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 Croisons le fer et nos mots. Et faisons de ce lieu le thêatre de nos actions. [Pv Oliver]

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Régent impérial

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MessageSujet: Croisons le fer et nos mots. Et faisons de ce lieu le thêatre de nos actions. [Pv Oliver]   Mar 27 Aoû - 5:39

[hrp : " le visiter", ce n'est pas un jeu de mot tordu. Cela peut être plutôt pris dans le sens "Lui rendre visite" ^^]

Moulant son corps dans son fauteuil baroque, les doigts de Maximilien passèrent sur la plaine blanche de sa joue. Détendu, il se massait la mâchoire. Un sourire - de pure délectation - ornait son visage.  Il avait de quoi être heureux, flotter sur un nuage sucré.  Son psyché puissant se remémorait chaque miettes de la discussion avec le Trésor de la Couronne. Vraiment intéressante. Ludwig mûrissait. Il préféra – par choix plus qu'obligation – apprendre l'art de la Magie des Ombres pour sa propre sécurité et le Salut de son frère. C'était une décision des plus Sages qu'il prenait. Le Père du Peuple – réussi par cette nouvelle – a le rendre vraiment fier de lui. Il montait hautement dans son estime. Il quittait les rivages de la perpétuelle lassitude.

D'autre part, le Frère de l'Ordre, a fortiori, montra qu'il s'apparentait à un homme, un vrai, sans caprice, sans désir d'enfant, sans envie qui ne pouvait être hélas réalisée. Il ne chercha pas à semer les graines de la discorde, par miséricorde plus que de raison. Cet art, cet exercice périlleux, dut lui demander une rare volonté et le Grand Duc le reconnaissait. Dans ses souvenirs, pas une seule fois, ses syllabes ne stipulèrent les disgracieuses mésententes. Ces sujets, qui si souvent, provoquaient son Impatience. Ébranlait sa fermeté comme un tambour battant.  Ses mots - en aucune façon - n'écorchèrent ses lobes. Et par la Grâce, Maximilien le remercia. La pièce resta dans la plus parfaite sérénité pour leur propre bien à tous les deux. Et se termina ainsi lorsque les deux êtres consanguins durent se quitter.

Par Obligation, Maximilien repoussa sa délectation. Il pouvait se permettre de se noyer plus tard dans ce somptueux sentiment. Là, séance tenante, quelque chose de vraiment plus important l'attendait : Un tête à tête avec le Comte. Étrangement, cela le mettait dans une humeur des plus festives. Le temps ne lui offrit guère l'occasion de le Visiter. De discourir en tout respect mutuel. Ou simplement de profiter de son Incroyable intellect d'acier. En ce jour, il se permettra une petite visite au Fabula Onis - non pour ses services ou ses femmes - dans les desseins de croiser son Propriétaire.

Oliver, appartenait à ces rares êtres qui disposaient du droit - ou de la chance - de le taquiner gentiment. Tant qu'ils n'allaient pas dans les limites de sa patience, le Politicien, les laissaient aimablement tirer sur la corde de son amusement. Jusqu'à ce qu'un jour il ne vienne lui même à se lasser. Et, que dans son ultime grandeur, il n'arrête les frais en lâchant les Guerriers de l'Ombre. Ces serviteurs de la Libris Umbra se régaleraient de cette faveur. Trop souvent, le Pilier des Walgrens les lésaient, et ce pour la bonne raison que le Grand Duc ne désirait les utiliser qu'en cas d'extrême nécessité...

Jetant un oeil sur le cadran de la Comtoise, le Pilier des Walgrens, jugea bon d'attendre. Il ne serait guère appréciable qu'il parvienne au Fabula, aux premières lueurs du Jour. Le Comte, comme lui, restait assez occupé. Par respect, il repoussait l'inévitable échéance. Doucement, il laissa le Somme le recouvrir de nouveau. Son corps apprécierait ce doux repos... Le Royaume Onirique détendait ses muscles toujours trop exploités.

Les aiguilles de la trotteuse entamèrent la course du temps. Et Maximilien appartenait toujours aux Invités de Morphée. Personne, réellement personne, ne venait prendre l'audace de frapper. Il était maître de son propre sommeil. Jusqu'à ce que doucereusement, les paupières ne s'ouvrent. Le Régent vérifia l'heure.... Treize Heure. Parfait..

Langoureusement, Maximilien quitta le confort de son assisse. L'orage gris de ses prunelles se déposa sur l'opale de sa robe de Régent. Oui. Il lui serait plus favorable de se recouvrir de son étreinte. Épouser l'extérieur en tenue plus décontractée ne siérait pas à son Rang. L'Empire ne comprendrait pas cet étrange relâchement qu'il n'a d'ailleurs pas pris depuis la Passation... Depuis toujours, l'Oncle se montrait parfait en toute occasion. Surtout au niveau de sa tenue vestimentaire... Cela ne changerait pas... Jamais il ne se recouvrirait de harde de son vivant. Et par logique, jusqu'à sa mort.

En un ample mouvement, la riche étoffe couvrit son corps. Tout de blanc vêtu, l’Émissaire de l'Empire quitta son salon privé. Il ferma, au passage, la porte à clé. L'écho de ses pas - enfin - retentissait dans la gueule labyrinthiques des couloirs. Il cessa lorsque les portes s'ouvrirent en Grand. Quelques enjambées et l'Extérieur dévorait la silhouette du Grand Duc. Le vent frais s'enroulait autour de lui. Ce contact froid le régalait lui qui devait attendre. Il ne pouvait partir sans Eux. L'acte en lui-même serait trop périlleux.

La cohorte d'Hommes Armés vint rapidement. Encadré par son escorte, Maximilien s'approcha de son but premier. Le Temps fila au compte goutte. Les Guerriers plongeaient dans le Mutisme, un unique but en tête, la sécurité du Régent. Le Walhgren réfléchissait. La route se déroula ainsi. Enfin devant le Fabula Onis, le Grand Duc pu se dépouiller de son escorte. Au sein de la bâtisse, elle ne lui était pas.. nécessaire. Rien ne lui arriverait en son sein vaporeux, riche, et prisé.

Une domestique, surprise de son arrivée imprévue vint à sa rencontre. Aimablement, de ses lèvres, s'échappa le flot de ses mots.

« Veuillez prévenir le Comte de mon arrivée, je vous prie. »

De nouveau seul, Maximilien patienta. Il savait que l'attente ne sera jamais longue...  
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MessageSujet: Re: Croisons le fer et nos mots. Et faisons de ce lieu le thêatre de nos actions. [Pv Oliver]   Jeu 19 Sep - 9:38

Trois coups secs à la porte font ouvrir les yeux à Oliver. Faustine s'éloigne, de son pas régulier. Il ne bouge pas tout de suite, se rappelle que si la Maquasse est levée aussi tôt, c'est qu'une Demoiselle de Nuit a rendez-vous pour la première fois à l'extérieur avec un client. Et elle a besoin d'un chaperon. Le Comte quitte finalement son lit, difficilement, il faut bien le dire. Il n'a pas dormi plus de quatre heures. Mais il a du pain sur la planche, avec l'enterrement de vie de garçon du fils Walhgren. Il fait sa toilette, enfile un complet anthracite à la coupe parfaite, n'oublie pas ses lunettes et ouvre finalement les rideaux, ainsi que la fenêtre de sa petite suite, au dernier étage du Fabula Onis.

Une heure plus tard, il est à la cuisine, en train de déjeuner. Deux Abeilles de Nuit discutent au bout de la table, à voix basse, pour ne pas le déranger. Il a du s'entretenir avec un fournisseur. Cette soirée, à l'hommage de Laurenz Walhgren, doit être parfaite. L'avenir du Fabula Onis en dépend. De grands noms participeront à cette fête. Divertissements, entremets, discussions, décorations, tout doit être réglé comme du papier à musique. Faustine est une véritable virtuose de l'organisation, mais elle ne peut tout faire. Et puis, Oliver ne la laisserait pas tout faire. Ce ne serait pas amusant... Une fois, son déjeuner terminé, il s'enferme dans son bureau pour gérer des contrats, des factures et des lettres de propositions et de demandes.

Finalement, une domestique toque et passe la tête par la porte, le sortant de sa paperasserie. « Son excellence le Régent est en bas, monsieur le Comte. » Oliver relève les yeux et se radosse lentement à son fauteuil. Cette information le met autant en joie qu'elle ne l'étonne. Voilà plus de six mois que le Régent n'a pas daigné passer les portes du Fabula Onis pour l'un de leurs si appréciables têtes à têtes. Le Comte avait fini par s'y habituer et presque -presque !- par les attendre avec impatience. Et puis, du jour au lendemain, l'homme si influent n'avait plus donné signe de vie. Oh, bien entendu, il faisait parler de lui, à l'extérieur. Nul ne peut ignorer les actions du Régent. Mais le Comte se retrouva délaissé...

Oliver repousse ses lunettes du bout du doigt et se lève. Il s'assure d'être impeccablement mis et quitte son bureau, non sans avoir mis la bouilloire en route, pour pouvoir servir le thé pendant leur entrevue. Si entrevue il y a... Il aurait du se douter qu'avec l'enterrement de vie de garçon du dernier des Walhgren, il y avait possibilité que le Régent vienne s'assurer que tout soit parfaitement prévu. Mais au fond, il espère que le politicien ne vient pas que pour cela... Il ne se l'avouera jamais, cependant.

Il descend et se porte à la rencontre du Régent, lui offrant un sourire aimable. « C'est un véritable plaisir que de vous revoir entre ces murs, Excellence. » Un temps comme une hésitation, un sourire en coin pour éclairer son visage et quelques mots sur un ton plus bas. « J'ai cru que vous m'aviez oublié. » Il l'invite à l'accompagner jusqu'à son bureau. « Je vous sers une tasse de thé, ou vous ne faites que passer ? » Il y a six mois, ils se tutoyaient, en privé. Mais Oliver s'attend à tout, aujourd'hui... Maximilien avait peut-être une excellente raison de mettre de la distance entre eux.

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MessageSujet: Re: Croisons le fer et nos mots. Et faisons de ce lieu le thêatre de nos actions. [Pv Oliver]   Ven 20 Sep - 1:47

De marbre, l'Homme d'Influence ne bougeait pas d'un iota. Seuls, les mires du Régent se permirent de détailler ce lieu qui souffrait de sa visite impromptue. L'Antre des Plaisirs restait un régal d'organisation tel que dans ses souvenirs. Tout demeurait dans l’impeccabilité, et ce, dans les moindres détails. Le Comte faisait du Fabula Onis une magnifique institution, il le reconnaissait. Un lieu qui possédait son propre intérêt.  Les Délices inavoués –  fantasques, cruels  – occupaient l'esprit. Les Politiciens, prisonniers dans sa gueule profonde, en oubliaient presque les complots contre la Famille Impériales.  Les vapeurs et la volupté  laissaient un dépôt sur leur corps comme une marque indélébile. Les taches sales s'incrustaient sur leur chair. Les vices rognaient les moignons de leur subsistance et telle une drogue, ils les dévoraient. Ils tombaient bien bas... La déchéance Humaine pour seule couverture. Tout ceci pour le Bien des siens... Quelle cruauté même.

Un pâle sourire se nicha sur ses lèvres au souvenir de sa rencontre avec Le Comte. C'était pour cette raison – et une certaine curiosité – qu'il s'était rendu ici.  De fil en aiguille, le Grand Homme en avait apprécié sa personnalité. Oliver lui offrait toujours un pur moment de régal. Leur entrevue - en tête à tête - symbolisait la détente. A fortiori, Maximilien, en venait à les apprécier. Mais toute bonne chose ne peux durer éternellement. A son plus grand regret, il échelonna ses visites. Leur fréquence devint de plus en plus sporadique. Puis, le vide, sans prévention il coupa le fin nœud qu'il existait. La dernière remonte à deux trimestres. A y penser, cet acte égoïste – solitaire, furibonde et tragique – lui vaudra quelques.. remontrances.

A cette pensée, un léger amusement le gagna. Quelle expression se peindra sur les traits agréables d'Oliver ? De la surprise ? Du reproche ? Ou bien d'autres coloris ? Poussé sur cette intense réflexion, l’Émissaire de l'Empereur repris la sévérité qui était sienne. Personne ne devait deviner les secrets qui se cachaient derrière les portes de l'esprit. Cela en allait pour sa propre sécurité. D'ailleurs, le Comte vint briser l'étreinte de la douce solitude. Les mains derrière le dos, son timbre souffla.

« C'est toujours un réel plaisir de voir que vous vous portiez comme un charme, Comte. » La suite n'est qu'un souffle, qu'un murmure pour le Propriétaire des Lieux. « Vos doutes sont un régal. Mais, vous savez qu'il m'est impossible d'oublier les êtres que je trouve... intéressant. »

Il le suit, le dépassant par sa haute stature. Silhouette silencieuse, il se mouve au même rythme que son guide. Arrivé au bureau, leur sphère intimiste s'enroule sur eux, immense et appréciable.. Leur masque tombe. Le Pilier des Walhgrens se met à son aise. Les rondeurs de ses lunes sur le fauteuil habituel, Maximilien peut à loisir darder le tumulte des yeux bleus gris sur son voisin. Un sourire des plus amusé s'affiche sur son visage.

« Vous pouvez me tutoyer, Oliver. Nous ne sommes qu'entre nous.. De vieux amis... » Doux reproche qui tombe tel une faux qui coupe une tête. Puis, la voix se fait velours. « Un thé serait parfait. A moins que vous ne souhaitiez que je parte rapidement. Je comprendrais. »

Il le fixe de cette façon intense où transparaît la dignité et la droiture. Une vision qui rappelle l'importance de son Rang. Un homme sage, moulé par des années d'expérience de la Vie, un colosse qui ne tombe pas, tout vêtu de blanc sauf cette belle encolure de fourrure noire. Forteresse inébranlable pour les siens, il s'affiche ici toujours aussi sûr de lui, remplis de sa force tranquille, malgré la cruauté : il n'est pas venu ici depuis longtemps. Il ne semble montrer aucun regret. Il ne pense pas au mal fondé de sa disparition, à fortiori, déplacée. Il est trop d'humeur pour y penser. L'aura de pouvoir qu'il véhicule tout autour de lui le montre sous ses bons jours..

Toujours aussi insondable, Maximilien se penche un peu. Du fin espace qu'il vient de se créer de ses deux lèvres, les mots s'échappent.

« Que devenez-vous depuis ma dernière visite, Oliver ? »
 
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MessageSujet: Re: Croisons le fer et nos mots. Et faisons de ce lieu le thêatre de nos actions. [Pv Oliver]   Ven 20 Sep - 3:21

Alors qu'Oliver descend les escaliers, il se demande s'il n'aurait pas envoyé Faustine pour recevoir le Régent, si celle-ci avait été entre les murs du Fabula. Cela aurait été fort amusant de voir la réaction du politicien devant cet accueil inhabituel. Mais il ne lui en veut pas assez pour en venir là. Lui-même, en tant que simple Comte, propriétaire d'un établissement commercial, a été fort occupé alors il se doute bien qu'en tant que Régent Impérial, au fil des jours, laisser six mois s'écouler sans s'en rendre compte n'est pas étonnant. Enfin, il espère que c'est pour cela que son très cher ami n'a plus donné signe de vie, et non pour une raison plus personnelle. Aurait-il fait quelque chose de dommageable lors de leur dernier rendez-vous ?

Mais la vision de Maximilien éloigne toute question ou remontrance. Seuls les quelques mètres du salon principal les sépare, et il se prend à ralentir l'allure pour pouvoir profiter de la vue. Le Régent est toujours fort bien mis, et sait se mettre en valeur. Franchement, c'est un très bel homme... Oliver aurait fort regretté de ne plus être du métier si, lors de leur première rencontre, Maximilien avait demandé un Homme de Petite Vertu pour le satisfaire... Mais il avait gardé le mystère sur ses préférences et, par la suite, n'était jamais venu au Fabula pour combler ses désirs. A moins que son Excellence n'ait ses orgasmes en jouant aux échecs... ()

Le Comte ne peut pas s'empêcher d'être heureux de revoir le Régent ici. Même s'il avait voulu lui reprocher verbalement sa disparition, il n'aurait pu. Un sourire aimable étire ses lèvres et il le salue, ajoutant une remarque bien plus personnelle qu'il ne devrait se le permettre, ainsi postés dans l'entrée du Fabula. Que Maximilien lui fasse remarquer qu'il le trouve intéressant lui fait rouler les yeux vers le ciel -il pourrait faire remarquer qu'il ne le trouve visiblement pas assez intéressant pour venir plus souvent, mais s'abstient- et les deux hommes se dirigent finalement vers le bureau, au premier étage, pour pouvoir poursuivre leur conversation en privé.

La double-porte se referme sur eux. « Vous pouvez me tutoyer, Oliver. Nous ne sommes qu'entre nous.. De vieux amis... » De vieux amis, vraiment...? Oui, cinq années peuvent amener deux personnes à devenir de vieux amis. Cinq ans peuvent paraître un siècle, même, dans certaines relations. Oliver secoue doucement la tête, hésitant encore entre son regret de ne pas voir vu Maximilien pendant six mois et sa joie qu'il soit enfin revenu ; trop mitigé, donc, pour se laisser pleinement allé. « Un thé serait parfait. A moins que vous ne souhaitiez que je parte rapidement. Je comprendrais. » « Allons, vous êtes toujours le bienvenu, votre présence entre ses murs me contente davantage que vous n'oseriez l'imaginer. Restez autant que vous le souhaitez. »

« Que devenez-vous depuis ma dernière visite, Oliver ? » « Hm, laissez-moi réfléchir... » Il prend le temps de faire un aller-retour entre le petit cabinet et les fauteuils pour servir le thé, et s'installe finalement en face du politicien, sa propre tasse en main. « Six mois se sont écoulés, j'ai de quoi meubler la conversation jusqu'à ce soir. » Un rappel bien mordant, presque un reproche, mais énoncé avec ce sourire en coin, espiègle, qui lui va si bien, le rajeunit même et fait pétiller ses yeux derrière les lunettes.

« Faustine a rencontré le plus jeune de tes neveux, pour organiser l'enterrement de vie de garçon du Prince Laurenz. Ils ont sympathisé, apparemment. J'en suis fort jaloux. » Un petit rire lui échappe. Faustine est bien la seule femme dans sa vie. « Cette soirée est un grand événement, bien que moins important que le mariage qui suivra, bien évidemment. En seras-tu ? » Il n'a même pas remarqué qu'il s'est remis à tutoyer Maximilien. Comme quoi, les habitudes ont la vie dure.

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MessageSujet: Re: Croisons le fer et nos mots. Et faisons de ce lieu le thêatre de nos actions. [Pv Oliver]   Ven 20 Sep - 10:22

La volupté de cet instant le régale. A l'aise dans le fauteuil, Maximilien peut profiter égoïstement du Comte et sa mise toujours autant parfaite. Depuis qu'il le connaît, Oliver n'a jamais commis d'impair sur la tenue qui le recouvre. Il se montre distingué, élégant, plein de culture et beau.  Pallié à sa personnalité, il aurait – presque – tout pour lui plaire. Mais, le Grand Duc ne le voyait pas comme un papillon de nuit à épingler. Il respectait bien trop le Propriétaire du Fabula Onis pour le voir tel un vulgaire amas de chair bon à satisfaire ses lubies. Les discussions – croustillantes, amusantes – qu'il lui offrait au sein de la Maison des Plaisirs lui suffisaient amplement.

Noyé au plus profond de ses pensées secrètes, le Régent Impérial se montre silencieux. C'est la parole du Comte qui le sort doucement de sa fugitive torpeur. Un grand éclat de rire dessine une litanie des plus agréable, une coulée de miel, chaude et onctueuse. Puis, il en vient à souffler.

« Vous me flattez, Oliver. Vos paroles me touchent plus que vous ne le pensez. » Ambiguïté se tisse sur une toile sincère pour être noyé sur les prochaines notes. « J'ai bien cru que j'étais destiné à prendre la porte pour vous avoir oublié.  Je l'aurais sincèrement mérité. Mais, vous n'êtes pas comme cela. »

Tombe sur lui encore ce vouvoiement incessant. Par lassitude plus que de dépit, il ne préfère pas compter combien de fois Oliver l’emploie. L’Émissaire de l'Empereur s'en trouve  – légèrement, véritablement – vexé. A choisir, il préfère que ce vieil ami utilise le pronom personnel "Tu" lors de leur tête à tête en privé. Le tutoiement sied à merveille à ses lobes. Un souvenir vivant que le Comte fait partie des rares intimes qu'il possède... Et qu'il apprécie retrouver lorsque le temps le lui permet.. Comme aujourd'hui.

Le vous lui affiche un air désabusé qui éclate comme une illusion, une image imagée.. Jamais il ne viendra à le lui exprimer de vive voix. Le Grand Duc cache la contrariété qui s'installe entre ses chairs. La rencontre vient à peine de commencer. Il serait fort dommage d'en ternir l'éclat en avouant son souhait – son impatience – de boire des lèvres voisines ce si simple mot : Tu. Il se montrera patient.. Très... Vraiment. Il finira par revenir. Peut être.

Colosse au profil de Pierre, Maximilien ne montra rien. Il est juste là, présent, à l'écoute. Un sourire glissé sur le visage, il attendit que son hôte finisse de préparer leur précieuse boisson. La conversation reprendra ensuite. Il saura ce qu'il est advenu de lui durant ces deux trimestres, à défaut d'être présent lors de cette période. A y réfléchir et vu les reproches du Comte, cet oubli fut vraiment... cruel. Le Pilier des Walhgrens ne préféra pas imaginer comment réagirait cet exquis personnage s'il réitérait l'expérience. Et en même temps... par opposition au bon sens – à la décence – il aurait aimer savoir... Découvrir des nouvelles facettes de sa personnalité. Gratter derrière la glace pour en ressortir le noyau.

Son imagination suffirait à le tordre dans tous les sens. Il la gardera pour lui.. La tête posée dorénavant sur le dos de la Main, le Grand Duc s'illumina à la vue de la tasse fumante. Remerciant Oliver, il souffla sur l'onde bouillante. Les lèvres dans l'onde liquide, l'orage de ses mires dévorait son voisin. Cette expression ... Il l'aimait.. Cruel, il ressentait l'envie de la capturer, séance tenante. Maintenant. Mais, ce fut juste l’arôme fruitée du thé qui traversa sa gorge. Une certaine délectation l'envahie...

« Votre thé est particulièrement succulent, Oliver. Vous ne perdez pas la main à ce que je vois.  » Éloignant de sa bouche l'objet de son régal, Maximilien poursuit. « J'en ai eu vent. Elle fut envers Ludwig, une merveilleuse hôtesse. Remerciez la de ma part. » Une gorgée et tombe sur le Comte une phrase des plus ambiguë. « Je suis presque jaloux du lien que vous entretenez avec Faustine... »

De qui ? La réponse restera cachée derrière le mur. La porte des secrets. L'expression qui s'affiche sur le visage du Grand Duc. Monstre de puissance, il ne permet pas qu'on gratte la glace avec les ongles. Il échappera la vérité qu'une fois qu'il ne ressentira l'envie. Telle doit être sa façon d'être.. Oui.. Et là. Sur le moment, Maximilien couvre de son regard Oliver.  

« Je me vois dans le regret de  vous annoncer que Non. Je n'y participerais pas...  » Élégamment, le Régent déposa la tasse sur la table basse. Libre de toute boisson, il se met à  l'aise, dans une position conquérante : l'index sur la tempe, les autres doigts pliés contre la joue. « Auriez-vous souhaité que je vous tienne compagnie jusqu'aux premières lueurs de l'aube, Oliver ? Toute une soirée sans me partager ? »



Dernière édition par Maximilien Walhgren le Ven 20 Sep - 21:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Croisons le fer et nos mots. Et faisons de ce lieu le thêatre de nos actions. [Pv Oliver]   Ven 20 Sep - 12:09

Le rire de Maximilien lui fait monter un frisson le long de la colonne vertébrale. Par l'Ombre, comme ce son lui avait manqué. Ce fut véritablement cruel de disparaître aussi longtemps. Le Régent ne devrait pas s'étonner de la réserve d'Oliver. Quelque part, le Comte suppose que s'il a été délaissé aussi simplement, du jour au lendemain, après cinq années d'amitié -Enfin, de ce qu'il pense être de l'amitié-, c'est qu'ils n'ont pas la même vision de leur relation. Cela  pourrait se reproduire, encore et encore. Le politicien vient ici pour se détendre, en fait. Ce n'est pas si différent de ce que certains font dans les chambres autour d'eux... Oliver perd doucement son sourire, alors qu'il s'occupe du thé, à cette pensée.

Mais l'a retrouvé, comme si de rien était, quand il donne sa tasse au Régent. « Je ne peux décemment pas vous laisser à la porte du Fabula Onis, Maximilien. » Il avale une gorgée -trop chaude- de sa tasse  pour éviter d'ajouter que s'il lui refait un tel coup, il est fort probable qu'il se fasse porter absent par Faustine. Il préfère en rester au vouvoiement pour  montrer sans l'annoncer clairement, son mécontentement. Assis en face du Régent, il détaille l'homme charmant qui daigne lui accorder quelques instants de son précieux temps.

« Votre thé est particulièrement succulent, Oliver. Vous ne perdez pas la main à ce que je vois. » Le Comte le remercie d'un signe de tête, assez fier de sa collection de thé, et mène la conversation vers la possible raison du retour de Maximilien au Fabula Onis : l'enterrement de vie de garçon de Laurenz Walhgren. Il en vient donc à se demander s'il serait revenu sans cet événement, ou si son absence se serait prolongée pour deux nouveaux semestres... « J'en ai eu vent. Elle fut envers Ludwig, une merveilleuse hôtesse. Remerciez la de ma part. » « Je n'y manquerai pas. » « Je suis presque jaloux du lien que vous entretenez avec Faustine... »

Oliver baisse sa tasse, et prend un longue minute pour observer son homologue. Leur regard s'accrochent, et le Comte finit par baisser les yeux, ne désirant pas particulièrement que Maximilien ne comprenne ses pensées. « Tu n'as pas à l'être, Maximilien. La relation que j'entretiens avec Faustine n'a rien à voir avec celle que j'entretiens avec toi. » Mais elle, au moins, ne disparaitra pas d'un claquement de doigt, sans un regard en arrière. Mieux vaut changer de sujet, tout de suite. Ou plutôt, mieux vaut revenir au sujet qui les intéresse !

« Je me vois dans le regret de  vous annoncer que Non. Je n'y participerais pas... » Une moue chagrine assombrit le visage du Comte. Il devra chaperonner la soirée seul, donc. Enfin, Faustine sera là, à vaquer à ses occupations, à s'assurer que tout tourne dans le bon sens, et lui devra très certainement jouer les hôtes parfaits. Il avait espéré que, peut-être, ils auraient pu... « Auriez-vous souhaité que je vous tienne compagnie jusqu'aux premières lueurs de l'aube, Oliver ? Toute une soirée sans me partager ? » Voilà, c'est exactement cela ! « Tu lis dans mes pensées, Maximilien. » Un soupir se glisse hors de ses lèvres, et il pose à son tour sa tasse fumante sur la table basse, à côté de celle du Régent. « Je me voyais déjà enfermé dans ce même bureau, en ta compagnie, à t'accaparer, sans voir l'aiguille faire le tour de l'horloge. » Ce sourire en coin si taquin fait son retour. Il croise les doigts, les coudes appuyés sur les accoudoirs de son confortable fauteuil.

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MessageSujet: Re: Croisons le fer et nos mots. Et faisons de ce lieu le thêatre de nos actions. [Pv Oliver]   Sam 21 Sep - 0:50

Les paroles qu'il  lui souffla ne parvinrent pas à le soulager en son entièreté. Quelque part, au plus profond du Grand Duc, elles teintaient comme un carillon – une sonnette d'alarme  – qui résonne en une note métallique et froide. La prochaine fois, il le sentira gentiment passer s'il réitérait l'expérience. A l'évidence, c'est ce que souhaitait lui faire comprendre son très cher ami. Le Propriétaire de la Maison des plaisirs utilisait la voie détournée pour lui émettre la supposition qu'il avait détesté son manque de présence lors de ces derniers mois. Ce qui était assez compréhensif. En vérité, lui-même l'aurait mal pris, à y réfléchir... Indubitablement, Oliver possédait une certaine personnalité qui lui plaisait particulièrement. Le jour où il la perdrait, il en serait – légèrement – amer. Que cette contrariété ne vienne jamais.

Pour supputer que le message avait trouvé sa voie jusqu'aux rivages de son puissant psyché, Maximilien lui offrit un sourire en coin. Il ne recommencerait – normalement – pas. A moins que l'avenir ne le veuille autrement. Et là, ce seraient des perturbations qui agissent indépendamment de sa propre volonté. Mais là, n'était pas la question. Il se régalait avec cette boisson chaude à l'arôme fruitée. Et, il le fit savoir. Le Politicien complimenta le thé. Ce qu'il pensait d'ailleurs réellement. Le Comte le remercia d'un simple hochement de tête et ils reprirent sur le sujet qui l'amena – en partie – Ici. Le fait de savoir qu'il fera part de sa gratitude envers l'aimable Faustine, lui arracha un sourire.

Séance tenante, il ne pu s'empêcher de lui exprimer une phrase qu'habituellement il aurait tu derrière la fange de ses pensées. Des syllabes trop personnelles pour qu'il se permette  de le dire tout haut. Surtout à son homologue masculin qui en était le légitime Destinataire. Surpris par les mots envolés, il baissa sa tasse. Leur regard se croisèrent, s'emmêlèrent pour un ballet bicolore. Maximilien dévorait visuellement Oliver jusqu'à ce que l'échange ne se brise. A fortiori, le Grand Duc reconnaissait qu'il ne parvenait pas à lire à travers la psyché voisine. Et peut être que là maintenant, cela lui aurait réellement plu.

Mettant de côté ce souhait succinct, le Pilier des Walhgren écouta les paroles qui plurent sur lui. Les boire le rendit amer. Fidèle à lui-même, le Grand Homme le cacha en soufflant sur un ton neutre et un sourire des plus glacé.

« Je suis fort aise de l'apprendre. Je suis ravi pour vous. »

C'était évidement faux... Indubitablement, l'Excellence préférait éviter de les imaginer noués l'un et l'autre, sous des draps de soie, dans la plus parfaite symbiose. Cette image des deux corps accolés, étrangement – insupportablement – l’agaçait. Et ce, de manière exponentielle. Par l'Ombre, que cela l'irritait. Mais, il savait une chose véridique : Oliver possédait sa vie, lui la sienne. Il n'utiliserait aucun moyen pour exprimer que lui-même, se sentait jaloux. Il l'avait échappé par hasard, de façon ambigüe. C'était un sentiment dérangeant, un grain de poussière perdu dans l'immensité de son existence qu'il tairait avant qu'il ne se propage en lui.

L'arôme fruitée du thé apaisa l'odieuse sensation qui s'insinuait sans invitation. De nouveau maître de lui, il pu exprimer son plus grand regret de ne pas être présent lors de cette soirée. Cette réplique eu le don de provoquer une moue attristée sur le visage de son cher ami. Maximilien haussa un sourcil, se contentant de retenir toute interrogation. La dureté nichée sur son faciès, il laissa libre court à ses mots.  
« Même si le plaisir pu être partagé, je ne peux pas venir. » En un bruit d'étoffes étouffées, le Régent Impérial s'extirpa du confort moelleux du fauteuil. Il se détourna d'Oliver pour ne lui montrer que son large dos. Chose rare en soit. « Laurenz et Ludwig sont devenus des Hommes. L'un comme l'autre n'ont décemment plus besoin d'être chaperonnés. Je serais un gêne lors de cette soirée. Puis... » Un temps d'arrêt. Et les syllabes roulèrent de nouveau hors des fines lèvres. « J'ai donné ma parole au Chef des Armées Impériales sur le fait que je ne m'immiscerais plus dans leur affaire.. Vous connaissez l'importance que je donne à mes promesses, Oliver. »

Tout en exposant les derniers termes, Maxilien s'était tourné en direction du Comte. De son corps imposant se dégageait son pouvoir, immense traîne d'énergie qui piquait la peau. Elle symbolisait la dureté, la complexité de se tenir loin de ses précieux trésors. L'expression du visage agrandissait le tumulte qui bouillonnait au sein même du Régent. Pour rien au monde, il ne trahirait sa promesse. Pas même son indéfectible envie de les protéger  – préserver  – des Maux de l'Empire. Il mettrait de côté le Paternalisme évident qu'il avait pour la fratrie.

Quelques pas et il rompit l'espace qui le séparait d'Oliver. Dorénavant derrière son fauteuil, il écrasa ses bras sur le dossier. Se baissant un peu, l'une de ses mèches d'ivoire caressa la joue de son très cher ami. L'éther de ses yeux orageux sur le Propriétaire des Lieux, l'Excellence souffla un murmure, comme une supplication.

« Puis-je compter sur toi, Oliver ? » Il venait de sortir ce fameux "Tu".. Ce pronom personnel qui jamais encore n'avait drapé de son étoffe le Comte. Fait surprenant. Cela lui tenait à coeur.. « A la fin de cette soirée, tu pourras venir me voir au Palais, si tu le souhaites...  »
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MessageSujet: Re: Croisons le fer et nos mots. Et faisons de ce lieu le thêatre de nos actions. [Pv Oliver]   Sam 21 Sep - 10:08

Après leur petite joute visuelle, et cet aveu, téméraire de sa part, Oliver se fige d'entendre un ton si âpre s'échapper des lèvres du Régent. « Je suis fort aise de l'apprendre. Je suis ravi pour vous. » Il fronce légèrement les sourcils. Si Maximilien ne parvient pas toujours à lire en Oliver, le Comte, quant à lui, ne pouvait pas ignorer que cette intonation glacée exprimer un sentiment négatif. Il se demande bien pourquoi... Faustine est sans nul doute sa meilleure amie, faut d'une meilleure expression à employer. Maximilien, et bien... Il préfère ne pas mettre d'étiquette à leur relation. Ce serait trop taraudant d'y mettre la vignette amitié, alors que cela va bien au-delà de la camaraderie.

Alors que le politicien se lève, énonçant clairement son absence à l'enterrement de vie de garçon du Prince Laurenz, le regard du Comte descend sans hésitation vers le fessier de Maximilien, et il se mord la lèvre, déçu, cette vision rendue impossible par le manteau, certes magnifique, mais surtout trop épais pour apprécier les formes du Régent. Foutu manteau... De ce fait, Oliver ne s'abandonne pas à une contemplation malvenue et ne perd pas une minute des paroles de son homologue. Une telle nostalgie s'échappe de Maximilien, que le Comte préfère croiser les jambes pour ne pas se lever et lui apporter son soutien. « Je sais qu'obtenir ta parole vaut de l'or. Tu ne devrais pas t'attrister... Ils sont peut-être adulte... » Et il sourit en disant cela. A quel âge un homme est-il vraiment adulte ? « Mais ils restent tes neveux. Tu continueras à veiller sur eux. Tu ne pourras pas faire autrement. Tu te feras simplement plus discret. »

Un beau sourire, tendre et réconfortant, étire ses lèvres. Il a appuyé sa joue contre sa main, le coude posé sur l'accoudoir de son confortable fauteuil. Il ne cache même pas comme il dévore Maximilien des yeux. Le Comte le suit du regard alors qu'il se déplace, et il le sent derrière lui. Son bras retombe, il inspire profondément à cette présence toute proche. Une caresse contre sa joue lui fait monter la main à son visage et il saisit une mèche opaline.

« Puis-je compter sur toi, Oliver ? » Il retient son souffle, fait légèrement tourner la mèche de Maximilien entre ses doigts. Ce tutoiement tant attendu, enfin, le voici ! Les papillons refont surface, dansent follement dans son estomac, et il retient difficilement un sourire béat d'étirer ses lèvres. Un peu de dignité, par l'Ombre ! « Bien évidemment. J'espère être à la hauteur de la tâche. Je veillerai sur tes précieux neveux, comme s'ils étaient la prunelle de mes yeux. » Une seconde. « Ou des tiens. » Il tuerait volontiers pour les beaux yeux du Régent Impérial, maintenant qu'il y pense. Le tutoiement employé par le politicien l'a enhardi. Voilà qu'il se permet des aveux qu'il n'aurait jamais osé faire en d'autres circonstances.

« A la fin de cette soirée, tu pourras venir me voir au Palais si tu le souhaites... » Il se fait violence pour cesser de fixer cette mèche si délicate. Et il maudit Maximilien, non pas de lui lancer une telle invitation, mais de placer ce rendez-vous la nuit même de l'enterrement de vie de garçon. Oliver prend une minute pour formuler sa réponse, craignant que le refus qui s'apprète à franchir ses lèvres ne rebute définitivement son si cher ami. « Hélas, je crains fort que cette nuit en particulier ne soit trop remplie pour y ajouter du temps, aussi délicieux soit-il, en ta compagnie, Maximilien. »

Et il baisse encore la voix, un simple murmure, fascinée par cette mèche, qu'il fait caresser sa joue du bout des doigts, les yeux fermés. « Ne doute pas que je le regrette amèrement... C'est un supplice que de t'entendre m'inviter et de ne pas pouvoir répondre positivement. » Il abandonne la mèche et se penche pour récupérer sa tasse, en boire une gorgée entre tiède et froide. Dans le petit cabinet, derrière le bureau, une bouilloire préserve la chaleur de l'eau, mais il n'ose pas se lever et s'éloigner du Régent. Il garde les lèvres pincées pour ne pas laisser malencontreusement sortir bien davantage que ce qu'il n'a déjà dit.

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MessageSujet: Re: Croisons le fer et nos mots. Et faisons de ce lieu le thêatre de nos actions. [Pv Oliver]   Dim 22 Sep - 9:50

De dos, le Grand Duc vient tout juste d'émettre  à l'encontre d'Oliver les raisons qui le poussent à ne pas être présent lors de  l'enterrement de vie de garçon de Laurenz. La fatalité : tous deux sont à présent des Hommes et  par cela, n'ont plus besoin de leur chaperon. Il est bien loin le temps où Maximilien les surveillait – les épiait, envoyait des âmes – pour veiller sur leur sécurité lors de leurs escapades. Et ce, sans jamais qu'il ne vienne à leur dire. Ni l'un ni l'autre ne l'aurait sûrement bien pris. Il gardait donc en lui ces actes, poussés par son fort paternalisme. Réellement, cette pensée le rendait mélancolique.

Ses pattes arachnéennes s'engouffraient dans sa gorge, se créaient un passage dans sa chair, pour finir sa course à son cœur. Cela influençait directement sa traîne de pouvoir qui se teintait de ce sentiment amer. La tristesse – forte et dépeinte – rendait plus humain ce colosse de Pierre froide. Là, visage tourné en direction d'Oliver,  – ce cher ami qui le captivait plus que la décence le permettait – l'Excellence, à défaut de parler, buvait ses paroles. Sous l'action des syllabes envolées, un sourire se nicha sur la plaine blanche du visage. Ce simple petit quelque chose illumina le faciès du Politicien, le rajeunissant de quelques années. Des fossettes se formèrent auprès de ses pommettes.

« Il est vrai..  Je continuerais à veiller sur eux de loin. » La source du pouvoir reprenait sa force tranquille. « Car ils sont mes plus précieux trésors. »

Le Comte – phalène attiré par la lumière – le dévorait des yeux. Le Grand Duc ne montra rien à cette dégustation de sa Personne. Il ne pouvait décemment pas laisser libre cours à son ravissement. Celui-ci restera prisonnier derrière les barreaux de sa maîtrise. Même lorsque dignement il s'approchait au plus près de lui, il garda son self-control. Il ne tenta pas d'effleurer la douce crinière de blé de ses doigts.  Il était venu pour une toute autre chose que satisfaire une bien étrange lubie. La fierté qui est sienne se transforma en une braise éteinte. Derrière son dos, penché vers son cher ami, Maximilien laissa entendre une supplication ponctuée d'un « Tu ». Ignorant l'effet que provoquerait le soufflement de ce simple pronom personnel, le Grand Homme patiente..

Sa demande lui tenait trop à cœur pour qu'il s'enfonce dans son habituelle soif du Contrôle et se taise sur ses propres souhaits. Oliver persistait à être la seule personne capable de prendre le relais lors de cette soirée et il le savait très bien. Il avait acquis assez de confiance pour qu'il parvienne à ce stade.. En parlant de lui, le Propriétaire de la Maison des Plaisirs jouait avec sa mèche d'opale. L'orage des yeux bleus gris s'arrêta sur la main qui emprisonnait la fine captive. Ce geste l'envoûtait. Quittant son observation, son intérêt se nicha sur le visage. Ainsi placé, il se délecta d'avantage des mots susurrés. 

Ils lui plaisaient, ces syllabes – ces petits mots – qui le dépouillèrent de son inquiétude virulente. Il n'aura pas à s'en faire. Il le remercia par sa grande main posée sur la joue, par un sourire naissant, par une aura des plus bienveillante. L'épiderme de son vis à vis le captivait. Ses prunelles le dévorèrent, alimenté par cette hardiesse, il sentait quelque chose se rompre à l'intérieur de Lui. Et par l'Ombre, qu'il n'aimait pas ça.

Le refus à son invitation eu sur lui l'effet d'une douche froide. Sa présence lui aurait vraiment plu.... Sa poigne s'ôta immédiatement du duveteux de la peau. Cela l'agaçait – le taraudait, l'énervait – et il ne souhaitait pas le faire comprendre. Il fit le nécessaire pour paraître de marbre. Silencieux, Maximilien écoutait l'explication. Il la comprenait et ce fut ce qui provoqua ses agissements futurs.. Là, index et pouces s'unirent en duo pour attraper les lunettes voisines et les déposer sur la table. Elles le dérangeaient lui et ce qu'il souhaitait faire ici et maintenant. Il se pencha doucement. Alors que les deux boutons de rose allaient se frôler pour s'unir enfin... tout cessa.

Le Pilier des Walhgrens s'arrêta. Quelque chose venait de couper à la machette ce fugace élan. Sa maîtrise revenait en force et cette langueur nouvelle partait sous la cendre de l'oubli.. Il refusait de craquer surtout après ça... Leur relation restera au stade platonique.. Une amitié rendue amer. Comme en suspens, il ne bougeait pas... Toujours à la même place, il semblait si proche et si éloigné. Cette proximité en était presque cruelle. Et l'expression avait de quoi désarçonner. Ce n'était pas le Régent, le Grand Duc, l'Ami ou l'Oncle qui regardait le Comte ainsi. C'était bel et bien l'homme affichant une mine des plus mitigée. La voix - suave et grondante – souffla à son très cher ami.

« Ne joue pas avec moi.. Oliver...  Je hais cela.. Je n'ai jamais supporté qu'on se moque de moi... Et ce, même depuis ma tendre enfance. »

Droit et fier, jamais il n'avait semblé si... inaccessible. Et brutalement, Maximilien se détourna. L'aura autour de lui se déchaînait telle une tempête bouillonnante. Une falaise – un gouffre profond – s'insinuait malicieusement entre eux : un fossé nommé méprise. Sans même offrir d'explication, il s'échappa du salon. Lui, qui, quelques instants plus tôt avait faillit embrasser Oliver, il quittait le Fabula Onis sans même savoir le bien fondé de sa fuite. L'escorte frissonnait face à l'humeur du Régent Impérial. Dans ces mauvais jours, l'Homme d'Influence s'approchait d'une hache. Les têtes tombaient sous le tranchant de la guillotine. Évitant de lui parler, ils l'encadrèrent.. Les cerbères en armure et le Chef de l’État partirent au loin...
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MessageSujet: Re: Croisons le fer et nos mots. Et faisons de ce lieu le thêatre de nos actions. [Pv Oliver]   Ven 27 Sep - 11:55

Voir les yeux de Maximilien pétiller grâce à ses propos réchauffe le coeur du Comte. Il aime que ses paroles ou ses actes aient une influence positive sur son ami. Il ne peut qu'imaginer ce que ça fait d'avoir une personne aussi chère à ses côtés -et le Régent en a deux, qui plus est-. Il y a bien longtemps qu'Oliver marche seul. Faustine saurait parfaitement se débrouiller sans lui, même le Fabula Onis continuera de tourner malgré son départ, dans quelques années. Pour autant, il ne prend pas ombrage de cette affection familiale, évidemment.

Au déplacement de Maximilien, le Comte devine que son refus n'a pas été agréable à entendre. La mèche chérie lui échappe définitivement, et il ne peut rien y faire. Il fronce un instant les sourcils, en voyant ses lunettes les échapper. Non pas qu'il en ait réellement besoin, sa vision était aussi parfaite que possible, mais sans, il se sentait vulnérable. Il avait besoin du verre de ses lunettes, pour utiliser sa magie, pouvant façonner cette matière comme bon lui semblait. Et il pouvait se montrer très imaginatif en cas de danger imminent. Mais ce qui se rapprochait de lui n'était pas une attaque, du moins pas l'une qui nécessiterait une défense magique.

Le Régent est penché sur lui, sa main contre la joue d'Oliver. La main du Comte épouse l'intruse, l'appuie plus fermement contre son propre visage, pour en apprécier la courbe et la présence. Il a du mal à croire que la situation est belle et bien réelle. D'abord, le tutoiement, maintenant ces lèvres tant désirées qui se rapprochent, qui frôlent les siennes. Maximilien s'abandonnant enfin à la tension sexuelle qu'il y a entre eux. Il savoure le lent rapprochement, commence à fermer les yeux, se battant contre lui-même pour laisser l'initiative à l'autre homme.

Un instant, Oliver considère que cet arrêt, si proche, si douloureusement proche, n'est qu'une torture de plus pour rendre leur premier baiser d'autant plus fabuleux. Mais il ne peut pas manquer l'expression qui se glisse comme un masque sur le visage de Maximilien. Il rouvre définitivement les yeux. Ça ne dure qu'une seconde, mais le Comte envisage sérieusement de combler le centimètre qui les sépare, pour amorcer leur étreinte. Peut-être que s'il est assez vif, son ami s'y perdra et...

Mais sa chance passe, et la suite lui fait entendre son cœur percuter par des milliers de morceaux de verre, tels des oiseaux s'abattant contre un mur. La main chérie lui échappe, il ne la retient pas. Son propre masque se reforme, aussi fluide que l'eau. Pour cacher le tumulte qui ravage son esprit. Oliver ne peut simplement pas y croire. « Ne joue pas avec moi.. Oliver... Je hais cela.. Je n'ai jamais supporté qu'on se moque de moi... Et ce, même depuis ma tendre enfance. » Il a remis son masque juste à temps. Les paroles font succéder une chape de plomb aux débris de verre sur ce qu'il reste de son coeur, dans sa cage thoracique. Jamais il ne s'est moqué de Maximilien, jamais il ne s'est joué de lui. Il a toujours été sérieux, c'est bien là le problème, non ?

L'aura glacée du Régent s'éloigne, et Oliver prend une longue minute avant de trouver comment se servir de ses jambes à nouveau. En trois grandes enjambées, il traverse le salon, rouvre la porte et se jette quasiment sur la balustrade, qui donne une vue directe sur le salon du rez-de-chaussé, la serrant de ses doigts, à l'en briser. Maximilien traverse la pièce sans un regard en arrière, le port altier. Un troupeau de bisons blancs finissent de piétiner les miettes de son coeur. Oliver se redresse, recule comme si une vision d'horreur s'était dressée devant lui.

La porte de son bureau se referme sur lui. Il se sert un verre de nectar, embarque même la bouteille et va s'écrouler dans son confortable fauteuil. Il allonge ses jambes, boit son verre cul-sec, se ressert et fixe ses lunettes, toujours posées sur la table basse. Maximilien n'est-il venu que pour mettre un terme à leur relation ? Six mois depuis sa dernière visite et une telle cruauté pour quitter cette entrevue tant attendue... Qu'avait-il bien pu faire pour que le Régent lui en veuille à ce point ? Oliver ferme les yeux, serre l'arrête de son nez entre ses doigts et gronde de douleur. « Que le vent t'emporte et que la neige t'étouffe, Maximilien... »

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Croisons le fer et nos mots. Et faisons de ce lieu le thêatre de nos actions. [Pv Oliver]

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