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 Ici, on aime les deus ex machina à la con. [PV Alonzo.]

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MessageSujet: Ici, on aime les deus ex machina à la con. [PV Alonzo.]   Mer 1 Mai - 23:38

Tu te souviens d'Alonzo d'Andrasté ? … ouais c'est comme ça qu'il s'appelle, j'le savais pas avant qu'il lâche un petit jouet de merde avec son blaze dessus. A la base, j'ai cru que c'était celui du fabriquant, mais j'ai été intrigué et j'ai vérifié... j'ai pas été déçu. C'est pas de chance de lâcher un objet avec son nom dessus en s'enfuyant, quand même. Mais avant ça, je me suis occupé de l'enterrement de mon employé. Enfin pas moi, sa veuve, moi j'ai juste donné de l'argent. Plusieurs années qu'il surveillait mes fesses j'te dis. A l'époque il avait quoi... vingt cinq ans ? Et il est mort à trente. Même pour un délinquant, c'est pas très vieux. J'veux dire, il se droguait pas, il faisait pas trop de connerie, il avait un coté familial assez sérieux – la preuve il a eu un gosse volontairement – c'est pas le mec sur lequel t'aurais misé pour qu'il parte le premier. Et de quelle façon...

A l'enterrement ben y avait sa veuve, son fils de deux semaines, sa famille, moi, et un tas de gens un peu louche. En y réfléchissant, vu que sa mère avait un flingue à la hanche et que sa femme est limite plus large d'épaule que moi, ben y avait que des gens louches. On se tenait tous très sérieusement devant le trou, les pieds écartes et les mains jointes devant les couilles, la tête baissée. Le mec venait d'une région du Nord, dans la province de Gells je crois. Une région pas évidente, où les seuls choix de carrière pour un gadjot moyen sont soldat et mineur. Les deux font mourir et sont très laborieux. Du coup mourir par les armes c'est assez logique. Mais c'est pas une raison apparemment, et même si selon leurs traditions familiales pleurer à l'enterrement est assez mal vu, je vois que la jeune veuve et le père du mort ont l'air de se retenir très très fort. C'est mieux de pas regarder, dans ces cas là. Comme ça ils ont l'impression que personne ne les regarde en train de s'humilier et tout le monde est content. Comme tu le vois, je maîtrise bien les usages des enterrements maintenant. Au début j'avais un peu de mal avec le concept de la vie qui est précieuse et donc, quand elle cesse, il faut être respectueux avec la dépouille et le mettre à pourrir au frais dans une boîte qu'on fait cramer ou qu'on enterre. Ouais ça sonne un peu con mais en fait c'est assez logique, ça se vit bien de consacrer mentalement un après-midi au décès de quelqu'un. On peut se rappeler des trucs sur lui et tout. C'est rigolo, chez mon ancien propriétaire je me trouvais déjà exceptionnellement sensible d'accorder un regard perplexe au Tas de Compost de temps en temps. J'me disais que j'étais conçu pour être blasé que face aux trucs de cul, mais quand je vois la réaction des gens aux enterrements, je ne sais plus où est la différence entre leurs sentiments et les miens. C'est très difficile à mesurer ces choses là.

Après la cérémonie, j'ai donné une boîte à la mère de mon employé. Dedans ? Les oreilles et la queue du mec qui s'est enfui quand le clodo nous a attaqué au lieu de nous aider. J'ai dû ramener le cadavre de quatre vingts kilos tout seul avec pour seule arme un flingue mouillé – autrement dit un gros bout de métal inutile. On m'a dit après que j'aurais dû prendre les pouces ou j'sais pas quoi, mais c'était trop tard. La mère a l'air contente quand même, enfin si on prend le vieux truc dégueu qu'elle fait avec son visage pour un sourire. J'comprends, ça me fait toujours cet effet là aussi un pénis coupé. Surtout quand j'sais que son possesseur est toujours vivant. En tout cas je suis en dèche de garde du corps maintenant. Et la mère, après avoir fini de sourire, m'a dit que c'était bien gentil d'avoir tué un lâche, mais qu'avoir l'assassin serait beaucoup mieux. Là j'ai sorti un grand sourire et j'lui ai raconté l'avancée de mes recherches.

J'ai cherché à partir du nom de famille sur le jouet. J'ai pas retrouvé le gars, mais devine sur qui je suis tombé ? Sa mère ! Chez elle. C'était bien un bourge en fait, et quand j'ai parlé d'un mec avec un bras en métal elle est devenue complètement hystérique. Visiblement, notre clodo s'était enfui de chez lui, et même sa mère sait pas où il est. Mais c'est pas grave ! J'lui ai dit ce qu'il était devenu, son fils. Un meurtrier, un clodo et un fou. Ensuite j'ai frappé sa mère et j'l'ai violé en la menaçant avec un couteau. Et j'me suis tiré. Quand j'ai raconté ça à la femme en face de moi, elle a sourit encore plus largement – oh mon dieu j'vais gerber – et elle m'a filé un collier sorti du fin fond des couches de fringue qu'elle avait sur le dos. C'était un lacet en cuir avec des ossements de poulet percés dessus, des perles et des plumes. Les parties organiques avaient un peu de cuir séché encore accroché dessus et le tout faisait assez démoniaque, surtout vu la gueule de la vieille. Elle était petite, avec presque plus de cheveux et de ratiches. Pourtant, je l'avais vu donner des bonbons à un de ses petits enfants cinq minutes avant. J'aurais pas pensé que mes vengeances de connard lui auraient fait plaisir comme ça. J'ai accepté qu'elle me mette le collier. C'était pour me protéger de la vengeance de la femme ou je sais pas quoi, si elle envoyait le Chat Ombreux sur moi, j'ai rien compris. Des superstitions à la con. Ce que je trouvais inquiétant, moi, c'est qu'elle se balade avec ce genre de babiole avec elle tout le temps, comme si c'était parfaitement normal. Mais c'est une famille de criminels de Gells après tout. Et je connais pas cette légende à propos d'un chat noir, mais promis je regarderai un jour. En tout cas, je lui ai dit que je trouverai l'assassin et qu'il passerait pas un bon moment avec moi, tout le monde était content et on est tous rentré chez nous. Des jours passèrent.

Tu te souviens quand j'ai embrouillé un mec de la Tangente parce que pour la première fois de ma vie j'étais bourré ? Ouais bah ce genre de chose à des conséquences. On s'est fait embrouiller par je sais pas qui précisément. Sur mon territoire en plus ! Ça a trop foutu la merde. Du coup c'est tous leurs alliés à eux contre les notre, tout le temps, n'importe quand. Mais c'est quand moi et les quatre autres gars avec qui je me baladais pour une affaire ou une autre on s'est fait attaquer par balle que j'ai vraiment réalisé ça. Dans ma tête le problème s'était estompé en même temps que la gueule de bois. Voilà. Mais là on était en train de se prendre des vrais bastos dans le corps, donc j'me suis traité mentalement de con et on a tous couru se mettre à couver. Y avait... rien. Logique, ils allaient pas nous tendre une embuscade dans un endroit où on pourrait se cacher facilement. Là on était dans un terrain vague en périphérie de la ville, y avait pas un rat et pas un bâtiment pour se cacher. On a pu qu'aller tous s'allonger derrière un renflement de terrain.

Nous avons tous sorti nos flingues. Déjà, fallait déterminer combien de personnes et où, et j'peux te garantir que quand t'entends des balles siffler de partout tu deviens pas très doué pour ça. Deux de mes collègues d'emmerdes se sont mis à tirer, pourtant. Faut dire que je suis pas spécialement doué en champ de bataille. Promis, si je sors vivant de là, j'apprends à tirer de la main gauche, même si ça me prend un temps fou. Faut déjà que j'essaye de pas rejoindre mon ex-employé dans l'Ombre. C'est pas gagné, vu que je viens de me prendre une balle dans le tibia. C'est arrivé d'un seul coup, j'étais en train de réfléchir à comment me sortir de là, et d'un coup ma jambe a explosé. Du moins j'en ai eu l'impression. J'ai même pas eu le temps de tirer la moindre balle ! De toute façon, je garde mes munitions pour quand des mecs viendront nous achever. Ils seront assez près pour que je les touche. Ils sont probablement plus nombreux, on va sans doute tous crever, mais c'est pas une raison pour se laisser bêtement mourir. On se démotiverait pour tout sinon. Je me mets péniblement sur le ventre pour voir ce qui se passe. Euh... de la poussière partout ? Je vois un cadavre à vingt mètres devant. Vu ses fringues, c'est un mercenaire. Oh, sérieux ? On a même dépensé de l'argent pour nous ? Je me sens très flatté, maintenant j'aimerais arrêter de saigner partout par terre.

Les quatre mecs avec moi tirent toujours. Puis y en a un qui est mort d'une balle dans la tête. Un autre s'est pris une balle dans le pied et a été frôlé à la main droite, maintenant inutilisable. Là on a commencé à discuter ferme de comment se sortir de là. Après avoir fait un brainstorming en criant comme des hystériques pour couvrir le bruit des balles et de notre propre panique, on a opté pour se séparer. L'autre mec blessé et moi, on va partir d'un coté et le mec valide va aller de l'autre. Je lui donne solennellement la came puis on fait ce qu'on a dit. Ce qu'on dit pas à voix haute, c'est qu'on se sépare pour donner au mec valide une chance de s'en sortir. Les éclopés n'en ont aucune. En s'appuyant l'un sur l'autre on arrive à avancer, mais pas très vite. Le mec avec moi a un pied dans les fraises et il doit vraiment lutter pour marcher sans s'évanouir. Moi j'arrive pas trop à m'appuyer sur ma jambe droite, le tibia doit être fracturé. Je sais pas trop. C'est dur d'estimer ces choses là quand on est amélioré pour pas s'évanouir à cause de la douleur.

Évidemment, on se fait canarder. Enfin le mec sur qui je m'appuyait. Il s'est écroulé, et moi avec, sur le dos. Quelques secondes ont passés sans tir, où je faisais le point sur ma vie. Hors de question de me traîner misérablement par terre pour échapper à la mort, là ça serait vraiment pathétique. Au lieu de ça je pense à plein de trucs et c'est un peu le bordel. Un mec se penche au dessus de moi et me tire deux balles dans la poitrine.

Une demi-heure après ça, je me traîne misérablement en appuyant sur une jambe vers la rue. Vers des gens. Une des deux balles s'est coincé dans mes côtes mais l'autre est allée se loger dans un de mes poumons et je saigne par tous les trous. J'ai dit plus haut que je m'évanouissais pas à cause de la douleur ? Ouais, ben j'peux faire de l'inédit aussi. Je constate que je suis incapable de bouger, au bout de deux mètres. Y a plus rien qui veut fonctionner. Je vois encore, mais y a beaucoup de points noirs. Oh merde.
Mais le mec qui était valide tout à l'heure est revenu ! Je l'entends ! J'entends mon nom ! J'essaye de tousser avec plus de conviction pour me faire remarquer. Y a du sang qui sort et ça me déchire les poumons. Et le mec s'approche de moi et me chuchote qu'il y a des gardes, et qu'il va essayer de me faire passer pour un mec qui était là au mauvais endroit au mauvais moment. Je trouve ça un peu gros, mais bon, je suis plus en état d'avoir d'autres idées là. Il m'enlève le flingue de la main gauche avant de prévenir les mages de sang venus pour éponger les dégâts du massacre que je suis là. Malin. Ils vont pas poser de question eux, et ils vont en plus m'éviter de mourir. Il paraît qu'ils ont du mal avec les fractures et qu'ils sont tous anti-géno, mais j'm'en fous là.
Donc c'est comme ça que je finis au Temple Saint Dietrich en étant incapable physiquement de tuer quelqu'un. Et c'est bien dommage, parce que devine qui est dans le lit à coté ? J'ai failli exploser de rire quand je l'ai vu en me réveillant – je me suis évanoui à cause de la perte de sang pendant le transport -, mais l'état de mes côtes m'en a empêché. J'lui dit d'une voix faible :

- Coucou.
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MessageSujet: Re: Ici, on aime les deus ex machina à la con. [PV Alonzo.]   Jeu 2 Mai - 7:08

Alonzo était en train de chercher où il allait pouvoir bouffer – encore – lorsqu'il sentit la main d'un inconnu sur son épaule. Jusque là, aucun problème, il ne s'était montré insolent envers personne, ici, et surtout, les seuls qui avaient été les témoins de ses meurtres étaient un inquisiteur et deux citoyens dont il ne connaissait l'identité...si en fait, l'autre type lui avait dit qu'il s'appelait Eros, mais il n'avait pas cherché à en savoir plus, tentant d'oublier un peu tous ces évènements. Lorsqu'il s'était échappé, il s'était retrouvé dans une forêt, les arbres l'abritaient un peu de la neige et tout ce qui avait pu lui tomber sur la gueule avant...curieusement, il s'était évanoui, mort de froid, en ayant l'impression de renifler une odeur qui ne lui était pas commune. Quelques heures plus tard, à son réveil, il n'avait ressenti aucune pulsion meurtrière. Comment expliquer cela ?

Le jeune noble avait alors enquêté, cherché à savoir ce qu'il pouvait y avoir dans ce bois de pins qu'il n'y avait pas dans les autres endroits...et la réponse lui parut finalement simple : puisque la neige absorbait l'odeur de tout ce qu'il pouvait y avoir autour de lui, la réponse était donc...les pins ! En ville, il ne se situait pas à proximité de la forêt et...en effet, lorsqu'il eut reniflé à nouveau l'odeur de l'arbre, il sentit son pouls se calmer. Pour une fois, il se sentait presque normal. Alors, Alonzo passa quelques jours dans la forêt pour vérifier que ce n'était pas une de ses hallucinations. Tout d'abord parce qu'il comptait bien retourner chez lui, si jamais ce qu'il avait découvert était vraiment efficace, ensuite parce que la menace d'Eros « pars d'Ishtar » résonnait toujours dans ses oreilles et qu'il avait du mal à ne pas l'oublier. Finalement, il s'averra que c'était les épines du pin qui réussissaient à le calmer. Entre temps, il avait découvert une petite cabane qui lui semblait abandonné et se nourrissait des petits animaux qu'il chassait et dépeçait de ses propres mains. Il était constamment mort de faim, mais il réussissait tout de même à ne pas être en sous-alimentation et faire le minimum pour que tout aille bien. En tout cas, Alonzo ne s'était jamais senti mieux que maintenant et traçait sur un tronc d'arbres les jours où il n'avait pas tué sous forme de bâtonnets.

Quelques jours plus tard, il découvrit qu'il n'avait plus sur lui ce petit jouet qu'il avait emporté de la maison. Celui-ci avait une forte valeur sentimentale, c'était sa mère qui lui avait offert le jour de son deuxième anniversaire, et il avait tracé son nom dessus un peu plus tard pour ne pas que Lou ou sa sœur ne lui pique – des voleuses, ces filles ! Il se sentait profondément vide, sans ce jouet, sans tous ces souvenirs auxquels se raccrocher, et qui avaient tant de valeur pour lui. Parfois, il lui arrivait de pleurer, tout seul, dans les bois, se rappelant le bon temps où il insultait Lou pour de rire et où il tirait les cheveux de sa petite sœur ! Si bien qu'un jour, vraiment nostalgique de cette époque, il décida de se reprendre en main et d'entrer de nouveau dans l'enceinte d'Ishtar – il n'en était pas bien loin, mais cela lui semblait être toute une aventure. Si des jours avaient l'air d'être passé depuis que le garçon se trouvait ici, en réalité, il n'était pas là depuis longtemps : son « entraînement » lui avait semblé durer des jours et des mois...

...Et maintenant, il retournait en ville pour retrouver sa chère Mère. L'enlacer de ses bras maigres, lui dire qu'il était là, pouvoir profiter de sa présence avant que son pauvre cerveau ne se remette à déconner pour il ne savait quelle occasion ! D'ailleurs, il en avait profité pour faire une provision d'aiguilles de pins, qu'il mit dans un sac en peaux de bêtes qu'il avait tuées pour se nourrir.

Que disais-je donc ? Ah oui, Alonzo se trouvait au Marché, afin de trouver à manger et chourraver discrètement une pomme ou deux avant d'aller voir sa maternelle lorsque quelqu'un lui tapota l'épaule. Ce n'était jamais très bon signe, lorsque quelqu'un vous tapotait l'épaule, surtout s'il s'agissait d'un inconnu....et que vous venez de voler une patte de poulet au stand voisin. Alonzo ne se retourna donc pas et se mit à courir de toutes ses petites forces. Il entendit un « au voleur ! » derrière lui, pensa également à la pomme qui était dans son autre sac, mais aussi au gigot cuit. Alors il se dépêcha, mais ce jour-ci, c'était à croire que le monde s'était ligué contre lui et...la foule se referma contre lui comme un étau. Derrière lui, plusieurs hommes courraient en criant. Lorsque le premier posa la main sur son épaule et le frappa à la tête, il ouvrit les yeux en grand, lorsque les autres commencèrent à le passer à tabac, il chercha juste à se protéger la tête.

Même si au fond, il aurait du mal à être plus maboul qu'il ne l'était actuellement.

Il ne sut pas au bout de combien de temps, mais Alonzo s'évanouit et reprit conscience quelques heures plus tard, avec la forte impression de ne plus avoir de corps. La première chose qu'il fit fut de vérifier s'il avait toujours son sac d'aiguilles de pain, et il s'avérait que oui. Par contre, le sac de bouffe n'était plus là, merde...il ne sut pas comment, mais il se dirigea presque instinctivement vers l'hospice – à moins que ce ne fut une âme charitable qui le soutint et le guida jusque là...il ne savait plus, ses souvenirs n'étaient pas très clairs. Alonzo, pour finir, tomba par terre devant une femme et fut emmené pour être pris en charge.

Il se réveilla quelques heures plus tard, et ça sentait l'hôpital. Des draps propres couvraient son corps nus, et il avait l'impression d'avoir des bandages de partout. Il ouvrit les yeux mais grimaça : l'un d'eux était bien cocardé. Il eut un peu du mal à faire de l'ordre dans ses pensées, mais y parvint, se mettant au final à chercher le petit sac rempli d'aiguilles de pin...qui se trouvait à sa droite. Il le regarda en se sentant drôlement soulagé. Il commença alors à regarder ceux qui l'entouraient : son voisin de droite était un vieil obèse qui ne passerait sans doute pas la nuit, étant donné la couleur de sa figure. Celui de gauche était plus maigre, plus...il tenta de le détailler plus en détails lorsque l'ordre ouvrit les yeux.

Et le reconnut.

« Eros... »

L'option fuite n'était même pas possible, vu l'état dans lequel il se trouvait...il honnissait également l'option « je ne te reconnais pas, je ne sais pas ce qu'il s'est passé la derrière fois ». Il ne voulait pas mourir, il voulait aller retrouver sa mère, point final.

« Je crois qu'on s'est...quitté sur un malentendu, la dernière fois...je suis désolé. Je suis désolé pour cet homme, vous n'imaginez pas à quel point ! Mais j'ai trouvé le remède, je crois ! Ça n'arrivera plus ! »

Il était en réalité frigorifié par la peur, qui l'empêchait de réfléchir et de penser que Eros, si il était allongé sur un lit, c'était pour une bonne raison : qu'il était sûrement très malade et qu'il ne pouvait pas bouger d'ici. Mais en le voyant, il se souvenait du sang, de l'odeur du sang et de la sensation qu'il avait ressenti en tuant. Pour cet homme, il n'était qu'un putain de meurtrier : pire, il était le meurtrier qui avait tué son ami. S'il le pouvait, l'homme à sa gauche le tuerait sûrement.

« Euh...pas de violences...dans un hôpital, hein ! »
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MessageSujet: Re: Ici, on aime les deus ex machina à la con. [PV Alonzo.]   Lun 6 Mai - 2:41

Je fixe Alonzo d'un œil vitreux, sans me mettre à hurler ou quoi. En fait, sincèrement, je me demande si je suis pas en train d'halluciner. C'est assez improbable qu'on se retrouve dans la même chambre à l'hospice. Je suis heureux de constater la terreur sur le visage de mon voisin de lit en tout cas, ça fait toujours plaisir de faire cet effet là aux gens. C'est assez étrange en même temps, parce que je suis pas actuellement en position de lui faire du mal. J'ai un tibia qui est devenu une chaussette à morceaux d'os, et des fractures dans les côtes – là où la balle est entrée – qui m'empêchent de respirer trop profondément. Pas vraiment en état pour le meurtre. Dommage. Quand le gamin commence à parler, je le regrette encore plus fort. Putain, il essaye de se justifier, ce con, pour que je ne lui fasse pas de mal. Qu'est ce qu'il espère là ? Il a buté mon gars ! Il peut blablater autant qu'il veut, dire que son chien a mangé sa copie et que c'est pas de sa faute, concrètement il a tué mon employé en l'envoyant en pièces détachées dans tous les coins. Je crois que j'oublierais jamais ça, j'ai jamais vu un massacre pareil. Ouais, j'ai vu des gens mourir, sûr, et souffrir aussi, mais j'me suis jamais amusé à mutiler le cadavre pour le fun quoi. J'espère que c'en était un en tout cas, qu'il est mort super vite. Ça doit pas être très agréable pour un libre de voir ses propres tripes sortir de son ventre. Ça doit lui bouleverser son schéma corporel tout ça, la représentation qu'il se fait de lui même, sa pudeur, son amour propre, bref, tout ces trucs dont on est séparé quand on est esclave de plaisance. Moi j'vois mes tripes en dehors de moi, je me dis « merde, je vais mourir là ». Beaucoup plus logique.
Bref, le mec parle et parle et se justifie et il me laisse pas le temps de rassembler mes neurones pour parler aussi. Oh, l'intelligence ça va, je sais exactement ce que je veux dire hein, tout est OK, c'est le reste qui va pas. Faut que je rassemble mon souffle pour parler, tout ça, et l'autre connard il fait que jacter et j'arrive pas à me concentrer pour respirer comme il faut. Je finis par croasser :

- J'm'en fous. Ça m'énerve de parler au plafond en devant limite me sortir les yeux des orbites pour voir l'autre petit con, mais je préfère pas me tourner sur le coté pour l'instant. J'attendrais d'avoir des escarres. T'as buté un des mecs à moi qui savait bien tirer. Ça s'trouve pas aussi facilement qu'on le croit. Tu sais tirer toi ? J'crois pas hein.

Et puis même si il savait, je le prendrais pas quand même après ce qu'il a fait. C'était pas... je sais pas, pas honorable – c'est quand c'est moi qui le fait que ça l'est, voilà. Et encore. Je deviens pas complètement fou moi. Tu l'aurais entendu hurler pendant ! Une sodomie pour les oreilles. C'était complètement psychotique comme ambiance. D'ailleurs, en parlant d'ambiance, faut quand même que je lui donne des nouvelles de sa maman :

- Et tu sais quoi ? … mais en fait on sait pas tout de suite quoi parce que je me mets à tousser, ce qui fait bouger mes côtes assez violemment vu l'état. Il me faut une bonne minute pour m'en remettre, je mets ma main sur mon visage pour que le clodo ne me voit pas me crisper de douleur. J'me suis bien servi de ce que tu m'as laissé... J't'ai p'tète pas trouvé toi, mais j'ai croisé ta maman, Alonzo. Vous avez les mêmes yeux, c'est fou. J'lui ai donné des nouvelles de toi, vu qu'elle était inquiète et tout.

Puis je m'arrête là, comme un connard. Il se doute bien que je me suis pas contenté de boire le thé avec. Faut savoir ménager un petit suspens parfois, ça augmente les effets. Il va bien avoir les glandes quand il saura quel bâtard j'ai été ! J'm'en fous, c'est un noble, un prêté pour un rendu.
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MessageSujet: Re: Ici, on aime les deus ex machina à la con. [PV Alonzo.]   Ven 10 Mai - 11:54

Peur. Alonzo d'Andrasté avait peur, lui possédait un bras super puissant qui pouvait détruire n'importe quel mur si il en avait l'envie. Lui qui avait commis une vingtaine, que dis-je ?une trentaine de meurtres, il avait peur devant ce type qui ne devait certainement pas être capable de se lever...lui non plus, d'ailleurs. Il ne savait pas quelles blessures il avait exactement, mais tout son corps semblait bien handicapé, il ne se sentait même pas capable de remuer le plus petit orteil. Pour la première fois, Alonzo se rendait véritablement bien compte qu'il avait commis un meurtre...pas un meurtre de folie – quoique – de vengeance, mais un meurtre contre une personne qui ne possédait pas de géno. Un homme qui n'était rongé par le vice ou quelque péché humain. Le type qu'il avait tué avait sûrement une vie de famille, des parents, tout comme lui en avait, et s'imaginait certainement vieux en train de jouer aux cartes. Et, lorsqu'il imaginait ceci, Alonzo se dégoûtait. Cela lui donnait presque envie de vomir.

Ce qui le fit devant encore plus immobile, ce fut quand l'autre commença à lui parler de sa maman, de sa chère maman. La dernière fois qu'il avait pu la voir, c'était un soir, il l'avait espionné et elle était en train de parler avec l'un de leurs amis. Il..avait pu l'entendre qui s'inquiétait. Elle disait qu'elle n'avait plus de nouvelles de lui depuis des mois, qu'elle avait peur qu'il soit mort. L'autre lui avait dit alors qu'à cet âge, il n'était pas rare que les adolescents fassent des fugues, mais bon...sa mère avait eu l'air d'acquiescer, puis, s'était mordu la lèvre. Brutalement, ils avaient tourné la tête vers sa directement, comme s'ils avaient eu le sentiment d'être épié. Alonzo s'était alors enfui aussi vite qu'il était venu, effrayé à l'idée de ce qu'il aurait pu se passer si on l'avait surpris.

« Que...t'as fait quoi ? T'as fait quoi à ma mère ? »

Là, la peur lui serrait carrément l'estomac. Il ne pouvait s'empêcher de se représenter sa chère mère complètement effrayé, devant Eros. Déjà, les pires scenarii commençaient à naître dans sa tête, il...il imaginait les pires choses, les pires scènes. La mort de sa mort, un éventuel viol, un enlèvement. Avait-il touché à ses sœurs ? Enfin à la petite cruche et à Lou ? Qu'avait-elle dit, si Eros lui avait signalé qu'il le connaissait ? Il était effrayé, si l'on raconte que le pire suspens est le silence, ce n'est pas par hasard. Et pendant ce temps-là, l'autre avait la main coincée sur son visage, comme s'il essayait de faire monter le suspens volontairement. Il finit par la sortir, sa putain de phrase, mais cela ne fit qu'augmenter les angoisses du pauvre garçon. S'il l'aurait pu, Alonzo lui aurait sauté dessus : heureusement d'ailleurs qu'il y avait l'odeur du pin qui l'avait calmé, sinon, il se serait déjà jeté sur Eros depuis deux minutes au moins – ou se serait écrasé sur le sol, au choix.

« Elle...je te tue si tu lui as fait quelque chose ! Je m'en fous, on est dans un hôpital, mais je te tue ! Et avant, tu vas souffrir ! Ma mère, je tiens à elle plus qu'à n'importe quoi, c'est toute ma vie ! Si tu l'as touchée...je...ce bras, tu sais où il va aller !!! »

Des larmes commençaient à couler sur ses joues, il se rendait compte que désormais, il aurait encore moins de raisons pour rentrer à la maison.

« Tu...tu lui as dit...dit ce que j'avais fait, c'est ça ? Tu lui as dit que j'avais tué des gens ? Non...tu n'as pas osé faire ça ?...Je...je voulais l'épargner ? Comment tu sais que je m'appelle comme ça ? C'est toi qui a ramassé le jouet ? »
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MessageSujet: Re: Ici, on aime les deus ex machina à la con. [PV Alonzo.]   Ven 10 Mai - 22:14

Le fugueur est direct parti en flamme, ouais. Je connais bien son histoire, maintenant que sa maman m'avait fait part de ses inquiétudes quand je lui ai parlé de lui. Elle n'aurait sans doute pas accepté de me recevoir si je n'avais pas prononcé le nom de son fils, d'ailleurs, vu ma tête. L'idée que le gamin ait intentionnellement laissé cet objet pour se venger de cette femme m'avait traversé l'esprit, mais la voir sincèrement inquiète a dissipé mes doutes. Et le clodo a confirmé ça en se mettant à couiner. Je sais pas pourquoi, l'entendre me menacer m'a mis en fureur. C'était pas proportionnel à ce qui venait d'être énoncé. J'veux dire, si je me mettais dans ces états là chaque fois qu'on parle de me faire du mal, j'en sortirais pas. En fait, c'est qu'il me menace et qu'il se plaigne en même temps qui me fout en rage. Et j'arrive pas à trouver la raison, et ça aussi ça me met de travers. Toute ces émotions finirent par sortir de la seule façon possible :

- MAIS... MAIS FERME TA GUEULE ESPECE DE CONNARD !

Et là je retousse et je bouge un peu dans le lit, n'ayant plus la patience de supporter la douleur immobile. La suite sort tout seul, en passant de mon adrénaline à ma bouche, sans l'étape cerveau. Ça aurait été un peu moins sincère sinon :

- Mais t'y a pensé à ta mère avant de te balader avec son nom écrit sur toi ? Et avant de buter mon gars ? Et avant de te foutre des Géno dans le corps hein ? Et après tu m'racontes combien tu l'aimes, comme si j'allais te donner une seconde chance ? Connards de nobles, on vous reconnait bien là, à croire que le monde sera gentil avec vous parce qu'il l'a toujours été. Mais nan, j'vous chie sur la gueule tas d'enculés, en vrai quand on fait de la merde bah tout ce qu'on a c'est de la merde, pas un bisou de maman.

Après ce flot raffiné plein de lieux communs – pas le temps de réflexion pour trouver des formules plus percutantes – j'dois reprendre mon souffle. J'me suis tourné vers le jeune clodo, je sais pas à quel moment ça s'est fait tout seul, et j'le fixe. Et je réfléchis à ce que je viens de dire. Et comme je suis pas né de la dernière pluie, en y réfléchissant je me rends compte que j'ai parlé de moi, en fait. A propos des choses stupides qu'on peut faire à dix sept ans, comme se vendre soi même à Exodum. J't'ai dit, je sais pas si c'est vrai ou pas. Mais si ça l'était, et bah c'était carrément une idée stupide. J'aurais foutu sept ans de ma vie en l'air quand même, et à l'âge où les autres ont l'air de faire des trucs marrants. C'est quand même fort de se péter ses propres rotules, niveau connerie. Ça doit être un genre de crise de la quarantaine version Exodum. Et j'suis plus ou moins en train de m'en plaindre au gamin. Après avoir fait un viol punitif sur sa mère. Putain, c'est le congret des geignards abrutis ici.
Puis j'me reprends : ça, le gamin il le saura jamais. Tout ce qu'il entend là, c'est que j'ai fait du mal à sa mère. Du coup je décide d'enchaîner sur ça. C'est pas grave de se boiter, faut tout de suite remonter c'est tout.

- Ouais, donc, je disais, j'ai vu ta mère ouais. On a parlé de toi, tout ça, j'lui ai dit comment je t'avais rencontré. Puis, tu t'doutes bien, j'lui ai refais le trou. Mais sinon elle va bien. Elle va garder une cicatrice de dents sur un endroit intéressant, c'est tout.

« Endroit intéressant », t'excites pas, c'est l'épaule, j'suis pas un putain de contorsionniste non plus. Et en fait c'était assez pourri pour moi, ça a duré genre deux/trois minutes où je pensais à autre chose en même temps les yeux fermés, parce que la mère de monsieur là, elle est vieille. Bon évidemment pour elle ça restera un souvenir impérissable hein.
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MessageSujet: Re: Ici, on aime les deus ex machina à la con. [PV Alonzo.]   Jeu 16 Mai - 0:22

Le sort que Eros avait réservé à sa mère était terrible. S'il n'avait eu ce tout nouveau « remède » pour se calmer, le jeune homme aurait sans doute fait une crise. En attendant, il l'imaginait, elle, dans tous ses états, malade, appelant à l'aide...Et cette image lui était insupportable. Il avait serré son poing de fer, l'autre étant trop bousillé pour qu'il puisse le bouger, et cet effort lui causa une grimace et un pic aigu de douleur lui montant au cerveau. Elle avait eu mal, elle avait souffert...à cause de lui. Que pensait-elle, maintenant ? Avait-elle envie de se tuer, pire, de le renier, lui qui était son fils et qui tenait tellement à elle ? Le haïssait-elle pour cet être qui s'était vengé de sa personne ? L'irrépressible besoin de parler à Lou pour autre chose que pour l'insulter lui vint soudainement. Il voulait savoir comment elle était maintenant, et si Eros avait touché à son autre sœur...il ne mentionnerait pas celle-là devant son compagnon de lit, tout simplement parce qu'il n'était pas con, et qu'il n'avait pas envie que cet homme méprisable retourne là-bas pour  « se faire toute la famille d'Andrasté. »

« T'es qu'un malade...je suis malade du cerveau, moi. Mais toi, c'est pire ! Tu violerais une petite fille, si tu pouvais te venger de quelqu'un comme ça, hein ? Tu la violerais ? T'es horrible ! »

Il était tellement paumé. Il n'avait même pas le moindre désir de se battre : Alonzo était anéanti, oui, c'est exactement cela : anéanti. Il essaya de bouger dans son lit, mais cela ne causa qu'un grimace supplémentaire, et un bruit bizarre, sans doute un gémissement. Il haïssait se retrouver comme ça, à côté du type qui avait violé sa mère – cela, il avait beaucoup de mal à l'admettre – sans pouvoir rien faire. Il essaya de se calmer, de souffler, tenter de retrouver son calme intérieur, et le regarda plus en détail. L'homme était comme lui, immobilisé dans un lit...et vu la quantité de malades dans cette pièce qui ne pouvaient non plus pas vraiment se lever, il en déduisit qu'ils étaient dans le même bateau. En gros, le premier qui sortirait du lit aurait sûrement le privilège d'aller dégommer l'autre, et, ou, se barrer en premier.

« Comment tu t'es blessé...un de nos serviteurs ? Hahaa...ce serait amusant, ça. Mère n'en restera pas là ! Mère ira à ta recherche, Mère t'aura et te fera mettre en prison ! Et tu iras à la potence ! »

Il le fusilla du regard, commençant soudainement à bien morfler au niveau de la mâchoire, ce qui l'obligea de s'arrêter de parler. Il resta quelques minutes sans rien dire, profitant de ce temps pour tenter d'accepter ce qu'on lui avait dit précédemment, puis, dès que cela se calma, reprit son discours l'invectivant.

« On les torture, les gens comme toi, on en fait de la viande ! Peut-être que ta tête est mise à prix, hein ? Je pourrais en tirer un bon prix, et puis je pourrais voir un médecin ensuite ! »

Il ne savait plus ce qu'il disait et délirait complètement, ayant peut-être oublié – comme s'il lui était possible d'oublier – qu'il était lui-même un criminel activement recherché par la garde et qu'il leur serait, d'ailleurs, très facile d'aller le chercher ici.

« Connard... », grinça-t-il entre ses dents.
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MessageSujet: Re: Ici, on aime les deus ex machina à la con. [PV Alonzo.]   Mer 22 Mai - 0:30

Ah bah évidemment, ça l'a foutu de travers le gamin. Moi je souris comme un connard. Programmé pour me servir de ma queue, j'ai la conscience tranquille. Mais j'irais pas emmerder des enfants pour autant*, ils me mettent mal à l'aise et j'en approche pas.
Le gamin a essayé de se lever, mais il a abandonné l'idée assez vite. Je sais pas pourquoi il est là. Un truc grave en tout cas. On est chez les mages de Sang là, c'est seulement pour les VIP de la misère. Faut vraiment être un gros cassos sur le point de claquer pour être admis tu vois, faut pas avoir l'air d'avoir de l'argent, sinon c'est foutu. J'arrive à rentrer là dedans parce que j'ai un corps assez dégueulasse, avec cicatrices de balle, de coup de point au visage et tout et tout. D'ailleurs, maintenant que je ne suis plus en état de mort imminente, je devrais songer à me tirer de là fissa. M'étonnerait que la Garde entende jamais parler d'un passage d'un mec à l'air louche. Il paraît que les membres de l'ordre saint Dietrich gardent le silence sur leurs patients, j'y crois pas beaucoup. Moins j'ai de contact avec des officiels, mieux je me porte personnellement. Puis rappelons que je me trouve dans la même pièce qu'un gars qui veut me tuer. Bref, j'ai toutes les raisons de pas vouloir faire de vieux os ici.

Le clodo est furieux, forcément. Ça fait plaisir, il a l'air d'avoir bien les boules. Il me promet les pires trucs. Au moins il arrête de se plaindre, il a compris que ça servait à rien. Un mec qui a fait du mal à sa mère en a forcément rien à foutre de ses problèmes. Je réponds rien et je le laisse parler. Je m'efforce juste de respirer lentement pour faire refluer la douleur. De toute façon y a plus rien à dire là. Juste savourer la souffrance d'un noble. Je peux pas m'empêcher d'éclater de rire quand Alonzo me déclare qu'il va me vendre à la Garde. Un meurtrier qui dénonce un trafiquant, j'aimerais bien voir ça.

Au moins je serais pas tout seul sur la potence, monsieur le Comte qui éviscère les gens.

Là, une sortie dramatique, ça serait pas mal, mais j'arrive déjà pas à me tourner tout seul. Je suis donc condamné à rester allongé sur le flanc à regarde cette tête de con. J'ai pris cette position quand j'me suis énervé sur lui tout à l'heure et elle est pas très confortable, là. Personne va sans doute venir avant plusieurs heures, ça va être long. D'ailleurs, comment ça se fait qu'il y ait pas un mec à moi présent dans la pièce ? J'suis resté combien de temps inconscient ? Maintenant que je suis plus réveillé, je commence à calculer qu'il y a un monde en dehors de cette pièce. Faut que je sorte putain.
Et là, y a une dame en robe qui rentre. Si c'est une prêtresse ou juste une servante, j'en sais rien du tout. Elle tient de la bouffe en tout cas. Elle fait plusieurs voyages pour poser un bol de je-sais-pas-quoi à l'aspect dégueulasse sur la table de chevet des trois personnes présentes dans la pièce. Puis, elle semble s'intéresser à l'obèse dans le fond de la pièce. Je la regarde d'un air méfiant, mais elle ne semble rien nous vouloir de spécial, elle s'intéresse juste à quelque chose sur le corps du gros barbu qui dort. Elle a relevé la couverture, il est en sous-vêtement. J'aurais aimé ne pas voir ça. Trop tard.
Ensuite elle vient vers moi.

Je me crispe instinctivement, vu que j'ai comme qui dirait pas la conscience tranquille, mais elle ne me fait pas spécialement de mal. Elle me dit « bonjour » - vu que je suis réveillé – et me demande comment qu'il va le miraculé. Elle continue de me parler comme si j'étais complètement con tout en relevant la couverture. Je constate que je suis aussi en sous-vêtement, avec un bandage autour de la poitrine et un plâtre jusqu'au dessus du genou. Une fois les plaies lavées et tout ça, c'est pas si spectaculaire. Elle continue de me parler comme à un débile :

- ... et maintenant que vous êtes réveillé, je vais appelé la Garde. Ils ont demandé à être prévenu, il paraît que vous avez été témoin d'une fusillade entre criminels ! Oh là là, ça doit être impressionnant ça.

Je fais celui qui approuve, mais intérieurement j'encaisse le choc. Meeeeeerde ! Et eux sauront reconnaître une tête de connard quand ils en verront une, contrairement à cette gourdasse qui envisage pas que je puisse mentir. Après m'avoir remis sur le dos en appuyant sur ma hanche et m'avoir fait mal en tripotant mes bandages, elle s'intéresse à Alonzo. Moi je réfléchis à un plan pour sortir mes fesses de là. J'aimerais m'en passer. Il faut que je me lève, pourtant. Ça va faire mal. Je suis pas obligé de sortir du bâtiment, au moins me cacher. Y a des placards quelque part je suppose. Déjà : assurer mes arrières. Je prends l'air le plus respectueux possible, et inquiet, tout ça. C'est peut être une prêtresse de l'Ordre saint Dietrich, faut mieux être humble sur ce coup là :

- Euh... madame ? Je peux changer de chambre ? Y a lui - je pointe Alonzo du doigt -qui arrête pas de se tripoter en faisant des petits bruits ça me fait flipper.

Désolé, c'est le seul prétexte valable que j'ai trouvé en si peu de temps. Puis si il dénie le truc au moins on ne le croira pas.

- Sincèrement désolée, nous n'avons pas le temps de satisfaire ce genre de demande. Pour vous déplacer il faudrait mobiliser quatre personnes, et il y a beaucoup de pauvres gens dans le besoin entre nos murs. Vous comprenez ?

Je fais oui de la tête et j'enrage intérieurement. Putain quelle salope. J'aurais aimé être dans un endroit du bâtiment qu'Alonzo ne connaît pas, histoire d'être mieux caché. C'est un bourge, il va forcément faire sa grosse balance et me dénoncer aux gardes à la première occasion venu. Sauf si il flippe trop que je le balance lui. Faudrait que je le menace avec ça dès que la grosse aura fini de le tripoter et qu'elle sortira de la pièce.

* Non mais faut pas déconner non plus.
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MessageSujet: Re: Ici, on aime les deus ex machina à la con. [PV Alonzo.]   Dim 26 Mai - 7:54

Alonzo regarda le plafond, anxieux, n'arrêtant pas de se répéter que sa mère devait avoir honte de lui, de l'avoir infanté et qu'actuellement, elle devait être en sanglots dans son salon. Avait-elle au moins décidé de tout raconter à son beau-père ? Il...oui, Eros avait raison, plus que raison, même : si il parlait, il le dénoncerait à son tour, et pour lui, c'était à coup sûr la peine de mort. Ses bourreaux ne s'embarrasseraient même pas à connaître les raisons de sa folie, ils...le tueraient simplement, comme on extermine un insecte nuisible. Tout cela pour dire que, si il voulait toujours venger sa pauvre mère, Alonzo se tue, ne sachant plus quoi dire.

Sa tête se releva seulement lorsqu'il vit une infirmière arriver dans le dortoir. Un espèce de mastodonte d'un autre temps, habillée de l'uniforme blanc des gens de l'hôpital. Souvent, ils regrettaient de les voir s'avancer vers eux, comme des messagers porteurs de peur, des corbeaux. « Monsieur, il y a un problème à votre foie, nous allons devoir vous opérer », « Monsieur, qu'allons-nous faire de vous ? » Bien sûr, Alonzo n'avait pas dans son cœur la peur des plus malades à la vue de ses drôles d'oiseau. Il était en train de se dire qu'il fallait peut-être demander une autre chambre, parce qu'il ne pouvait pas supporter Eros. Il était noble, non mais oh ! Alonzo ne comprend pas trop ce qu'elle trifouille, cette femme, mais voilà qu'elle venait vers eux, ou plutôt vers Eros.

Il fronça les sourcils en l'entendant parler de gardes...lui ne tenait pas à en voir, et puis il ne savait pas si, oui ou non, un portrait-robot circulait à son propos. Après tout, il avait quand même commis une dizaine de meurtres, alors il n'aurait pas été étonné que quelques témoins eurent pu réussir à le voir sans qu'il n'en sache rien. Et puis en personne qui connaissait son signalement, il y avait cet inquisiteur fou ! Il lui avait même arraché un bout d'oreille ! Il tentait de paraître le plus calme possible même s'il n'en était rien. Ce qui le fit sursauter, ce fut l'allusion perverse à son sujet qu'Eros fait. Cette fois, il ne put s'empêcher, après que l'infirmière eut tôt fait d'assurer à Eros que ce n'était pas possible de changer de chambre, de crier :

« MAIS NON, CE N'EST PAS VRAI ! »

Et puis il grimaça, sentant sa tête lui lancer, les murmures recommencer. Il hoqueta, tendant son bras pour saisir le petit sac rempli d'aiguilles de pin à ses côtés. L'odeur se fraya un passage jusqu'à son cerveau et il se calma. En face de lui, l'infirmière le regardait avec un drôle d'air, comme si il était un gros drogué. Elle lui arracha quasiment le sac des mains et le reposa sur la table de nuit. Prit son pouls et souleva les draps.

«Et vous, on dirait qu'un troupeau de bœufs vous est passé dessus ! Vous profiterez du passage des gardes pour faire une déclaration ! On vous a récupéré place du marché, c'est ça ? »

À son tour, il acquiesça silencieusement, n'osant dire qu'il avait bien cherché les coups et que s'il s'était attiré la haine des marchands, c'était qu'il avait pratiqué le vol à l'étalage...une drôle de passion qui le nourrissait, ces derniers temps. Finalement, il n'osa pas demander à changer de place, étant donné la réponse qu'elle avait donnée à l'autre invalide. Il ne voulait pas non plus qu'elle pense qu'il voulait être seul pour se...ha, mais quelle horreur ! On ne l'avait pas élevé pour qu'il pense à des choses comme cela aussi crûment ! Ces gens du peuple étaient si peu raffinés qu'ils se permettaient d'utilisés ces mots en sa présence ! Finalement, la femme changea ses bandages, le borda de nouveau et s'en alla, passant sans doute à la chambre suivante.

Alonzo souffla : elle n'avait pas embarquée le pin, ni l'avait traité de pervers ou de drogué.

« Je te hais, tu me hais. Mais les gardes, ils risquent de m'embarquer. .Et toi aussi ? Quand tu es venu me chercher, c'est parce que j'avais...une de tes filles, c'est bien ça ? Je ne suis pas idiot. Alors...faisons un marché. Comment faire pour sortir ? »
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MessageSujet: Re: Ici, on aime les deus ex machina à la con. [PV Alonzo.]   Ven 7 Juin - 22:42

Le gamin m'a encore une fois fait bien plaisir en exprimant à grands cris sont indignation. Il est quand même sensible dans sa tête pour monter au créneau sur une histoire de touche-pipi. Forcément que c'est quelque chose qui me dépasse ces histoires là. Mais j'vois qu'il fini dans la merde autant que moi, visiblement les gardes veulent l'entendre aussi à propos de sa gueule. Comment il a eu cette gueule là d'ailleurs ? Qui a eu la joie immense de lui taper dessus comme un sourd ? Peu importe, faut que je sorte de là et que j'arrête de perdre du temps de cerveau avec ça, c'est secondaire. Faut que je sorte de là, mais je peux pas marcher. J'ai déjà du mal à bouger. Pendant que l'infirmière bouine, j'estime la hauteur entre le matelas et le sol. Une étape à la fois. Sortir de la pièce déjà. Vu l'état, ça sera pas du mince exploit.

L'infirmière sort, Alonzo parle. Il propose une alliance malgré nos divergences. Je serais malhonnête de dire que j'ai pas au moins réfléchit sérieusement à cette possibilité, puisqu'il propose. Mais c'est un noble. Je peux pas faire alliance avec un noble qui m'a niqué la gueule, aussi sûr que j'peux pas voler. Si je le touche pour autre chose que le baffer, j'vais gerber, c'est pas possible, alors qu'on s'aide à sortir joyeusement... je vois bien la scène tiens, en train de boitiller en s'appuyant l'un sur l'autre tel deux gigantesques lâches. C'est une question d'équilibre mental que je compte pas sur lui, tu sais. Je suis de base programmé à me sentir inférieur à ces merdeux de nobles et à m'en remettre à eux en toute occasion, et ma certitude de pas avoir à faire ça tient à pas grand chose, quand t'y réfléchis. Les droits de l'homme c'est pas trop un gros sujet politique dans l'Empire, j'ai jamais parlé à quelqu'un qui pense que l'esclavage c'est mal, j'suis tout seul pour gérer ma merde. Si j'commence à faire des exceptions et tout ça j'vais m'écrouler moi. En ce moment j'suis comme qui dirait pas au mieux de ma forme, et j'crois pas que l'envie de liberté ça soit un feu sacré universel et absolu, faut mieux pas jouer avec ces choses là. Faut en prendre soin. Les doutes ça peut te tomber dessus à la première occasion.

- Va te faire enculer.

Bon, passons aux travaux pratiques de mes idéaux. Je réfléchis longuement à la suite des événements en regardant le sol pour pas voir les deux autres cons. Dans ma tête, je décompose comment sortir de la pièce avec le minimum de mouvement. La station debout me semble un idéal impossible à envisager. Je vais devoir me traîner sur le sol tel un chien se raclant la merde au cul. Tant pis. C'est ça ou compter sur l'autre clodo qui m'a bousillé un gars. Comme j'pourrais aider son meurtrier ? J'me visualise et j'ai mal au ventre. Nan. Y a beaucoup plus de dignité à se traîner par terre.
Combien j'ai de temps devant moi ? Assez, je pense. La garde doit pas stationner devant l'hôpital de l'Ordre à toute heure du jour et de la nuit en attendant que je me réveille. Je suppose que la meuf enverra un coursier quand elle y pensera, c'est pas comme si j'étais en état de sortir tout seul. Hin hin.
Bon, faut lancer la position assise. Ça me prend un temps fou de m'appuyer sur mes bras et de me redresser. Mes cotes étaient pas trop d'accord avec le phénomène. Ensuite j'ai dû passer les jambes par dessus bord. Celle avec le plâtre reste bêtement en l'air, mais j'ai un pied au sol. A ce stade du processus, je suis livide de douleur et de fatigue, j'ai la respiration courte. Mais c'est ça ou mourir. J'ai vraiment pas le choix.
J'essaye de descendre doucement du lit.

Je me casse la gueule. J'arrive à ralentir la chute avec mes bras et à ne pas m'écrouler sur ma jambe blessée, mais je tombe lourdement quand même. Je reste une ou deux minutes évanoui après avoir eu la sensation aiguë que ma poitrine explose. La science a ses limite et je ne résiste pas à une chute sur côtes blessées. Mais j'me réveille, je suis pas mort, j'ai juste très mal. Je me mords les mains pour ne pas hurler à pleine voix et attirer l'attention. Ça atténue le bruit comme ça. Je pense à ces salauds qui sont pas là pour m'aider. Ils vont bien revenir. Ils sont bien obligés, même ceux qui m'aiment pas, c'est moi qui sait où est caché l'argent. Reste à savoir qui d'eux ou des gardes va arriver en premier. Parce que là, j'en ai bien conscience, je ne peux pas sortir de cette pièce par mes propres moyens. J'ai pas la force. Je tape mollement du poing que je ne mords pas sur le carrelage du sol. J'aurais aimé y aller assez fort pour fêler le sol tellement mon sentiment d'impuissance est grand. Et je sens du liquide chaud imbiber le bandage de ma poitrine, là où mes côtes sont cassées et où la douleur est maximale. Voilà autre chose. Tout ce que je peux faire, c'est me traîner sous le lit pour me cacher un peu – enfin d'ici une heure ou deux, quand j'aurais un peu moins envie de mourir tellement j'ai mal. C'est pathétique mais j'ai pas mieux en stock. Et le clodo me dénoncera sans doute à la première occasion.
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MessageSujet: Re: Ici, on aime les deus ex machina à la con. [PV Alonzo.]   Dim 4 Aoû - 3:36

Il se souvint du « Va te faire enculer, connard », qui lui était adressé si poliment. Il avait aussi entendu un bruit sourd, comme si l'homme qui était à côté de lui venait de tomber. Alonzo ne pouvait pas non plus trop bouger, il se demandait comme il allait faire, pour échapper à ces gardes...toujours est-il qu'il réussit à se pencher un tout petit peu, et vit Eros, ce gros connard d'Eros qui avait violé sa mère, au sol, une grimace aux lèvres, probablement évanoui puisqu'il ne bougeait plus. Il retint un rire de sortir de ses lèvres, même s'il savait très bien qu'il finirait aussi comme cela si il tentait lui aussi de s'échapper. Par chance, Alonzo avait eu une éducation et était capable d'aligner deux mots courtois, et surtout de faire miroiter le nom de son illustre famille pour qui le voulait. Sa mère devant être à un hôpital mieux réputé si elle avait vraiment subi ce qu'il redoutait, il aurait sûrement le temps de s'enfuir...et il était toujours mieux d'être arrêté pour vol à la tire que pour meurtre.

...Mais ça, c'était seulement si le connard à côté de lui se la fermait. Bien sûr, cela signifiait certainement qu'il allait devoir à son tour taire ce meurtre qui le blessait au plus haut point, et cela, il avait du mal à le supporter.

La douleur le faisait parfois grimacer et malgré les pansements, il passait la main sur son ventre, souffrant le martyr. La douleur était fulgurante, mais elle s'apaisa deux minutes plus tard, lorsqu'il réussit à regarder vers le bas et vit qu'Eros avait totalement disparu...hein, quoi ? Il ne pouvait pas non plus être parti comme ça, même si, ok, il n'était pas vraiment concentré et n'avait pas fait attention à ce qu'il se passait dans la pièce. Il essayait de réfléchir à la question lorsqu'il entendit un bruit de pas vers lui et se redressa lentement, non sans esquisser une nouvelle grimace.

Les soldats n'avaient vraiment pas mis longtemps à arriver. Ils étaient deux, semblants plus ou moins blasés d'être ici et voulaient sûrement entendre sa déposition. En même temps, ils regardaient le lit de Eros comme s'ils étaient vraiment catastrophés qu'il soit vide. Le plus petit glissa un mot au plus grand que Alonzo n'entendit pas, et se rapprochèrent plus de lui.

- Garde impérial. Il paraît que vous avez été agressé...quel est votre nom, adresse et quelles sont les circonstances ?

Alonzo se trouvait plus ou moins bête. En tout cas, il ne pouvait pas se permettre de s'affoler...juste de garder sa prothèse sous les draps, parce que les gardes n'étaient pas censés savoir qu'il en avait une et que cela semblerait louche qu'un simple badauds en possède.

« Je m'appelle Emile Valdebourg. J'habite 11 rue de l'ancien Orphelinat...j'étais au marché quand j'ai été agressé. Tout s'est passé si vite, je n'ai rien vu, juste vu qu'il y avait un voleur et qu'un des commerçants n'était pas content. Peut-être m'a-t-il pris pour lui ? »

Il n'était vraiment pas doué pour le mensonge, mais les gardes acquiesçaient en hochant la tête. Ils notaient ses paroles sur un bout de papier. Ils regardèrent de nouveau avec insistance le lit à côté, ensuite, puis lui demandèrent où était passé son voisin de chambre. Cette fois-ci, Alonzo répondit honnêtement, évitant le sujet ô combien sensible de sa mère, se souvenant qu'au cas où, il aurait toujours les aiguilles de pin pour calmer les voix dans sa tête.

« Je sais pas, j'avais mal, et quand j'ai rouvert les yeux il était plus là...je sais pas qui est cet homme, il est effrayant ! »

Ils eurent de nouveau un regard commun, puis dirent brièvement au revoir avant de s'en aller, pressés, de la pièce. Alonzo restait là, un peu seul, reprenant sa respiration et prudent, prenait le petit sac d'aiguilles de pin à deux mains pour respirer l'odeur du bois. Quelques respirations saccadées plus tard, il put de nouveau retrouver sa respiration...

« Mais où est-il parti, ce fils de fille de petite vertue ? »
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MessageSujet: Re: Ici, on aime les deus ex machina à la con. [PV Alonzo.]   Jeu 12 Sep - 7:47

Une fois que je me suis poussé sous le lit, mes forces me quittent. Y a plus d'impératif à ce que je fasse quelque chose dans l'immédiat, j'ai plus que la douleur physique pour m'occuper. Et c'est affreux. Un homme normal se serait évanoui un bon moment après une chute dans cet état. Moi j'ai le droit de continuer à réfléchir et à bouger, et plutôt bien d'ailleurs. C'est affreux cette lucidité. On m'a dit que dans des grandes douleurs, les gens peuvent ressentir... du plaisir. Au milieu de tout ça. J'ai du mal à visualiser. Là, j'ai mal de A à Z en tout cas. Je peux penser, certes, mais je pense qu'à la douleur là. Je pense « oh putain j'ai tellement mal, bordel bordel j'ai mal, j'ai maaaaal ».
Je me mets sur le dos, mais c'est pas beaucoup mieux que sur le coté. J'ai vu sur le sommier de mon lit d'hôpital. C'est pas une vision spécialement propre au réconfort. C'est une vision qui te dit « t'es tellement dans la merde que t'es blessé à mort et caché en dessous d'un lit, en train de prier que le connard d'à coté te balance pas ». Car non seulement je souffre la mort, mais en plus j'ai l'espérance de vie d'un chaton nouveau né dans un bain de lave. Si c'est pas les gardes qui me chopent, c'est mes blessures qui vont me tuer. Super. A choisir, je préfère mourir sous le lit quand même, de mes blessures faites honorablement dans un cadre professionnel. Puis si les gardes me trouvent, ils vont chercher à me déplacer... oh non.

J'entends des voix au dessus de moi. Super Connard est en train de déballer un tas de mytho. Y a pas un morceau de vrai dans ce qu'il dit. J'essaye à toute force de me retenir de faire le moindre bruit, parce qu'il s'empresse pas de gueuler que je suis sous le lit non plus. Je perds pas mon temps à me demander pourquoi il me balance pas, je me concentre sur un seul objectif : fermer ma gueule. C'est très dur, parce que j'ai quand même un peu envie de hurler, de gémir, de pleurer, n'importe quoi. Puisque la baltringue a pas l'air de vouloir me balancer – va savoir pourquoi – autant en profiter. C'est complètement inexplicable que les gardes aient pas encore soulevé le lit sur ordre de l'autre connard qui bute mes seconds couteaux à moi. Ça sera une façon efficace de m'emmerder quand même. Bah, autant profiter de l'erreur de mon ennemi. Il affirme même pas savoir où je suis passé. Peut être qu'il m'a pas vu ramper sous le lit ? Tant pis pour lui.
Les gardes finissent pas partir, à mon grand soulagement. Maintenant je peux...
Mourir.

Il n'y a que ça à faire. Parce que je n'ai pas que mal : je perds du sang, et beaucoup visiblement. Je décide de retirer mon bandage inutile à la poitrine. Je suis sûr qu'il gêne plus qu'autre chose. Je le retire – très lentement. Mes doigts sont sans force ni habilité. Ça me prend réellement plusieurs minutes montre en main pour venir à bout d'un simple morceau de scotch. Bon. Une fois ça fait, j'enlève touuuut doucement les bandes, en les faisant glisser sur mon ventre, et... flot de sang. J'aurais pas dû retirer les bandes, j'aurais pas dû. Je vais mourir affreusement vite. Je vois que du sang qui coule. Au milieu de ce merdier, je vois la blancheur d'un os. De plusieurs. Mes côtes. Je les avait jamais vu. Il y en a une qui sort un peu, même. Mais il y a surtout du sang. On trouvera mon cadavre grâce à la mare de sang en train de se répandre autour de moi, ça va bientôt déborder du dessous du lit. Je peux rien faire d'autre que me regarder mourir. Qu'est ce qui peut bien passer par la tête dans ces moments là hein ?

Du temps passe. Plein. Presque trop pour que je continue à respirer. Je sais plus trop. Quelqu'un fini par soulever le lit – de mon vivant, je note. Je distingue pas de loin, ce que c'est. En bougeant la literie, un des pieds du lit me cogne légèrement, ce qui me fait grogner de douleur. Je dis à mon maître que je suis pas en état de le servir aujourd'hui parce que je meurs, mais c'est un de mes lieutenants en fait. Je suppose que ça va, j'ai pas trop idée.
On me soulève. Je perds immédiatement connaissance.
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