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 Les avancées volantes tintent au fond des bourses [AL <3]

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Marquise

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MessageSujet: Les avancées volantes tintent au fond des bourses [AL <3]   Jeu 27 Fév - 8:59

Marquise d'Hartwick... La jeune femme trouvait que cela sonnait fort bien à ses oreilles et appréciait qu'on l'interpelle de cette manière. Ainsi, quand son frère l'aborda ce matin là en la hélant depuis l'autre bout du couloir d'un "Hé ! Lilyss !", elle leva les yeux au ciel en se retenant de lui adresser un regard noir. Elle le laissa la rejoindre d'une démarche pressée qui était à peu près tout sauf adaptée à son rang et l'embrasser sur le front pour la saluer.

- Lilyss, j'ai finit par obtenir la signature du Duc MachinChose là tu sais, pour...


- Je sais. Arrête de me surnommer Lilyss en publique s'il te plais, je déteste ce diminutif ridicule.

Avant de le laisser râler, encore, elle fit un geste en direction de la grande porte d'entrée de leur demeure démesurée et reflétant un luxe aussi particulier que le style vestimentaire de la marquise. Classe, cher, mais décontracté en même temps.


- Je suis navrée, mon frère, mais je vais devoir te laisser régler les détails administratifs de ton contrat avec quelqu'un d'autre. J'étais sur le point de sortir, j'ai un investissement colossal sur le feu et je ne peux pas me permettre de prendre du retard. J'ai beaucoup de rendez-vous aujourd'hui, nous ne nous verrons donc sans doutes pas avant ce soir lors du diner... je t'invite à tout organiser afin de m'exposer tout cela à ce moment là. Cela te convient-il ?

Son frère poussa un petit soupir amusé et lui adressa un petit sourire. Il avait l'habitude de devoir prendre rendez-vous avec sa propre soeur, cela l'attristait un peu, mais c'était necessaire. Depuis qu'elle avait hérité du titre de leur mère, les affaires allaient bon train, et les bourses de la Famille s'alourdissaient de jour en jour. Il n'avait vraiment pas à se plaindre. Il leva la main pour lui ébouriffer les cheveux, comme quand elle n'était encore qu'une petite peste avec des idées de grandeur... mais arrêta son geste devant son regard menaçant.


- Je vais faire ça. Bonne journée ma soeur, remplis nous bien les poches !

Il se détourna pour partir.

- A ce soir Lilyss !

Décidant de ne pas relever, la jeune femme se dirigea vers la grande porte, hélant un serviteur au passage afin qu'il lui apporte ses chaussures. Même si elle appréciait sincèrement sentir le sol sous ses pieds nus, elle savait que cette pratique n'était pas vraiment appréciée en société, elle faisait trop "peuple" selon la plupart des puissants. Il semblaient déjà lui passer son style vestimentaire et son ambition démesurée, autant ne pas trop en rajouter.

Après s'être chaussée à regret elle grimpa avec un plaisir visible dans le véhicule dernier cris (et extrêmement cher sur le marché) dont elle avait fait l'acquisition quelques jours auparavant, aussi bien pour aider à les mettre en avant que pour étaler sa richesse aux yeux de tous. Appréciant le confort ultra moderne du véhicule, elle ne vit pas le temps passer. Ce ne fut que lorsque son chauffeur et son secrétaire lui annoncèrent qu'ils étaient arrivés à destination qu'elle se rendit compte qu'ils étaient désormais à l'arrêt. Vraiment, un achat particulièrement plaisant... elle en achèterait probablement un second d'ici quelques jours pour son frère.

Elle remis une fois encore ses souliers, et se laissa guider le long des couloirs d'Architectura Templi jusqu'à l'atelier du Magister. Dire qu'elle était venue spécialement, en personne, rencontrer une personne dont on disait si peu de bien... elle ne l'avait encore jamais vu auparavant, mais il était décrit comme un petit homme d'aussi faible ossature que de charisme, on le disait petit, sans charme réel, sans intérêt... Mais elle n'était pas venue pour lui demander de l'épouser, loin de là. Elle était venue lui proposer de lui fournir les fonds nécessaires, et plus encore s'il le désirait pour poursuivre ses expériences. Il travaillait actuellement sur le prototype d'une invention extrêmement avant-gardiste en laquelle les plus puissants personnage de l'Empire semblaient croire, alors que d'autres trouvaient qu'elle n'était qu'une illusion de grandeur.

La Marquise d'Hartwick était de ceux qui aiment les projets impossibles, les idées folles et les expériences aléatoires. Les génies étaient ceux qui étaient les plus créatifs, les plus obsédés par leurs idées et leurs rêves. Al van Koriolis voulait voler ? Très bien, elle l'aiderait autant qu'elle le pourrait, et elle s'envolerait ensuite avec lui... peut-être pas vers les mêmes cieux, mais s'il parvenait à donner vie à ses rêves grâce à elle, il ne pourrait l'en exclure.

Quand ils arrivèrent devant les portes de l'atelier en question, le secrétaire de la Marquise s'adressa à un étudiant.


- Jeune homme, veuillez annoncer à votre Magister de la Marquise d'Hartwick est arrivée, et qu'elle l'attend devant son atelier.
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Magister Architectura Templi

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MessageSujet: Re: Les avancées volantes tintent au fond des bourses [AL <3]   Jeu 27 Fév - 10:31

Al vivait dans son atelier. Il y avait ses appartements, tenant en un total de vingt mètres carrés. Il ne s'en servait que pour dormir et pour profiter des sanitaires. Sinon, sa vie se déroulait dans son immense hangar où s'accumulaient matières premières, fours, conduits, tables de travail, établis divers et variés, machines, prototypes et autres objets plus ou moins utiles. Un désordre apparent, très constructif. Son petit monde, fait d'engrenages et d'outils.

A l'instar de tous ceux qui avaient consacré leur vie à l'Université, le dernier van Koriolis aimait le bâtiment tout entier davantage qu'il n'aimait ses autres occupants. Ceux-ci lui étaient largement indifférents, à quelques exceptions près. Mais Architectura Templi était une machine gigantesque. Le ronronnement de ses innombrables mécanismes, les sifflements de vapeur sous pression et les tic-tacs réguliers des métronomes. La structure entière était truffée de pistons, de rouages et leviers. Et quiconque pouvait ne fut-ce que communier avec la Terre était à même de le sentir. Pour cette raison, de nombreux magiciens optaient pour des semelles très fines ou, au grand bonheur d'Al, pour des pieds nus.

Lui-même ne s'encombrait pas toujours de chaussures dans l'intimité métallique de son espace de travail. Souvent, il portait ses hautes bottes en cuir. Mais pas aujourd'hui. Trop pressé de retourner à son projet en phase d'être fini, il s'habilla à la hâte, enfila son ceinturon de sacoches et d'outils et descendit dans le hangar.

Le jeune Magister démontait un des systèmes de refroidissement de son nouveau moteur pour y apporter des modifications. Pour une fois, il se servait d'outils, comme n'importe quel technicien. Avec un soin quasi-religieux, il décomposait le petit dispositif et plaçait chaque pièce dans un ordre bien précis, répondant à ses critères de facilité. Il fut interrompu par le grésillement du vox interne à l'Université. Étrangement, la voix qu'il y entendit n'était ni celle d'un confrère, ni celle d'une des standardistes. Cette perturbation de son quotidien lui donna un frisson.

- Maître van Koriolis, la marquise de Hartwick est ici. Je veux dire, devant votre porte.

Après un bref instant de panique, le Magister se leva, essayant de comprendre. Pas de rendez-vous... Une visite surprise ? Ou avait-il oublié quelque chose... Pourquoi Abel n'était-il pas là ? Lui, il savait parler aux nobles. D'une suite de gestes il déverrouilla l'immense battant blindé et la porte s'ouvrit lentement, alors qu'il se dirigea timidement vers l'entrée. L'étudiant s'était déjà éloigné et le petit homme roux et décoiffé se retrouva face à face avec une jeune demoiselle, manifestement pleine d'énergie et sûre d'elle. Intimidante. Al déglutit, alors qu'il commençait être à une distance nécessitant une parole de bienvenue.

- Euh... sous le ciel et sous le soleil, ma... demoiselle (?) la marquise. Je... C'est un plaisir.

L'ingénieur espéra que c'est cela qui devrait être dit. Il s'inclina assez maladroitement. Bien sûr, on ne pouvait pas lui reprocher un manque de respect. Des gens de son rang étaient parfois bien plus arrogants que la noblesse. Al van Koriolis ressemblait davantage à un étudiant en mécanique, perdu dans le monde des grands. Il laissa planer un silence, avant de se rendre compte qu'il était chez lui et qu'il devait peut-être poursuivre la conversation d'une quelconque façon.

- Entrez, je vous prie. J'espère que je pourrai vous être utile...

Il lui proposerait bien d'aller voir quelqu'un de plus important mais officiellement aucun Magister de l'Université n'était plus important qu'un autre. Et pour peu que la jeune femme ait un problème concernant les transports à régler on allait de toute façon la renvoyer chez lui.

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MessageSujet: Re: Les avancées volantes tintent au fond des bourses [AL <3]   Mar 4 Mar - 13:54

Le visage qui apparu brusquement dans l’entrebâillement de l'énorme porte failli faire éclater de rire la jeune Marquise. Heureusement, elle resta parfaitement maitresse d'elle même et ne s'autorisa qu'un haussement de sourcils surpris... L'homme qui venait de se présentait devant elle était loin, bien loin de tout ce qu'on avait bien pu lui raconter. Bon certes, son charisme frôlait le néant à première vue... mais on lui avait parlé d'un homme... et elle se retrouvait devant un petit garçon paniqué, surpris d'avoir été interpellé alors qu'on aurait dû aller voir son papa. C'était parfait. Non seulement ce type allait être facile à convaincre, mais en y mettant les formes, il serait aussi très probablement malléable à souhait.

La jeune femme évinça les salutations d'usage d'un geste de la main impatient.


- Oui, c'est cela, bonjour à vous aussi... je suis une femme très prise mon cher, allons droit au but voulez-vous ?


Elle fit signe à son secrétaire d'aller faire quelque chose d'autre que lui coller aux basques et suivit le Magister dans son... hangar ? Cet endroit était absolument immense. La Marquise d'Hartwick ne chercha pas à cacher son admiration... les génies étaient généralement gênés mais contents de se rendre compte qu'on cautionnait leurs visions excentriques... et resta un bon moment silencieuse à contempler tout ce qui se trouvait autour d'elle. A force de fréquenter des inventeurs, elle pouvait même donner un nom à quelques ustensiles répandus ici et là... pas à tout, loin de là, mais elle était déjà assez fière de pouvoir distinguer un marteau d'un clou, et un tourne-vis d'une enclume. C'était peu, mais elle connaissait beaucoup de personnes, et d'un rang bien moindre que le sien, qui en auraient été tout à fait incapables. Satisfaite de sa petite "visite", elle se tourna vers l' "homme" qui semblait ne pas avoir le moindre petit début d'idée de ce qui pouvait bien justifier sa présence... parfait... la surprise aidait souvent.

- Bien, parlons sans détours voulez-vous ? J'ai entendu vanter vos talents par certaines de mes connaissances, et je dois avouer que cela m'intrigue. La plupart des gens vous décrivent comme un idiot aux idées folles souhaitant se changer en oiseau mais...

Elle épousa le hangar d'un geste ample de la main.

- Mais je dois reconnaitre qu'il me semble bien qu'ils ont tord. A mon avis, vous êtes quelqu'un de sérieux croyant dur comme fer en son rêve. J'aime ça.


Elle se mit à le détailler de haut en bas sans montrer la moindre gêne... et d'ailleurs pourquoi aurait-elle été gênée ? Elle était plus riche, et donc plus puissante que lui. Ses cheveux en bataille, son air étonné, sa petite taille et son physique chétif lui donnaient sans doutes un air plus jeune qu'il ne l'était en réalité. Elle réfléchit quelques secondes à un qualificatif approprié et finit par arrêter sa décision. Al van Koriolis était, et resterait probablement longtemps... chou. Ça n'était pas forcément un compliment... un enfant était chou, un chaton aussi... beaucoup de petites créatures sans défenses, de préférence douces et avec des grands yeux humides méritaient le même qualificatif... Oui, définitivement, le Magister était chou. Mignon aussi si on regardait vraiment bien... pas "beau" ni "majestueux"... encore moins "impressionnant"... mais il était chou et mignon. La jeune femme aurait pu en grimacer de dégoût. Cet homme était supposé être l'un des hommes les plus intelligents, et les plus hauts placés de cette catégorie étrange que formaient les universités... et il se contentait d'être chou... pourquoi pas "adorable" pendant qu'on y était hein ?

Elle baissa les yeux et remarqua qu'il était pieds nus... à bien y réfléchir, elle avait vu des étudiants se balader sans souliers en venant... une ombre de sourire vint éclairer son visage pendant une demi seconde... et elle retira ses chaussures. Après tout, autant s'adapter aux us et coutumes des lieux où l'on se rend n'est ce pas ? Elle poussa un très léger soupir de bien être en sentant le sol sous ses pieds ainsi dénudés et s'autorisa une petite série de deux où trois pas avant de revenir vers lui.


- Bref. En d'autres termes, je souhaiterais que vous me parliez de votre gros projet actuel, j'ai cru comprendre que vous vouliez nous faire voler. Soyez clair je vous prie, et bref, je n'ai que peu de temps à vous accorder, mais beaucoup, beaucoup d'argent à mettre à votre disposition afin de vous aider si vous réussissez à me convaincre que c'est une bonne idée.
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Magister Architectura Templi

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MessageSujet: Re: Les avancées volantes tintent au fond des bourses [AL <3]   Mer 5 Mar - 10:05

Le jeune homme trouva très plaisantes, les manières de la marquise. Elle ne lui demandait pas de faire l'effort surhumain d'être poli et de jouer au grand seigneur qui dit plein de choses inutiles. Il n'était pas des Magisters qui fréquentaient les nobles et les puissants. En vérité, l'esclave de son meilleur (et unique) ami s'exprimait mieux que lui. Et, par un malheureux coup du sort, Abel n'était pas là. Il saurait parler à une personne aussi bien née que la marquise de Hartwick. D'après les vagues souvenirs de l'ingénieur, elle faisait partie des plus grandes familles originaires du domaine impérial au sens strict du terme.

- Je ne cherche pas a me changer en oiseau. Il suffirait d'aller à Exodum pour... Ah.

Il ne saisit qu'après coup qu'elle ne parlait pas littéralement. Les opérations de genomodification étaient déjà au goût du jour et il n'y avait plus grand-chose à inventer de ce côté-là. Par contre, les machines demeuraient lourdes et trop prisonnières de la pesanteur. C'est là que les van Koriolis avaient le plus à faire. L'œuvre de trois générations prenait forme sous les coups de marteau d'Al. Et de plus en plus de gens commençaient à apprécier ce qu'il faisait. Il sourit timidement et hocha vigoureusement la tête pour remercier la jeune femme.

- Merci, mademoiselle la marquise. Toute ma famille a cru à ce rêve. En fait, ce n'est pas juste un rêve mais une vérité scientifique. Le progrès est inévitable dans ce domaine.

Elle visita brièvement l'atelier, avant de revenir à lui et d'enlever ses chaussures. Al avait beaucoup de mal à assurer un contact visuel avec un interlocuteur humain important. Mais là, son attention de petit homme se focalisa sur les pieds de Leilyss. Ils étaient beaux et soignés. Très soignés, en fait. Et très beaux. L'ingénieur se força à respirer plusieurs fois très lentement. Heureusement, la jeune femme poursuivit la conversations. Si elle le voulait, elle pouvait arrêter de parler, Al n'en serait pas mal à l'aise. Mais comme elle lui demanda de parler de son projet le plus important, il sortit immédiatement de sa trance pour lui accorder ce qu'elle désirait.

D'un geste, il l'invita à le suivre auprès de la machine volante. Une sorte de rame de tramway aérodynamique avec des ailes munies de deux hélices horizontales intégrées dedans. Le tout muni de dizaines de mètres de câblages, tuyaux, engrenages, boutons et leviers divers et variés. Un cockpit à l'avant, un espace rectangulaire vide à l'arrière. D'une longueur de douze mètres, la machine, prétendument volante, disposait d'un vaste espace vide tout autour. Al y avait éparpillé, dans un ordre connu de lui seul, des pièces de rechange et des outils en tout genre. L'engin avait l'air aussi impressionnant que lourd. Il semblait improbable qu'il puisse se soulever du sol. Mais le succès n'en serait que plus éclatant, si jamais cela venait à se produire.

- Voici le premier et unique prototype. Il sera opérationnel d'ici deux semaines. En ce moment, je ne pense pas pouvoir le faire voler plus de dix minutes. A terme, son autonomie sera de quatre heures. Plus dans les modèles suivants. Il pourra emporter un chargement de deux tonnes. - Al était manifestement fier. S'il avait réussi de se contenir jusqu'ici, il ne pût le faire éternellement et dévia sur les détails techniques inutiles à la Marquise. - A une centaine de kilogrammes près. Tout dépendra de la résistance des circuits d'alimentation périphériques qui ont tendance à surchauffer lorsque le moteur est trop longtemps maintenu au régime de quatre sur cinq, c'est-à-dire sa vitesse de croisière. Ah oui...

Il se rendit compte qu'il devenait ennuyeux et cessa de parler, nouvellement gêné. Son regard se baissa automatiquement sur les pieds de son interlocutrice. Pour la deuxième fois en quelques minutes, Al en arracha ses yeux bleus et les leva vers sa merveilleuse invention.

- Sa vitesse... Euh... Deux fois supérieure à celle des trains. En moyenne. Et pas d'obstacles, sinon les conditions climatiques, bien sûr.

Al ajusta ses lunettes sur son nez, avant de se laisser à nouveau hypnotiser par les pieds nus de la marquise. Lorsqu'il se rendit compte que des pensées dignes de Raphaël naissaient dans son esprit et rendaient son pantalon trop étroit, il tenta de trouver un sujet de conversation crédible pour détourner l'attention de sa propre maladresse.

- Vous... Euh... Vous aimez le contact de la terre et du métal ? C'est... Très apprécié par ici. Je... - Il soir à intérieure menti se traitant lui-même d'imbécile maladroit. - Je peux faire autre chose pour vous ?

Le fait qu'elle ait parlé d'argent aurait dû l'informer que si. Mais Al ne pouvait associer que des faits scientifiques. Tout sous-entendu dans la conversation lui échappait pratiquement à coup sûr. De toute façon, il ne s'en inquiéta pas longtemps, alors que ses yeux se baissaient seuls, comme sous l'effet de la pesanteur, vers les magnifiques pieds de la marquise.

[RP entièrement réalisé à la tablette... Je suis accro au rp .___.]

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MessageSujet: Re: Les avancées volantes tintent au fond des bourses [AL <3]   Mar 11 Mar - 8:32

La réponse un peu hâtive du jeune homme lui valut un vague coup d’œil à la fois surpris et las. Il était supposé être brillant... pas ridiculement stupide. Enfin... au moins se rattrapa-t-il un peu par la suite en précisant que le progrès était inévitable dans ce domaine... effectivement... d'autant plus qu'il en était au toutes premières étapes ledit progrès... il n'avait même pas encore vraiment commencé finalement. Du coup c'était comme si le petit blondinet à l'air de victime était un peintre devant une grosse, très grosse toile vierge. S'il réussissait à mener son projet à bien il serait mieux qu'un pionnier, il serait l'inventeur du... euh... truc qui vole ! Il faudrait plancher sur un nom d'ailleurs, la jeune femme avait beau imaginer toutes sortes de conversations, l' "engin volant de l'inventeur chou" ne sonnait bien dans aucune d'entre elles.

Après avoir bavé quelques instants de façon très peu discrète sur ses pieds, ce qui était d'un manque de savoir vivre absolument impardonnable, soit dit en passant, il l'entraina pour lui montrer son "prototype". Elle réussi à ne pas s'étrangler sur le mot que parce qu'on le lui avait déjà servit plusieurs fois. Non mais franchement, a-t-on idée d'appeler quelque que chose, quoi que se soit d'ailleurs, par un nom aussi peu avenant ? Comment voulez vous que quelqu'un soit attiré par un objet, un engin ou toute autre chose portant un nom qui rappelle les sons produits par le gosier d'un vieil ivrogne en train d'éructer ? Chassant cette très précise mais désagréable comparaison auditive de son esprit d'un battement de cils, la jeune femme se concentra sur les paroles du blondinet choupinou (par l'Ombre quelle horreur) histoire de ne pas en perdre une miette.

C'était un peu comme une sorte de monstre ailé tout en câbles et autres sortes de ficelles, sans plumes bien entendu même si s'en rendre compte réussit à la décevoir pendant une petite fraction de seconde, mais elle l'oublia rapidement parce que c'était tout de même assez logique. Personne ne s'attend à trouver des écailles sur un bateau n'est ce pas, enfin, en dehors des créatures que ses passagers auraient pêcher... où de quelque géno à l'esthétique discutable qui aurait été acheté par un noble aux désirs... disons... discutables également... en quelque sorte...

Elle plongea son regard dans les yeux du Magister. Quand il parlait de son gros engin, ils se mettaient à briller comme ceux d'un gosse devant la plus grosse sucette du monde. Elle lui adressa un petit sourire, attendant qu'il ai finit de se perdre dans des descriptions auxquelles elles ne comprenait même pas un mot sur trois. Une fois encore, il fut visiblement hypnotisé par ses pieds. Cela commençait à amuser la jeune Marquise. Peut-être cet imitation d'homme était-elle fascinée par les pieds... au moins était-il servit dans cette université... et peut-être que la manie qu'elle avait de laisser les pieds à l'air libre allait-elle lui donner un avantage supplémentaire (pas qu'elle en ai besoin apparemment... mais bon) sur son interlocuteur.

Sincèrement impressionnée par la vitesse à laquelle l'engin semblait pouvoir avancer ainsi que par celle que le vêtement du jeune homme mettait pour devenir trop petit, Leïlyss leva à son tour les yeux vers le monstre volant qui trônait au milieu du hangar.


- Il est énorme !

Elle parlait du prototype... bien entendu...


- S'il va à moitié aussi vite que ce que vous semblez prévoir, je serais déjà largement assez impressionnée pour vous débloquer davantage de fonds encore. Mais étiez-vous obligé de commencer par quelque chose d'aussi gros ? Bien entendu, cela sera plus impressionnant qu'une petite invention ressemblant à un jouet, j'en conviens, mais une version plus petite, plus légère et plus maniable ne serait-elle pas préférable pour un premier essai ?

Elle se tourna à nouveau vers lui.


- Cela serait moins coûteux, plus pratique pour faire certaines manœuvres et son... son autonomie serait sans doutes plus grande, non ?

Elle frotta tout doucement ses pieds l'un contre l'autre, profitant du fait qu'il avait les yeux rivés dessus.


- Enfin je me permets d'avancer cela sans y rien connaitre... mais c'est ce que je pense.

Elle sourit légèrement.


- Oui, j'aime sentir la terre, le métal et toutes sortes de choses caresser doucement la plante nue de mes pieds. Vous semblez apprécier cela également... ainsi que mes pieds...

Elle profita de son trouble pour lui tapoter l'épaule, le détournant de son énorme invention.


- Mon cher, je souhaite participer de manière financière, massivement financière, à votre projet... qu'en dites-vous ?
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Magister Architectura Templi

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MessageSujet: Re: Les avancées volantes tintent au fond des bourses [AL <3]   Mar 11 Mar - 9:37

L'engin volant, leur sujet de conversation et objet de leurs désirs, était presque fini. Al sentait sa mécanique interne, largement inerte en ce moment, être prête pour une mise à l'épreuve. D'ici quelques jours, ce serait vraiment le cas.

- Non, mademoiselle la marquise. - L'ingénieur secoua la tête, avant de faire une pause afin trouver des mots simples pour habiller ses pensées. Les arguments étaient nombreux et très techniques. - En ce moment, c'est le meilleur équilibre entre la robustesse et la capacité de vol. Les moteurs sont volumineux, un appareil plus léger ne pourrait les supporter ni assurer leur protection.

Al considéra la question à nouveau, mais les raisons purement physiques qui parlaient en la faveur de son modèle actuel étaient inattaquables. Surtout par quelqu'un qui ne disposait d'aucune connaissance technique poussée.
Son esprit demeura clair aussi longtemps qu'il parlait de mécanique. Inconsciemment, son corps n'obéissait qu'à une autre pulsion : ses yeux étaient à nouveau rivés sur les pieds nus de la marquise. Il avala bruyamment sa salive.

- Par ailleurs, sa vitesse peut être aisément réduite de moitié. Les hélices des ailes sont mobiles et permettent des manœuvres très précises.

Il n'avait pas saisi, bien sûr, qu'il s'agissait d'une figure de style dans le propos de la jeune femme. Lorsqu'elle parlait de sentir le métal sous ses pieds, il la comprenait. Il le sentait lui aussi. Avait-elle, elle aussi, un don pour la magie ? Était-elle capable de comprendre ce qu'il ressentait vraiment ? Sans doute comprenait-elle quel était son ressenti... érotique (bien que ce mot ne fasse pas partie du vocabulaire du Magister). Mais le côté spirituel ? Magique ?

- Je... Oui.

Al ne mentait pas. Et pas qu'en ce moment. Il ne mentait pas tout court. Mentir était pour le moins immoral et souvent contraire à la loi. De plus, pourquoi mentir ? Il aimait voir les pieds de la Marquise et ne leur refuserait probablement aucun compliment. Alors à quoi bon essayer de cacher sa gêne ? Parce que oui, il était gêné et rouge sur tout son visage enfantin. Avait-elle parlé de "toutes sortes de choses" ? Le seul fantasme sexuel vraiment présent dans sa vie refit surface. Celui de toucher, caresser, masser, (lécher) des pieds... De jolis pieds. Bien soignés. Comme ceux-là. Comme ceux qu'il fixait et qu'il était prêt à adorer là, de suite, ici.

Elle lui toucha l'épaule et le charme fut rompu. Du moins, pour un temps.

- Je... Euh... je ne sais pas. Vous... Je veux dire, il est fini. Bien sûr, le circuit de refroidissement n'est pas encore achevé... Et je dois toujours acheter du carburant. Mais je n'ai plus besoin de fonds, mademoiselle la marquise. - Al pouvait concevoir des mécanismes d'une complexité éblouissante mais manquait cruellement de vision commerciale. - Quand il sera fini... Eh bien... Je pensais le montrer encore une fois à son Excellence... - Le petit homme frissonna à la simple idée de revoir cet homme dégageant de l'énergie magique pure de sa silhouette quasi-divine. - ... le Régent. Ou à la Duchesse-Commandante.

Il n'envisageait pas de commercialisation de l'engin. Il supposait que l'Armée impériale lui achèterait le projet et lui laisserait assez d'argent pour qu'il puisse rembourser tous ses prêts. Et peut-être aussi pour qu'il puisse travailler sur des projets volants plus ambitieux. L'idée de s'associer, même en actionnaire minoritaire et soumis, à quelqu'un d'autre ne lui était jamais venue. C'était son oeuvre et il n'était certainement pas un marchand.

- Je ne suis pas certain de pouvoir vous être utile...

Malgré lui, il repensa aux pieds de la Marquise et lutta pour ne pas les regarder. Al continua de regarder son interlocutrice dans les yeux. Du moins vaguement. Il souhaitait vraiment comprendre ce qu'elle voulait de lui.

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MessageSujet: Re: Les avancées volantes tintent au fond des bourses [AL <3]   Mar 11 Mar - 20:22

Malheureusement pour le pauvre Magister, pourtant si « chou », Leïlyss avait compris ce qui l’attirait tant, ce qui le troublait… et ce qui pourrait clairement être avantageux pour elle. Elle regarda un instant autour d’elle, feignant d’être un peu fatiguée, et s’installa sur une grosse caisse en bois qui trainait par là. Elle laissa ses pieds frôler le sol sans s’y poser, bougeant suffisamment les jambes pour qu’ils restent visibles même si le jeune homme s’obstinait à fixer ses yeux, mais pas assez pour que cela ai l’air d’être fait exprès. Le Magister aimait les pieds ? Ceux de la Marquise l’obsédaient ? Parfait… elle allait lui vendre du rêve pour qu’il lui vende son projet. Aussi simple que ça. Et puis l’énorme engin volant, qui aurait pu sembler ridiculement impossible à la plupart des gens, excitait la curiosité de la jeune femme. Elle le voulait. Si cette chose fonctionnait… il devait être à elle. C’était comme cela, et elle ne tolèrerait pas qu’il en soit autrement. Le Magister était à elle, ainsi que son œuvre volante. Point.

Elle ne s’offusqua pas le moins du monde de la réponse de son interlocuteur quand il balaya sa suggestion avec aisance. Après tout, elle n’y connaissait rien et elle avait essentiellement dit cela pour s’attirer son attention, ce qui semblait avoir été plutôt efficace. C’était en discutant des choses qu’ils aiment avec les gens qu’on pouvait repérer leurs petites manies où, dans le cas présent, leur incapacité totale à se concentrer convenablement en présence de jolis petits pieds fins et probablement incroyablement doux (Leïlyss aimait bien ses pieds, et pensait que quitte à se montrer excentrique en évitant le plus possible de les empaqueter dans de ridicules souliers, autant que ses pieds soient vraiment bien soignés… rien de plus immonde que des pieds tout craquelés et secs posés sur un tapis ayant coûté une belle somme).


- Je suis certaine que Son Excellence le Régent approuvera totalement l’œuvre magnifique que vous nous offrez mon cher. Tout comme la Duchesse-Commandante… bien entendu, l’utilité d’un tel engin ne pourra en aucun cas leur échapper. Les connaissant comme je les connais, je puis vous l’assurer… seulement…

Elle s’installa en semi-tailleur, laissant l’une de ses chevilles reposer sur son genoux pendant que son autre jambe restait en place, mettant ainsi l’un de ses pieds bien plus en avant dans la champs de vision du Magister.

- Seulement je ne suis pas certaine qu’ils puissent reconnaître tout le génie qui s’étale ici… quand je vous parle de participation financière, je parle d’éponger la totalité des dettes que vous avez contracté pour vous permettre de construire cette merveille, de subvenir aux frais occasionnés par les essais, les modifications, le… carburant, et tout ce dont vous pourriez avoir besoin… mais également de financer d’éventuels autres modèles, d’autres essais… d’autres œuvres…

Elle lui sourit en remuant lascivement les pieds.

- Ne souhaitez vous pas offrir d’autres œuvres de cet acabit au monde ? Vous êtes un génie… gâcher de telles aptitudes, de tels talents et de telles idées simplement pour des raisons pécuniaires serait une honte !

Baissant les yeux vers ses propres pieds, elle eut soudain l’air attristée.


- Vraiment mon cher, acceptez mon offre et signons un contrat, je souhaite réellement vous aider et je vous ai avoué être pressée… j’ai malheureusement un rendez-vous important d’ici peu, et les souliers que j’ai dû porter pour venir vous rejoindre m’ont abominablement meurtris les pieds… vous comprendrez sans doutes que je souhaiterais avoir le temps de me les faire masser avant mon entrevue…

Elle leva des yeux innocents vers lui, comme si une brillante idée venait de lui traverser l’esprit.


- Vous qui semblez apprécier les pieds… peut-être vous y connaissez-vous en massages, non ?

Elle baissa à nouveau les yeux, rougissante, comme si c’était l’idée la plus indécente du monde.

- Veuillez me pardonner, c’est ridicule. J’ai bêtement pensé que vous pourriez vous occuper de mes pieds une fois que nous aurions réglé notre affaire et que les contrats auraient été signée… alors que vous avez surement tellement mieux à faire…
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Magister Architectura Templi

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MessageSujet: Re: Les avancées volantes tintent au fond des bourses [AL <3]   Mer 12 Mar - 9:37

Elle jouait avec lui et ses fantasmes. Cela arrivait excessivement rarement à Al. Il rencontrait peu de gens et la plupart se gaussaient simplement de lui. Raphaël et Abel, eux, étaient parfaitement au courant pour ses petites faiblesses. Mais ils l'appréciaient dans le désintéressement le plus total. Aucun ne lui voulait rien. La Marquise de Hartwick le manipulait et il ne s'en rendait pas vraiment compte. Malgré ses expériences sexuelles (soutenues depuis le débarquement de l'esclave de son ami dans sa vie), van Koriolis étaient encore en grande partie un enfant. Ou du moins un adulte largement inadapté gérer certaines choses.

Cela dit, on ne pouvait pas dire que cela le gênait. Certes, il se surprenait à tomber à genoux et coller son visage contre la peau douce de la jeune femme. Mais sinon, il s'en foutait de faire ce qu'elle voulait. Sur le moment. Plus tard, reconsidérerait-il ce genre de décision et en changerait-il.

Mais sa sexualité fut chassée par ce que la Marquise proposait. Pour une fois dans sa vie, il entendait quelqu'un lui faire une proposition que les inventeurs du Continent entier attendaient.

- Vous... Vous souhaitez m'engager ?

"Un génie" dit-elle. Al ne put s'empêcher de sourire. Quelqu'un le considérait comme un génie. De la vraie considération... le respect de son oeuvre. Et de celle de sa famille. Il ne partait pas de rien, mais avait accompli bien des travaux lui-même.C'était son oeuvre. Il fallait penser... Que dirait Raphaël ? Abel ? Ses deux amis étaient toujours de bon conseil. Ils auraient sans doute quelque chose à dire, des questions à poser. Ils feraient preuve de prudence.

Le cinéma de tristesse et de préoccupation feintes fut un succès. Le Magister ne se doutait pas que Leïlyss mentait et le menait en bateau. Le stratagème était grossier. Quelqu'un de plus avisé y verrait un simple aguichage ou une façon détournée de demander un massage. Al tomba dans le panneau comme un enfant suivant une sucette agitée par quelque pervers dans la rue.

- Je... euh... Oui, en fait. Je peux le faire. Cela vous fera gagner du temps. Je... je pense... Je peux ?

Ayant obtenu l'assentiment de la Marquise, Al s'agenouilla, puis s'assit devant elle, en tailleur. Les plantes de ses propres pieds étaient poussiéreuses, mais douces. Ses mains, quant à elles, étaient petites dotées de doigts fins et délicats. Lorsqu'il devait se servir d'outils, l'ingénieur avait l'habitude de porter des gants ou des mitaines en cuir. Sinon, ses mains nues façonnaient le métal sans effort de frottement qui pourrait les abîmer.

- Il faut juste que je vous avertisse que je n'ai aucune formation en anatomie. Juste... quelques techniques apprises ici, à l'Université.

Il prit les pieds de la jeune femme sur ses genoux et en commença le massage, les yeux rivés dessus. Des pieds très soignés, d'une douceur exquise. Le Magister les caressa doucement d'abord, puis commença à appuyer plus fort avec ses pouces. Pressant fort, il les fit glisser sur toutes les parties tendres des deux pieds, détendant leurs muscles. Il travailla chaque orteil séparément. Maintenant qu'il les avait entre ses mains, son esprit s'éclaircit. Un fantasme déjà satisfait (Al n'était pas assez audacieux pour espérer plus d'une femme aussi importante, ni de n'importe qui d'autre d'ailleurs) qui céda la place à la logique et à l'intelligence emprisonnées dans son corps frêle.

- Un contrat ? Vous désirez... Euh... Vous associer avec moi ? - Pour la deuxième fois en quelques minutes, Al était surprit par les offres que la vie (en la personne de Leïlyss) lui faisait. Il ne cessait de masser les pieds, mais releva les yeux pour regarder la femme qui le dominait sans qu'il ne s'en rende vraiment compte. - Je vous serai reconnaissant si vous pouviez me présenter... Des détails. L'économie impériale n'est pas mon domaine d'expertise.

C'était un euphémisme. Al savait que l'économie avait besoin de transports. Et que les transports étaient son domaine d'expertise. Cela s'arrêtait là.

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MessageSujet: Re: Les avancées volantes tintent au fond des bourses [AL <3]   Jeu 13 Mar - 1:20

Même si la jeune Marquise avait précisé « une fois que nous aurions réglé notre affaire », l’empressement du Magister à accepter de lui masser les pieds l’amusa. Elle décida de l’autoriser à le faire directement plutôt que d’attendre. Appréhendant tout de même un peu l’acte en lui-même étant donné qu’elle n’avait encore jamais expérimenté un massage quel qu’il soit à part celui de la nuque quand son frère la sentait trop tendue… elle le laissa prendre ses pieds entre ses mains en se disant que c’était simplement un acte professionnel dans le but d’obtenir l’un des contrats les plus gros de la saison… Après tout, vu les dispositions du Magister, elle pourrait probablement lui faire signer l’un des trois contrats qu’elle avait préparé… celui qu’elle réservait aux personnes les moins à l’aise avec l’administratif… celui qui lui donnait presque tout contre presque rien… parfait…

Étrangement, ses appréhensions disparurent d’un seul coup… Le jeune rouquin était plutôt doux et savait appuyer pile là où il le fallait pour détendre ses pieds. C’était une sensation tellement étrange et nouvelle à la fois, qu’elle se focalisa dessus un certain temps, oubliant presque les raisons de sa présence. Elle s’en souvint néanmoins rapidement quand il parla de contrats.

- C’est exactement cela, en effet. Je souhaite créer une association entre vous et moi afin de pouvoir financer votre projet, ainsi que tous les projets qui suivront, d’une façon tout à fait organisée, sans avoir besoin de faire de nouveaux contrats à chaque fois.

Elle réfléchit une minute à la manière de présenter tout ça d’une façon à la fois compréhensible, simple… mais pas trop quand même. S’il se perdait dans ses explications il serait encore plus facile à convaincre… même s’il avait déjà l’air de vouloir signer tout ce qu’elle voudrait bien lui donner.


- Concrètement, je vous propose de créer pour nous, vous et moi, une nouvelle Maison Marchande dans le but de présenter aux yeux de tous le génie qui est en vous, cela pourrait vous aider également dans la commercialisation de vos œuvres mon cher… je me doute bien que plusieurs catégories de personnes seront intéressées par ces engins, l’armée par exemple, cela les empêchera de nous arnaquer avec leurs mots faciles à entendre mais si compliqués à établir en faits réels. De plus, nous pourrons partager ainsi les bénéfices là où vous en avez le plus besoin. Il y aurait un certain pourcentage définit visant à couvrir les dettes potentielles, un autre, déterminé également, destiné à couvrir vos dépenses régulières en matériaux divers et variés… bien entendu, un autre pourcentage serait posé en qualité de projet de régularisation des dépenses de fluctuation administratives, et servirait à couvrir l’intégralité du temps et des dépenses visant à optimiser l’organisation et les capacités relatives à notre association.

Leïlyss, jeune Marquise d’Hartwick, était plutôt fière de son explication, et de l’avancée des négociations. Elle avança légèrement ses jambes pour que ses pieds, toujours entre les mains expertes du Magister, frôlent également le torse de ce dernier. Cette petite visite finissait décidément par beaucoup l’amuser.

- Enfin, vous comprenez déjà tout cela bien entendu, je n’ai pas vraiment besoin d’entrer dans les détails n’est ce pas ? Et puis…


Elle lui adressa un sourire charmeur.

- Si nous finissons par officialiser cette association, nous pourrions être amenés à nous revoir régulièrement…
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Les avancées volantes tintent au fond des bourses [AL <3]

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