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 T'façon c'est de la merde tout ça, j'vais pas me casser le cul à chercher un bon titre. [PV Alonzo]

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MessageSujet: T'façon c'est de la merde tout ça, j'vais pas me casser le cul à chercher un bon titre. [PV Alonzo]   Mer 23 Jan - 3:40

Il y a un petit con qui s'amuse à trucider des gens. J'ai rien contre ça, trucider des gens, c'est nécessaire. Il y a les trucideurs et les trucidés, et j'préfère nettement être du bon coté du flingue. Le problème, c'est que ce gars là... je comprends pas ce qu'il fait en fait. Ses meurtres sont totalement dénués de logique. On sait que c'est le même gars parce qu'il bute les gens à chaque fois de la même manière... mais pourquoi ? Ça a aucun putain de sens. Personne sait qui c'est, ce qu'il veut. Juste il tue des gens. Et dans le tas, y avait deux esclaves volés à moi. Une pute et une mule. Et la mule était en train de transbahuter ma putain de came ! Évidemment, à peine il était refroidi que quelqu'un lui a fait les poches et j'ai dû m'asseoir sur le pognon que la dope aurait pu me rapporter. Et pareil pour la pute, évidemment, même si j'ai pas dû investir pour l'avoir puisque je l'ai volé. Mais ça fait un putain de trou dans mes effectifs deux esclaves qui disparaissent comme ça sans raison. Puis c'est pas comme si ça se trouvait sous les pierres, t'as bien vu avec Abel. Puis je me pas me promener et voler tous les esclaves que je veux comme ça, ça serait un peu voyant. Heureusement que ces petits cons protestent pas trop en général, sinon on s'en sortirait pas.
Bref, ce mec qui éventre des gens, ça me fait bien bien chier. Mais je sais pas qui c'est, il est relié à rien de connu. Personne sait qui c'est ce gars là, vu qu'il réclame rien et qu'il se manifeste pas. Il fait que buter des gens. Et on est pas la Garde nous autres les criminels, un mec qui sort de nul part comme ça pour buter des gens sans raison ça a aucun putain de sens. C'est pas comme si il avait buté des gens pour leur voler de la thune, genre, le problème serait beaucoup plus facile à régler. Il devrait bien dépenser son pognon quelque part déjà, en came ou en nana, peu importe. Les criminels se font en général choper parce qu'ils font pas gaffe. Mais lui ben... personne a entendu parler d'un gars mystérieusement riche dans un bordel ou un autre. On en avait bien soupçonné un à un moment, un mec qui faisait des mystères sur le moyen de gagner sa vie. Quand j'ai menacé de lui péter les rotules à coup de talon, il a avoué avoir volé le bas de laine de sa mémé qu'elle cachait sous le matelas. Bref, c'était juste une tafiole. Le milieu criminel, c'est comme partout, c'est plein de couilles molles et de petits cons. Déjà, rien qu'en était pas beurré comme un cochon tous les soirs tu pars avec des points d'avance. Et si t'utilises tes deux neurones avant d'agir et que tu fais pas les choses en fonction de tes problèmes existentiels ou pour impressionner les copains, alors là t'as le quarté plus quinté plus avec mot compte triple. Mais j'pense pas que ce tueur de gens fasse parti de cette catégorie redoutée.

Mais bon, tout ça c'était jusqu'à aujourd'hui. Aujourd'hui j'ai eu un gros coup de bol. Quelqu'un a enfin vu ce petit con à l'action ! Un de mes employés fidèle en plus, du coup y a que moi et lui au courant et pas les connards du quartier voisin. Putain, j'le tiens ce petit connard ! Parce qu'il a des signes distinctifs bien distinctifs : son bras est un géno ! Et c'est un espèce de jeune clodo. Les deux info m'ont fait bugger. Ça ne rentre dans aucun case que je connais. Et si c'était un esclave en fuite ? … ouais okay ça a pas plus de sens comme ça, mais il sait peut être pas comment vivre dans le monde libre. J'en savais rien non plus à l'époque, j'ai fait un putain de carnage imbécile au début parce que je me sentais menacé par tout et que je ne voulais obéir à rien. Ça m'a plutôt bien réussi parce que j'ai une chance de cocu et deux trois connaissances de base en trafic divers. Ça m'intrigue en tous cas, donc je décide de savoir de quoi il en retourne en personne. Ouais c'est un peu pathétique cette envie de voir un esclave en fuite dans ce truc dénué de sens, mais j'suis humain à la base donc j'ai des fantasmes à la con, comme tout le monde. J'aimerais bien que ça soit quelqu'un comme moi, je sais pas pourquoi. Peu importe.

Aujourd'hui, il neige. C'est idéal pour la chasse aux clodo, parce que de ce temps là ils bougent pas beaucoup et ils sont regroupés aux rares endroits à l'abri disponibles. Souvent sous des portes cochères ou des trucs comme ça, ou aux bars pour les plus chanceux. Je pars avec deux hommes – on va voir un tueur récidiviste après tout, il faut mieux être méfiant. Je ne souffre pas du froid, parce que mon Géno m'épargne ce genre de contingences douloureuses et que j'ai longtemps travaillé en extérieur. Puis je suis chaudement habillé. En matière de fringue, j'ai pris l'option de m'habiller comme les autres criminels mais en mieux – enfin ce que j'estime mieux. Des trucs qui font méchant, genre manteau en cuir tout ça. Ça fait un peu pisseuse, mais rappelons que je n'ai que dix huit ans d'âge mental et que j'ai eu l'occasion de choisir mes propres fringues il n'y a que dix ans. Mais bref.
On cherche dans la neige, et on finit après deux heures à déambuler dans les bas-fonds à tomber sur un petit jeune tout seul sous une porte cochère avec un bras en métal, dans le quartier des bordel. Mon quartier de prédilection en plus. Y a des graffitis avec mon nom partout pour bien montrer que c'est mon territoire, mes putes, mes dealers. J'ai pas tous le quartier saint Dietrich pour moi, évidemment, à partir de l'avenue Genesio Demichellis c'est plus chez moi, mais j'ai par contre des intérêts dans le District Semini et celui de Tchï. On se plaint pas. Mais faut pas déconner avec les territoires, c'est un coup à provoquer une guerre ça.
Voici un petit mec brun. Rien de spécial sinon, il est pas en train de se rouler par terre la bave aux lèvres ou de manger un nourrisson, il a juste l'air pauvre et à peu près normal. Mais un jeune clodo avec un bras en métal, ça court pas spécialement les rues alors je vois pas qui ça peut être d'autre. Je connais pas mal de monde quand même, et un mec avec un bras en métal que personne connait y en a pas six cents. Il n'est peut être pas de la Capitale. Je fais signe aux deux mecs de rester vigilants puis je vais m'accroupir devant le gamin. Je sais pas trop comment commencer la conversation.

- Hey, salut gamin, moi c'est Éros. T'aurais pas un petit peu tué des gens sur mon territoire ces derniers temps ?

Oui bah quoi ? La situation était surréaliste dès le départ de toute façon.
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MessageSujet: Re: T'façon c'est de la merde tout ça, j'vais pas me casser le cul à chercher un bon titre. [PV Alonzo]   Mer 23 Jan - 9:22

Froid. Le froid et l'attente, c'était tout ce que l'on pouvait retenir de la journée d'aujourd'hui. Plus tu attends, plus tu as froid, plus tu as froid, plus tu as l'impression que la journée est longue. Vice versa quoi. Et ben Alonzo attendait ici depuis quelques heures déjà s'adonnant à du glandage intense. L'état de son porte-feuille qui n'était pas vraiment au beau fixe depuis quelques temps ne s'améliorait pas vraiment, c'était même de pire en pire. Le temps des vaches grasses, celui où il pouvait tout se permettre était terminé. Maintenant, il était devenu un danger ambulant pour les citoyens d'Ishtar, sa tête était une vraie petite bombe ambulante, son arme une arme de destruction massive. Il trouvait bien sûr parfois un peu d'argent sur ses victimes, mais il l'utilisait souvent pour se payer les bains et le minimum pour manger...aujourd'hui, ce n'était plus comme avant où il pouvait se permettre de ne pas piquer cet argent.

« Eros... »

Ses lèvres gercées prononcèrent ce drôle de nom tandis que son doigt suivait les lettres sur le mur où il était inscrit. Il haussa les épaules : cette inscription devait bien avoir une signification, mais il ignorait laquelle. Alonzo n'était pas vraiment en relation avec tout ce qui était pègre locale et à vrai dire, s'en foutait franchement. Il n'était pas sans savoir que nombre de trafics se déroulaient ici-bas, mais il n'y était pas mêlé et ça ne le dérangeait pas. Quand à savoir qui était ce Eros, il penchait pour une organisation. Éventuellement un truc nommé « Etat de résistance aux orateurs saouls »...ou un truc comme ça, du moins.

Attendre, toujours attendre. Alonzo d'Andrasté n'était pas vraiment fier de ce qu'il faisait, en ce moment. Il aurait même préféré tuer un passant pour l'escroquer de son porte-monnaie, mais à vrai dire, il n'était pas de ses personnes qui tuaient de manière gratuite – enfin pour lui, quoi. Alors voilà, aujourd'hui, Alonzo d'Andrasté était debout contre cette arche, histoire d'éviter d'avoir encore plus froid. Il neigeait dru dehors, mais pas de ce genre de neige sous laquelle il est agréable de jouer. Nous parlons ici de neige qui ne tient pas, une sorte de poudreuse accompagnée d'un vent ultra froid qui poussait à leurs derniers retranchements les habitants des lieux. Alonzo lui avait perdu l'espoir que quelqu'un se déplace jusqu'à lui et foute de l'argent dans sa casquette.

« Froid... »

Au moins, le froid, pendant ce temps-là lui congelait littéralement le cerveau, cela empêchait les voix de se frayer un chemin jusqu'à ses oreilles. Il se frictionna les mains, clignant des yeux et s'essuyant les joues pour enlever les larmes qui perlaient dessus : avec un temps comme ça, il ne pouvait pas tout de suite se barrer d'ici pour trouver l'abri qu'il squattait depuis quelques jours...il finirait enneigé, mort de froid ou quelque chose comme cela. Le blanc était donc à son comble, Alonzo crut un instant mourir de froid et ses rétines être traumatisées par tout ce blanc pétant de mauvais goût. Le vent cinglait parfois son visage, de ce fait, il choisit à nouveau de s'asseoir, collant ses genoux sur sa poitrine.

Quelqu'un. Quelqu'un vient. Pour lui ? Trois personnes même. Alonzo se relève et met son bras en arrière, prêt à se défendre au cas où, on ne sait jamais. La phrase qui suit d'ailleurs confirme le fait qu'il n'est pas tant en sécurité que cela...le visage du gosse, d'ailleurs se fige. Que faire ? Quelles sont ses chances contre ce type ? À un contre un, il sait qu'il les a. A un contre trois, c'est beaucoup plus moyen, il estime même qu'il vaut mieux fuir. Et comment sait-il qu'il a tué ? Finalement, la fuite ne lui paraît pas être une très bonne alternative : si ces trois-là savent qui il est, ça veut dire que la fuite signifierait qu'il est le coupable. Et donc qu'il est possible de le retrouver ailleurs...des crapules comme celles-là ont sûrement tout pleins d'indics pour les guider et leur tracer une toute belle piste jusqu'à lui ou pire, sa mère. Quant à sa sœur...il n'aurait pas plus de scrupules que ça de la jeter dans leurs bras.

« Pardon sire ? Je comprends pas...pourquoi j'aurais tué des gens ? »

Alonzo était comme cela : toujours extrêmement poli, son éducation, on le supposait, les mains derrière le dos. Pour un peu, il aurait presque salué son interlocuteur, mais il a bien trop froid pour pouvoir changer de position à nouveau. La neige, c'est froid.

« ...Par...par contre...l'autre jour...j'ai cru voir un type recouvert de sang. Pendant trois jours, j'ai rêvé de son regard ascardamycte et de ses syncinésies horribles ! »

Il n'avait jamais su trop mentir...
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MessageSujet: Re: T'façon c'est de la merde tout ça, j'vais pas me casser le cul à chercher un bon titre. [PV Alonzo]   Jeu 24 Jan - 1:56

Sire ? Pourquoi qu'il m'appelle sire ce con là ? … c'est vrai que les clodo vivent dans leur espace-temps personnel. Enfin c'est plutôt les vieux qui picolent tout le temps qui sont incompréhensibles, les jeunes en général ils se réunissent en meute. Ils picolent aussi remarquent, mais ils vivent encore dans notre monde, un peu. Je sais pas ce que c'est ce bestiau là. Il a l'air inquiet de nous voir en tous cas. Normal, pour lui ça doit être stressant des gens de la civilisation qui viennent lui poser des questions. Ou il a déjà entendu parlé de moi. En tous cas, il a pas l'air au courant. Mais j'vais pas me laisser démonter par ça. J'ai un mec qui l'a déjà vu ce meurtrier après tout, et ce mec il est à ma gauche là. C'est le même qui m'a accompagné chez le toubib. De la bonne présence rassurante et fidèle comme on en fait plus. Utile. Contrairement aux petits cons qui nuisent au commerce en butant des gens au petit bonheur.

Et il me parle de je sais pas quoi, un gars cané qui l'a traumatisé ou va savoir. Et son regard... quoi ? De quoi ? C'est quoi qui est horrible ? Bon, je suis pas spécialement cultivé, mais je m'estime pas plus con qu'un autre. Puis j'ai lu, un peu. Pas grand chose, mais suffisamment pour garder mon calme face à des mots comme « éphémère » ou « alcôve ». Ce qu'il a dit, ça ressemble à du vocabulaire, sûr et certain, mais le sens...

- Hein ?

Bon, pas important en fin de compte. De toute façon, le sujet de base c'est qu'il me parle d'un mec cané qu'il a vu. C'est pas intéressant. Savoir le sens de ces mots ne rendra pas tout ça plus intéressant. Faut mieux laisser tomber alors. Je fais signe à mon employé, c'est à son tour de participer. L'autre n'a rien à faire à part avoir l'air vaguement menaçant, alors il continue. Je lance en direction de mon témoin principal :

- C'est lui ?

Mon employé plisse les yeux dans la direction du gamin. C'est vrai qu'il l'a pas forcément vu bien de face et immobile. Du coup il prend du recul pour voir le clodo sous un angle différent, celui sous lequel il l'a vu pour la première fois je suppose. Rapidement, il arrive à une conclusion :

- Ouais c'est lui. Il a beau mentir, c'est lui quand même.

Là, je me tourne vers le clodo. Il doit se sentir comme un clodo très seul là. Je pourrais le buter sommairement, bien sûr, mais ça serait manquer de professionnalisme. On sait toujours pas pourquoi ce petit con là a buté autant de monde. Et d'ailleurs... comment un clodo s'est retrouvé avec un Géno et un vocabulaire pareil ? Ah, le chaos de la diversité humaine. Il doit avoir un parcours bizarre de vie celui là, ou alors j'ai pas encore assez de connaissance sur les humains, encore. Que ce soit un esclave en fuite donnerait sens à tout ce bordel remarque. Le Géno, le vocabulaire bizarre... quoique. Mettons qu'il lui ait foutu un Géno au bras pour assurer je ne sais quel travail laborieux, le vocabulaire a rien à voir là dedans. En fait, la seule possibilité qui me vient, c'est que le bras serve à des travaux de précision, comme de la chirurgie. Les mots qu'il a dit ressemblaient drôlement à des mots médicaux, mais j'en sais rien. Mais ça n'existe pas des esclaves médecins ! Ça serait comme un mouton qui ferait le berger, ça n'a aucun putain de sens.

- Qu'est ce que t'es ? Pourquoi t'as buté des esclaves à moi ? Tu travailles pour quelqu'un peut être ? Dis moi !
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MessageSujet: Re: T'façon c'est de la merde tout ça, j'vais pas me casser le cul à chercher un bon titre. [PV Alonzo]   Mar 5 Fév - 9:08

Mentir, pas mentir ? Encore une fois, quel pouvait être le meilleur plan ? D'un côté, mentir lui épargnerait de mourir...d'un autre côté, il était tellement mauvais menteur, et puis cet homme disait l'avoir vu ! On ne pouvait se tromper lorsqu'on voyait Alonzo : non que sa tronche était atypique – il avait une saloperie de tête de noble – mais plutôt que le jeune homme avait tout de même un bras en mélange et un air curieusement barré au fond des yeux. Putain, il l'avait reconnu – non, diantre ! Exprimons-nous correctement – il y avait-il encore rien qu'un espoir, un tout petit espoir pour qu'il dise finalement que ce n'était pas lui, son clone, il ne savait quoi d'autre. Les brefs regards d'Alonzo vers l'extérieur le renseignait sur l'impossibilité de la fuite : la tempête, toujours la tempête qui sévissait. Si au début la neige n'était pas si forte, l'on avait du mal, maintenant, à distinguer les toits aux alentours. Curieusement, le noble n'avait plus fort, quelque chose d'autre avait le mérite de le préoccuper.

Que faire alors ? Si il avait tué quelques uns de ces esclaves, le type ne resterait sûrement pas là à le remercier ? Pour une fois, la folie ne perça pas dans ses yeux, la raison parut même rester ici, malgré l'envie qu'il avait de se barrer complètement en live. Plus rien. Comme s'il était un garçon normal, même les voix dans sa tête s'étaient tues. Juste un silence des plus désespérants comme si celui-ci aurait pu le rendre encore plus fou que tout et rien à la fois.

« Bu...bu...buté des esclaves à vous ? Je...je ! C'est pas ma faute, je le jure ! C'est les voix, dans ma tête, les voix qui me l'ont demandé ! Là elles sont pas là mais...mais l'autre jour, elles y étaient, c'est insupportable, ça me donne envie de frapper, de tuer ! Je vous jure que je n'aime pas ça également, monsieur mais quand les voix demandent quelque chose, je ne peux pas résister ! »

Le ton de sa voix était rapide, ses mots étaient enchaînés les uns avec les autres : Alonzo d'Andrasté avait peur. Plus que cela, il était frigorifié par la peur, ses yeux traînant un peu partout et observant avec appréhension le colosse d'1m80 – du moins pour Alonzo, il paraissait être un colosse, il avait l'air beaucoup plus intransigeant que lui, du coup – ses cheveux, tous les détails de son visage. Qui était-il, ce type ? Comment en était-il arrivé là, à faire le proxénète à esclave ? Tout d'un coup, Alonzo eut peur qu'il le prenne, lui, pour un esclave, et qu'en guise de vengeance, il l'embarque et le force à se prostituer. L'imagination fantasmée et cauchemardée pourrait ne pas être trop loin de la réalité.

« Je...je m'appelle...Ernest Nocturnae ! Laissez-moi tranquille ! »

En prononçant le nom d'une famille des plus nobles, il ne faisait que mentir à moitié : de un, il ne bafouait pas l'honneur de sa famille, et de deux, il avait lui-même qu'il avait rien à faire avec les esclaves et toute l’engeance des bas-fonds, étant lui-même de bonne lignée. Son regard passa du chef – puisqu'il avait l'air de commander, il aurait désormais ce surnom-là, dans sa tête – au type qui l'avait dénoncé. Le genre de citoyen d'Ishtar comme il y en avait dix-mille. Il se barrerait de là qu'il oublierait aussitôt et n'aurait même pas été capable de le reconnaître au coin d'une rue.

« C'est ma tête je vous dis, ma tête ! Elle est pas là, là ! Ils y ont placé un géno, vas-y, réveille-toi, pourquoi tu fais pas ce que je te demande, pour une fois ? »

Quelqu'un de normal l'aurait pris pour un fou...remarquez, il était fou, ce géno à la con l'avait rendu complètement chtarbé et malsain. Il faisait de grands gestes pour expliquer ce qu'il avait, nul doute que ça ne persuadait personne, mais au moins, il avait eu le mérite de ne pas mentir, ne pas faire dans son froc et surtout de ne pas s'être enfui pour être rattrapé deux mètres plus loin ; ou les trois en même temps.

« Je ne tue que ceux avec les génos ! »
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MessageSujet: Re: T'façon c'est de la merde tout ça, j'vais pas me casser le cul à chercher un bon titre. [PV Alonzo]   Dim 3 Mar - 21:39

Bon, il est fou, mais qui l'est pas hein ? A écouter les humains ils ont tous leurs petites particularités de fonctionnement (« moi y a rien qui me fait peur, sauf les souris ») complètement débile. Tous fous à lier. Et si c'était seulement ça... Il a bien pire : les anecdotes sur l'enfance. Du genre avoir peur de choses qui n'existent pas. Totalement incompréhensible pour moi. Enfin il y a beaucoup de situations que je ne peux pas appréhender comme un libre, mais il faudrait vraiment chercher les détails pour mettre le doigt dessus et ça ne m'est encore jamais arrivé de tomber sur quelqu'un de soupçonneux à ce point là. Et plus le temps passe, et plus je comprends et j'arrive à singer. Mais revenons en à notre fou.
Il entend des voix, certes. Au moins il a l'air convainquant quand il dit ça ; il ressemble vraiment à un fou. Et à un mec qui a peur aussi, ce qui me fait bien plaisir. J'aime les gens qui sont assez mature pour savoir qu'ils ne sont pas immortels. Et il ne nie pas m'avoir dessouder des esclaves, ça me fait gagner du temps qu'il mente pas. Mais je comprends pas trop le rapport entre entendre des voix et tuer des gens. Moi j'ai pas besoin qu'on me parle pour le faire. D'ailleurs je ne sais pas exactement ce qu'il veut dire par « entendre des voix ». Ça m'est jamais arrivé. Et pourquoi il fait ce que disent les voix ? … enfin je peux comprendre que notre volonté rende les armes pour des raisons totalement ésotériques. Tu me dis « du matin au soir », je peux plus rien faire je suis comment un con. Je me demande comment ils ont fait pour inventer le mot d'obéissance. Peut être que le gamin fait référence à un truc comme ça. Enfin il parle d'un scientifique qui lui aurait mis quelque chose, de géno, je ne comprends pas. Et il me dit son nom aussi, mais comme j'ai pas vraiment le bottin mondain en livre de chevet bah ça me dit rien. Mais sa façon de parler trahi effectivement une origine aristocratique. Enfin il parle comme un gros bourge quoi. La diction, le choix des mots, le respect de la grammaire... enfin quand il part pas en freestyle à m'expliquer qu'il entend des voix. Bref, faut démêler tout ça. Je m'accroupis en face de lui dans la neige, ignorant totalement le froid.

- Bon... je vais être plus clair : je suis Éros*, et t'as buté des gens dans ma zone. Des gens à moi. Du coup la solution simple ça serait de te faire crever, hein, tu t'en doutes, mais je comprends rien à tes conneries. C'est quoi ces voix là ?

Je me roule une cigarette, puis je l'allume. Suis je assez menaçant ? Je sais pas. Faudrait pas trop en faire et passer pour un con non plus. Puis y a aussi l'histoire des géno que j'ai pas compris. J'vais pas lui dire que j'en ai un hein, si jamais ça lui donne envie de me sauter dessus et qu'on soit obligé de le buter tout de suite. Parce que le zigouiller, c'est bien au programme, mais une fois que je saurais pourquoi il bute des géno et pour qui. Voilà. Vu le nombre de gens qu'il a tué sans rencontrer de problème, j'ai du mal à croire qu'il soit un vrai clodo tout seul :

- Et puis bordel c'est quoi cette putain d'histoire de géno ? Tu bosses pour qui ? T'es d'où ? J'te préviens, je suis pas spécialement patient.

Enfin, pas plus ou moins qu'un autre, mais là ça fait déjà cinq minutes qu'il me parle en chinois je commence à saturer. J'vais finir par vraiment perdre patience et lui régler son compte sans savoir le fin mot de l'histoire, comme un con. Je fume ma clope en regardant son visage qui semble trop jeune pour un mafieux, trop pauvre pour un tueur à gage, trop gentil pour un meurtrier sadique ; je bite que dalle de nada de rien.

* Nan c'est pas moi qui suis con à faire se présenter deux fois mon personnage, c'est Alonzo qui a zappé que je l'avais fait dans son rp. è_é
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MessageSujet: Re: T'façon c'est de la merde tout ça, j'vais pas me casser le cul à chercher un bon titre. [PV Alonzo]   Sam 16 Mar - 13:04

Ouais ben en même temps, il était tellement affolé que le nom « Éros » lui était passé par une oreille pour ressortir par l'autre : aussi simple que cela. Alonzo regardait l'homme en face de lui, terrifié. Lui qui était un noble, il se retrouvait maintenant avec un statut plus bas qu'un gardien de bordel. Il avait honte de lui, alors qu'il les méprisait il y avait quelques années, alors qu'il n'hésitait pas à leur cracher dessus pour de vrai et à en frapper quelques uns pour bien faire passer le fait qu'il était supérieur. La honte. Mais maintenant qu'il y avait les voix, ces fameuses voix, tout était différent : Alonzo n'était plus du tout le même, il n'agissait plus pareil, aurait fait n'importe quoi sans doute pour avoir un dîner comme ceux qu'il avait auparavant...Et pour voir sa mère.

« Les voix...les voix c'est...c'est... »

Calme-toi Alonzo. Tu n'es pas en position pour faire l'idiot, il faut que tu répondes le plus calmement et convenablement possible à cet homme...ou sinon, il va te descendre : ou pire encore. Il passa de nouveau son regard sur la neige, l'homme qui y était accroupi et auquel il allait devoir répondre, et sur ses pieds. Tout d'un coup, ceux-là lui paraissait bien intéressants, et s'il fermait ses yeux...s'il fermait ses yeux, il entendait des chuchotements.

C'était comme le chant des sirènes, un hymne plutôt doux et insaisissable...car au début, cela commençait toujours comme ça. Il entendait donc un murmure dans ses oreilles, la voix de sa mère lui chuchoter que ça allait aller, celle d'un narrateur invisible qui décrivait l'apparence de sa demi-soeur, Lou, et la façon dont ses hanches bougeaient. Et puis ça se gâtait. Ça se gâtait vraiment et il perdait toute notion de réalité : les voix s'amplifiaient, ça parlait de sang, de désir de calme, de haine.

Je ne sais pas ce que j'ai voulu JE HAIS JE HAIS ! Je hais Lou d'Andrasté elle et ses mèches, mèches qui descendent le long de ses fesses obsédé oui...il y a le sang le cri des morts, les morts étendus sur le sol et puis soudainement moi. Moi et mes mains qui piochent dans la peau qui pioche le sang le portant à mes lèvres à ma peau qui je me déshabille j'ai l'air d'un petit enfant, maman, maman comme si j'étais un gamin. Oui...Oui...

Aucune voix pour le consoler. Aucune voix pour lui dire que ça allait passer. Sa mère était nulle part et les voix matérialisaient les moindres bruits du vent, de la pierre et de la circulation. Plus que « des » voix, c'était la sienne, de voix, sans doute ce qui était le plus insupportable, comme si un autre lui résonnait dans sa tête à tout moment, menaçant de le faire se l'éclater contre un mur, de...

« ASSEZ ! ASSEZ ! »

Il s'écroula dans la neige et s'y roula, en pleurs.

« Je...je les entends. Ça raconte mes souvenirs...quand...quand j'ai eu un nouveau bras...on m'a implanté un autre géno...j'étais fan des génos, j'y suis allé de mon plein gré...mais...mais le scientifique a fait des expériences sur moi. Il m'a...m'a mis quelque chose dans la tête et ça fait des voix, ma voix...je me souviens de tout, tout le temps ! Ca fait tout le temps du bruit, je n'en peux plus ! Il...il n'y a que le sang qui me calme... »

Il ne devait pas l'attaquer, ne pas l'attaquer ou il se ferait tuer...ce type-là, il était plus fort que lui. Alonzo n'était pas spécialement intelligent, mais il savait le reconnaître, lorsque quelqu'un le surpassait, et même s'il avait son bras, les Voix le mettait toujours dans un état catastrophique...et tout le monde sait combien il est facile de battre une personne qui est émotionnellement dérangée.

« Laissez-moi partir...je dois...dois tuer. »
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MessageSujet: Re: T'façon c'est de la merde tout ça, j'vais pas me casser le cul à chercher un bon titre. [PV Alonzo]   Ven 22 Mar - 0:07

Soudain le clodo devient bizarre et se met à hurler, ça stresse tout le monde. Je me relève brutalement et je recule pendant qu'un de mes associés sort son arme et la pointe sur le bourge. Mais il fait que pleurer, en fait. Il se met à raconter sa vie, ensuite. Un truc complètement improbable. Un petit bourge qui se fait poser un implant qui rend fou à son insu. A mon avis, il est juste cinglé. Y a pas d'implant, c'est dans sa tête. Les fous c'est ça. Il a eu son bras et ça l'a rendu fou parce que c'est pas le vrai, et il s'est monté toute une histoire dans sa tête. Et ça le fait tuer des gens, pas pour l'argent ou le pouvoir donc pour rien. C'est incroyablement absurde. Je m'avance vers le gamin pour lui mettre un coup de pied, histoire de relâcher la frustration, mais mon associé me repousse d'un revers de la main. Je suis tellement surpris que je ne résiste pas et recule de quelques pas :

- Bordel de...

- Ce type bute les Géno ! Reculez, vous en êtes un.

Quelque fois, la stupidité est tellement inattendue et énorme qu'elle fait s'éteindre le cerveau. Je le regarde avec l'air con quelques secondes, le temps d'être pénétré par cette incroyable connerie.

- Mais ! T'es vraiment trop con ! C'est pas écrit sur mon front ! Il l'aurait jamais su si tu lui avais pas dit espèce de connard ! Maintenant, si il crache des flammes avec son bras ou j'sais pas quoi, j'suis vraiment dans la merde. Bute le avant qu'il fasse un truc.

Et là, pendant que le gars enlevait la sûreté, mon deuxième employé intervient pour la première fois depuis le début de la scène, et sauve temporairement la vie du clodo en émettant une objection tout à fait recevable :

- Attendez ! Il a pas dit « Nocturnae » ? C'est des gros bourges ça nan ? Pas loin de l'Empereur et tout. Si on le bute comme un gros chien dans une rue qui sent la pisse, on va un peu se foutre dans la merde. Puis y a p'tète du pognon à se faire.

Ça se réfléchit. J'suis p'tète un impulsif, mais je vais pas chier sur les pompes de l'Empereur non plus. Et c'est vrai que le gamin ressemble violemment à un bourge, il dit des mots incompréhensibles et il a des dents en bon état. C'est un signe qui trompe pas, la dentition, un mélange entre une bonne alimentation et une hygiène correcte ça se reconnaît de loin... mais c'est peut être un esclave en fuite qui nous monte un char. Je préfère la thèse du fou, elle m'a l'air plus probable. Et là, on m'annonce que c'est peut être un fou qui vaut de l'argent. Enfin... si on peut lui faire confiance quand il se présente. Il est fou, après tout, les fous c'est connu pour raconter de la merde. Aucun moyen de savoir. Du coup je me mets à réfléchir à voix haute, si jamais quelqu'un a une suggestion intéressante à faire par dessus mes réflexions :

- Putain, c'est peut être un esclave en fuite hein. Et un beau modèle, pour avoir les dents blanches comme ça et raconter des mensonges aussi bien foutu. Le bas de gamme est en général complètement abruti... mais il est fou ce gars de toute façon, comment on peut croire un mot de ce qu'il dit ? Vous vous y connaissez vous en voix dans la tête ? Et puis si c'est un esclave, comment on fait la différence avec un humain hein ? … les scientifiques ont bien dû penser à ça quand ils ont conçu leur bordel. Putain. Faut que je réfléchisse, deux secondes.

Je cherche une question à poser à laquelle un esclave ne pourrait pas répondre ou un truc comme ça, mais comme je suis pas concepteur de test de personnalité ben je tourne un peu en rond. Je devrais pourtant pouvoir trouver ça, merde.
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MessageSujet: Re: T'façon c'est de la merde tout ça, j'vais pas me casser le cul à chercher un bon titre. [PV Alonzo]   Mar 30 Avr - 7:26

Fou, fou, il était fou. Les voix qui, au début, n'étaient que murmures s'étaient amplifiées. Là, elles résonnaient dans sa tête comme s'il s'était trouvé dans une cathédrale ayant une portée acoustique bien au-delà des limites humaines. Et qui ne deviendrait pas fou en entendant continuellement ces murmures – que dis-je, ces hurlements! – dans sa tête. Ceux-là résonnaient dans sa tête comme l'auraient fait de vulgaires cloches et le poussait à foutre ses mains sur ses oreilles, pendant que sa tête, elle, était emmitouflée dans la neige. Peut-être que dans quelques minutes, il se rendrait compte qu'il était bon pour une bonne grippe, mais là, il était en plein délire.

Le garçon criait, gueulait. Il se roulait presque par terre afin d'empêcher les voix de trop faire de bruit. Et Eros, bonne question ? Après avoir crié – encore – qu'il l'attaquera, il avait subi une poussé de bruits dans sa tête qui l'avait contraint à rester momentanément immobile. Les paroles d'Eros, il ne les écoutait pas vraiment : à vrai dire, il ne le pouvait pas. Premièrement parce que sa tête ne pouvait pas bouger, ou plutôt qu'il ne se sentait pas la force de bouger de là. Deuxièmement parce que les Voix faisaient un tel chahut dans sa petite tête qu'il restait là, pour le moment immobile, mais prêt à devenir une bête féroce et buter n'importe lequel de ces clampins. Du sang, du sang, il lui fallait du sang : il se foutait désormais que le type ait un géno ou non, il avait juste besoin de sang et en pleurait presque. Il voulait se tremper le visage dans cette substance métallique, le lécher, se reposer l'esprit, se sentir en paix.

Ses doigts – commençant à devenir violets – se crispèrent dans la neige. Quelques mots réussissaient toutefois à lui parvenir jusqu'aux oreilles, mélangées avec d'autres. Cela formait donc des phrases assez étranges dont le sens était plus qu'incertain. Il pensait entendre des trucs sur ces gens qui pensaient qu'il était un esclave, qu'il avait les dents blanches. Il entendit même une voix qu'il parlait de le vendre, d'exploiter son corps. Il releva sa tête de la neige ce qui eut seul effet de faire augmenter le fatal volume et de le faire hurler encore plus fort. Pris d'une crise de rage, il se releva complètement, sur ses dents pieds, ses mains gelées dont les poings se serraient et regardait dans la direction des voix. Des autres voix. Il y avait tant de bruit qu'il ne savait même plus où ils étaient, eux, les autres. Il avait l'impression de les voir, mais il était dans un tel état qu'il ne parvenait plus qu'à distinguer des formes et des ombres.

Le taureau fonça vers la forme qu'il pensait être Eros et son bras en métal frappa, fort. Il heurta quelque chose de mou qui poussa un cri, alors, le jeune noble se jeta dessus, puis commença, dans la précipitation, à arracher à toute vitesse tout ce qui bougeait – membres, cou, sang. L'odeur du sang le calma, il sentit son cœur ralentir son rythme. Ses mains touchèrent fébrilement le corps du pauvre homme qui avait fait les frais de sa folie et il les porta à sa bouche, léchant, jappant le sang. Et puis il resta là, abasourdi, presque choqué. Son visage avait été éclaboussé par le sang, il était à califourchon sur l'homme qui, en réalité, n'était pas Eros. Comme s'il était dans un temps irréel, le jeune homme s'agrippait au tronc du pauvre cadavre comme s'il ne voulait pas partir d'ici, trop choqué pour dire quoique ce soit. Enfin, lorsque les voix diminuèrent, il sentit le froid, ce froid terrible, revenir. Ses doigts qui lui brûlaient, ses dents qui claquaient. La chaleur momentanée du tronc sur lequel il se trouvait.

« ...Je...qu'ai-je fait ? »
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MessageSujet: Re: T'façon c'est de la merde tout ça, j'vais pas me casser le cul à chercher un bon titre. [PV Alonzo]   Mar 30 Avr - 22:49

Le bras en métal fonça vers le visage de mon employé, qui parti en arrière sous le choc. Et le cinglé se jeta dessus pour... lui arracher la viande des os. Ou quelque chose comme ça. Et je sais pas pourquoi, moi j'ai en tête la soirée où il a fêté la naissance de son chiard. C'était y a quoi, deux semaines ? Il était content de ça. Puis ça fait un moment qu'il bosse pour moi, cela dit. Quelques années ? Un mec efficace, d'habitude. Là ça a été trop rapide pour lui et pour moi. Le pouvoir terrifiant des machines, tout ça. Quand le sang a commencé à gicler partout j'ai reculé tellement brutalement que je suis tombé sur les fesses. Surprise ! Le flingue que tenait feu le mec a volé, je me suis jeté dessus en roulant dans la neige. Et... et du coup l'arme a pris l'eau, elle me sert à rien. Merde ! Je la garde quand même dans la main, juste pour sa fonction rassurante, et je cherche du regard mon autre employé. Je vois que ses coudes et ses fesses qui s'éloignent. Connard de bâtard d'sa mère ! Il a la trouille alors il se barrer, et il me laisse comme un con avec ce malade ! On aurait dû le buter directement, au lieu de faire les fins à vouloir déterminer si ça rapporterait quelque chose de le prendre en otage. On a été trop sûr de nous. Et maintenant y a un mort, et va pas tarder à y en avoir un deuxième si je reste assis par terre à regarder mon employé se faire éviscérer.

Je me relève, pendant ce temps le gamin semble retrouver ses esprits, 'fin... façon de parler. Il semble choqué et terrifié. Et il est allongé sur le cadavre ou... enfin les morceaux quoi. J'ai envie qu'il bouge son cul de là, il a rien à faire là. Putain faut que je me casse, mais voir mon employé éparpillé partout me fait mal au ventre. J'avance vers le gamin et je le tire par le col pour le virer de là pendant qu'il est encore choqué. Je peux pas le tuer, mon arme est tombée dans la neige et la poudre a pris l'eau. Mon autre employé s'est enfui devant la violence du spectacle. C'est vrai que aussi inventif qu'on puisse être, on transforme pas les gens en viande hachée à main nue en hurlant comme un possédé. Le gamin, lui, l'a fait. Maintenant il fait plus du tout inquiétant, c'est pour ça que je me sens assez suicidaire pour l'empêcher de profaner le corps de mon employé en restant à califourchon dessus. Le psychopathe est tout maigre et pèse pas très lourd, j'arrive à le projeter en arrière en le tirait par le dos de ses fringues. Mais je peux pas le buter. Tuer rapidement quelqu'un à main nues sans lui laisser la possibilité de se défendre, c'est pas à la portée de tous les mortels. Saloperie de neige. Je pointe pourtant l'arme inutile vers le clodo. Un esclave en fuite qui bug dans sa tête ? Un petit bourge ? Ça n'a plus d'importance maintenant.

- TIRE TOI !

Ensuite j'enlève mon manteau et j'essaye de mettre ce qu'il reste de mon employé dessus, être dans la neige en débardeur ne me gêne pas. Je peux pas le laisser au milieu de la rue comme ça. J'ai mal au ventre. C'est... trop bizarre. Je l'imagine vivant, et après j'ai en face de moi sa tête avec la figure toute explosée. Je ferme sa bouche en forçant dessus comme un malade et j'entends les os croustiller. Ce sale connard de gamin a dû lui casser la mâchoire très fort avec son coup de poing, la bouche a plus trop un aspect naturel, et je suis pas sûr que ses dents devraient dépasser par son menton. De toute façon il a du sang et des morceaux partout on distingue rien. Je lui ferme les yeux ensuite, ça va tout de suite beaucoup mieux. Ensuite je m'accroupis aux alentours pour ramasser tout ce qui traîne et qui est plus gros que mon poing fermés. Y en a tellement que je finis trempé jusqu'aux os, mais j'ai pas vraiment froid. Quand j'étais chez mon propriétaire, par temps de neige, il fallait pelleter le chemin de la sortie du fiacre jusqu'au portail sans foute du gravier partout, et ça prenait un temps fou. Il fallait aussi des fois virer la neige de la branche des arbres pour pas qu'ils s'écroulent. Rien à foutre du froid, donc.

Quand il me semble que j'ai à peu près tout récupéré et remis à peu près à sa place – y avait des tripes partout – je ferme mon manteau avec la ceinture de mon futal pour pas que ça soit trop visible. J'peux tirer le corps comme ça comme une civière, sur la neige c'est assez simple. J'aurais pas pu le porter, sinon, il doit être de dix kilos plus lourd que moi et sept ans de travaux forcés m'ont mis le dos en miettes. Là ça ira. Il reste quand même du sang partout. La garde me fera pas chier, cette fois, on dirait vraiment que mon employé est mort en s'approchant trop d'une hélice en marche ou un truc comme ça, un accident tragique quoi. Et il faut bien que je ramène le cadavre. Y a pas un système de médecin légiste et de pompes funèbres dans la Capitale, chacun se démerde avec ses morts. Si je dis que c'est mon pote mort à cause d'un accident de travail avec de l'outillage agricole, à priori vu sa gueule on va pas trop me poser de question. On va dégueuler surtout.

Je chope un morceau du manteau et je commence à tirer. J'ai mal au dos d'avoir roulé par terre et de m'être accroupi brusquement plusieurs fois, mais ma technique marche plutôt bien et j'arrive à avancer de quelques mètres – je dois m'arrêter pour ramasser les morceaux qui tombent. De la neige fondue me coule dans le dos. Je gueule une dernière fois au gamin :

- TIRE TOI ! Si quelqu'un te revoit à la Capitale tu meurs !
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MessageSujet: Re: T'façon c'est de la merde tout ça, j'vais pas me casser le cul à chercher un bon titre. [PV Alonzo]   Mer 1 Mai - 1:00

Là. Il mit sa main devant sa bouche, regarda l'Homme ramasser les bouts éparpiller. L'odeur du sang était de plus en plus forte et, même s'il s'était calmé, il se sentait mal à l'aise comme ce n'était permis. Pour la toute première fois, il avait tué un homme qui n'avait pas de prothèse : non pas qu'il pensait que ceux qui en avaient méritaient la mort, mais plutôt que ça lui fixait une limite. Que comme ça, il se disait qu'il n'allait attaquer le commun des mortels. Qu'il n'irait pas attaquer sa mère. Il contemplait ses mains, toutes poisseuses, toutes gelées. Fallait-il qu'il se rende aux autorités ? Qu'il l'enferme pour qu'il ne tue plus ? Alonzo avait parfaitement conscience que, cette fois-ci, il avait été trop loin. Que la prochaine fois, il tuerait sûrement une petite fille, un petit garçon. Ou pire, quelqu'un de la noblesse ! Et cette idée-là lui était clairement insupportable.

Abasourdi, son regard s'était tourné vers le seul survivant de ce massacre, l'autre s'étant enfui. Levant le bras de façon à pouvoir détailler des yeux les moindres détails de son géno, il alternait : Eros, le geno, Eros, le geno. Plus il voyait ces bouts de fer, plus il se demandait si, oui ou non, il était humain. Il y avait bien le sang qui coulait dans ses veines, le même sang qui coulait dans celles de Lou, ou encore de cet homme, là, par terre. Les ordres qu'avaient aboyé Eros résonnaient dans sa tête comme le faisait les voix, avant. Oui...les humains, il n'était plus fait pour vivre avec eux. Plus fait pour vivre à Ishtar. L'odeur le prit soudainement aux tripes et il vomit. Putain de cadavre.

Il allait partir. Loin, très loin. Partir pour ne plus jamais se retourner. Partir à la recherche d'un scientifique efficace qui pourrait lui retirer ce qu'il avait dans le cerveau. Alonzo, à l'instant, se foutait d'être exploité par un connard, se foutait complètement de tout et n'importe quoi. Il voulait garder le geno qu'il avait au bras, mais il aurait fait tout et n'importe quoi pour se débarrasser de ce qu'il qualifiait de « geno de cerveau », même s'il n'avait jamais eu réellement aucune preuve tangible que la cause de cette folie, c'était le geno, et pas lui. D'un geste presque enfantin, maladroit, il essuya les divers restes de nourriture en bouillie qui lui restait sur le coin de la bouche, crachant dans la neige pour se débarrasser du goût amer.

« Diantre... »

Il décida de prendre son courage à deux mains et de partir d'ici : on l'avait déjà trop vu dans le secteur, il ne fallait pas que quelqu'un retienne exactement la tête qu'il avait. Il avisa du regard l'arme à feu que l'autre tenait dans les mains, et se demanda pourquoi, pendant quelques secondes, l'autre ne le tuait pas. Avait-il peur de lui ? Combien de temps, surtout, pourrait-il tenir ? Quel serait le prochain meurtre qu'il serait obligé de commettre ? C'est ainsi que Alonzo d'Andrasté prit ses jambes à son cou. Il laissa sur place Eros et l'infortuné cadavre, il laissa sur place une babiole annotée de son nom et de son prénom, tombée de sa poche alors qu'il commettait le meurtre : il s'agissait d'un jouet pour gosse, un mini cheval à bascule auquel il tenait comme à la prunelle de ses yeux.

Il courut sans s'arrêter, même si le froid était dense. Il s'arrêta une fois qu'il fut sûr de ne plus être poursuivi, dans un quelconque délire schizophrène, lorsqu'il vit une forêt d'arbres en face de lui.

Ses lèvres bougèrent alors, et un long soupir sortit de sa bouche.

« Mère, qu'ai-je fait ? »

L'odeur qui régnait dans la forêt était telle qu'elle l'endormit. Et il tomba par terre. Le matin, il se réveilla avec un léger mal de tête, mais aucun signe des voix.
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T'façon c'est de la merde tout ça, j'vais pas me casser le cul à chercher un bon titre. [PV Alonzo]

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