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 On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]

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Magister Architectura Templi

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MessageSujet: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Lun 15 Avr - 5:07

Al van Koriolis était largement sous-estimé par la noblesse d'Ishtar. Nombre de gens pensaient qu'il n'était qu'un maigrichon farfelu et socialement inadapté. Bien sûr, cela était vrai dans une grande mesure. Et cela impliquait qu'il n'arrivait pas à trouver un mécène. Nulle part. Les banques se montraient prudentes, très prudentes. L'Université ne pouvait lui fournir tout ce dont il avait besoin. Surtout que ni la Duchesse Commandante, ni le Régent ne sont encore venus voir son projet. Avec l'intérêt d'une telle personne, il pourrait sans aucun doute bénéficier de subsides...

Bien sûr, le Grand Duc Maximilien lui avait donné une lettre de change. Un document précieux qui n'en restait pas moins sans valeur pour Al. Selon lui et son raisonnement, un argent qu'il n'avait pas demandé à obtenir ne pouvait être utilisé dans le cadre de son travail. L'argent que l'Université lui versait, de part son statut de scientifique et Magister des Transports, provenait déjà des caisses impériales. Il ne voulait pas être favorisé par rapport à ses collègues.

Alors, les choses étaient assez simples : il lui fallait une autre source d'argent. Autre que l'économie habituelle de la Capitale. Des rumeurs étaient parvenues jusqu'à lui, dans les couleurs de l'Architectura Templi. Ses collègues parlaient d'un contact qui connaissait quelqu'un qui était prêt à fournir des fonds aux gens dans le besoin, tant qu'on lui assurait un intérêt. Les banques n'étaient pas différentes. Même la noblesse la plus riche cherchait toujours à avoir quelque chose en retour... Ne fut-ce que du prestige. Al était certain que son invention, une fois en fonction pourrait lui assurer de quoi rembourser son prêt.

L'ingénieur profita alors d'un jour où Abel serait là pour y aller. Il avait obtenu l'adresse où se rendre et un nom. L'esclave blond l'accompagnerait pour lui donner de l'assurance et pour parler au cas où l'affaire serait difficile à négocier. Après tout, il était nettement plus doué pour cela. Et il était indéniablement charmant ce qui lui facilitait davantage les contacts humains.

- Viens, Abel. Je veux sortir. Tu vas m'accompagner pour emprunter de l'argent.

Al était affublé de sa tenue habituelle de tissu simple. Pantalon et chemise, une petite cape plus chaude par-dessus. Bottes en cuir et ceinture à laquelle pendaient de nombreuses sacoches et attaches pour ses outils. Il n'était pas difficile de reconnaître sa profession, même si son physique frêle et empreint de timidité ne le désignait pas au poste, pourtant élevé, qu'il occupait en réalité.

Ayant consulté un plan de la ville, il savait où ils devaient se rendre. Il s'agissait d'un lieu au sein du District Saint Dietrich. La naïveté du rouquin l'empêchait de se poser des questions quant à la présence d'un prêteur potentiellement plein aux as dans le quartier le plus miséreux de la ville. Le tram du Firmament amena les deux hommes assez près de leur destination. Une dizaine de minutes plus tard, ils étaient devant la porte de ce qui ressemblait en tout point à une maison close. Imperturbable (grâce à son ignorance), Al frappa à la porte et demanda à être conduit devant Éros, avec lequel il devait parler affaires.

Il le fit en ajustant nerveusement ses lunettes, mais il sembla assez crédible pour que la montagne de muscles qui leur ouvrit la porte hausse les épaules et s'exécute. Le Magister dévisagea les lieux sur son chemin avec curiosité. Même Raphaël ne l'a jamais traîné dans un lieu pareil et Abel l'éviterait certainement par prudence et souci de sa sécurité. Mais il était un peu tard et le petit homme de science avait besoin d'argent. Une fois devant celui que le portier (était-il portier ou passait-il simplement près de la porte ?) appela "patron", Al fit un effort pour dire les choses dans l'ordre.

- Sous le ciel et... sous le soleil. - Par l'Empereur ! Quelle hésitation à une banalité pareille ! - Je... J'ai besoin d'argent. Environ deux mille pièces d'or. Peut-être trois.

Cela dépendait des prix, très fluctuants, de certaines matières premières plutôt rares et chères. Mais dont il avait besoin.

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MessageSujet: Re: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Lun 15 Avr - 9:38

J'attendais personne, à ce moment là. La vie fait que je suis souvent obligé de parler à des gens, pour essayer de leur vendre des trucs en général, mais c'est toujours plus ou moins prévu. Quand c'est pas prévu c'est mauvais signe. Pourtant le gars qui monte la garde devant la porte fait rentrer les visiteurs après m'avoir prévenu, sans me dire qui c'est ni rien. Il a l'air assez déconcerté en fait, il me refile le bébé parce qu'il sait pas quoi faire, voilà. Ce qui se comprend, moi aussi je me sens un peu con en voyant un ingénieur – un mec habillé comme tel en tout cas - et son esclave dans mon bureau. C'est pas courant quoi. Surtout que je reconnais le-dit esclave, c'est celui que j'ai essayé de voler mais qu'il y a eu trop d'emmerdes pour que ça marche. Ça arrive.
Et peut être que ce petit rouquin est son maître, d'ailleurs, tout véner' d'avoir manqué de perdre son bien, et qui vient râler. Coup d'adrénaline quand je réalise ça, ce con est sans doute armé et là j'me suis fait surprendre comme un blaireau parce que le mec qui garde la porte est un gros con. Si je m'en sors vivant, je lui pète les jambes pour lui apprendre. Je tends la main vers le flingue dans le tiroir à gauche. Ça va pas m'aider beaucoup, je tire très mal. Je suis obligé de le faire de la main gauche alors que je suis droitier, à cause des deux doigts abîmés. Du coup je vise comme un cul.
Mais il vient pas pour ça en fait.

J'essaye de pas avoir l'air trop surpris quand il me demande si il peut m'emprunter de l'argent, et je ramène ma main vers moi. Ah. Je l'ai pas vu venir celle là. Et il demande pas une petite somme. Trois milles pièces d'or, en se débrouillant bien on peut être rentier avec ça. Pas un rentier riche, mais avoir jamais faim c'est déjà pas mal. C'est ce que pas mal de gens ont pour seule ambition dans la vie. Donc, un ingénieur vient me taper une énorme quantité de blé. C'est inédit. J'fais plutôt dans le commerçant dans la merde voire même le particulier. Lui ben... disons qu'on l'imagine mal faire ce qu'il est en train de faire quoi. Enfin je voyais plutôt les mecs allant à Architectura Templi comme des gentils. La preuve : jamais un seul d'entre eux n'était venu me parler auparavant. Je connais mal l'espèce, et plus généralement ce qui touche à la magie. Enfin je me doute qu'il y a des mecs louches ou corrompus, comme partout, mais ça se voit moins voilà. J'ai passé sept ans enfermé sur trois hectares de terrain, j'vais pas tout connaître du monde et de ses habitants non plus.
Néanmoins, machinalement, je calcule combien de temps il me faudrait pour réunir une telle somme. Je me balade pas avec une thune pareille dans mes poches, et pas dans cette maison non plus. Je garde pas tout mon fric là où un mec armé peut se balader facilement. Je l'ai caché dans un coin inutilisé des égouts en fait, un morceau de tunnel relié à rien. Et ça ne suffirait pas. Je peux pas prêter tout en liquide dans beaucoup de cas, de toute façon, puisque les clients pourraient pas dépenser le pognon après. Y en a une partie en lettres de change et ça aussi, faut aller le chercher à droite à gauche là où j'ai des intérêts. Il me faudrait quelques heures quand même. Mais on en est pas encore là, je sais même pas qui c'est ce gars.

- Euh... sortir de la surprise, déjà, ce qui n'est pas trop difficile. Monsieur n'est pas du genre impressionnant, plutôt du genre roux avec des lunettes. C'est illégal de prêter de l'argent sans les contrats adéquats. Ici c'est juste un bordel hein. Je sais même pas qui t'es en plus. Qui t'as dit que je faisais ça ?

C'est juste histoire de tester, même si je suppose qu'il tient ses informations du blond. Façon étrange de procéder, pourquoi il a amené ici quelque chose que j'ai tenté de lui voler ? Peut être pour payer une partie du prêt avec, ce qui serait stupide. Faut mieux essayer de vendre ça à un vieux un peu maboul, il pourrait en tirer plus de fric. Quand on veut vendre quelque chose qui est inutile voire néfaste, faut toujours se tourner vers les vieux un peu maboul.

- Et si tu veux du pognon, tu pourrais déjà vendre ça – je pointe le blond du doigt -, y a bien cinq cents pièces d'or à se faire là, même si c'est de la seconde main.

Un prix ridiculement bas parce que le blond est presque état neuf, mais c'est histoire de mettre tout le monde mal à l'aise en négociant avant même d'avoir dit bonjour.
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MessageSujet: Re: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Lun 15 Avr - 10:48

La journée s'annonçait banale. Comme à son habitude, Raphaël, son maître, l'avait envoyé chez son très cher ami Van Koriolis. Or, les journées chez l'ingénieur étaient plus ou moins semblables, ponctuées par les conversations étranges qu'il avait régulièrement avec le Magister. Ce dernier était, sans doute aucun, quelqu'un de très talentueux. Cependant, peu de personnes semblaient le remarquer, ou du moins, ces dernières ne souhaitaient pas le reconnaître. Ce qui manquait vraiment à Van Koriolis, c'était du charisme. L'art du parler. L'art de comprendre ses semblables et d'agir en conséquence. Aux yeux d'Abel, l'ingénieur était... Socialement inadapté à la vie en société. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il était à ses cotés. Di Angelo souhaitait... Qu'il aide son ami. Il faisait du mieux qu'il pouvait. De toute façon, il ne pouvait rien faire d'autre.

Il fut donc plutôt surpris lorsque Al lui annonça qu'il sortait. Ce genre d'initiative était rare. Pour de l'argent ? Encore plus étrange. Il ne posa pas de question. Il supposa qu'il savait où il allait. À bien y réflechir, il aurait peut-être dû poser des questions. Lui qui était si curieux habituellement... Cela leur aurait très certainement évités de se retrouver « Là ». Ça avait commencé à sentir mauvais au moment où ils avaient pénétrés dans le quartier pauvre de la ville. C'était devenu franchement glauque au moment où Van Koriolis s'était arrêté devant ce qui ressemblait en tout point à une maison close. Son semblant d'assurance l'empêcha de le retenir. Une fois rentré, son maitre de substitution sembla hésiter un instant mais continua malgré tout... Abel le suivit avec prudence. Il n'aimait pas ça.

Cependant, ce n'est qu'au moment où il pénétra dans la pièce et aperçu enfin le « patron » qu'un début de panique se fit réellement sentir, quelque part au fond de lui. Son visage resta de marbre, figé, en retrait, derrière Al. Ce type... Il le connaissait. Il ne put même pas réagir quand il entendit la requête terriblement maladroite du Magister. L'autre l'avait reconnu aussi, pas de doute. Où étais l'embrouille ? Un autre plan foireux ? Il a réussi à convaincre l'ingénieur de le ramener ici en échange d'argent ? Non... Il ne ferait pas ça... Si ? Pendant quelques longues secondes, il ne sait plus trop quoi penser... Il se sent décontenancé. Puis l'autre, Eros, se remet à parler. Il baratine. Abel l'observe en silence. Il ne sait pas qu'il n'a rien dit à propos de son enlèvement raté... Il sourit légèrement.

« Vous devez pas être très doué dans votre boulot si vous ne savez même pas évaluer un esclave... Nous devrions peut-être nous adresser à quelqu'un de plus... Compétent, Maître Al. Je ne crois pas qu'il puisse vous aider à réaliser vos projets... L'armée serait plus adéquate. » Quitte à mettre les pieds dans la merde, autant que ça rapporte, non ? Il espère l'avoir piqué au vif et avoir éveillé son intérêt, les projets de Koriolis étant effectivement plus approprié pour une entreprise militaire.

« Oh... Veuillez excuser mon Maître, dans son empressement, il en a oublié la politesse. C'est que c'est quelqu'un d'occupé. Il a peu de temps, il préfère aller droit au but... Je suis Abel, esclave comme vous le voyez. Vous-devez être Eros, non ? On nous a fait comprendre que vous pouviez être utile mais il semblerait que nous nous soyons trompé... »

C'est rare qu'il puisse traiter d'incapable autant de fois un libre en si peu de temps. À bien y réfléchir, il ne devrait peut-être pas. Est-ce qu'il oserait le frapper ici ? Est-ce qu'il oserait faire du mal au Magister et risquer de se mettre à dos Architectura Templi ? La dernière (et seule) fois où il l'a rencontré, il avait semblé quelqu'un d'impulsif... Mais, avec de la chance, il avait également le sens aigu des affaires.
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MessageSujet: Re: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Mar 16 Avr - 1:39

La situation échappait quelque peu au contrôle de van Koriolis et cela principalement à cause des imprévus. La possibilité d'agir dans l'illégalité lui fit écarquiller les yeux, mais Abel l'a devancé dans la réponse. Le blond jouait à l'esclave modèle, quelque peu assistant. Oui... Après tout Raphaël lui avait bien ordonné de servir son ami à lunettes. Ce dernier ne pouvait se plaindre. Il fronça les sourcils, après-coup, se rendant compte que son compagnon semait la confusion. Il serait plus honnête de dire directement qu'ils n'étaient pas liés par le Protocole Raziel.

L'ingénieur pencha la tête sur le côté, écoutant. Abel semblait très sûr de lui, c'était admirable. Néanmoins, il ne dirigeait pas vraiment la conversation dans le bon sens. L'armée avait mieux à faire, les banques étaient trop pingres pour l'aider.

- Je suis Al van Koriolis, Magister à Architectura Templi. Un ami de l'un de mes collègues m'a parlé de vous. Il a dit que vous pourriez m'aider à financer mes recherches. Et euh... Je ne veux pas le vendre.

Al a dû se forcer pour ne pas dire qu'il ne le pouvait pas. Mais, après réflexion, il ne mentait pas. Il ne voulait pas qu'on vende Abel, sa présence était agréable et son propriétaire y était également attaché. Autant le garder. Il n'était là que pour parler et pour faire du charme. Sans vraiment comprendre tous les enjeux de ce qu'Abel a bien pu dire, l'ingénieur poursuivit, aimable et quelque peu... humble.

- Ce n'est pas grave si vous ne pouvez pas estimer la valeur d'Abel. Il n'est pas à vendre. - il s'empêcha d'ajouter "à ma connaissance". - Mais je suppose que nous pouvons rédiger un contrat, n'est-ce pas ? Je ne voudrais pas faire quelque chose d'illégal.

Ça non. Bien entendu, personne ne l'a prévenu que dans un endroit pareil il ne pourrait jamais accomplir quoi que ce soit de légal, même avec le plus beau parchemin signé et cacheté par toutes les personnes présentes dans le bâtiment en guise de témoins. Al n'allait rien pouvoir obtenir devant une quelconque justice avec un tel papier.

- Pourtant, je suis certain de l'adresse, j'ai vérifié deux fois.

Sa petite main, gantée d'une mitaine en cuir se posa sur l'épaule d'Abel. Ils ne pouvaient pas partir. Le Magister ne sentait absolument pas le danger de la situation, ni ne prévoyait d'ailleurs pas les soucis futurs que tout cela pouvait entraîner. Ainsi, c'est avec une innocence et naïveté parfaites, qu'il reprit le début de négociations.

- Je ne pense pas avoir quelque chose à vendre ou à mettre en hypothèque... Mais si invention rapporte des bénéfices, je vais vous rembourser avec intérêt, bien entendu.

Sans le faire exprès, Al n'offrait rien de bien clair de son côté. Cela compensait sans doute le fait qu’Éros lui avait donné un prix ridicule pour Abel. Il était cependant vrai qu'Al van Koriolis n'avait rien, sinon sa parole, pour appuyer sa demande de prêt. Bien sûr, une machine volante pourrait, si elle venait à fonctionner, donner naissance à une fortune inimaginable. Mais cela, il ne s'en préoccupait pas. Pas plus qu'il n'en parla à son interlocuteur. Cela dit, il était toujours prêt à parler de sa machine volante dans le détail. Personne n'allait rien en comprendre, mis à part le fait qu'elle allait voler... Mais ce simple fait était généralement suffisant pour le traiter de fou et de lui rire au nez. Pourtant, Al était certain que les lois de la physique étaient de son côté.

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MessageSujet: Re: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Mar 16 Avr - 9:54

Voir le blond prendre la défense de son propriétaire – ou du moins du mec avec qui il se balade – m'a un peu surpris. Il parle beaucoup. J'ai l'habitude d'esclaves plus atones, avec moins de personnalité. Pas qu'ils se foutent de ma gueule. Et le rouquin est assez dénué de charisme pour que mon regard ait plus tendance à accrocher à celui qui parle. Abel sous-entend que je suis incompétent. Je souris. De toute façon, si ils pouvaient se tourner vers l'armée, ils ne seraient pas là. Mais pourquoi l'armée ? J'attends l'explication, qui ne vient pas. Je sais toujours pas pourquoi j'ai un ingénieur en face de moi. Ça me préoccupe un peu mon ignorance au sujet de cette sorte de client là, les érudits c'est vraiment ce que je croise le moins. Des nobles, oui, des pauvres, oui, et je peux mieux évaluer les risques d'un prêt puisque je sais à peu près ce qu'ils foutent dans la vie et comment ils comptent dépenser leur pognon.
Abel me traite encore d'incompétent. Mais... pourquoi il fait ça ? Qu'est ce que ça peut bien lui foutre ? Je me mets pas à lui foutre des baffes non plus, c'est pas comme si c'était important quand il parlait, mais je suis un peu surpris. Je réponds machinalement une connerie histoire de changer de sujet et de passer à autre chose.

- Wah, mais il parle sans qu'on lui demande en plus, et y a une option « lèche-cul » dessus, on dirait presque qu'il a une vraie personnalité. C'est dommage, ça rajoute les frais d'ablation des cordes vocales.

C'est vraiment juste pour la vanne, en vrai j'fais pas ça. Y a pas besoin, la majorité des cas. La plupart des esclaves que je vole sont aussi mollasson avant qu'après. Mais revenons en au libre.
Il est... bizarre. Mais j'ai l'habitude des gens bizarres. Ceux qui viennent m'emprunter de l'argent ne sont pas nécessairement des criminels, donc je peux parfaitement me retrouver en face de gens polis et biens élevés. Mais en plus ce gars là il a le visage assez inexpressif, et il répond au premier degré aux vannes. Du coup je l'écoute sans l'interrompre. Faut vraiment suivre le fil pour comprendre de quoi il parle, pas le moment d'être spirituel. Il a pas l'air de comprendre en plus, c'est même pas drôle. Il me parle même de rédiger un contrat en bonne et due forme ! Comme si ça donnerait une quelconque valeur juridique à notre échange de finir sur un bout de papier.
L'ingénieur me dit qu'il n'a rien à vendre ou à mettre en hypothèque. J'ai l'habitude des clients qui arrivent avec presque rien. Ce qui m'embête plus c'est qu'il est Magister, j'ai aucun moyen de résister à la magie. J'y connais rien. Du coup, je réenvisage l'idée contrat dont avait parlé le rouquin, que j'avais écarté pour cause de stupidité évidente. Comme gage. Je lui ferais signer un truc compromettant, quelque chose en lien avec un trafiquant par exemple, et si il me rembourse pas j'envoie le tout à sa hiérarchie. Sa magie pourra pas grand chose contre ça.

- Mais j'aimerais bien savoir ce que tu comptes en faire de toute cette thune, histoire d'estimer si j'ai une chance de revoir mon fric, dans l'éventualité où je prêterai de l'argent bien sûr. Puis c'est pas l'université qui est censée te fournir en plus ?

Une fois ça de déterminé, si c'est valable, faudrait voir combien on peut tirer de thunes à ce gars. C'est le plus important à savoir en fait. Mais faut pas aller trop vite, faut le faire flipper un peu. Qu'il soit pas sûr d'avoir son prêt. Ça sera plus facile de lui tirer du pognon après.
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MessageSujet: Re: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Mer 17 Avr - 3:46

Koriolis reste égale à lui même... Maladroit. Si seulement il l'avait prévenu, ils auraient pu se mettre d'accord sur une stratégie à adopter. Là, il ne peut que subir les tentatives grossières de marchandage du Magister. Qui a bien pu lui suggérer une idée aussi saugrenue que d'aller demander de l'argent à un truand? Pour le peu qu'il en sait, cet homme est un voleur... Et un tenancier de bordel, dirait-on. Prêteur sur gage aussi ? Le bonhomme joue sur plusieurs tableaux. Il aimerait conseiller à l'ingénieur de partir mais de toute évidence, il ne lâchera pas le morceau... Pour quelqu'un qui préfère le pratique, il a quand même tendance à compliquer les choses...

Pas faire quelque chose d'illégale ? Abel rirait bien si la situation ne semblait pas si désespérante. Lui même n'est pas un marchand... Mais il a vécu assez longtemps sur un marché pour savoir comment les affaires fonctionnent en temps normal. Au moins, Al a tenu sa langue à propos de son Maître. C'est toujours ça.... Même si au final, il ne sait pas très bien à quoi ça pourrait lui servir dans ce cas-ci. Son concepteur ne l'a pas fait trop stupide mais il ne l'a pas vraiment prévu pour marchander ou négocier. Obéir, un point c'est tout. On ne discute pas des ordres.

La mention de ses précieuses cordes vocales le refroidit. Il n'est pas à lui, alors il ne le ferait pas... Mais il n'aime quand même pas trop qu'on discute ainsi de son intégrité physique. Il hésite d'ailleurs à reprendre l'initiative de la conversation. Qu'est-ce que Van Koriolis est prêt à dire à cet individu ? A t-il ne serait-ce que prévu de cacher quelque chose ? Abel sait sur quoi il travaille, dans l'ensemble. C'est innovant mais dangereux aussi. Quel genre de compensation un mac pourrait-il tirer de l'invention d'une pareille machine ? Simple reconnaissance sociale ? Ou vente illégale d'armes de guerre à des nobliaux de province ? Est-ce que Van Koriolis pourrait avoir des ennuis pour avoir simplement établi un marché avec ce Eros ? Un tas de questions sans véritables réponses trottent dans la tête de l'Esclave. Il ne sais pas s'il doit reprendre l'initiative. Il hésite.

« Le Magister Van Koriolis m'a emmené ici justement pour que je parle... Sinon, je ne me permettrais pas... Laissez moi vous expliquer son projet simplement. » S'il le faisait, ce serait avec beaucoup moins de détails et donc beaucoup moins d'informations que si le Magister devait s'en occuper. « Il travaille sur un projet coûteux mais néanmoins intéressant, celui d'une machine volante puissante qui dépasserait de loin tout les ballons gonflés ou ses autres invention dérisoires qui ne permettent que de flotter. » Il réfléchit un instant, gardant une mine sérieuse. « Un invention révolutionnaire... Mais comme je l'ai dit, très coûteuse. Maître Van Koriolis reçoit déjà des fonds de l'université, mais ils ne sont pas suffisants et retardent donc son avancée. »

Passons sous silence le fait que la plupart ne croyait pas en Al ou même qu'il n'avait pas énormément de soutien au sein d'Architectura Templi. En vérité, il aurait pu obtenir ses fonds de biens d'autres manières... Plus simples... Mais il s'y refusait obstinément. Abel espérait sincèrement qu'il avait réussi à capter l'attention d'Eros, ainsi que son intérêt. Il n'avait pas voulu parler de ce que Al pourrait offrir en retour car il avait bien trop d'idées en tête... Des idées qui mettrait Koriolis dans de mauvaises postures.
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MessageSujet: Re: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Mer 17 Avr - 10:14

La conversation a encore échappé à Al. Mais cette fois, il avait été très satisfait des interventions d'Abel. Ce dernier avait très bien résumé la situation. Architectura Templi, à l'instar de ses deux consœurs, répartissait son budget selon la volonté d'un Collège trop peuplé pour que la voix de van Koriolis puisse se faire entendre. Sa famille, bien que toujours respectée pour son travail méticuleux, faisait objet de railleries et on le traitait plus comme une curiosité intéressante qu'un vrai responsable de l'institution. Ainsi, il n'avait jamais le poids nécessaire pour se faire attribuer des fonds extraordinaires. Surtout que, en bon et honnête citoyen, il votait souvent en faveur de ses collègues, dont les projets étaient tout aussi intéressants. Pour certains en tout cas.

La seule chose qui déplut au roux fut la façon dont Éros traita Abel. Ce dernier parlait certes avec aisance mais tout de même. Al n'avait aucun problème avec le fait que certaines personnes ne soient pas considérées comme telles. C'était la Loi. Signée des mains qui façonnaient la vie de l'humanité. Al s'y soumettait et par conséquent considérait comme normal qu'Abel ne soit rien de plus qu'une chose. Mais il n'était pas sa chose. Il était... Hm... La chose de son ami. Et, d'une certaine façon, ils étaient proches, au-delà de ce qu'on attendrait du serviteur (si dévoué soit-il) d'un ami.

- Abel peut parler pour moi. Il n'est pas à vous et vous n'êtes pas expert en biologie. Je ne vois pas, par ailleurs, l'intérêt d'une telle intervention. Sans cordes vocales, il perdrait en utilité et en valeur. Je pense qu'il n'aimerait pas ça...

L'ingénieur resta pensif, à analyser la question. Hum... Il a entendu parler d'esclaves muets, souvent privés également d'une partie de leur personnalité. Ils servaient de gardes ou de domestiques dans des endroits où leur présence était équivalente à celle des meubles ou de tableaux aux murs. Al n'avait jamais eu d'esclave, ni ne voyait pas l'utilité d'un esclave ne pouvant pas parler. Abel, quant à lui, était pour le moins divertissant. Son aide, sur le plant technique, n'était pas grande. Mais il servait le Magister de son mieux et avait des pieds délicieux, de quoi faire perdre son sang froid au petit inventeur.

- Je ne peux vous garantir une estimation de bénéfices, mais de telles machines auraient des avantages évidents sur les voitures conventionnelles ou électriques. Elle ne serait limitée par aucun rail. - Un instant de réflexion. - C'est vrai que son Excellence la Duchesse-Commandante avait l'air intéressée par mon projet. Je crois que la Garde pourrait en avoir besoin pour patrouiller la Capitale.

Prenant encore Éros pour un citoyen tout aussi honnête que lui, Al n'a pas hésité à sortir cet argument. Un argument efficace et, surtout, à double tranchant. Si les Walhgren, toujours en guerre, même si loin d'ici, étaient capables de déployer des fonds énormes, il venait de mentionner, inconsciemment, une personne qui verrait bien Eros se balancer au bout d'une corde. Sans parler du fait qu'armée de telles machines, la Garde rendrait la vie de tous les truands plus difficile. Il aurait fallu peser les bénéfices considérables, potentiellement générés par l'intervention impériale et les risques de se voir dépassé par l'ennemi du prêteur...

La diplomatie n'y était pas. Mais la franchise bien.

- Il est vrai que je prends du retard, entre autres à cause du manque de matières premières, celle-ci dépendant des subsides dont je peux disposer. - Il sourit d'une façon particulièrement innocente et gênée. - Je suis certain que nous pouvons arriver à un accord qui profitera à tout le monde, n'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Jeu 18 Avr - 9:11

Encore une fois, Abel prend l'initiative pour me répondre. Je jette un coup d'oeil nerveux à celui que je crois être son propriétaire, il ne réagit pas. Il prend même la défense du blond. Ce n'est pas surprenant, bien sûr, je parlais quand même de mutiler son bien, mais les arguments sont bizarres, surtout le dernier. Je lève les yeux au ciel, mais je réplique pas. Faut mieux lâcher l'affaire, si j'insiste trente plombes là dessus pour je ne sais quelle obsession morbide c'est moi qui va avoir l'air étrange. Puis ce Magister est très décidé à ne pas le vendre, du moins pas pour l'instant. Je me gratte la gorge. Vu la somme colossale qu'il veut emprunter, il va sans doute être en manque de liquidité pour me rembourser à un moment ou à un autre et il devra donner le blond. Ça fera bien plaisir. Il est quand même bien conçu, avec sa peau qu'on dirait limite peinte tellement elle est sans défaut, et sa capacité à entamer la conversation. C'est pas si courant. Dans l'ensemble tu fais faire des trucs physiquement éprouvants à un être vivant dix ou douze heures par jour, tous les jours, au bout d'un moment il est plus très frais. Mais faut bien amortir le prix d'achat, parce que l'esclave il va pas baiser trois fois par semaines et dormir le reste du temps hein. Puis vivre jusqu'à soixante ans c'est très surfait, enfin ça lui servirait à rien à Abel hein. T'façon d'ici dix ans il aura perdu son air de minet qui lui assure 80% de son sex appeal et tout le monde en aura plus rien à péter de sa gueule, si il vit jusque là et qu'il meurt pas par négligence ou maltraitance entre deux. Ce qui serait bien fait. Ça lui apprendra à jouer au lèche-cul et à pas se laisser voler, à ce petit con.
Mais revenons au prêt. L'esclave qui accompagne mon client ne devrait pas être important, mais le rouquin est tellement dénué de charisme quand il parle que mon regard est attiré vers le blond dès que je fais plus gaffe. L'autre a une voix monocorde et un visage avec deux expressions faciales au compteur, c'est vraiment dur de rester concentrer sur un truc aussi chiant. J'arrive à comprendre toute l'histoire, pourtant.

Donc ce Magister veut construire une machine volante, mais il a pas les sous, mais promis juré ça va marcher du feu de dieu. J'imagine une espèce de machine-oiseau, qui battrait des ailes. Bizarrement je suis pas septique mais curieux. On croise pas souvent des Magister ici, vraiment pas souvent, et je lutte pour retenir ma curiosité. Faut qu'il ait l'air de suprêmement m'emmerder du début à la fin, histoire d'avoir l'air de lui accorder une faveur.
J'ai beaucoup moins de mal à simuler quand il mentionne la Duchesse Commandante. Je le prends comme une menace, même si on imagine mal ce rouquin à lunettes menacer les gens. Plutôt réciter des versets de l'Ombre. J'en ai lu une fois sur un tract anti-Géno. C'était chiant, et perché aussi. J'ai rien compris. Ouais, il a bien une tête à dire des trucs perché qu'on comprend pas, il a déjà l'air défoncé de toute façon. Il a bien une tête de médecin en fait, mais en différent. La subtile nuance entre toubib et ingénieur sans doute, trop pointu pour moi. Il doit lire des livres terrifiants avec des titres qui commencent par « essai sur » ou « de la  ». Mais il me menace avec la Garde, moi qui ait des arrangements avec pour attirer le moins l'attention possible. Évidemment, ils connaissent « Eros », mais ils savent pas qui c'est le mec, ni exactement ce qu'il fait. Mais j'aimerais pas que ce petit connard aille leur raconter où j'habite et quelle tête j'ai. Je comprends le sous entendu dans son histoire d'aider la patrouille de la Garde avec sa machine en tout cas.

- C'est quoi ce bordel de parler de cette pute ? … bah, on s'en fout. 'fin ça pose la question de la confiance dans les affaires tout ça... si j'me fais pas rembourser, j'peux pas trop te coller les gardes au cul vu qu'ils sont déjà après le mien. Puis y a la magie qui rend les menaces physiques pas très efficaces. J'avais pensé à un joli colis que recevrai tes supérieurs te liant à un tas de trucs illégaux si jamais je revois pas ma thune. Mais ouais, on peut arriver à un accord, éventuellement. Mais vu la somme, vu le projet, j'vais prendre un gros risque en prêtant alors j'veux des intérêts en conséquence. Tu veux combien précisément déjà ?

Je me roule une cigarette.
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MessageSujet: Re: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Sam 11 Mai - 8:38

Il reste nerveux, malgré le fait que les choses semblent se stabiliser. Eros a l'air prêt à conclure une affaire, malgré le côté bancale et légèrement dangereux du marché. Peut être bien que la mention de la garde l'a fait réfléchir. Comme quoi, Al van Koriolis peut avoir de bonnes idées... Ou de la chance. Difficile à dire. Cependant, même s'il obtient l'argent... Tout cela reste mauvais pour le Magister. Tôt ou tard, il devra rembourser et seul l'Empereur sait quand il arrivera enfin à faire fonctionner son invention. Cela pourrait être dans un mois, un an ou plus, tout dépendra des résultats... Et ce type, il n'attendra pas autant. Il demandera des comptes à Koriolis avant même qu'il ne comprenne ce qui lui arrive... Que lui demandera t-il pour régler sa dette ? Voler des plans, du Florigene dans un laboratoire ? Peut être espère t-il le demander en dédommagement ? Abel sourit malgré lui à cette pensée. Il lui filerait entre les doigts une seconde fois.

Mais... Il faudrait qu'il parle de cette affaire à Raphaël, son maître. Lui, il pourrait l'aider, mais il était préférable de ne pas en faire mention pour le moment. Au plus le Magister semblerait avoir de moyens, au plus Éros tenterait de lui en prendre. Docile, il écoutait patiemment les deux parties. Quel genre d'assurance, d'intérêts pouvait-il bien lui donner ? L'esclave était à cours de bonnes idées. Il n'avait pas été fait "pour ça". Le simple fait qu'il puisse s'exprimer correctement et tenir une conversation tenait du miracle. On demandait rarement aux objets de son espèce de parler outre mesure, si ce n'était pour flatter l'égo de leur propriétaire. Ce qu'il savait très bien faire, d'ailleurs.

" Maître Van Koriolis, prenez cette chaise, il est inutile que vous restiez debout..."

Attrapant une chaise qui semblait "propre", il l'a plaça derrière le Magister, l'invitant à s'asseoir, puis il se plaça derrière lui, comme son rang l'exigeait. Il se sentait tout de suite mieux! Et ainsi, il pouvait observer Eros tranquillement, sans que son maitre ne se pose de question. Dire qu'il le prenait pour un sous-fifre lors de son enlèvement... Il ne lui avait pas semblé particulièrement malin. Il lui avait foutu les jetons, ça oui... Et encore maintenant, Abel se sentait mal à l'aise en sa présence. Cet homme lui inspirait... Un certain dégoût, pourtant, sous ce tas de crasse et de mauvaise manière, il n'avait pas tellement les traits d'un gueux... Bref, les pensées de l'Esclave allait bon train tandis qu'il fixait avec une attention presque malsaine le fameux Eros. De quoi mettre mal à l'aise, sûrement. Il se posait un tas de questions, dans sa petite tête de Geno et une frustration grandissait en lui, face au manque de réponse.

Pour un observateur extérieur, la scène devait sûrement paraître étrange entre le malfrat sournois, l'ingénieur naïf et l'esclave dominant la conversation de son supposé maître, les choses ne semblaient pas à leur place.

(Désolé de vous avoir coupé dans l'élan du rp... et pour cette réponse pauvre en rebondissement... J'avais franchement pas beaucoup d'idées ._.)
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MessageSujet: Re: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Jeu 16 Mai - 21:17

Abel, comme à son habitude s'est avéré être très prévenant. L'ingénieur était pratiquement gêné par autant d'attention de la part d'un esclave qui n'était pas vraiment le sien. Mais si Raphaël n'en avait pas besoin... Sans doute était-il occupé à soigner les effets de ses divertissements excessifs. Al regarda la chaise.

- Heu... Oh. Oui... merci. Je peux ? Heu... Merci, Abel.

Le Magister s'installa, toujours peu à l'aise. Il se concentra pour écouter attentivement tout ce que son interlocuteur avait à dire, fronçant les sourcils devant chaque grossièreté. Sa vision de la Duchesse-Commandante n'était sans doute pas respectueuse. Ou alors s'agissait-il de cet humour qu'il ne parvenait jamais à saisir et qui unissait justement les meilleurs amis ? Pour une fois, Al se dit qu'il ne s'agissait pas de ses affaires. La relation d'Eros avec la duchesse ne regardaient qu'eux. La vie privée était une chose très importante.

Le malentendu resta sans solution. Al suggérait que l'affaire rapporterait beaucoup de bénéfices, grâce à un contrat fort possible avec l'Armée impériale, la Garde, l'Empire dans son ensemble.

- L'histoire des transports montre bien que le chemin de fer a généré une fortune bien supérieure à ce qui fut nécessaire comme investissement de départ. Je suis certain que mon invention peut connaître la même évolution.

En fait, le rapport investissement-bénéfice des chemins de fer de l'Empire était... proche de zéro. Pour chaque pièce d'or investie, des centaines de milliers rentraient dans les caisses depuis près de cinq siècles. Toute l'économie impériale, de même que le bon fonctionnement de l'armée, dépendaient de la bonne marche des trains. Mais si un véhicule plus rapide et n'étant pas limité par des rails pouvait faire son apparition.

- Entre deux et trois milles pièces d'or. Cela dépend de la valeur fluctuante de certaines matières premières.

Eros avait besoin de garanties. Al ne possédait rien à hypothéquer, aucun objet de valeur à laisser en gage de sa bonne foi. D'un point de vue économique, il percevait le risque que son interlocuteur devait bien sentir dans l'affaire. Il espérait juste que le prêteur (potentiel) comprendrait la valeur d'une telle invention. Une fois qu'un prototype fonctionnel serait disponible, aucune maison marchande ne cracherait dessus. Sans parler de l'armée. Franchir la muraille défensive de Solmar... Voilà qui ferait sans doute rêver l'état-major impérial. Transporter des troupes et des marchandises directement en (et depuis les) hauteurs. Plus besoin de voitures ou de grues. Les avantages pouvaient être compris par n'importe qui.

Une idée germa dans l'esprit du mage du métal.

- Je pourrais peut-être construire quelque chose pour vous ? Je veux dire, une machine dont le fonctionnement est garanti. Si je comprends bien, vous n'êtes pas sûr que je parvienne à mener à bien mon projet. Alors, je pourrais vous offrir quelque chose d'autre en échange... peut-être ?

Un wagon de tram ? C'était la spécialité, jusqu'à présent, de van Koriolis. Les exosquelettes militaires et ouvriers également. Le roux ne se rendait pas compte du fait qu’Éros n'aurait pas une grande utilité de son tram personnel. De plus, son angoisse augmentait. Il lui était pénible de parler aussi longtemps avec un inconnu. Il espérait que ça allait vite finir.

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MessageSujet: Re: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Lun 20 Mai - 3:37

Pourquoi il me regarde l'autre con là ? J'y jette des coups d'oeil nerveux. Il ne fixe pas les yeux ou les pieds, son regard semble s'être perdu quelque part vers mon oreille gauche, c'est hyper perturbant. Je peux pas lui gueuler de baisser les yeux, j'lui dis des conneries depuis qu'il est rentré, ça suffit maintenant. Faut penser aux affaires, se concentrer, tout ça... mais y a un putain de blond qui me toise là ! Et il propose même une chaise sans avoir besoin de mot d'obéissance ! Mens pas, je l'ai vu j'étais là ! Son maître n'a rien dit et il est parti chercher une chaise tout seul comme un grand, je sais pas pourquoi. Mis à part si il éprouve une réelle inquiétude pour le confort du roux... J'ai jamais vu d'esclave faire ça. Les initiatives personnelles, c'est un coup à se faire salement maltraiter. Les libres aiment pas les initiatives personnelles, ils n'auraient pas inventé le mot d'obéissance sinon. Malgré tout, Abel parle, se sert de son cerveau... alors qu'il doit avoir grosso merdo deux ans de souvenirs, quelque chose comme ça. J'en sais rien, pas beaucoup en tout cas, il a vraiment pas l'air vieux. Moi je tiens bien la distance niveau conversation, mais j'ai eu dix huit ans pour apprendre. 'fin je saurais jamais, on s'en fout, revenons en à non-charisme man.

Il parle de pognon, c'est bien le pognon, c'est intéressant. Trois milles pièces d'or ? Ça fait quand même un sacré tas d'oseille. Je ne vais pas sortir ça de ma poche comme ça. Puis faut que la provenance n'ait pas l'air trop louche. Mais si j'ai bien compris, il compte pas dépenser les trois milles d'un coup en public, ça devrait passer. Il a l'air sûr que ça va marcher son invention volante. J'en sais rien, personnellement, j'y connais rien, mais le mec a pas l'air taillé pour savoir se vendre comme ça. P'tète que si il dit qu'il est sûr que son invention va intéresser tout le monde, c'est qu'il a les moyens de l'affirmer. Il la compare aux trains. Je ne connais pas très bien l'histoire de l'Empire, mais tout le monde sait que le train ça a été la grosse révolution technologique. Il faut pas une imagination débordante pour visualiser quoi faire d'utile avec une machine qui se fout des obstacles, des montagnes, des routes, des bandits, des fleuves... faut que ça marche, par contre. Et que j'revoie mon blé. L'avancée de l'humanité et la lumière pour tous les peuples, je veux bien, à condition de revoir mon pognon un jour. J'ai bien envie de prendre le risque, malgré l'importance de la somme en jeu et le fait que je n'y connais rien en Magister. Je lâche pas l'idée du contrat signé, il doit bien avoir du papier à en-tête et un sceau personnel pour prouver que c'est lui. Et le roux a en bonus une idée qu'elle est pas conne : me refiler une machine. J'aime bien l'idée. Je sais tout de suite quoi demander à quelqu'un qui sait fabriquer des machines de pointe, j'ai pas à réfléchir de ce coté là, ça va. Ma clandestinité m'empêche d'aller à certains endroits. Exodum, par exemple. Bon comme ça tu vois pas en quoi c'est emmerdant, mais mis à part bricoler des esclaves, Exodum fabrique les géno. Et de mon coté j'ai un corps qui commence à être salement fatigué de toutes ces conneries. Je suis pas vieux pour un humain, mais j'ai pris cher dans ma gueule. Des problèmes de dos et d'articulation par exemple, mais je compte pas demander des vertèbres neuves au Magister. J'pensais plutôt à ma main droite. Un médecin comme ça dans son cabinet peut pas me remettre les doigts bien. Après la chute dans l'escalier, chez mon propriétaire, j'ai emmailloté ma main dans un torchon très serré et j'ai laissé ça comme ça en espérant que mes doigts reprendraient leur forme normale. On m'a expliqué plus tard que j'aurais pas dû. J'ai pas retenu pourquoi, mais les tendons de ces deux doigts se sont atrophiées et du coup c'est foutu. Et les os sont mal ressoudés. C'est pour ça que ça fait deux petites serres dégueulasses sur ma main droite. Je peux pas couper les ongles comme je veux en plus, vu que c'est bloqué dans une position chiante, et je peux pas écarter ces deux doigts non plus alors ils puent. Les trucs qui demandent beaucoup de dextérité, je peux pas les faire. Mais par contre, les gens aiment pas que je les touche avec mon annulaire et mon auriculaire, et ça c'est très drôle. Je me passerait volontiers de cet effet comique là pour bénéficier de mains en état de marche, pourtant. Je fixe avec intensité le Magister :

- Et tu saurais faire une prothèse de main ? De cette main là ? Je tends ma main droite, genre elle est tellement exceptionnelle comme main que le gars peut pas savoir si il peut fabriquer une prothèse lui ressemblant avant de l'avoir vu. Si il sait en fabriquer, que ça soit la mienne ou celle d'un autre doit pas changer grand chose. Mais sur le coup je tends la main comme un benet. Ça ferait toujours ça à retirer de la dette, si tu sais bricoler ça. Et j'veux bien que lui - je montre Abel de la main – me taille une pipe, aussi. 'fin d'abord je calcule un taux d'intérêt convenable pour une somme pareille et tout ça, mais après ça me détendrait pas mal. En général, les libres aiment pas trop prêter leurs jouets, ce qui est compréhensible. C'est pour ça que je demande. Coup de pression ! Et ça me donnerait l'occasion d'être tout seul avec le blond, comme ça je pourrais lui demander de quelle planète il débarque. Accessoirement, c'est sympa d'être sucé. Je prends une feuille et je commence à écrire quelques nombres correspondant à des thunes que je peux aller chercher ici ou là, et des calculs pour voir combien ça fait le pourcentage de ci et ça. Ca laisse à tout le monde le temps de réfléchir.
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MessageSujet: Re: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Mar 23 Juil - 1:01

Abel observe en silence la conversation. Koriolis reste nerveux mais son discours s'améliore nettement. C'est toujours plus simple pour lui, lorsqu'il s'agit de parler de machine et d'inventions. De plus, Eros, lui, semble plus mal à l'aise. Tant mieux. Il décide de ne pas le quitter du regard, leur dernière rencontre fut... Particulièrement désagréable alors bon, s'il peut lui rendre, d'une quelconque manière, le sentiment, il ne va pas hésiter. C'est bien la seule chose qui est a sa portée, de toute façon, vu sa condition d'esclave. D'ailleurs, la volonté de vengeance est-elle un signe de dysfonctionnement chez lui ? Cette situation devrait-elle le laisser indifférent? Parfois, il se demande s'il ne serait pas bon d'aller voir son concepteur... Sûrement que oui mais... Il n'a pas envie. Et puis, il fait son travail, non ? Il est obéissant et rend ses maîtres contents. Alors tout va bien, non ? De toute façon, ce n'est pas le moment de penser à tout ça. Absolument pas.

La conversation continue. Elle a pris une tournure plus sérieuse. Une somme conséquente a été annoncée et la question du payement revient à l'esprit du blond. Comment pourrait-il rembourser, sans que cela n'apporte d'ennuis ? Il a pour consigne de s'occuper de Van Koriolis, mais il ne voit pas ce qu'il pourrait faire pour lui... Et Koriolis ne pensera jamais à l'utiliser pour ses affaires.

Tandis que l'esclave réfléchissait à une solution, son maître de substitution trouva une réponse envisageable et relativement peu dangereuse comparé à que ce que lui-même avait pu imaginer. Il scruta les réactions du proxénète. La proposition semblait avoir éveillé son intérêt. Une prothèse ? Comme pour prouver ses dires, Eros montra sa main. Ses doigts étaient, effectivement, abimés. Rien qu'Exodum ne pourrait pas soigner... Et certainement moins cher qu'une prothèse... Mais soit. Un membre mecha avait ses avantages. Certains ne juraient que par ça. Koriolis était certainement capable de faire ça. La seconde partie de l'accord le touchait plus particulièrement. Facile. Il ne laisserait pas le gentil Al prendre la parole. Lui n'accepterait pas de prêter ainsi l'esclave qui n'était pas le sien... Alors qu'il était justement là pour ça.

Sans un mot, il se déplaça, contourna le bureau et s'agenouilla devant l'homme. Il leva ses yeux gris vers lui. Il ne ressentait pas de honte ou de gêne. Il avait fait ça... Des centaines de fois.

" Vous voulez que je commence tout de suite... ? Ou vous souhaitez finir les négociations d'abord ? "

Malgré lui, son ton avait pris un air quelque peu arrogant. Tout cela était sensé lui passer au-dessus de la tête. Pourtant, il ne l'aimait pas. Sa compréhension de ses sentiments a son égard s'arrêtaient là. Avec un peu de chance, Koriolis ne dirait rien à propos de son geste.  

(Mon internet a accepté ma requête... .__.)
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MessageSujet: Re: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Mar 23 Juil - 5:30

La question qui est posée à l'ingénieur trouve un terrain fertile dans son esprit. Si ce n'est pas forcément sa spécialité, il n'est pas uniquement Magister parce que ses deux ancêtres l'étaient également. Faire une prothèse parfaitement fonctionnelle, voilà une chose qui est dans ses cordes. Al commença à visualiser un bras en métal, toutes ses pièces et les composantes nécessaires. D'après l'inventaire de son atelier, tel qu'il l'avait en tête, il disposait de tout ce qui lui serait indispensable. L'une ou l'autre pièce devrait juste être commandée à Exodum.

- Oui, je peux le faire. Cela prendrait... Deux jours. Sauf si vous avez des spécifications à formuler pour votre prothèse. Un compartiment secret ? Une lame cachée ? Les modèles existants sont nombreux. Le travail est facilité par l'absence de tissus tels que les veines qui prennent de la place inutilement dans un bras.

Al est sûr de lui, et son regard s'illumine devant le nombre de possibilités qui s'offrent à lui lorsqu'il peut parler de mécanique. Il passe en revue les schémas de membres artificiels qu'il a pu étudier jusqu'à présent. Une nouvelle donnée lui semble intéressante.

- Si vous voulez ce genre de bonus, il faudra compter un jour de plus. - Un doute s'installe, cependant. Al hésite pendant quelque secondes sur la pertinence d'une telle information. Après tout, on lui a demandé s'il pouvait la fabriquer, cette prothèse, rien d'autre. Mais quand même. - Par contre, il vous faudra un chirurgien spécialisé pour l'installer. Je ne suis pas capable de souder les nerfs comme il se doit.

Al baissa la tête, pensif. Il commença à faire quelques calculs, purement techniques. Il était sur le point de sortir un carnet et un crayon, afin de prendre des notes, lorsqu'il entendit la seconde requête d'Eros. Abel ne le laissa pas le temps de réagir, prêt à faire ce qu'on lui demandait. Le Magister ne fit qu'écarquiller les yeux et rougir. Il baissa encore la tête et commença à écrire ses calculs. Il se sentait vraiment gêné par ce qui arrivait. Que dirais Raphaël ? Sans doute que tout ça était bien amusant. C'était rare que l'artiste prenne quelque chose vraiment au sérieux. Mais quand même... Al dépassait largement ses attributions de l'ami du maître.

Abel n'était pas à lui... Donc, il ne lui appartenait pas non plus de lui dire quoi faire. Surtout s'il était aussi déterminé... Mais d'autre part, il vaudrait sans doute mieux que le peintre se prononce d'abord... Al ne savait pas trop quoi faire.

- Heu... - sa voix était à peine audible. - Puis-je sortir, si vous... enfin, si vous voulez ça maintenant ?

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MessageSujet: Re: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Mar 23 Juil - 21:30

Le sujet bascule sur la main. Le Magister me propose de mettre une lame cachée dedans, un compartiment secret, ce que je veux. Je réfléchis à la question. C'est vrai qu'avoir une lame toujours accrochée à soi et facile à dégainer, c'est pratique. Je regarde ma main. J'imagine le truc. Une lame qui sortirait de la paume, ou je sais pas d'où. Les Gardes ont parfois des Géno de ce genre, je n'en ai jamais vu sur des esclaves. Ou un compartiment secret, c'est moins sexy dans l'idée, mais tout aussi utile sur quelqu'un qui vend et achète des trucs illégaux. Peut être pas de la drogue, ça serait trop petit comme espace, mais... je ne sais pas. J'ai pas l'imagination là, j'ai l'impression qu'on a fait le tour en deux propositions là.
Et j'ai pas envie en fait.

Rationnellement, une main couteau suisse serait plus utile qu'une main qui fait main, mais justement. J'ai pas envie d'avoir une putain de main multi fonction. J'veux une main inutile, et servir globalement à rien, à personne, en fait. Je suis beaucoup plus à l'aise avec cette idée. C'est pour ça que dès que j'ai mis les bouts de chez mon propriétaire, j'me suis empressé de me foutre complet de mon physique. J'ai eu une musculature sous stéroïde, les poils épilés pour en avoir que là où c'est sexy d'en savoir, et maintenant c'est de l'histoire ancienne. Y a juste mon visage que j'peux difficilement empêcher d'être viril-mais-pas-trop, sauf en me mutilant gravement, et même ça je l'ai pourri avec un gros tatouage raté. Hélas, la ligne de la mâchoire bien faite et les yeux en amande, ça reste, mais personne aurait l'idée saugrenue de me trouver beau. J'espère. Et mon Géno ne servira plus jamais à éponger les fantasmes sexuels de quelqu'un d'autre. Donc, non, je veux pas de main multi fonction.
Reste le problème du chirurgien spécialisé. J'en ai déjà vu des chirurgiens, mais vu les circonstances de rencontre – drogue, manque de thunes – j'irais pas leur confier la tâche de me couper la main pour en mettre une autre. Et évidemment, je peux pas aller à Exodum. Mais le Magister en connaît sans doute un ou deux. Moi je fréquente pas des gens très cultivés, mais lui sans doute. Ce genre de type doit bien connaître deux trois gars de son espèce.

- Hm... nan, j'veux juste une main qui sert de main. Tu connais pas un chirurgien spécialisé qui pose pas de question, des fois ? Exodum, c'est un peu trop officiel pour moi.

Et suite à ça Abel accède à ma demande de façon très direct, c'est-à-dire qu'il vient s'agenouiller devant moi. Comme tout bon connard qui veut se donner un air sûr de lui, je m'assoie les jambes écartées. Il était évident dans ma tête que ce genre de distraction doit venir après le boulot, je m'attendais pas à ce qu'il vienne s'approcher de ma bite aussi vite. J'ai un violent mouvement de recul quand je le vois près de mes cuisses, avec ce con de Magister qui demande si il doit sortir. Je me retiens de justesse de mettre un taquet dans la gueule du petit blond. Ça m'a surpris, et j'aime garder le contrôle de A à Z pendant ce genre de truc. J'ai un passif assez lourd sur le sujet.

- NON ! … enfin, plus tard, après le boulot, bordel.

Je pousse l'épaule d'Abel pour qu'il s'éloigne de mon pénis de façon satisfaisante, puis je secoue la tête pour dissiper les restes d'inquiétude. Il a vraiment l'art de me foutre mal à l'aise, ce con. Il aurait voulu en faire exprès qu'il s'y serait pas mieux pris. C'est surtout l'air complètement assuré qui m'a déstabilisé, j'aurais préféré au moins un air inquiet. L'assurance, c'est le monopole du propriétaire. Avais je cette même expression de je-m'en-foutisme total dès qu'il s'agissait de wizz une bite ? J'crois pas, les fantasmes de mon proprio et de ses copains étaient vraiment tordus. Il avait même une pièce dédié à ses parties fines. C'est pour ça que j'aime le sexe rapide et bestial, dès que ça commence à devenir un peu subtil ça me met mal à l'aise. J'ai du mal à me sentir rassuré en présence d'un godemichet. Mais c'est moi qui l'ai demandé, cette putain de pipe !

Revenons en au boulot. Le boulot, c'est plus neutre émotionnellement, et c'est pour ça qu'on est là. J'écris d'autres chiffres sur une feuille, j'me gratte la tête. Je peux pas demander le taux d'intérêt que je demande habituellement, parce que faut pas pousser mémé dans les orties non plus. Ça lui ferait six milles à me rembourser en tout et c'est une beaucoup trop grosse somme pour que j'espère être payé un jour. Faut pas être trop gourmand non plus, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, tu connais la chanson :

- ... pour en revenir au pognon, j'pense que trente pour cent de trois milles, en intérêt, ça serait pas mal. D'habitude je demande beaucoup plus mais vu l'importance de la somme... et avec la prothèse par dessus, évidemment. En garantie j'veux que tu signes des contrats, avec ton sceau ou je sais pas quoi, que j'enverrais à la Garde et à l'Architectura Templi si j'revois pas mon pognon. Et ils viendront fouiner dans tes affaires, et j'te garantie qu'ils trouveront des trucs. J'peux me démerder pour avoir des témoins pour dire que t'as acheté de la drogue, que t'as malmené des gens, tout ce que je veux qui te foutra dans la merde. C'est clair ?
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MessageSujet: Re: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Jeu 1 Aoû - 4:01

Il écoute d'une oreille distraite les dernières dispositions prises par les deux hommes. Au final, l'affaire se passe bien. Mieux que ce qu'il avait pu l'imaginer. Il pourrait bientôt partir... Il ne lui restait plus qu'à... Accéder à la demande d'Eros. Il s'était attendu à un sourire vainqueur ou une marque d'arrogance de sa part. Il avait tenté de le voler, tout cela devait donc l'amuser, non ? Apparemment, non. Sa réaction violente le surpris et il recula. Était-ce de l'inquiétude qu'il avait aperçu sur son visage ? Difficile à dire. Abel n'arrivait pas à le comprendre. Il s'assit donc par terre, l'observant avec attention, dans un coin.

Attendait-il quelque chose de plus que lui ? Ou bien, était-il friand de soumission ? Certains maîtres détestaient les initiatives... Cependant, il n'était pas vraiment son Maitre. Juste... Un client... En quelque sorte. A quel point devait-il se montrer obéissant ? Il n'en savait rien. Il ne tenait pas particulièrement à l'être... Mais il ne voulait pas non plus que le contrat se brise par sa faute. Il devait veiller sur Al Van Koriolis.

Extérieurement, l'esclave affichait une mine morose, un peu blasée. Il ne savait pas quoi faire. Son regard s'attardait sur la pièce et leur interlocuteur. De là où il était, il pouvait apercevoir une marque sur sa joue. Il ne l'avait pas remarquée lors de leur première visite. C'était un endroit peu commun, pour un tatouage... Sa première maîtresse avait hésité à lui en faire posé un sur la joue, ou la fesse... Mais elle avait abandonné l'idée, se disant que ça le dévaluerait si elle devait le revendre. A bien y réfléchir, il serait d'ailleurs préférable de garder ce genre de réflexion pour lui. Ce type semblait du genre nerveux.

Il s'appuya contre le mur et attendit. Il n'était pas surpris par la demande de Al. Il restait quelqu'un de très timide, même avec Raphaël, pour ce qu'il en savait. Il lui lança un sourire rassurant au moment où il s’apprêtait à sortir, hésitant.

« Ne vous en faites pas, Maitre van Koriolis, ce ne sera pas long. Je vous rejoindrais après. »

A vrai dire, il ne se sentait pas tellement rassuré, mais il ne servait à rien qu'Al le sache. Ni cet Eros. A priori, il devrait s'en tenir au terme du contrat. Il ne pouvait pas l'abimer ou faire ce qu'il voulait de lui. Mais que valait la parole d'un sombre petit proxénète des bas quartiers ? C'était l'apanage des libres de mentir quand bon leur semblait, et de faire ce qu'ils voulaient, même si les Lois en disaient autrement. Toujours assit au sol, jambes légèrement écartées, les mains posés sur ses genoux  il leva ses yeux gris vers l'homme et lui demanda de manière détaché : « Alors, une pipe, c'est ça ? »

Sûrement que s'il avait eut plus de sentiments, il aurait rit de la situation, peut-être ce serait-il permis une réplique cinglante,... mais il se contenta d'attendre.
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MessageSujet: Re: On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]   Ven 2 Aoû - 2:01

L'affaire se conclu, le Magister s'en va – on le remarquerait presque pas tellement il est peu remarquable. Il a l'air euh... bin j'en sais rien, j'avoue que les intello c'est pas tellement ma tasse de thé, et mes connaissances sociologiques sur ce type d'individus sont assez limitées. Ça lit des livres et ça porte des lunettes, point. Aucune idée de ce qui se passe dans sa petite tête. Ça me rend un peu inquiet, j'me demande si je suis en train de faire une bonne affaire. Mais... si on veut ne pas prendre de risque, on tient un jardin potager, on prête pas de l'argent. Et ce qui rend méfiant, c'est pas qu'il se drogue ou quoi, c'est qu'il a une gueule de con. Il y peut rien, le pauvre. C'est peut être sur un coup comme ça qu'on touche le gros lot. Trente pour cent de trois milles pièces d'or... ça fait rêver. Et une main droite qui fonctionne. Ça, ça serait putain de bien, parce que c'est tellement dur à dégoter un mage qui ne pose pas de question que j'y aurais jamais pensé avant qu'il me le propose. Un excellent toubib aurait aussi fait l'affaire, mais faut le trouver, l'excellent toubib, et le matos qui va avec pour opérer. J'm'étais déjà renseigné sur le sujet, et une main c'est de la mécanique compliqué, tu peux pas foncer dedans armé d'une scie et d'alcool à 90°. Et certains tendons étaient irrémédiablement abîmés, il paraît, même si je ne sais pas ce que c'est un tendon. J'avoue que niveau science, j'suis plutôt diplômé troisième cycle de « un mec m'a dit que », option « ça tombe sous le sens ». J'ai bien d'autres qualités exceptionnelles pour rattraper, c'est pas la question.

Ce petit con sort un « ce ne sera pas long » à la sortie de son non-propriétaire. Qu'est ce qu'il en sait, j'vais p'tète être peine-à-jouir avec sa gueule hein ? Enfin c'est un esclave de plaisance, un mec qui plus est, il commettra sans doute pas des erreurs fatales comme mettre une molaire sur l'affaire ou rester les mains dans les poches. Par contre si il essaye le passage arrière avec ses doigts ou si il me pince quelque part je lui en colle une fissa. Pas que ça me dérange, mais sur le principe. Si j'ai bien compris, c'est une grosse affaire ces endroits là, vu comment ça rend les gars que j'ai vu nerveux, comment ils font des vannes sur ce genre de truc avec l'air de ne pas y toucher. Pas tout compris, mais j'm'y tiens à la lettre. Et surtout, le plus important, ça fait mal de se faire pincer et hors de question que j'jouisse d'avoir mal devant ce petit collabo. J'ai une fierté depuis pas si longtemps et j'y tiens beaucoup.

- Bin ouais, t'as bien entendu la première fois, monsieur j'obéis à la lettre. Et pas de connerie, sinon j'te fais un deuxième trou de balle. Allez, viens.

Du coup je baisse mon froc et je reste assis là, sans trop de cérémonie. Le matériel a rien de spécialement remarquable, il part pas d'un coté ou de l'autre, des dimensions assez ordinaires, pas de maladie chelou dessus. Quelques cicatrices là aussi, bien sûr, mais tout le monde a une histoire de vie compliquée hein. Personne te dit jamais « il m'est jamais rien arrivé de triste dans la vie », tu files quelques verres à quelqu'un et t'as le droit au récit du passif en six actes avec yeux mouillés et mains qui tremblent. Si on me demandait si des gens me sont déjà passé dessus sans mon accord, je répondrait sans doute « oui, et ? ». C'est le fait qu'il y a toujours un mot d'obéissance dans ma tête que j'veux pas qu'on sache, question stratégie. Logique pure, tout ça. Enfin je crois.
J'commence à laisser des petits films à teneur sexuelle se dérouler dans ma tête, histoire de me mettre en train.
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On va voir ce qu'on va voir. [PV Abel/Eros]

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