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 Et ils mangeront du chou-fleur ! [PV Fau/Shé <3] [SALE *^*]

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Frère de l'Ordre

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MessageSujet: Et ils mangeront du chou-fleur ! [PV Fau/Shé <3] [SALE *^*]   Mar 17 Sep - 4:00

Les gens naissent et meurent. Beaucoup ne sont pas heureux. Mais l'Empire ne change fondamentalement pas. Il continue d'oppresser les gens, les exploiter. Les rouages de la machine impériale s'usent et sont remplacés pour la gloire et le confort des puissants. Et les puissants, ils ont un point en commun : ils s'ennuient vite. Le divertissement en tout genre a toujours était un moteur important de l'économie humaine. Que ce soit la guerre, le théâtre, la nourriture ou le sexe, les nobles de ce monde en avaient besoin.

S'ils n'étaient pas assez divertis, ils se cherchaient désespérément quelque chose pour s'occuper. Tous finissaient, un jour ou l'autre, par goûter à la décadence. Jeunes ou vieux, ils dépensaient sans compter, histoire de passer agréablement le temps. Bien sûr, au fil des années, il en fallait toujours plus. Les petits jeux de la jeunesse ne suffisaient plus. Tout devenait de plus en plus pervers et cher. Aucune importance car il y a toujours eu des endroits comme le Fabula Onis. Des lieux dédiés aux plaisir, de véritables temples de la satisfaction. Bien sûr, le Fabula était le meilleur de tous. Tout ce qui pouvait rendre la vie plus plaisante y était à vendre ou à louer. Tout.

Et dans un cadre des plus luxueux qui plus est. Un lieu confortable, disposant de nombreuses facilités à la pointe de la technologie et d'un service qui faisait croire à chaque client séparément qu'il était le plus important de tous. Tout y avait un prix et personne ne posait jamais de questions... Voilà pourquoi tous y allaient pour assouvir leurs besoins les plus sombres. Ou, du moins, ceux qui ne devaient pas être criés sur tous les toits. Le Comte Oliver avait compris l'importance du secret et était pour cela l'un des hommes les plus appréciés de la ville.

Un autre de ses hommes, bien qu'apprécié dans des milieux bien moins aisés, était Ludwig Walhgren, fils de l'Empereur et frère de l'Ordre Saint Dietrich. Un saint d'après certains nécessiteux, il avait consacré une large partie de son existence à l'oeuvre caritative de son Ordre. Guérisseur, il n'en était pas moins corrompu et souillé que d'autres partageant le sang bleu avec lui. Voilà plus d'un an qu'il changeait. En bien, d'après les Hautes Sphères de la Cité impériale. Plus confiant, plus prompt à afficher son rang social. Moins aimable et faible. Au contraire. On le disait responsable d'un massacre, perpétré sur une bande des rues des quartiers pauvres ainsi que sur une patrouille de la Garde qui avait le malheur de passer par là.

D'autre part, ses frères et sœurs s'en doutaient : Ludwig avait enfreint la première Règle de l'Ordre. L'interdiction totale d'user de la magie du sang dans un but autre que la guérison et l'éradication de la souffrance et de la maladie. Il en usa pour se défendre, dans un premier temps. Puis, lorsqu'il eut goûté une fois aux plaisirs de ce pouvoir, pour tout ce qu'il voulait. Contrôler les gens comme des poupées, tuer des opposants. La soif de sang, désir inhérent à l'usage de la magie du Sang, vint rapidement après. Ce fut discret. Parmi les patients inconscients du Temple Saint Dietrich, beaucoup pouvaient se permettre d'en perdre quelques gorgées. Mais, très vite, cela cessa de suffire. S'en suivirent des agressions, des meurtres. Si l'Inquisition et Libris Umbra pouvaient aisément diagnostiquer le problème, pratiquement personne n'avait vraiment l'autorité nécessaire pour le résoudre. L'Empereur était occupé ailleurs, son frère et Régent débordé. Enfin, le chef des armées de l'Empire s'occupait du problème solmarite en terre lointaine de l'Archipel Nord.

Et Shéhérazade Panthea nourrissait à l'égard du jeune marquis des sentiments trop contradictoires pour aborder le sujet.

Ainsi donc, en cette belle soirée, Ludwig se rendit, une fois encore, au Fabula, où il fut accueilli et débarrassé de son manteau. Vêtu en prince, de bleu-ciel assorti à ses yeux, il souriait, mais n'avait d'yeux que pour une créature et complice de nombreux de ses crimes : Faustine, le bras droit du Comte Oliver.

Il la réclama dès son arrivée. Elle fit son apparition quelques secondes plus tard, descendant les escaliers du grand hall, resplendissante et toujours aussi désirable qu'au premier jour. Ludwig baisa sa main. Au contact de la jeune femme, il sentit un frisson le parcourir. Les battements de ce cœur bien précis lui procuraient toujours un délicieux sentiment d'excitation et sécurité en même temps.

- Sous le ciel et sous le soleil... Vous êtes magnifique, ma chère amie...

Ludwig se rapprocha d'un pas de la maîtresse des lieux. Ainsi, nul autre ne pouvait entendre ce qui suivrait. Les deux pouvaient presque sentir leurs souffles se mêler en un seul nuage d'air chaud, chargé de secret et de promesses à glacer le sang de tierces personnes.

- J'espère que vous avez mon cadeau... Il me sera nécessaire pour que je puisse vous offrir le vôtre. Je vous avoue que j'ai hâte de partager cela avec vous. Sans parler du fait que je n'ai jamais connu de meilleure compagnie que vous pour un repas... - Ludwig se permit un second baiser, cette fois sur la joue de Faustine. Au Fabula, certains clients paieraient bien cher pour ce privilège. Le jeune homme sourit. - Il se peut bien que nous ayons droit à une intéressante compagnie. Quelqu'un dont le nom ne fera qu'ajouter du prestige à ces lieux... Et dont la... découverte nous procurera sans doute pas mal de plaisir.

Eh oui, mes chers amis. La Duchesse-Commandante, maîtresse de la Garde impériale et femme du Prince-Gouverneur Laurenz Walhgren, avait reçu une invitation au Fabula, signée de la main de Ludwig. L'avoir pour partenaire dans le jeu de ce soir serait sans doute intéressant. Et particulièrement déplacé, vu leur relation familiale et l'âge de la femme. Forte et importante, elle n'en était pas moins l'aînée des deux pervers cachottiers. Pervers qui, ce soir, avaient un menu spécial, imaginé par Ludwig, mais réalisé avec les soins tous particuliers et la main de maître de Faustine.

Une belle soirée en prévision.
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Macasse

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MessageSujet: Re: Et ils mangeront du chou-fleur ! [PV Fau/Shé <3] [SALE *^*]   Mar 17 Sep - 6:53

Elle serre un cran de plus à son corset, ce soir-là, et l’air lui manque. L’espace d’une seconde, la chambre s’agite d’un frémissement semblable au scintillement des vagues sur une mer paisible. Faustine reprend son souffle, savourant la douleur qui la traverse en longues pulsations régulières. Ce soir-là, elle est distraite, ou du moins autant qu’un esprit comme le sien puisse jamais espérer l’être. Ses yeux sont plus sombres, alors qu’elle songe à la soirée qui l’attend...

En refermant la porte de ses quartiers, elle glisse un mot à Mabel qui patiente dans le couloir. Sa main a un tremblement d’excitation qu’elle cache, dans un geste souple, en la posant sur l’épaule de la jeune femme.

« Préviens Oliver que je prends ma soirée. »

Les mots sont un régal dans sa bouche. Le mensonge et la dissimulation ne sont pas de nouveaux jouets à son arsenal, pourtant le fait de les utiliser contre l’Homme qui pourrait la détruire à la moindre suspicion lui crible l’échine de délicieux frissons. Mabel tourne les talons et Faustine contemple un moment le Fabula et ses premières ébullitions. Personne ne se doute de ce qui se prépare en profondeur. A l’ombre d’une cave, quelque part dans les entrailles du bâtiment.

Elle ne patiente pas très longtemps. Son sens du timing est toujours aussi impeccable, même lorsque l’impatience la ronge, et déjà on lui annonce l’arrivée de son invité. Ludwig, Ludwig, Ludwig… Son cher Ludwig. Elle repense à leur toute première rencontre et s’émerveille du changement qui s’est opéré depuis. L’Homme qui autrefois s’excusait de côtoyer le moindre objet luxueux trône à présent comme un prince décadent au pied du grand escalier.

Elle lui donne sa main à baiser, savourant l’idée d’avoir participé à une telle déchéance.

« Sous le ciel et sous le soleil... Vous êtes magnifique, ma chère amie... »

« Vil flatteur. »

Cela lui plait, pourtant, et ses traits se soulèvent dans une expression de délice. Faustine a le sourire d’un renard, et ses yeux luisent d’un intérêt presque dérangeant. On pourrait jurer, l’espace d’un instant, voir briller une canine à la lueur des lustres.

Leur proximité soulève les murmures autour d’eux mais l’œil de fer de la Macasse sait étouffer dans l’œuf toute éventuelle remarque. Les lèvres du jeune Walhgren sont deux braises sur sa peau glacée.

« Un invité surprise, hm ? » La Macasse a un rire pour elle-même, profitant de leur proximité pour lisser le col de l’homme du bout des doigts. Ses mots sont teintés d’élégante noirceur, mais personne à part son interlocuteur ne possède les clefs pour en comprendre le véritable – et terrible – sens. « Qu’importe, je vous recevrai tous les deux. Ma table est assez grande… »

Faustine a une pensée pour Wei Wan Ni, qui doit commencer à se sentir les effets de la sédation se dissiper. Pauvre diable ; il n’avait rien vu venir…
Wei Wan Ni fut un jour l’un de ses innombrables prétendants au mariage. A la ruine de sa famille et poussé par un trop soudain égrenage de son arbre généalogique - Faustine vous jurera qu'elle n'y est pour rien - il avait cru pouvoir user de cette vieille relation pour venir mendier du travail auprès de la Macasse. Qu’il avait été bon de voir la balance des pouvoirs ainsi renversée.
Quoiqu’il en soit, si Faustine n’avait pas un grand cœur, elle savait très bien faire croire que c’était le cas. Si on lui demandait, elle répondrait simplement que l’homme avait été bien naïf de croire qu’on pouvait embaucher quelqu’un avec si peu de paperasse. « Tu n’as qu’à nettoyer cette salle. Déplace le vin dans la cave principale, je te donnerais des instructions pour le mobilier et la décoration. » Il y avait quelque chose de presque poétique à le regarder œuvrer avec enthousiasme à sa propre perte. Il avait tout fait, du désencombrement jusqu’au choix des vins et l'acheminement des petits fours. Il avait même su travailler avec discrétion. Faustine était presque triste de devoir lui administrer son calmant. Pourtant… « Main d’œuvre à usage unique. » Faustine avait trouvé le concept affreusement séduisant.

La Macasse se retient de trépigner. Dans son ventre, une faim d’interdit brûle, comme un tison. C’est une douleur délicieuse.


« Qu’il ne tarde pas ou nous devrons commencer sans lui. »


Ses mains glissent le long du torse drapé du jeune Walhgren, tandis que ses yeux papillonnent en direction de la grande porte. Un sourire furtif éclaire de nouveau son visage de porcelaine. Cette soirée sera glorieuse. Elle le pressent.

Et le plus beau c’est que personne n’en saura rien.
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Duchesse-Commandante

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MessageSujet: Re: Et ils mangeront du chou-fleur ! [PV Fau/Shé <3] [SALE *^*]   Mar 17 Sep - 8:04

Oui, je suis l'aînée des deux autres protagonistes, et le vice c'est comme le bon vin, ça décante puis ça tourne au vinaigre. Évidemment que ce n'est pas la première fois que je viens au Fabula Onis, rappelons que Laurenz est barré dans le Nord plusieurs mois de l'année, et que nous sommes restés dix ans ensemble sans être mariés. Tu crois quoi, que je l'attendais gentiment en faisant du point de croix ? Comme tout être humain, j'ai des besoins. Et c'est pas parce que maintenant on est mariés que je vais me mettre à la chasteté.
J'avoue que le coup du frère de mon époux qui m'invite au bordel, par contre, c'est inédit. Il a changé le petit Ludwig... en mal, plutôt. Même si l'ordre public est ma priorité principale, je suis une Duchesse-Commandante bien élevée, je ne me mêle pas des affaires privées de ceux qui peuvent payer des pots-de-vin ou qui ont beaucoup de pouvoir – c'est souvent les mêmes d'ailleurs. Je ne coupe pas la branche sur laquelle je suis assise. Question de bon sens. Nan, que celui qui en est réduit à la délinquance pour survivre paie pour les puissants, là est le bon ordre des choses. Enfin... l'ordre le plus pratique pour nous. Donc le bon. Comme dit le proverbe « la justice est le désir du plus fort ». Nan mais je précise, si jamais t'avais des illusions sur le sujet. Y en a qui arrivent à vivre jusqu'à un âge avancé avec la naïveté d'un enfant hein.

J'arrive au Fabula Onis, encore dans mon uniforme de Duchesse-Commandante. Je suis cliente moi, et j'entends à le rester. Y a toujours des boulets qui s'imaginent pouvoir me tripoter les miches parce que je traîne dans le coin, mais ils comprennent vite leur douleur... ils ont pas le temps de la comprendre longtemps par contre, parce que dans l'enthousiasme j'ai tendance à détruire les fonctions vitales.
Un serviteur me conduit jusqu'à Ludwig et la Macasse – bénie soit elle pour ses conseils judicieux en matière de consommation sexuelle, passés et futurs. Parfait, j'ai pas besoin de chercher le frère de mon époux. On va pouvoir passer aux choses sérieuses plus vite. Quoique je ne sais pas encore en quoi le sérieux va consister, l'invitation ne le disait pas. Mais vu le profil de celui qui l'a rédigé, ça promet d'être festif.

- Sous le ciel et le soleil, je vous salue !

Ah oui, et avant de se mettre en joie, j'aimerais rajouter à mon enthousiasme un peu de drogue. Oui, baaaah... on s'amuse ou on s'amuse pas, hein ? La cocaïne c'est fait pour ça. Je sors jamais aux putes sans ma « tabatière » à grandes occasions. Je me fais un petit rail sur le dos de la main gauche, et je sniffe bruyamment sans m'occuper de mes deux interlocuteurs comme une mal élevée. Hey, je suis pas là pour oublier jusqu'à la moindre notion de décence ou merde ? Hein ? HEIN ? Je secoue la tête, l'air soudain vachement plus réveillée. Là je suis au taquet pour me rouler dans le stupre et la violence jusqu'à ce que mort s'en suive – pas la mienne de mort, évidemment.

Je ne sais pas précisément pourquoi Ludwig m'a invité. Je suppose que c'est pour me dévergonder, peut être que niquer la meuf à son frère l'excite, va savoir. Si c'est le cas, il va être surpris. On apprend pas à un vieux singe à faire la grimace. Et on en apprend des choses intéressantes dans les casernes de la Garde Impériale... représentant de l'ordre ne veut pas dire vertueux. Je parle à Ludwig avec un sourire carnassier induit par la drogue :

- ALORS ? Euh... hrm...pardon, l'enthousiasme... je disais : Alors ? Comment vous portez vous très cher beau-frère ? Et que souhaitez vous me montrer dans ce charmant endroit ?

Je peux jouer un peu à l'ingénue, pour le fun, mais ça va pas durer. Déjà, si d'ici dix minutes je sniffe pas mon prochain rail sur le cul moite de quelque, je pique une crise. Hé hé hé... moite.
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Frère de l'Ordre

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MessageSujet: Re: Et ils mangeront du chou-fleur ! [PV Fau/Shé <3] [SALE *^*]   Mar 17 Sep - 9:21

Une belle soirée, oui.

Faustine est charmante, bien sûr. Est-elle née comme ça ? Aucune importance, en vérité, autre que celle que la curiosité pourrait attacher à ce fait. Elle est charmante de manière professionnelle. C'est son gagne-pain, tout simplement. Séduire, plaire, satisfaire, calmer, apaiser, reposer. Le tout pour de l'argent, comme l'exige le bon sens. Rien n'est gratuit.

- Sans elle, ma chère amie.

Elle. La femme du plus grand militaire de cette époque, du frère aîné adoré de Ludwig. Un grand frère qui aurait mieux fait d'être plus souvent présent à la Capitale et à surveiller les agissements de son cadet, comme il le faisait auparavant. Lui, il n'aurait pas hésité à signer un mandat pour l'Inquisition afin que deux ou trois personnes s'assurent que Ludwig ne fasse pas de dégâts. Voire qu'on tente de l'arrêter et de le sevrer de sa drogue magique, faite de rien d'autre que d'âmes humaines au fond. Mais, depuis que le jeune marquis Walhgren a appris à se battre (du moins à se défendre) en usant des ombres, la vigilance légendaire de Laurenz s'était relâchée. Sans parler de troubles à la frontière nord de l'Empire.

Un Walhgren était nécessaire, là-bas, pour galvaniser les troupes et s'assurer que l'Humanité puisse dormir tranquille.

Elle finit par arriver. Une entrée assez fracassante. Bien entendu, les magistrats et officiers de haut rang ne manquent pas au Fabula. Mais ils viennent rarement en uniforme pour s'afficher en tant que tels. Enfin... Qui ira sanctionner la Duchesse si elle sort de là avec son plastron lustré au foutre ? Personne. Ludwig ne la blâmerait pas, même si leurs plaisirs du jour (ou du soir) ne se voulaient pas particulièrement sexuels.

- Je me porte très bien, Shéhérazade. - Oui, au Fabula, les titres n'ont pas d'importance. - Faustine a pour nous quelque chose qui sort de l'ordinaire, je le pense bien. Et comme j'ai supposé que vous êtes le seul membre de ma famille assez ouvert d'esprit pour le savourer avec nous... Je me suis permis de vous inviter, voilà tout.

D'autres sourires sont échangés. Ludwig rayonne, joyeux et charmant à sa façon, mais, comme cela fut remarqué plus haut, ce n'est pas vraiment ce qu'il y a de plus sain comme aura. Néanmoins, il reste un Walhgren entraînant. Son influence causera peut-être quelques troubles dans d'autres fêtes du Fabula. L'important, cependant, est qu'ils s'amusent bien à trois. A ce propos.

- Nous vous suivons, mon amie.

Encore une fois : Faustine a prouvé que son professionnalisme n'avait pas d'égal. La salle, au sous-sol et à l'abri de toute indiscrétion, est parfaite. Une cave, récurée et aménagée comme un salon obscur. Sièges, chaises longues, tables, chandelles en suffisance. Vins, petits fours. Elle est un vrai amour.
Mais son également présents les objets que Ludwig a expressément listés pour l'occasion : une table avec les outils tranchants et une autre, amovible, avec un homme attaché dessus. Sans doute de l'Ouest de l'Empire. Ses dernières vacances au Khini Lao ont poussé Ludwig a apprécier les charmes des Provinces orientales et cet homme-là est parfait pour ses desseins.

Le marquis ferme la porte derrière eux et en tire le verrou. Ils ne doivent pas être dérangés. Même au sein du Fabula, ce qu'il compte faire va au-delà du répugnant sexuellement et moralement acceptable. Surtout qu'il le fait en pleine connaissance de cause et s'apprête à en parler longuement à ses deux compagnes. Mais, avant toute chose, il s'approche, curieux, de l'objet de leurs jeux de ce soir. Quelque peu étourdi, celui-ci semble déjà enclin à protester, alors que le marquis glisse sa main sur son corps presque entièrement nu. Sa peau est lisse, bien entretenue. Il avait été bien nourri et semble soigné. D'où la Macasse a-t-elle pu dénicher un homme de bonne famille que personne ne cherchera ? Vraiment, c'était là une amie des plus précieuses.

- Chhhhtt... - Ludwig pose un doigt sur les lèvres de l'homme. Pour le moment, il est couché à l'horizontale et ne voit donc pas une bonne partie de la pièce. Dont les outils qui attendent leur tour pour percer sa peau. - Je propose que nous prenions un verre, en attendant que notre ami s'éveille complètement. Il serait malheureux qu'il ne puisse entièrement participer.

Ludwig s'occuper de verser le vin et tend les verres aux dames, avant de prendre le sien. Il le lève dans un petit geste visant bien sûr un petit toast.

- A notre soirée. - Une gorgée. - A la famille. - Petit clin d'oeil à la Duchesse. - Et à nos amis.

Là, il pensait bien sûr à Faustine, avant toute autre. Mais il se permit également un petit geste en direction de celui qui allait être leur victime, ce soir.

- Bien sûr, vous devez vous en doutez, nous ne serons que trois à sortir de cette pièce demain matin. Néanmoins, je vous propose un petit cours de théologie avant, histoire que nous ne nous adonnions pas à quelque chose de trop peu raffiné.

Ce disant, Ludwig s'installa dans l'un des fauteuils, et sourit à ses deux compagnes, tout en sirotant son vin.
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Macasse

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MessageSujet: Re: Et ils mangeront du chou-fleur ! [PV Fau/Shé <3] [SALE *^*]   Mer 18 Sep - 9:15

Le visage radieux et le port altier de la duchesse commandante ne sont inconnus ni à Faustine ni à la cohorte des habitués des lieux. Du coin de l’œil, Faustine repère l’infime agitation que provoque son arrivée, et en profite pour ôter délicatement ses mains de la veste de Ludwig. Sans faillir à sa réputation – parfaitement infondée – de femme douée de prescience, elle se retourne vers la duchesse juste au moment où elle leur apparaît, escortée par Grietz et son adorable tête blonde. Faustine sourit, et incline la tête avec respect.

Si Fau tique face aux aises que prend son hôte devant son invité – notez la différence – le masque de la Macasse ne cille pas. Bien que pour elle, ramener sa propre cocaïne dans un lieu d’opulence, que ça soit par peur d’être empoisonné ou par pure radinerie, était aussi impoli qu’emporter son Tuppersteam* au restaurant, elle se gardera pourtant de le faire remarquer tout haut. Elle sait bien que cela n’est qu’un malheureux faux pas, sans conséquences, et pour lequel elle n’est pas prête à entacher sa réputation d’hôtesse légendaire.

Puis le jeune Walhgren prend les rênes de la conversation, et Faustine le laisse faire avec diligence. Elle a toujours bien mieux œuvré depuis l’ombre, après tout. Elle observe, amusée, le manège de celui qui sait, et de celle qui découvre. La duchesse est loin d’être une oie blanche, ou même un quelconque modèle de vertu et de moralité, mais Fau doute qu’elle soit tout à fait préparée à ce qui l’attend. Elle-même, qu’on considère souvent comme dépourvue de tout sens moral, avait pris quelques jours pour examiner la demande de Ludwig, lorsque celui-ci l’avait formulée.

« Nous descendrons ici. »

Faustine à un dernier regard pour la salle, et elle ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour Oliver. En s’en retournant vers l’entrée des caves, elle se dit qu’elle serait prête à donner beaucoup d’argent pour pouvoir être témoin de la réaction du Compte, lorsqu’on lui rapportera que sa Macasse a pris sa soirée avec à son bras Ludwig Walghren ET sa belle-sœur. Elle peut déjà imaginer le fourmillement des rouages tout au fond de son esprit affamé. La seule idée de le priver d’un ragot de cette ampleur la fait rosir d’anticipation.

La porte se referme sur un Ludwig ostensiblement ravi, et Faustine s’en félicite. Shéhérazade a l’air plus sceptique, mais c’est compréhensible ; elle doit commencer à se demander dans quoi on l’a embarqué. Faustine se pare d’un sourire – qui se veut rassurant mais qui doit avoir les capacités de réconfort d’un tête à tête avec la Faucheuse – et frôle d’une main blanche l’épaule de la Duchesse pour la guider jusqu’à l’une causeuse.

Au centre de la pièce, le plus jeune de ses deux invités a l’air d’apprécier son cadeau. Elle sourit ; au moins son cher ex-prétendant aura-t’il fini par séduire quelqu’un. Mieux vaut tard que jamais.

Se glissant à côté d’elle dans l’accueillant écrin du velours, elle accepte le verre qu’on lui tend et le lève. Chacun y va de son toast alors elle ajoute un ; « Aux entraves auxquelles nous avons échappé. » du bout des lèvres. Elle peut entendre Wei Wan Ni lui répondre d’un gémissement plaintif, mais elle hausse les épaules. La remarque ne lui était pas uniquement adressée.

Puis Ludwig les rejoint enfin et cale son dos dans le fauteuil qui leur fait face. Le sourire de l’Homme fait écho à celui de la Macasse, qui dissimule son excitation en plongeant les lèvres dans son verre de vin.

« Si vous tenez à nous faire cet honneur… »




[ *Apparemment, la version steampunk du Tupperware. Je décline toute responsabilité quant à ce frauduleux amalgame. (regard appuyé en direction d'Al) ]
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Duchesse-Commandante

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MessageSujet: Re: Et ils mangeront du chou-fleur ! [PV Fau/Shé <3] [SALE *^*]   Dim 22 Sep - 9:57

Cette pièce c'est... je l'avais jamais vu avant. Ou pas avec les même meubles. Parce que, évidemment, ce qui me choque, c'est pas le niveau architectural ou l'agencement, mais le mec attaché au milieu et les instruments contondants à coté. Évidemment, des nobles avec des délires sexuels tordus, c'est limite chiant tellement c'est redondants quand on le dit, mais là on est quand même en face d'un niveau de perversité plutôt élevé. Ou alors les outils sont là pour la mise en scène. Le mec au milieu de toute cette mise en scène a pas l'air très frais. Je suppose qu'il est drogué. On va réellement utilisé tout ce bazar sur lui ? Ouais, la violence ça arrive, ça m'est même arrivé à moi. Bourré, sous le feu de l'action, ou motivée parce que tu sais que t'es en train de choper un meurtrier ou un violeur et que t'as juste une grosse envie de le passer à tabac quand personne regarde. Ça arrive, c'est humain, p'tète que j'ai pas su retenir un coup de pied dans le ventre ou arrêter à temps une strangulation trop motivée – peu importe le contexte. Mais là quand même c'est de l'inédit. Le gars a l'air drogué et y assez d'outils pour découper un éléphant en dés. Il a vraiment changé le petit Ludwig...

Il confirme d'ailleurs que le gars va probablement y passer, puis qu'il va faire un cours de théologie. Je suppose que ça consistera à découper quelque chose avec l'une ou l'autre de ses magies. Je ne connais pas les activités de l'Ordre très bien, j'ai arrêté mes études avant, mais en soignant des gens il faut bien découper des choses parfois ? Pour une amputations, ou même pour les bords infectés d'une plaie, ou pour retirer une balle ou un éclat de verre, parfois. Ces choses là restent assez mystérieuse pour les profanes, Libris Umbra ne raconte pas tout. Et la famille Walhgren encore moins.

Je lève pourtant mon verre au bon moment, et je bois. Trop défoncée pour le scrupule moral, la cocaïne ne s'y prête pas. Je ne me pose pas trop de question et je ne juge pas particulièrement ce qui est en train de se passer. Les pupilles dilatées, j'examine les outils finement ciselés qui se trouvent là. Je ne demande pas qui est ce gars, ça serait déplacé. On dirait presque qu'il n'est pas là, ou que ce n'est pas vraiment un humain.

- Je suis sûre que cette soirée sera riche d'enseignement.

Je ne suis pas habituée à tant de raffinement dans le contexte, plutôt adepte du vite fait bien fait. Je vois pas de problème à ça, j'ai aussi tendance à manger toujours les mêmes plats, et à finir vite. Mais mon esprit surchauffé par la C est curieux de ce qui va se passer. C'est tellement plein d'imagination toute cette histoire, je peux pas m'empêcher de rester là à regarder ce qui va se passer.
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MessageSujet: Re: Et ils mangeront du chou-fleur ! [PV Fau/Shé <3] [SALE *^*]   Lun 23 Sep - 5:50

Avant de tomber dans la désillusion, Ludwig combattait avec acharnement ce genre de situations. Du moins, les méprisait-il. Non seulement le luxe et la violence, mais aussi le fait de traiter des êtres humains (donc pas des génos) comme ils traitaient leur "invité" spécial. Ça, c'était derrière eux. Avec l'aide de Faustine et plusieurs autres personnes, Ludwig Walhgren perdit sa bataille contre le système et en devint une figure pour le moins bien placée.

C'est avec grâce qu'il déposa son verre pour commencer son exposé.

- Je m'efforcerai de vous épargner les détails inutiles, mes amies. Considérez seulement que chaque être vivant en ce monde est animé par une parcelle d'Ombre. Nous appelons cela l'âme. Chez les humains et les animaux, l'âme réside dans le sang.


Le jeune homme reprit une gorgée de vin et se leva. Il se rapprocha à nouveau de leur future victime et sourit à l'idée de s'en occuper dans un futur bien proche. Et dans des conditions bien plus agréables qu'une ruelle dégoûtante. Il fit encore glisser ses doigts blancs sur le torse de l'homme et sourit, écoutant son rythme cardiaque accélérer. La peur. La crainte d'un avenir fort incertain, sans doute. Sans se détourner de l'objet de son désir, Ludwig poursuivit.

- Cette énergie peut-être manipulée. Nous le faisons dans le cadre de soins, notamment. Néanmoins, c'est surtout quelque chose de délicieux à consommer, lorsqu'on sait comment extraire le sang demeuré pur.


Au fond, la volonté seule suffisait, mais cela nécessitait une concentration à toute épreuve et des connaissances magiques supplémentaires. Des détails qui faisaient toute la différence entre un agréable rituel et une boucherie répugnante. - C'est très... stimulant. - Les yeux de Ludwig s'illuminèrent, alors qu'il se mordillait la lèvre inférieure. De ses expériences passées, il savait quel effet le sang avait sur lui. Il n'ignorait pas non plus que les rares personnes de Libris Umbra à partager ses macabres fantasmes tueraient pour avoir ne fut-ce que quelques gouttes de son sang. Le sang des Walhgren était naturellement chargé de magie.

- Mais voyez plutôt...

Ludwig plaça deux nouveaux verres plus près de la table, qui allait bientôt devenir une table sacrificielle, et alla choisir une lame. Un petit couteau pour commencer, fin et tranchant au possible. Il pourrait jurer d'avoir distinctement entendu le bruit de la peau entaillée... Et, très certainement, le gémissement de douleur et de surprise de l'homme qui vit son poignet ainsi ouvert. Le magicien ne put s'empêcher de se pencher vers la blessure afin d'être le premier à y goûter. Il sentit immédiatement une décharge d'énergie exciter tous ses sens... Quelques instants plus tard, il refermait l'entaille en passant simplement son doigt dessus et tendait les deux verres, avec quelques petites gorgées de sang dans chacun, à ses deux amies.

- A la vôtre mes dames. N'ayez aucune crainte, cela ne peut que vous faire du bien.

Et ce à plus d'un niveau.
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Macasse

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MessageSujet: Re: Et ils mangeront du chou-fleur ! [PV Fau/Shé <3] [SALE *^*]   Mer 25 Sep - 9:53

Faustine écoute le discours de Ludwig, mais elle ne l’entend qu’à moitié. Son imperméabilité naturelle à l’extraordinaire la laisse de marbre face aux révélations métaphysiques de son hôte. A sa décharge, il y a bien plus intéressant à considérer ; à savoir, l’homme qui forme les mots incriminés et les lance dans l’air comme on laisse s’envoler les secrets les plus inavouables. La rhétorique et les sombres principes du Libris Umbra semblent bien fades à côté de la vision qui s’offre à elle. Ludwig regarde Wei comme une araignée regarde sa proie se débattre en vain. Ses yeux d’acier s’illuminent d’un mélange de faim et de cruauté qui rend Faustine toute chose ; il à cette beauté qui la fascine et que lui partagent ceux qui ont perdu pied face à la raison.

Pendant une seconde, Faustine se prend à envier la place de son ex prétendant, qui est au première loge pour contempler la séduisante folie de son tortionnaire – à venir.

Le mouvement d’une lame sous la lueur d’un cierge lui tire l’œil et la ramène doucement à la réalité. Elle réalise qu’elle a retenu son souffle jusqu’à présent, et elle relâche ses épaules dans un soupir un peu trop sonore à son goût. Par chance, tout le monde est trop occupé à regarder le type qui va se faire charcuter pour prêter attention aux états de cœur de la Macasse.

Le gémissement de Wei Wan Ni emplit la pièce, Faustine ne l’entend pas. Elle est perdue dans les tendres échos de la peau qu’on déchire. Cet imperceptible craquement mouillé, qui chante en cœur avec le sifflement de la lame, qui frotte la chair. Une caresse pour les sens qu’elle a entendu jouer milles et milles fois encore, mais cette fois ce n’est pas sa peau que l’on maltraite, et l’absence de douleur la perturbe au plus haut point.
Son inspiration suivante est légèrement plus longue, légèrement plus intense, comme pour tenter de combler le vide qui envahit son système nerveux. Même le séduisant rouge du sang sur le sourire de Ludwig ne parvient à l’apaiser. Les ongles de sa main gauche s’enfoncent dans sa paume. Par chance, elle a pris soin de les couper suffisamment ras pour les empêcher de tirer le sang. Quelques étincelles de douleur paresseuses serpentent le long de son bras, mais rien de satisfaisant. Le manque n’en est que plus douloureux.

Ses yeux sont pendus au trajet du pouce de l’Homme, et son cœur se serre presque autant qu’il sursaute à la vue de l’entaille refermée. Faustine a les nerfs à fleur de peau, et le contact du verre, tiédi par son contenu sanglant, l’électrise.

«  A la vôtre mes dames. N'ayez aucune crainte, cela ne peut que vous faire du bien. »

S’il savait… Faustine, rendue téméraire par la frustration, trempe ses lèvres sans hésiter dans le liquide grenat. Elle le sirote, les yeux sur le visage de Wei Wan Ni qui semble la dévisager, horrifié. Elle boit sa souffrance autant qu’elle boit son sang, et la bête d’acier qui l’habite gratte un peu moins fort contre les parois.
Le goût est métallique, pas si dérangeant qu’elle avait pu le croire, pourtant l’idée, seule, de l’âme d’un autre lui glissant entre les dents comme l’aurait fait une gorgée de vin, lui tournait la tête plus sûrement que l’alcool.
Faustine vide son verre et chasse les dernières gouttes sur ses lèvres avec la pointe de sa langue. Elle a un regard pour la duchesse à son côté, y cherche un quelconque signe d’inconfort mais ne trouve rien. Non pas qu’elle s’y soit particulièrement attendue, mais on ne chasse pas si facilement des réflexes d’hôte perfectionniste. Si grisants soient les divertissements. Rassurée dans le bon déroulement des choses, Faustine se lève et va déposer son verre à côté du premier. Ses doigts effleurent dangereusement les lames, jouant, sans jamais le prendre, avec le risque de s’y couper.

Oh comme elle en a envie…

Finalement la jeune femme rétracte son geste. Elle hésite. Ne fait pas confiance à cette main qui n’a qu’une envie ; celle de courir le long du mauvais côté de la lame. Son regard glisse jusqu’à la table où Wei Wan Ni n’a cessé de la suivre de ses yeux  écarquillés, puis remonte jusqu’à Ludwig. Il semblerait que tous les regards soient sur elle à présent. Elle croise les yeux de la Duchesse, et trouve bon de demander, dans un acte de pure politesse qui, ici, semble presque déplacé.


« Ma tendre amie, permettrez-vous que je prenne ce tour ? »


Elle attend la confirmation de son invitée, puis lève sa main – traitresse – et la présente au jeune Walhgren.


« Si je vous confie ma main, la guiderez-vous ? »


C’est une invitation presque autant qu’une dernière tentative de ne pas se dévoiler.
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Duchesse-Commandante

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MessageSujet: Re: Et ils mangeront du chou-fleur ! [PV Fau/Shé <3] [SALE *^*]   Mar 8 Oct - 23:33

Les effets de la cocaïne, c'est une demi heure, une heure, et après tu vis des moment de pure désolation où tout retombe et rien n'est agréable. Il faut bien gérer sa chimie interne pour passer une bonne nuit. Ce qui est intéressant avec la C, c'est que ça t'occupe le temps que le reste te monte à la tête. Ou alors tu sniffes tel un aspirateur industriel toute la nuit, et le matin venu tu prends tellement cher dans ta gueule que tu voudrais être mort. Donc, je prends un des petits gâteaux bizarres qui traînent sur un plateau en espérant qu'il n'y ai pas que le sucre qui me monte au cerveua pendant que Ludwig expose sa théologie. J'essaye de me souvenirs de mes vagues connaissances sur le sujet, acquise il fut un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre-euh. C'est loin.
Ludwig parle du sang avec un air possédé, les yeux écarquillés, l'expression fixe, le sourire béat. Mais ce n'est pas risible, vu la mise en scène ça ne peut pas l'être. On est pas en train de délirer complètement beurré/défoncé, il y a a vraiment un mec à découper en petit morceaux dans le coin. Et il parle du sang comme de l'ambroisie, où un sens qui nous serait inconnu, à nous, les laïques. Mon beau-frère prend une lame et entame en profondeur le derme de la victime. Un instant, on peut voir les différentes couches de sa peau avant que le sang ne recouvre tout, tellement la lame est bien aiguisée. Il nous sert à chacune quelques gorgées de sang dans un verre de vin et nous invite à profiter du breuvage. Pour l'instant encore un pu dubitative, je renifle le contenu en fermant les yeux. Des formes géométriques clignotantes viennent squatter le noir derrière mes paupières pendant que je renifle le fer de l'hémoglobine à plein poumons. Des idées bizarres me viennent en tête, qu'on pourrait remplir une baignoire de ça et... je sais pas, faire des dessins prophétiques sur le carrelage avec ? Un texte écrit avec le sang ne peut être que prophétique. Et la texture est si intéressante, un peu luisante, un peu flasque. Ça doit être intéressant de se rouler dedans. Il y a des jolis effets de lumière entre le verre et le liquide à l'intérieur. Je goûte. C'est un peu écœurant, mais plein de saveur. La Macasse me demande si elle peut commencer à charcuter le gars. Je réfléchis à la question. Je n'ai pas encore fini mon verre, donc elle peut parfaitement commencer, si elle est impatiente. J'aurais autant de plaisir à regarder qu'à faire, je pense. Je la fixe, les pupilles qui me mangent les yeux tellement elles sont dilatées :

- Mais faites, faites. Je profiterai de la chose par l'esprit. Pour l'instant.

Après cette remarque parfaitement compréhensible, je passe en mode spectateur et j'observe la Macasse demander à mon beau-frère de guider sa main. Vu les trips dans lesquels il part, je sais pas si j'aurais pensé à lui demander. Le décor se gondole légèrement par endroit, je grince des dents à cause du trop plein d'énergie dont je suis remplie. Et j'ai vaguement envie de vomir, mais comme je suis défoncé ce n'est qu'une information à mettre à l'écart, rien d'important, juste une information. J'ai l'impression de voir les lames sur mille dimensions. Quelle délicieuse idée de faire des petits gâteaux saupoudré d'un dérivé d'ergot de seigle.
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Frère de l'Ordre

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MessageSujet: Re: Et ils mangeront du chou-fleur ! [PV Fau/Shé <3] [SALE *^*]   Ven 11 Oct - 9:42

Empli de pouvoir, Ludwig continue de sourire. Il ressent la joie, de pouvoir savourer quelqu'un. De dévorer son âme. Il a beau être un canal direct vers l'Ombre, la source de toute chose, seule une fraction infime de cette énergie est vraiment à lui. La majeure partie s'en va, se dissipe dans la Création, alimentant l'existence. Aujourd'hui, il boit de l'Ombre sous sa forme accessible aux humains. Pratiquement pure, chargée d'énergie aussi enivrante que cela est possible. Ses sens sont à l'affût de chaque nouveau délice qui vient à lui.

De loin, comme s'il se trouvait à l'autre bout d'un immense couloir, il entend des voix. D'abord une suave et chère à ses oreilles. Puis une autre, différente, plus dure. Son esprit, flottant à un autre niveau de conscience, redescend et analyse. Ah. Faustine, sa chère amie et confidente. Elle est là, à ses côtés. Et elle lui parle. Elle demande quelque chose. En ce moment, Ludwig se sent omnipotent. C'est une sensation trompeuse et hautement erronée. Il est, au contraire, particulièrement vulnérable. Un trop-plein d'énergie pourrait le tuer dans d'atroces souffrances ou faire de lui un monstre mutant ou démon, comme cela se produisit par le passé avec les pionniers de la magie du Sang.

Il lui faut canaliser cette magie et vite. Son amie est là, elle lui offre déjà une opportunité. Oh oui, ils partageront ce sang ensemble, encore et encore. Que la duchesse observe. Elle pourra toujours venir participer plus tard. Elle dû en voir du sang, dans sa vie. L'aînée de l'assemblée peut très bien savourer son verre à son aise, leur jouet de ce soir ne s'enfuira pas. Ses chaînes et la magie de Ludwig ne lui en laisseront pas le temps. Le magicien rit.

- Soyez donc plus sûre de vous-même. Aucune erreur ne lui sera fatale. Vous pouvez l'ouvrir en deux, je le guérirai. Ne nous privons de rien, ce soir. Tout nous est permis, Faustine.

Il l'invite d'un geste à choisir sa lame. Du scalpel à la machette, il n'y en a pas moins de quinze différentes. La maîtresse des lieux sait sans doute combien exactement. Elle a aussi, probablement, une idée de l'outil qu'elle a envie de faire danser sur la peau de leur victime. Ludwig ne se doute pas vraiment, perdu dans ses délires sanglants, que Faustine a envie de voir son propre sang couler. Il ne veut pas lui infliger de douleur mais, si elle le demande, il pourra l'effacer aussitôt. Tout comme à leur prisonnier, les trois convives sont à même de s'infliger les pires horreurs, ce soir. Pour cela, du matériel est également disponible. Entre liens et fouets, le Fabula ne manque de rien. Le tout garanti sans la moindre conséquence, grâce au miracle du Sang.

- Venez donc. Je vais vous aider... - Il se place derrière Faustine, tout contre et pose sa main sur le poignet de la demoiselle. Il le guide jusqu'au cou de l'homme qui gigote. L'autre main de Ludwig se lève et Wei Wan Ni s'immobilise, raide. - Voilà... Juste ici.

Le guérisseur renégat, aide son amie à faire une entaille, courte mais profonde, dans la peau du prisonnier. Le sang se met à couler, d'abord lentement, puis la lame se retire et une filet ininterrompu glisse sur la peau et la table. Ludwig y plonge son doigt, tout en relâchant son emprise sur le sacrifice humain, et le tend à son amie, pour qu'elle puisse y goûter encore. Elle ne percevra sans doute pas toute la portée magique de la chose, mais le plaisir ne lui serait pas refusé pour autant. De son pouce, il referme la blessure, après avoir léché le sang directement dans le cou de Wei. Un homme qui pourrait être charmant, s'il n'était pas un morceau de viande rempli de magie et prêt à être dégusté.

Ludwig se retourne.

- Belle soeur, je suis convaincu que vous voudriez mélanger votre poudre à ce que nous avons ici. Je suis d'ailleurs convaincu que nous avons assez de place sur ce torse pour trois rails...
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Macasse

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MessageSujet: Re: Et ils mangeront du chou-fleur ! [PV Fau/Shé <3] [SALE *^*]   Sam 2 Nov - 12:31

Les mots de Ludwig lui arrachent un sourire discret. Non, ce n’est pas pour la vie de Wei Wan Ni que Faustine craint, mais pour ses propres secrets. Ceux qui lui brûlent les lèvres et la peau. Ceux qui font trembler sa main d’anticipation lorsqu’elle referme les doigts sur les ornements d’un fin stylet à manche recourbé. La lame, lisse et brillante, semble chanter une mélodie qu’elle seule peut entendre.

Elle est ramenée sur terre par la présence soudaine de Ludwig dans son espace vital. Un instant elle questionne cette main qui guide la sienne, puis elle se souvient qu’elle-même en a fait la demande. Ses yeux glissent alors vers Wei Wan Ni, qui se débat vainement contre ses liens. La courbe de son torse, secouée par quelques soubresauts de panique, est presque séduisante.

Et puis tout vient d’un coup. Le corps de son ex-prétendant s’immobilise sous la poigne thaumaturgique du jeune Walhgren, qui, d’une légère pression guide sa main vers la nuque du premier. Il y a un corps derrière elle, et un corps devant elle, et il lui est soudain incroyablement facile de s’abandonner au feu de l’action, elle qui pourtant n’a pas l’habitude d’être de ce côté-ci des lames.
Le temps d’un frisson, et Faustine sent la pointe du stylet qui s’enfonce dans la peau, puis la chair. La plaie aussi délicate et profonde qu’un baiser.

Le sang coule, tiède et pressé, lèche la pulpe de ses doigts en glissant contre le métal, et s’insinue dans les interstices de ses ongles ras. Le sang d’un autre. Toute son âme hurle, et s’insurge de cette injustice. Son corps, lui, vibre à d’autres diapasons.

Il y a quelque chose d’exquisément pervers dans ce doigt qu’on lui tend et le sang qui l’habille, mais cela ne semble plus être en mesure de ne choquer personne. Pas même l’hôtesse de la soirée, qui peine même à détourner les yeux de la nuque ouverte de Wei Wan Ni, et du flot sombre qui s’en échappe. Son œuvre. Laissant sa main libre s’enrouler autour de celle que lui offre Ludwig, la jeune femme écarte les lèvres et chasse une goutte carmin de la pointe de sa langue. Puis elle se retire lentement, libérant les doigts du jeune Walhgren pour le laisser aller s’abreuver à la source même du macabre nectar.

Pour sa part, elle laisse nonchalamment glisser la lame contre la chair de sa main gauche pour la nettoyer. Le sang qui déjà coagule s’amasse en flaques entre ses phalanges, et elle s’empresse aussitôt de les faire disparaître. Les pupilles de la Macasse sont noires – l’iris pratiquement occulté par la pupille – et ses lèvres, écarlates. Elle ferme les yeux. Elle sent le contrôle, son si précieux contrôle, filer entre ses doigts comme l’eau d’une clepsydre. La lame joue avec ses doigts. Sous sa peau, son propre sang, chargé de désir et d’aveux inconscients, fourmille.
Dans son ventre il y a un tison.


« Belle sœur, je suis convaincu que vous voudriez mélanger votre poudre à ce que nous avons ici. Je suis d'ailleurs convaincu que nous avons assez de place sur ce torse pour trois rails... »


Faustine sursaute. Elle s’est encore laissé emporter. Par chance, ce n’est pas à elle que l’on s’adresse, mais elle se sermonne en silence pour avoir manqué d’attention envers ses hôtes. Il n’était pas dans ses habitudes de se laisser aller ainsi, et elle n’allait pas entacher aujourd’hui une si impeccable réputation d’hôtesse légendaire.
N’allait-elle pas… ?

Faustine ne commente pas la phrase de Ludwig, mais d’un regard et d’un sourire complice, indique à l’assistance qu’elle n’a pas d’objection. Ainsi, la jeune femme se sent bien. Paisible. Sans qu’elle s’en rende vraiment compte, ses mains ont repris leur jeu avec la lame du stylet, dessinant de très fines ratures – suffisamment profondes pour qu’on les voie, mais pas assez pour tirer le sang – sur la pulpe de ses phalanges et de sa paume.

Après tout, ils étaient entre amis…
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MessageSujet: Re: Et ils mangeront du chou-fleur ! [PV Fau/Shé <3] [SALE *^*]   

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Et ils mangeront du chou-fleur ! [PV Fau/Shé <3] [SALE *^*]

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