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 Celui qui lit ça est un con. [PV Marken]

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MessageSujet: Celui qui lit ça est un con. [PV Marken]   Jeu 17 Jan - 0:21

J'aurais pas dû faire ça, mais c'est typiquement moi. On m'ordonne de faire un truc, bah crac je fais le contraire. On m'a dit « buvez pas tout ça patron ! » bah jl'ai bu. J'aurais pas dû. Mais t'as pas le début de l'histoire là du coup tu comprends rien. J'recommence.

En fait, c'est que là où je crèche y a forcément du monde qui circule. Un genre de cour, si tu veux. En plus débauché. Ça fait de l'animation, j'aime bien. Y a des mecs qui dealent pour moi, des mecs qui tabassent pour moi, les rendez-vous d'affaires du moment, et des potes à eux, et parfois leurs meufs. Point de détail : Je bois pas d'alcool et je me drogue pas. J'vois pas l'intérêt. Il paraîtrait que je fais ça parce que je veux garder l'esprit clair en toute circonstance parce que je suis le boss. Je préfère cette version là à la vraie version : j'ai goûté de l'alcool pour la première fois à vingt cinq ans, et j'ai pas l'expérience pour trouver ça bon. De mon point de vue ça pique les yeux et ça rend con. J'peux facilement m'en passer. Puis je constate : les plus jeunes, ceux qui ont pas l'habitude, des fois ça les rend malade et ils vomissent partout. J'veux pas vomir partout. Et la drogue c'est encore pire, j'en vends, je vois l'effet que ça fait sur les gens. Comme pas mal de monde, j'ai pas envie de mettre le doigt là dedans.
Bref, ce soir, comme la majorité des soirs, j'étais parti pour pas boire. Mais il paraît qu'ils fêtent la naissance de la fille d'un de mes employés - ouais, quelqu'un qui devient père y a matière à célébration, va comprendre. Quelqu'un me propose de prendre un verre pour fêter le truc aussi, histoire de dire que c'est tellement bien que même le patron picole. Je dit oui. Motiver les troupes, tout ça, le renforcement positif, management moderne. Y a pas mort d'homme après tout, ça m'arrive de boire un verre ou deux juste pour le geste. Ça pique le nez et les yeux mais on en meurt pas non plus. J'peux me forcer. Puis c'est pas comme si je risquais d'être bourré hein, j'ai le Géno par dessus pour empêcher ce genre de chose.
Donc je lâche ce que j'étais en train de faire (en gros rien, considérer gravement une gonzesse en présence pour voir si ça vaudrait le coup de me fatiguer à lui faire les fesses, ce genre d'activité palpitante). Je bois un verre avec les gens, tout ça, normal, mais un connard a le malheur de dire que si je bois pas, c'est que je tiens pas l'alcool. Sous-entendu que je suis une pédale. Donc ben je lui mets un coup de poing. Le mec ose pas se défendre parce que tout le monde est tout tendu, d'un seul coup, et qu'à priori c'est à moi qu'on obéit dans le coin. Alors le connard, il ferme sa gueule. Et pour lui faire encore plus fermer sa gueule, à ce sale connard, bah je continue de boire. J'peux pas être bourré, te dis je, ou alors il me faut vraiment un sacré paquet d'alcool. J'ai jamais tenté l'expérience.

La nuit se déroule, donc, avec ses classiques de jeux de carte, de blagues de cul et de conversation de boulot, et rendu à cinq heure du matin je suis toujours en vie en ayant bu à peu près au même rythme que les autres. Ça me fait un peu tourner la tête, mais rien de grave. Là un mec sort une flasque de sa poche, et avec une pointe de fierté dans la voix il explique que c'est la cuvée d'absinthe de sa mémé, tout droit sorti de l'alambic. Un de ses potes lance un hommage respectueux à son vitriol :

- Boire un truc pareil cul-sec, c'est un coup à se tuer.

- Ben moi j'peux le boire sans mourir.

Et c'est là qu'un con a eu le malheur de dire « buvez pas tout ça patron ! ». Du coup j'ai réclamé la flasque plus fort. J'aurais peut être pas fait un truc aussi con si j'avais pas bu avant, mais trop tard j'étais lancé. Son possesseur a eu l'air inquiet :

- Ça vient du tonneau spécial pour la famille ! C'est pas coupée à la flotte !

J'me suis forcé à tout boire malgré ça. Ça a piqué très fort, j'avais les yeux qui pleuraient après. Mais j'étais pas mort. J'me suis pas évanoui, et j'ai pas vomi partout non plus. La classe. J'avais l'air à peu près normal en fait, je sentais rien de spécial mis à par que tout mon système digestif avait pris feu. Tout le monde m'a regardé comme si j'étais sur le point d'exploser mais j'me suis pas donné cette peine, alors il s'est rien passé.
Mais après l'alcool il est monté dans ma tête.
Quand le décor s'est mis à tourner, je me suis levé brusquement de ma chaise. Marre d'être assis enfermé dans la maison, un peu d'air frais ça me redonnerait peut être mon oreille interne. J'me sentais très bizarre et j'avais aucune idée de ce qui était en train de se passer. Donc, j'me suis mis à foncer comme une balle dehors en me tenant un peu au mur et en reversant un verre. Le premier qui tente un commentaire, je jure que je lui fais bouffer ses propre tripes à la cuillère.

Pas de chance, y a des impulsifs dans la vie. Un gars plutôt jeune, donc plutôt bourré, viens me voir pour me demander si ça va. En me touchant l'épaule. P'tète qu'il veut fayoter, j'sais pas, j'le connais pas trop ce gars là. Il doit pas être dans le coin depuis longtemps. Donc, comme j'ai trop bu il arrive ce qui arrive quand on touche l'épaule d'un gars qui cogne facilement :

- ME TOUCHE PAS L'EPAULE CONNARD.

Et je lui mets un coup de poing. Encore. Mais comme je maîtrise pas le truc et que c'est pas pour l'effet, ben j'y vais aussi fort que je peux et je me fais mal à la main. Et ce connard là non plus ne se défend pas.
En fait, sans trop calculer le coup j'ai fait en sorte de ne jamais maltraiter un petit nombre d'individus costauds, comme ça ils sont par principe de mon coté parce que c'est marrant de taper les autres sans risquer de se faire taper soi même. Et comme à chaque fois je fous une beigne à des petits connards isolés, ben ça craint pas. Ils se défendent pas parce qu'ils ont peur que dix mecs leur tombe dessus en même temps alors qu'eux ils sont sans alliés. J'avais pas vraiment calculé ça, je suis pas fin psychologue, ça s'est fait un peu tout seul et j'aime bien. Du coup j'ai pu bourriner comme un con sans m'inquiéter des conséquence.

Comme j'étais en train de sortir, ben le mec j'l'ai cogné alors qu'il était dos à la porte d'entrée, en face de moi. Il est tombé, la porte s'est ouverte sous son poids et il a fini dans la rue après avoir glissé sur deux marches. Je suis sorti aussi, histoire de profiter de cet air frais tant attendu. J'ai pu voir le mec qui était tombé en train de se relever péniblement et j'me suis mis à rire. Mais le gros fou rire quoi. J'ai dû aller m'asseoir sur le muret encerclant la maison tellement j'arrivais plus à respirer. Je sais même pas ce qui est drôle dans la scène, juste de voir le mec galérer après avoir dévalé deux marches sur le dos la tête la première. Aussi basique que Video Gag. Mais ça me fait marrer quand même. Ce genre de scène me fait toujours cet effet, ça loupe jamais. Le mec a fini par se mettre debout, moi j'étais toujours écroulé de rire sur mon muret et il est parti. Et après j'étais tout seul. Je me suis roulé une cigarette, et j'ai eu beaucoup de mal, ça m'a pris un temps fou. Déjà que d'habitude, comme j'ai deux doigts qui déconnent c'est pas évident, mais là... pfiouuu. Difficulté maximum. Mode expert quoi. J'arrivais pas à fixer mon regard sur ce que j'étais en train de faire. Passé un certain stade j'étais mort de rire face au spectacle de ma propre galère, en fait. Et après y a le phase de l'allumage de la sèche. J'ai failli y perdre des poils de nez. Putain, tout devient un challenge ! Bon, OK, après tout ça, je conçois mieux en quoi boire est intéressant. La soirée est tout à fait délicieuse.
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MessageSujet: Re: Celui qui lit ça est un con. [PV Marken]   Sam 9 Fév - 15:50

C'était une soirée normale pour la Ligue. Tous buvaient de l'eau, du thé ou du jus de fruits et parlaient à voix basse, discutant politique et et économie, cherchant le mieux à faire pour la ville et ses habitants

Ou pas.

Marken se souvenait vaguement que quelqu'un avait sorti un narguilé entre deux chansons à boire et que le petit bâtard qui s'occupait de la préparation de la chicha avait trouvé intelligent de remplacer l'eau par de la vodka (ou un truc contenant plus d'alcool que d'eau). Résultat, un peu moins d'une demi-heure plus tard une joyeuse bande de lurons imbibés comme des éponges arpentaient les rues en quête de putes plus ou moins fraîches. Une soirée normale, quoi.
Dans un « flou artistique » total, l'éponge à alcool qu'était devenu le chef de la Ligue tituba au hasard dans les ruelles. L'avantage de la murge qu'il s'était mit, c'est qu'il ne se souviendrais plus de la tête de la prostituée quand il sera sobre, au cas où c'était une mocheté. Le désavantage serait la gueule de bois faramineuse qu'il allait devoir supporter. Le lendemain allait être épique, pour sûr.


-Whisky whisky et puis tout va bieeeeeeeeeen !
C'est le meilleur des remèdes, pas besoin d'méd'ciiiiiiiiiiiiiiiiin !

(Marken chantait évidemment faux, mais était-ce utile de le préciser ?)

Ses déambulations le menèrent naturellement dans les quartier malsains. Il les arpentait de nombreuses fois étant sobre, il les connaissait bien. Théoriquement, personne n'allait prendre le risque de l'agresser dans cet endroit. Il était plus ou moins connu et les malfrats avaient généralement tendances à se serrer les coudes (du moins avant de se planter mutuellement le couteau dans le dos).
Marken s'arrêta, prit quelques secondes pour assurer son équilibre et chercha dans ses poches la boite métallique contenant ses cigares. Ouvrir ladite boite pour attraper un tube de tabac prisé fut moins pénible qu'il ne l'aurait cru (si du moins il avait été en état de le penser) Une fois la boite rangée, il chercha son briquet à amadou. Poche gauche vide. Poche droite vide aussi.


-C'est une blague ?

Malheureusement pour lui, non ce n'en était pas une. Il avait bel et bien oublié ou égaré sonr précieux briquet.
Entre deux jurons, il entendit quelqu'un rire dans une rue non loin de lui. Qui sait, peut-être que ce mec là avait du feu ?

La première étape, retrouver d'où venait le rire, fut plutôt laborieuse. Fort heureusement, le hasard voulu que le mec rigole à nouveau, ce qui informa vaguement Marken de la direction à suivre.
Seconde étape, trouver la rue. Marken tourna en rond durant quelques minutes avant de finalement apercevoir le rougeoiement d'une clope au loin (ou du moins un point blanc que son œil doté de nyctalopie repéra avant son oeil normal). Tel un papillon se dirigeant vers la flamme d'une bougie, il se dirigea vers la source lumineuse. Arrivé à moins de deux mètres du fumeur, il l'interpella :


-Hey mec. T'aurais pas du feu ?

Question stupide s'il en était, étant donné que son interlocuteur avait réussi d'une manière ou d'une autre à allumer sa clope.

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MessageSujet: Re: Celui qui lit ça est un con. [PV Marken]   Jeu 14 Fév - 7:45

Un nouveau venu. Le premier truc qui me choque, direct, qui me fait avoir un petit blanc mental pendant deux secondes, le truc qui me fait penser « nan, c'est pas possible » en mode gyrophare c'est... ben la taille du gars. Même les gonzesses il doit les regarder par en dessous. Oui c'est pas spécialement bouleversant en soi, mais j'ai deux grammes dans chaque neurone là. En tous cas, en voilà un qui doit pas galérer pour ramasser un truc par terre. Je me retiens de rigoler bêtement en le regardant, par contre, on sait jamais. Je suis résistant, mais pas immunisé aux balles dans la tête et aux coups de poignard dans la gorge. Enfin je crois pas, j'ai jamais essayé. Je me suis déjà pris une bastos dans la jambe, tout ce que j'en ai retenu c'est « oh bordel ça fait mal ». Ça m'a pas empêcher de tituber vers ma victime stupéfaite, tel un méchant de fiction qui meurt jamais avant d'être au moins passé sous un train une ou deux fois. Et j'l'ai tué – ben y avait motif là, bastos dans la jambe bordel. J'étais venu réclamer du pognon qui me revenait de droit en plus, c'est la personne en face qui respectait pas le contrat. Okay, j'avais pas tellement insisté pour qu'il lise les petites lignes, mais ça me semble assez évident que quand je prête de l'argent on me rembourse dans les délais. Là le gars y s'est juste dit « tiens, j'ai pas envie de payer » et j'ai failli passer de l'autre coté. Y a de ces malades parfois.

L'apparition lilliputienne – nan mais sérieux regarde ses petites mimines, c'est trop mignon, quelqu'un a même fait des petits vêtements à sa taille – me demanda du feu depuis l'étage en dessous. Comme je suis de bonne humeur et que la demande me semble légitime, je lui tends mon briquet à essence. Ça marche sur le même principe que la lampe à huile ou le cocktail Molotov, sauf qu'en plus ça pue à te faire brûler les sinus. Vive le progrès. Il apporte plein de bonnes choses, comme des machines qui puent.
Enfin revenons en au mètre soixante national. Bon, il est pas seulement petit ce gars hein, il est aussi blond et borgne. Y en a qui ont pas de chance au départ. Il est bandant quand même cela dit, mais la blondeur lui donne un air juvénile qui me branche pas trop. Et il est borgne... mais il a pas l'air d'un gros clodo incapable de se payer un médecin ou de traîner jusqu'à saint Dietrich.
Oh oh.
Comme je fais parti de la pègre, je connais la Tangente de réputation. J'ai jamais traité avec eux, je connais d'autres fournisseurs, mais j'connais des mecs qui se font livrer la came par eux des fois. Des fondus qui s'arrachent les yeux. Mais au moins, t'es sûr que ta merde arrive à bon port sans morceaux qui manquent. J'ai déjà croisé des gars qui bossaient là dedans, genre l'ami d'un ami, tu vois le genre, mais j'leur ai pas parlé beaucoup. Ce petit mec blond en fait parti ? Si j'savais que le chef de la Tangente venait de demander du feu à un baron de la pègre, comme ça, totalement par hasard, l'ironie cosmique me ferait rire mais j'le sais pas. C'est dommage. Comme j'ai assez bu pour oublier un peu la prudence, j'essaye de lui poser la question subtilement.

- Ton œil... je le montre du doigt, au cas le gars serait pas au courant qu'il est borgne. Trop bourré pour communiquer avec intelligence. T'es de chez eux ?

Si il est chez les « eux », il comprendra de quoi je veux parler. La Tangente c'est un peu connu quand même, du moins de ceux qui ont les bonnes fréquentations. Puis l'organisation est vieille, elle date d'avant que je « naisse » même – j'te rappelle que de mon point de vue, j'ai dix huit ans et je suis magiquement apparu dans un corps d'homme adulte. Enfin bref, comme la Tangente bosse sérieusement et depuis longtemps, le nom vient facilement à la bouche quand il s'agit de raconter une anecdote de criminel (en trente ans, y a forcément des histoires marrantes qui arrivent) ou d'embaucher un bon livreur. Mais si ça se trouve, c'est juste un borgne avec la bonne attitude pour que je le confonde avec un criminel.
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MessageSujet: Re: Celui qui lit ça est un con. [PV Marken]   Sam 16 Fév - 5:22

Si Marken n'était pas lui même fameusement imbibé, il aurait sans doute remarqué non seulement à qui il s'adressait (En temps normal, un tatouage en forme de piaf sur la gueule, comme signe distinctif ça s'oublie pas). Il avait fallu un hasard comme il s'en produit un tout les cinq mille ans pour que les deux chefs de puissantes (pour ne pas dire les plus puissantes) organisations se rencontrent tout deux, ivres, dans une ruelle. Et aucun des deux homme n'allait comprendre l'ironie de la situation, voire même s'en souvenir. Que c'est beau, le hasard.

Marken ne se formalisa pas du moment de flottement de son interlocuteur, ni même du fait qu'il le regardait de haut. Faut dire que même assit sur un muret, ledit interlocuteur le dépassait encore en taille (notons que de manière générale, ce n'était pas difficile de dépasser Marken en taille).
Le criminel (le petit, pas l'autre) prit le briquet qu'on lui tendit et alluma son cigare. Il se serait sans doute cramé les cheveux s'il ne les avait pas eu courts. En lieu et place il renifla l'odeur d'essence du briquet, ce qui détruisit une partie des récepteurs olfactifs de son nez.


-Merci.

Il s'installa sur le même muret, à distance de l'autre et tira quelques bouffées de son cigare avant d'entendre la question. Ce fut à son tour d'avoir un blanc de quelques secondes. Il n'avait pas compris tout de suite de quoi l'autre parlait. Puis il se ressaisit et répondit sèchement :

-Pourquoi, t'es de la Garde ?

Il laissa passer quelques secondes supplémentaires avant de pouffer et d'éclater de rire, fier de sa blague. Les larmes à l'oeil, il souleva un bref instant son cache-oeil pour montrer son iris blanchâtre.

-Ouaip' j'en suis.

S'il avait été sobre et se serait trouvé en dehors des bas-quartiers, il aurait inventé une histoire d'accident pour son oeil. Mais ici, il était dans un territoire relativement ami. Seul un fou ou un suicidaire aurait le culot (ou le courage) de tenter quelque chose sur un chef criminel. De plus, son état ne laissait pas de place à la prudence habituelle. Ce n'était pas non plus la première fois qu'il se baladait seul et ivre. C'était une façon personnelle qu'il avait de tester sa chance.

Crachant sa fumée, il s'intéressa à son compagnon de fumette.


-Et toi, t'es de chez qui ?

Son interlocuteur était grand et assez bien bâtit. Si Marken n'était pas hétéro, il l'aurait trouvé mignon, quoique passablement abîmé. La vie de criminel ça laisse peu de repos. La marque en forme d'oiseau titillait l'esprit du blond. Il avait déjà entendu parler de ça quelque part, mais où ? Bah ça lui reviendrait bien un jour.

Le cigare et l'alcool c'était pas le meilleur des mélanges. Marken tirait trop fort sur son cigare, ce qui accentuait la sensation de tournis que l'alcool lui avait déjà refilé avant. Mais le goût du cigare était sauf, c'était le plus important, même si ça lui desséchait la bouche.
Il posa une main sur le muret histoire de se stabiliser un peu. S'il tentait de marcher maintenant, ce serait pour se vautrer lamentablement par terre et dormir là.

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MessageSujet: Re: Celui qui lit ça est un con. [PV Marken]   Jeu 28 Fév - 22:38

Le petit mec fume le cigare donc. Jamais essayé. Je vois pas l'intérêt d'acheter une très grosse clope à ce prix là. Mais ça doit pas être des conneries que fumer retarde la croissance. Vu comment mes premières clopes m'ont fait tousser, je crois que je fumais pas avant Exodum. Et j'fais un mètre quatre-vingts. Oui je sais je radote sur sa taille, mais c'est pas courant un mec petit comme ça. Et ça m'amuse beaucoup. Remarque, ça doit comporter des avantages le format réduit. Genre quand il baise avec une gonzesse, il doit avoir la tête dans ses nichons pourvu que ça soit pas une naine aussi. Enfin bref. Il me demande si je fais parti de la garde avant d'exploser de rire et de me montrer son œil chelou. Je fais le mec impressionné, parce que ça fait toujours bien, puis je réponds le plus sérieusement du monde à la question précédente parce que j'aime bien m'écouter parler et que c'est dur de garder le second degré quand on est bourré. :

- Ooooooh, classe. Mais nan j'fais pas parti de la Garde, j'traîne pas avec des baltringues. Puis c'est une gonzesse qui dirige en plus. Elle a dû bien sucer des pines pour y arriver celle là.

Il paraît qu'elle avale goulûment celle d'un mec de la fratrie Riri Fifi et Loulou Walhgren, je sais pas lequel. Mais c'est du commérage de lavandière, et j'vais pas avouer que j'écoute des trucs pareils. Mais j'aime évoquer la fellation totalement gratuitement. Ou la sodomie. Comme le joueur, bizarrement. Mais on s'en fout en fait alors j'continue de parler.

- Mais c'est classe l'oeil bionique. Ça fait quoi ?

C'est très con d'être curieux avec des mecs qui aiment pas les questions. C'est un coup à finir mort dans un fossé. Mais se tenir au courant c'est bien aussi, alors j'profite qu'on soit bourré tous les deux. Enfin j'te dis ça... je calcule que dalle en fait. Trop bourré pour être manipulateur. Pas assez pour raconter vraiment n'importe quoi, ou me mettre à pleurer ou ce genre de chose. Je sais pas comment on fait de toute façon, ça m'est jamais arrivé. Taper sur quelqu'un pour un prétexte complètement con, ça me fait pas peur par contre.
Le mec me demande de chez qui je suis. Je lève la tête et me redresse, histoire de faire mon annonce dans toute ma magnificence. J'suis pas un sous-fifre moi, j'ai le droit d'être fier.

- J'suis Éros, donc je suis de chez moi même. Enchanté.

Je lui tends la main (vers le bas évidemment, faut se mettre au niveau des gens parfois) pour la serrer parce que... parce que rien, je suis bourré et j'ai envie de lui serrer la main. Pas d'explication métaphysique derrière. Désolé. Et nan, j'ai pas envie de draguer le blond avec ma poigne virile ou je sais pas quoi, d'une c'est trop subtile et de deux... ben la blondeur et la taille me perturbent trop. J'imagine qu'en lui roulant une pelle tu chopes un torticolis. Puis vu de l'extérieur ça doit donner l'impression d'un piaf qui donne la bectée à un oisillon. En lui dégueulant dans la bouche. J'en ai déjà vu faire ça, c'est pas très sexy. 'fin bref. Ma gueule.
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MessageSujet: Re: Celui qui lit ça est un con. [PV Marken]   Lun 11 Mar - 12:49

Marken ricana suite à la remarque d'Éros concernant l'actuelle dirigeante de la Garde, seconde source d'ennuis pour les honnêtes criminels après la pénurie d'alcool (ou de tabac, au choix).
Les ragots allaient bon train sur elle. D'ailleurs l'un des sport nationaux de la rue, après courir les jupon tout en échappant aux gardes, c'était d'inventer les histoires les plus débiles concernant l'infortunée chef de la garde. Tous espéraient qu'elle s'arrachait les cheveux face à ces rumeurs.


-Mec... Elle fait pas que sucer pour rester en place, au minimum elle prend dans l'cul. Et si elle se tape tout ses subla... Subat... Sulbate... Heu... Elle prend cher quoi.

Si le tournis de sa tête était relativement supportable (du moins tant qu'il restait assit), articuler devenait de plus en plus difficile. Quant au flou artistique (pour rester dans un langage chaste) qui baignait son cerveau, mieux valait ne pas s'y attarder. Apparemment, se fumer tout un cigare avait augmenté les effets de l'alcool.
Éros, après avoir regardé le géno d'un œil intéressé (du moins ce fut ce que Marken en déduisit sur le coup) demanda quelle était la fonction dudit oeil.

Les rumeurs allaient bon train sur le géno de la Tangente. La plus invraisemblable racontait que les membres pouvaient tirer un rayon lumineux avec et que ce rayon était aussi dévastateur qu'une balle. Certains étaient plus proche de la vérité en pensant logiquement que la modification concernait la vue. D'autres en avaient fait l'expérience dans le noir, mais ils n'étaient plus là pour en parler. Ou alors on ne les croyait tout simplement pas. C'était plaisant de pouvoir se dire que « l'autre con dans la rue dit des conneries » alors qu'il disait la vérité pure.

Fier comme un coq, Marken se redressa avant d'expliquer


-Ah, un peu que c'est classieux ! Mais t'vois notre oeil c'est not' secret. J'peux pas te le dire comme ça quoi... 'Fin toi t'as l'air d'un gars bien, mais t'vois j'peux pas faire ça à mes hommes, ça s'rait pas très porfe... profsie... ça l'ferait pas quoi.

Éros s'était levé avant de se présenter. Marken fit de même et lui serra la main de bon coeur.

-Aaaah ! J'me disais bien aussi qu'ce tatouage de piaf, y'à pas trente-six mecs qui en ont un. Moi c'est Marken d'la Tangente.

La précision lui paraissait utile, même si il était clair que son interlocuteur était déjà au courant. Et puis ça faisait classe de se présenter ainsi. Fallait toujours être classe dans les présentations entre mecs, question de virilité, potentiellement. Mais bon, Marken était fondamentalement désavantagé de part sa taille (il est bien fait mention ici de la distance entre sa tête et ses pieds et non de la taille d'un organe quelconque destiné à la copulation)
Marken retomba plus qu'il ne se rassit. Son cerveau réussit à formuler une idée relativement cohérente dans le flou cotonneux (et éthylique) de ses pensées.


-J'pense que... J'pense que je manque de bières moi. Tu sais oùs'qu'on peut en trouver ici ?

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MessageSujet: Re: Celui qui lit ça est un con. [PV Marken]   Dim 24 Mar - 22:54

Bon, je saurais pas ce que c'est leur œil bizarre, tant pis, j'aurais essayé. J'ai gagné le titre de « gars bien » au moins, ça m'arrive pas assez souvent pour que ça me blase. Je hausse des épaules. Tout ça est trop incompréhensible, surtout avec de l'alcool. Le monde bouge bizarrement autour de moi, pas en rythme, et quand je tourne la tête ça fait une partouze de lumière qui me donne mal à la tête. Première cuite de ma vie. Je flippe un peu. Je me sens tellement bizarre. Que l'alcool est du poison pour l'intelligence, ça je l'ai déjà constaté mais le vivre... oh, c'est encore trop à chaud pour que je puisse analyser. Trop bourré pour ça.
Marken me serre la main aussi, on bombe la poitrine comme des pédales, tout ça. Pour continuer dans la virilité exacerbée, le mec me demande où est ce qu'il y a des bières. Si y avait pas une image à préserver, je gémirais de désespoir. On a largement assez bu. J'vais vomir. Nan sérieux, rien qu'à penser à la brûlure de l'alcool en train de tomber dans mon estomac, j'ai envie de gerber. Assez bu, bordel, c'est bon j'ai prouvé que j'étais capable de boire beaucoup – quel exploit – maintenant j'arrête. Tout est assez bizarre comme ça, puis c'est pas bon. Je vois des choses étranges, mes yeux suivent plus quand je tourne la tête, j'ai le cerveau en feu. Pas de doute, je suis bourré. Mais un mec qui passe devant chez moi est un mec qui passe devant chez moi, je lui dois l'hospitalité, surtout quand il dirige la Tangente.

- Ben y en a... là dedans. Je montre la maison derrière moi d'un signe de la main. C'est chez moi.

Je titube vers la porte d'entrée, en faisant signe à Marken de me suivre. J'ouvre la porte. Il fait moite comme dans une forêt tropicale et ça sent la sueur, le tabac et l'alcool. Une ambiance rassurante et chaleureuse. Des têtes se tournent vers nous, et dans tous les yeux on peut lire la même question : « c'est qui ce connard nain là ? ». Comme c'est quand même Marken de la Tangente et pas Joe le clodo, faut que je m'assure qu'il y en ait pas qui se sentent d'humeur querelleuse. Puis j'ai assez bu pour casser la gueule à quelque chose gratuitement, j'me sens énervé, y a le monde qui bouge et dans ma tête ça va de travers. J'aimerais bien que le mec qui m'a touché l'épaule revienne, pour le taper sans risquer de me faire taper moi même, mais j'pense pas qu'il soit con à ce point là. Et si quelqu'un s'amuse à taper le Minimoy, ça serait un excellent prétexte pour faire preuve de violence, mais j'ai pas fini d'en entendre parler si un mec de la Tangente se fait casser la gueule chez moi, surtout si c'est « le » Marken dont j'ai déjà entendu parler avant. Pas de légende spécialement sur lui, juste qu'il dirige l'organisation. Les rumeurs ont pas parlé de sa taille... elles auraient dû. Faut un peu de préparation psychologique pour un spectacle pareil. Justement, on frôle l'incident diplomatique quand un connard quelconque ose ouvrir sa trappe à merde pour s'permettre un commentaire que j'suis obligé d'interrompre :

- C'est qui ce n...

- Ta gueule. Sérieux ferme ta gueule.

- Mais il est tout p...

- MAIS TU VAS LA FERMER TA GUEULE ! ... 'tain t'as laissé ton sens de l'hopi... hospipi... merde, ton sens de l'accueil quoi... de... j'sais plus. Qu'est ce que j'disais ? Ah oui, Faut être poli, tout ça. Y passait devant, y m'a demandé du feu, de là on en venu à ramener nos culs ici, fin de l'histoire. ET IL EST DE LA TANGENTE. T'entends ça machin ? C'est plus classe que de dealer de la vitamine C sur trois rues et demi hein ? Alors tu fermes ta putain de gueule.

Le mec répond rien alors que j'arrête pas de le malmener oralement parce que je suis notoirement violent et surtout notoirement bourré, pour la première fois de ma vie – enfin ça il le sait pas mais c'est connu que je bois jamais. Il peut se passer n'importe quoi. Merde. Merde merde merde. Il essaye pas de me taper, du coup je peux pas le taper non plus. La vie est frustrante. Je m'adresse de nouveau à Marken :

- Ouais alors par là doit y avoir le dernier fût de bière pas vide... Je fais un vague signe de la main dans une direction pas du tout précise, j'suis pas guide touristique non plus, puis c'est dur de viser avec mes mains là. Là j'crois que c'est des meufs qui sont à personne, 'suis pas sûr, ça vaut le coup de vérifier avant histoire d'énerver personne, et là c'est les chiottes.

Je rallume ma cigarette, qui s'est éteinte pendant que je monologuais, puis je considère vaguement les morues en présence. Ça s'envisage. Ça casse pas trois pattes à un canard mais ça s'envisage, si j'ai rien à faire pendant cinq dix minutes. Il faudrait bien y venir de toute façon, ma condition d'esclave de plaisance me fait souffrir d'un douloureux priapisme scientifiquement instillé. C'est vrai que ça serait con d'avoir un mec impuissant comme poupée gonflable, hein. Enfin maintenant, la libido des autres, c'est le cadet de mes soucis.
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MessageSujet: Re: Celui qui lit ça est un con. [PV Marken]   Mar 2 Avr - 1:42

Il faisait chaud et relativement sombre. Marken avait soif, très soif. A force de trop tirer sur son cigare il en avait la bouche sèche, donc il lui fallait de la bière. Impossible de savoir combien il pouvait encore en boire, cela dit.

Forcément, quand le nain entra à son tour, tout les regards se braquèrent sur lui. Apparemment il n'était pas le bienvenu et Marken fut tenté, l'espace d'une demi seconde, de faire demi-tour. Non que l'idée de casser des gueules lui déplaisait, mais il était en nette infériorité numérique (même en étant bourré, il se rendait compte de ce subtil détail)
D'ailleurs, en parlant de casser des gueules, la situation sembla à un poil de cul de dégénérer entre Éros et l'un de ses hommes. Ça gueulait. Marken était trop bourré pour comprendre l’entièreté de la tirade prononcée par Éros (c'est d'ailleurs grâce à son taux d'alcool qu'il n'avait pas entendu qu'on le traitait de nain, l'insulte ultime qui aurait certainement mit le feu aux poudres)

Finalement la situation ne dégénéra pas. Eros lui désigna une direction toute relative vers laquelle Marken était censé trouver un fût encore plein, suivit d'une autre direction menant aux prostiputes. Hélas, si le chef de la Tangente avait assez de sang dans son alcool pour trouver n'importe quelle femme jolie (même celles avec des croutes, c'est dire), il avait paradoxalement trop d'alcool pour pouvoir baiser correctement. Déjà pisser sans inonder ses chausses et son froc relevait de la mission suicide. Justement, en dernier lieu, son hôte lui montra les toilettes.


-Ah bah... J'vais pisser.

Vidanger avant de remplir à nouveau le réservoir, philosophie d'une soirée par M. Willmar (poil au braquemard).
Sur le papier ça faisait bien. En réalité c'était une toute autre manoeuvre. Primo, ne pas se viander par terre durant la phase de déplacement. Secundo, ne pas bousculer des mecs à priori hostiles (ou du moins pas très jouasses).
Bon ce ne fut pas une franche réussite. Si Marken resta debout il du jouer des coudes pour se frayer un chemin vers une chiotte de libre. Compte tenu de sa taille ce ne fut pas de tout repos.
Il réussit néanmoins à accéder à la tant convoitée toilette afin de se soulager (et, miracle, il n'en mit pas partout, juste quelques gouttes sur ses godasses). Ensuite, faire le chemin en sens inverse lui paru plus simple. Il prit une chope qui traînait là et qui n'avait, apparemment, pas encore servie de cendrier et fila la remplir au fût, pour la remplir à nouveau après l'avoir vidée en quelques gorgées.
Grossière erreur. Le cul-sec mit Marken par terre aussi efficacement qu'un bon coup sur le crâne.


-Putain de...

Un rot sonore (enfin sonore pour Marken) s'échappa de sa bouche. Le genre de rot accompagné d'un arrière goût dégueulasse qui annonçait généralement que l'estomac entamait une procédure de vidange express (pour rester poli). Marken entama donc une procédure de repli expéditif en direction des toilettes. Au vu de l'odeur, détail qui lui avait échappé lors de son premier passage, il n'était pas le premier à dégueuler ici. Un mauvais moment plus tard, il ressorti, le teint pâle et la démarche un peu plus assurée que lors de son entrée.
Il considéra la chope encore remplie et la déposa sur une table avant de s'affaler quelque part et de sortir un autre cigare (plus petit que son précédent). Se rendant compte qu'il n'avait toujours pas de feu, il décida de le garder en bouche afin de profiter de son goût de manière moins agressive qu'en le fumant.

C'était quand même une bonne soirée...

_________________
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MessageSujet: Re: Celui qui lit ça est un con. [PV Marken]   Mer 3 Avr - 1:37

Marken est parti pour la plus grande expédition de sa vie (les chiottes) pendant que je me fais attaquer par le papier-peint. J'ai opéré un retrait stratégique au fond de la pièce et je flippe tout seul. Les autres sont toujours en train de fêter la naissance du premier légitime de Machin. Chose. Je sais plus son nom. Toi là bas. T'façon ils tournent tous dans mon champ de vision là. Je peux pas faire d'enfant moi, c'est injuste. J'trouve ça humiliant de pas pouvoir faire une chose aussi bête, je saurais pas expliquer pourquoi. J'allume une cigarette, puis je note la présence d'un pot de confiture ouvert sur la table, avec une cuillère dedans. Pourquoi c'est là ça ? Quelqu'un a dû avoir une grosse dalle de tartine de deux heures du matin, je sais pas. En tout cas, ça me donne faim. Et je mange qu'est ce que je veux quand je veux d'abord, c'est moi qui décide. Donc je mange la confiture à la cuillère à même le pot. Rien à foutre. Le sucre me fout le coup de boost dont j'avais besoin pour rendre cette nuit vraiment folle.

Marken revient des toilettes, il a pas l'air très frais. Moi j'suis remonté à bloc et ivre. Il vient s'asseoir à la table à coté de la mienne avec une nouvelle bière. A sa place, j'estimerais que j'ai assez bu, mais j'ai pas l'expérience après tout. Lui il en a tellement qu'elle lui ressort sous le nez intempestivement. Mais bref. Comment employer toute cette énergie ? Je peux pas rester assis là à regarder le mur. Je lance une question à la ronde, histoire de voir si ça donnerait prétexte à quelque rebondissements intéressants, des fois qu'on me contredise :

- Ouais... on pourrait prendre en otage un mec de la Tangente, qui est ici présent, ivre et désarmé. Petite pause où je réécoute mentalement la phrase que je viens de dire. Wah putain j'cause bien, mais bref. Ça ferait des thunes.

Ah, enfin il se passe quelque chose. Les gens semble légèrement plus tendu. C'était pas prévu de faire quelque chose de violent et immoral cette nuit, ils étaient pas près psychologiquement. Et les conséquences vont foutre la merde, mais on est tous trop crevé pour y réfléchir correctement.

- Ouais mais euh... vous parliez pas des saines valeurs de l'hospitalité y a pas deux minutes ?

- J'me fais chier. Puis c'est moi qui cause bien ici, me copie pas s'teu plaît.

- Mais vous voulez pas euh... y réfléchir à tête reposée demain ?

- PUTAIN MAIS VOS GUEULES, ENFERMEZ LE DANS UNE PIECE PUIS C'EST TOUT.

J'me lève brutalement en renversant ma chaise, rapport au calcul de trajectoire qui est pas nickel actuellement. J'aurais sans doute renoncé à mon idée de moi même si on m'en avait laissé le temps, mais ces connards là se sont senti obligé de me contredire. T'as vu, ils l'ont cherché. C'est pas ma faute.
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Celui qui lit ça est un con. [PV Marken]

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