pas du tout si Ciphol était un noble...plus il cherchait dans sa mémoire, moins il arrivait à retrouver son nom, il se souvenait juste de sa renommée. Nerveusement, il se frotta l'oreille, là, sous le bonnet, un tic qu'il avait acquis récemment. Les voix, celles qui lui susurraient tout son passé d'un commun accord s'étaient tues pour le moment : il avait tué il n'y avait même pas dix minutes.

Alonzo d'Andrasté s'était donc rendu au lieu indiqué dans ladite lettre : il n'eut même pas l'idée qu'on veuille le piéger, ne vérifia pas les personnes qui fréquentaient le bar, ni n'en paya pas d'autre pour surveiller les environs – et comment, il n'avait pas d'argent. Il commanda donc une chope, puis s'installa près de la cheminée, attendant son interlocuteur.

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Comte

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MessageSujet: Re: La ballade des manchots nains au cerveau atrophié [Abraham]   Sam 5 Jan - 14:37

Encore une énième lettre au contenu des plus douteux… On lui avait donné rendez-vous dans un bar malfamé, le soir, tard. A priori, encore un paumé en manque de liquidité, mais qui avait dit que la Guardia Bank était un organisme caritatif ? Comme s’il avait du temps à perdre avec le premier miséreux du coin… Lui, était un homme occupé, pardi !

La lettre était anonyme, et pouvait très bien s’apparenter à un guet-apens. Toute sorte de gens en voulait à Ciphol, comme à son argent. Il avait tout un tas d’ennemis vivaces dans la capitale, souhaitant sa mort. Bref, un grand risque à prendre pour se rendre à un rendez-vous sans grand intérêt. Il sourit : il avait finalement décidé d’aller dans ce bar. Après tout, investir dans les affaires mafieuses, s’avérait fort lucratif. Ciphol le savait : tout n’était que question de mise, et donc de jugements. Financer le début de carrière d’une organisation avec du potentiel, c’était un peu comme engraisser la poule aux œufs d’or.

Ses miliciens avaient déjà infiltré le bar depuis l’après-midi. On avait repéré l’homme, qui comme convenu dans sa lettre, avait rejoint la table devant la cheminée. Plusieurs attachés de la Guardia quadrillaient les lieux en se faisant passer pour des marginaux, ce que semblait majoritairement abriter l’endroit. Cela faisait une éternité qu’il n’était pas allé côtoyer la misère humaine dans son écosystème. Il entra dans le bar, vêtu tout de noir, une espèce de grande cape à capuche, recouvrant sa tête. Seul signe de richesse apparente : son énorme chevalière avec l’insigne de la Guardia, un énorme rubis incrusté dans un anneau d’or gravé. Il rejoignit l’homme, après un petit détour par la case boisson. Une bière, rien de mieux pour passer inaperçu. Ciphol peinait à marcher malgré l’aide de sa canne. La vieillesse le rattrapait. Rencontrer un inconnu dans un endroit risqué, quoi de mieux pour lui que de se rappeler sa folle jeunesse envolée ? Cette épopée qu’il aimait enjoliver comme pour mieux pouvoir en rêver… Tant pis s’il se faisait tuer par cet inconnu, de toute façon il avait déjà tout perdu. Tout n’était plus que question de temps, comme on aimait le lui dire. Cette impuissance renvoyée en pleine face le faisait souffrir jusqu’à le conduire sur des chemins tonitruants. Au final, Ciphol aurait pu se réjouir: il était bien toujours le même homme, si imprévisible, fougueux. La preuve, ce soir, il s’était finalement bien rendu dans ce bar…

Les mots manquaient à Ciphol pour décrire l’ambiance… un peu glauque, aurait-il dit. Les clients s’assimilaient tous à d’anciens taulards à ses yeux. L’hygiène n’était pas de rigueur, ni même l’ambiance. De la musique forte, inaccomandante comme pour pouvoir mieux couvrir les transactions mafieuses des autres tables, quelques habitués au baby-foot, les autres au comptoir, certains complètement ivres… Un beau tableau de la splendeur de l’humanité.

« Me voilà. Ciphol. » Dit-il tout bonnement. Il s’assit, avec difficulté à la table, baissant légèrement sa capuche, de façon à ce que son interlocuteur puisse mieux l’apercevoir. Ciphol ne le craignait pas.

« Je vous écoute, qu’est-ce que vous me voulez ? » Peu importe qui il était, de toute façon il ne semblait pas avoir voulu le signaler dans sa lettre… Il porta à la bouche la chope, elle était bonne celle-là. Le Comte espérait ne pas avoir été trop brutal avec son jeune interlocuteur. Seulement, il fallait bien un début à tout. Il remarqua néanmoins, dès le premier coup d’œil, l’étrangeté qui se dégageait du jeune homme. Il ne semblait pas avoir affaire au premier pommé de bas-étage…

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MessageSujet: Re: La ballade des manchots nains au cerveau atrophié [Abraham]   Jeu 10 Jan - 6:59

C'était un vieil homme, à première vue, il aurait facilement pu le menacer, le torturer, tout ce qu'il voulait pour lui extorquer de l'argent...seulement il se doutait bien que tout n'était pas aussi facile que ça en avait l'air. Lui aussi avait été noble, malheureusement, et il savait très bien qu'un de ceux-là ne se rendait pas à un rendez-vous avec un pouilleux sans s'assurer qu'il était en sécurité...Alonzo d'Andrasté l'avait oublié jusqu'à présent, ce n'était que maintenant qu'il s'en rappelait.

« Ciphol... », répéta-t-il, même s'il n'en avait nul besoin pour se souvenir de ce nom qui s'était mêlé il y avait quelques jours aux flots d'autres dans la spirale de sa mémoire. Il tentait toujours de chercher un souvenir en rapport avec lui, mais finalement, au bout de quelques secondes, pris d'une migraines aiguë y renonça. À quoi bon d'ailleurs ? Sur la table, il y avait également, pour lui, une bière. Il la but à petite gorgée tandis que Ciphol portait l'autre chope à sa bouche, comme si son gosier n'était pas vraiment habitué à ce genre de chose. Lui avait plutôt l'habitude des plats de luxes, l'amèreté et la puanteur de cette bière lui rappelait sa triste condition de criminel. Pour un peu, il aurait essayé d'implorer l'autre et lui aurait avoué tous ces meurtres dont il était le coupable.

Mais Alonzo n'était pas con, ou il ne prétendait du moins pas l'être. Il savait bien qu'à Ishtar, le seul sort réservé aux gens comme lui, c'était le gibet, au mieux une vie comme expérience à Exodum, récupéré par ce scientifique bizarre qui avait décidé de s'amuser, ce jour-là.

« Que peut-on vouloir à monsieur Abraham Ciphol ? De l'argent, un emprunt. »

Alonzo d'Andrasté se releva, enlevant son bonnet pour montrer un peu plus sa face souffrante à son interlocuteur, et lui montrer qu'il lui faisait confiance : la confiance, c'était ce sur quoi il comptait le plus, ou bien il risquait fort de voir passer son argent brusquement sous son nez. Bien qu'il vivotait dans les rues du quartier Saint-Dietrich depuis quelques années déjà, Alonzo avait été un noble et n'en avait perdu toutes les manières : dans ses yeux brillait une lueur d'orgueil, ses coudes n'étaient posés sur la table, il avait jusqu'ici respecté toutes les règles de bien-séance, contrairement à la plupart des gredins qui se trouvaient ici et qui n'en connaissaient probablement pas la moitié. De plus, le langage du jeune homme n'avait rien de ces patois incompréhensibles que l'on retrouvait parfois dans la bouche d'un de ceux du coin : il était châtié, poli, malgré ce mal de tête qui se faisait de plus en plus fort et qui l'empêchait de se concentrer comme il l'aurait dû.

« Appelez-moi Alonzo. », la meilleure des protections, ici, était sans aucun doute de ne pas mentir, il l'avait appris, « Pour certaines raisons, je suis coincé ici sans espoir de faire quoique ce soit depuis quelques années. Au début, ce n'était pas un problème, mais maintenant, ceux-ci s'accumulent. Je suis malade, j’espérerai bien mourir de ce mal, mais j'avoue que c'est trop demander. C'est pour cela que je vous demande ce prêt : pour me soigner, et car je dois vivre. J'ai un bras assez efficace, je pourrais vous rembourser en travaillant pour vous ! Vous devez bien avoir des poids lourds à transporter, non ? »

Il but une autre gorgée de bière, retenant une autre grimace lorsque le liquide un peu mousseux lui parvint dans la bouche.

« Avez-vous des connaissances à Exodum, Monsieur ? »
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MessageSujet: Re: La ballade des manchots nains au cerveau atrophié [Abraham]   Dim 13 Jan - 14:21

De l’argent, un emprunt. Sa petite remarque l’amusa. Inapproprié, aurait-il dit, pour décrire l’insolence de ce miséreux criminel qui osait ne pas lui donner la révérence qui lui était du. L’homme laissa apparaître un léger sourire gêné traduisant son malaise. Dans un premier temps, il se contenta d’écouter son interlocuteur livrer sa palpitante aventure. Une maladie à curer car « il doit vivre », un bras fort, une proposition des plus inattendues, Exodum… Ciphol posa sa chope fermement sur la table, essuyant avec sa manche les dernières gouttes de Scotsh coincées dans sa barbe. Il se mit à rire. Ciphol se donnait un genre, il essayait de ne pas apparaître trop noble, - c’est pour ça d’ailleurs qu’il ne reprit pas Alonzo de ne pas l’avoir appelé Comte Ciphol -, le milieu restait hostile. En se camoufflant dans la masse, l’ancêtre espérait passer inaperçu.

« Vous souhaitez donc que je vous octroie un prêt pour… vous soigner ? Mais quelle maladie avez-vous donc pour que cela vous coûte si cher ? haha »

Mais Ciphol restait un noble, et s’exprimait donc avec grand soin. Son arrogance le transcendait naturellement. Il fut surpris de par la demande de son hôte. Ce qui explique son élan d’émotion soudain, qui n’était d’ailleurs, pas forcément un rire très rassurant…

Mais cet « Alonzo » non plus ne ressemblait pas aux autres hommes présents dans ce bar. Il n’était pas du coin, ça sautait aux yeux. Ciphol lui-même citait la perspicacité comme une de ses grandes qualités. Un noble déchu, voilà de quoi ce pauvre type avait l’air. Amusant comme quoi la vie est parfois capricieuse, se laissa penser Ciphol. Mais très vite, le sens des affaires reprit le dessus sur les considérations philosophiques. Le Comte prit alors un air qui se voulait avant tout professionnel, laissant alors apparaître le véritable Ciphol : un affairiste des plus cyniques.

« Votre proposition est légitime et touchante, je dois l’admettre, mais comprenez-moi bien, je pourrais au lieu de vous aider, acheter des génos esclaves, au bras puissant également. Je ne gagne rien de plus avec ce que vous me proposez là. » Autrement dit, il va falloir faire monter la mise pour que je t’aide… Le ton du banquier le laissait clairement sous-entendre.

« Et même quelle garantie avez-vous à me donner ? Qui me dit que vous allez un jour me rembourser ? Votre mort ne me revaudra rien, je dois être sûr de pouvoir vous faire totalement confiance. »

La conversation entre les deux hommes se passa à l’écart du brouhaha général qui couvrait leur discussion, légèrement à l’abri des regards. Les consanguins des lieux buvaient comme de véritables trous, sûrement pour mieux pouvoir oublier leur misérable condition. Ciphol toussotait de temps en temps. La fin pour lui arrivait. Il s’accordait un an… mais en sachant pertinemment que tout pouvait basculer du jour au lendemain. Cette angoisse existentielle le torturait, comme jamais il n’avait pu souffrir. Il reprit.

« Mais… faire un acte charitable avant de mourir est toujours bon à faire, dit-on, il paraît selon des adages anciens. J’aimerais pouvoir vous aider, mais comme je vous l’ai dit, faut-il encore que vous m’en donniez plus. » L’homme ne fermait pas ses portes à Alonzo et il venait de lui dire clairement. Ciphol avait apprit quelque chose au cours de toutes ces années : l’audace était payante. Aider ce pommé à se relever pourrait très bien l’amener vers un nouvel eldorado. La question était pour lui de savoir si en engraissant Alonzo, il récolterait des œufs d’or ou rien du tout…. C’est encore une fois, ce qu’il laissa sous-entendre sous un sourire poli, quoiqu’un peu… flippant aussi.

« Oui j’ai quelques relations à Exodum, je finance les projets de certains chercheurs notamment, pourquoi ? »
Demanda t-il tout bonnement, surpris également.

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MessageSujet: Re: La ballade des manchots nains au cerveau atrophié [Abraham]   Dim 20 Jan - 11:12

« Vous n'avez pas confiance ? »

Le visage d'Alonzo d'Andrasté se crispa comme s'il pensait que, d'un coup de baguette magique, on accepterait son honnête proposition. Ciphol se trompait sur un point, et pour l'induire en pitié, Alonzo n'allait sans doute pas le démentir : il ne voulait pas cet argent pour se soigner, il le voulait pour se nourrir, car il n'avait pas confiance dans les scientifiques...il savait que s'il retournait à Exodum, signait un nouveau contrat avec un autre scientifique, il y avait 90 % de chances pour qu'il l'entourloupe et lui foute un truc encore plus dangereux dans le cerveau...qui sait, une bombe, un marteau !

« Je suis un bon travail, plus efficace qu'un esclave et...et je connais du monde là-haut ! Je peux aussi vous amener de bons clients ! Ma mère...non ! »

Il se tut tout d'un coup, comme si parler de sa mère à ce moment-là était inopportun : après tout, ce qu'il voulait, c'était la protéger de tout ce raffut, pas la donner à vendre à ce vieux banquier qu'il tentait d'escroquer en lui prenant de l'argent, puis en se barrant suffisamment loin pour ne plus jamais être retrouvé. Donc il fallait se taire, ne plus parler de sa mère car...Alonzo mit une main sur son front, puis sur son oreille, celle qui n'était pas blessée. Un bruit, faible, mais un bruit récurrent était présent, lui soufflant des mots, ce bruit. Il ouvrit grand les yeux, se mordit les lèvres, tenta de compter le nombre de briques qui composait le mur en face d'eux. Curieusement, comme d'habitude malheureusement, plus il comptait, plus il attendait, plus le bruit s'amplifiait. Alonzo était complètement incapable de le contenir.

« C'est...pour ça que j'ai besoin d'aller voir un médecin...le bruit...dans ma tête...il ne veut pas s'arrêter...Faire un acte charitable avant de mourir...vous y tenez à ce point ? Je peux vous aider, vous savez, en plus, ça calmerait la douleur dans mon crâne. », chuchota-t-il car cela, il ne tenait à ce que personne l'entende dans le bar. Il ne voulait pas que quelqu'un puisse faire le point entre lui et ce fou qui déambulait dans les rues d'Ishtar à moitié couvert de sang.

« Je cherche un scientifique. Un qui m'a...posé une mini bombe dans la tête. Ça fait que...y'a tout qui me revient à la gueule tout le temps, depuis qu'il m'a posé ce truc ! Je me souviens de tout, tout le temps, j'vais devenir fou, moi ! »

Cette fois-ci, il était presque en train de crier, l'air à moitié hystérique, les yeux effarés.

« Des cheveux roses. C'est tout ce dont je me souviens...et avec le pot que j'ai, il a changé cette couleur hideuse. »

Cognant sa tête d'un coup sec contre le bois, comme si ça pouvait diminuer le vacarme ambulant qui régnait sans arrêt à l'intérieur. Cela ne fit rien du tout, mais il s'y attendait...presque effrayant, il releva la tête vers l'homme à qui il voulait de l'argent, l'air menaçant. Il passa le bras sous la table et posa sa main métallique sur son genou.

« Vous êtes malade...tiendrez-vous, avec une jambe en moins ? »
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La ballade des manchots nains au cerveau atrophié [Abraham]

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