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 Laurenz Walhgren

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Chef des Armées

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MessageSujet: Laurenz Walhgren   Jeu 22 Nov - 3:50

Nom : Walhgren
Prénom : Laurenz Uriel Nathan
Surnom : Lolo « Non. »
Âge : 28 ans
Titre : Duc-gouverneur de l'Archipel Nord, commandant des armées actives de l'Empire
Origine : Capitale
Orientation sexuelle : Hétérosexuel
Groupe : Combattants
Factions : Famille Walhgren, Armée Impériale



Vous
Parmi ses hommes, d'aucuns l'auraient imaginé ou voulu un peu plus épais ; mais plus encore s'accordent à dire que Laurenz n'a pas à rougir de son titre pour autant. Ses cheveux courts et noirs durcissent l'air martial qu'il arbore naturellement au repos. Sa peau est très pâle, barrée de nombreuses cicatrices qu'il n'a jamais souhaité faire effacer. L'implant sous lequel court toujours une grande balafre contribue à le rendre peu engageant, et comme intensifiée par la lumière qui en émane, la noirceur de son œil gauche luit mieux encore. Outre son armure et son uniforme, il se vêt principalement de noir, préférant la sévérité et la commodité aux bigarrures et à la frivolité. Il garde le plus souvent ses armes à la ceinture. Rompu au combat, il a le corps nerveux, aux muscles longs et déliés qu'il a graduellement appris à déployer avec une souplesse et une vélocité reptiliennes. Son mètre quatre-vingt-huit et sa voix sépulcrale achèvent d'en faire un meneur d'hommes autoritaire, obéi et presque indiscuté. Sa puissance d'intimidation repose sur un tempérament irascible voire franchement agressif qui n'admet pas les minauderies inhérentes à la Haute Société : Laurenz n'est pas un homme de salon et sanctionne généralement ce qui lui déplaît par un esclandre plutôt que par l'hypocrisie des manières policées ; il est en d'autres termes peu impressionnable, peu malléable et très entier. Pourtant, s'il est de fait difficile à vivre par moments, ses « écarts de conduite » n'en sont pas moins les manifestations du courage et de l'honneur suprêmes avec lesquels il défend ses convictions : il n'existe aucune parole, aucune action qu'il n'ait assumée jusqu'au bout ; ainsi, sa crédibilité ne se fonde pas sur la séduction mais sur l'exemplarité. Ses hommes le savent d'une exigence extrême – qui par bonheur stimule ordinairement plus qu'elle ne décourage – envers eux comme envers lui-même. Son estime, du reste, ne semble jamais tout à fait acquise, et quoiqu'il soit très avare de sourires et de tendresses, seul le lien qui l'unit aux membres de sa famille et à l'Empire lui paraît au fond véritablement indissoluble.
Opinions et convictions
Ce lien est bien sûr au fondement de ses convictions. Laurenz n'a pas d'ambition strictement personnelle, au sens où tout ce qu'il accomplit n'a d'autre but que la gloire des Walhgren et l'expansion toujours plus grande, toujours plus éclatante de leur fief. Il est un protecteur que la menace, quelle qu'elle soit, enrage bien plus qu'elle n'effraie : avec acharnement, il fait de sa vie même l'un des remparts de l'Empire. En ville, les jeux de pouvoirs qui gravitent dangereusement autour de ses proches le rendent chaque jour un peu plus méfiant et partisan d'une politique forte voire répressive ; par conséquent, ses rapports avec la noblesse peuvent être conflictuels. Lui-même n'est pas foncièrement mauvais, cependant l'amour qu'il porte aux siens le soustrait totalement aux remords de conscience. C'est qu'après avoir été confronté à la réalité du champ de bataille, son code de conduite a gagné en pragmatisme et perdu en morale : de son point de vue, la force fait le droit et la fin justifie les moyens. Ces moyens sont, outre les Inquisiteurs qu'il sollicite quelquefois et les mages rattachés à l'Armée Impériale, toutes les inventions scientifiques susceptibles de soutenir l'effort militaire. Le Progrès et sa marche inexorable le passionnent, aussi s'en tient-il assidûment informé. La greffe de son œil mécanique fut par ailleurs la consécration de son engagement, à la fois une provocation et un acte militant : il s'agissait d'illustrer symboliquement l'acceptation à laquelle tous les citoyens de l'Empire doivent selon lui se résoudre vis-à-vis des Génos. Ses arguments sont nombreux : l'homme est perfectible, or rien n'est à négliger dans la perspective d'un État fort ; il soutient que les Génos représentent une évolution, une optimisation de l'homme comme une autre, une compensation de ses faiblesses naturelles au même titre que la magie des Ombres et du Sang. Refuser l'inévitable, d'après lui, relève plus de l'ignorance, de la peur, de la jalousie ou de l'égoïsme que du bon sens.

Votre Histoire

De l'audace et du caractère. Il faut naturellement y voir le prolongement réfléchi de ses plus jeunes années. Laurenz fut à n'en point douter l'enfant le plus difficile de sa fratrie ; tout pour lors laissait présager qu'il ne s'accommoderait jamais de la passivité.

D'une part très exclusif, les éducateurs n'étant pas issus de sa famille lui parurent d'abord illégitimes : ses précepteurs vécurent à peu de choses près un véritable cauchemar en sa compagnie et durent longtemps se succéder, remerciés au terme de performances plus ou moins fructueuses ; et d'autre part aventureux, très sensible à l'espace qu'il pouvait parcourir et à la découverte spontanée qui fait de l'enfance un rêve éveillé, il ne souffrit pas d'être le dernier-né : au contraire, il vit dans la priorité que l'on accordait à sa sœur un moyen d'échapper aux enseignements rébarbatifs. Son égoïsme enfantin fut à l'origine de l'attachement qu'il eut pour elle, étranger à l'envie, à la jalousie, à la rivalité ; peut-être parce qu'elle était une fille et qu'il sentait déjà poindre en lui un sentiment étrange de solidarité.

« L'élève choisit son maître. » disait-on pour commenter ses écarts, et de fait, par son irritabilité et son impétuosité, Laurenz imposa à ses précepteurs le choix d'une éducation majoritairement libertaire. Il était curieux, mais refusait que l'on orientât sa curiosité. Il aimait par-dessus tout éprouver les limites de son corps, et devenait malade de fureur dès que l'on cherchait à le tenir en bride – l'intention était louable, car il se blessait souvent, mais il souffrait plus encore de ne pouvoir aller à sa guise au sein du Palais. Ces rapports de force furent le premier aliment de l'aura négative que son entourage lui connaît aujourd'hui, et coïncidèrent par ailleurs avec l'éveil du don familial – préliminaire, en ce qu'il n'y en eut aucune autre manifestation avant la fin de son adolescence – un jour qu'il était particulièrement dissipé : l'on insista tant sur l'inadmissibilité de sa conduite que la colère l'excéda et le fit se libérer involontairement de son énergie ; ce fut dérisoire, mais son petit corps ne le supporta pas : il s'évanouit. De ce fait, à l'âge de sept ans, on le confia au maître d'armes qui se chargea de canaliser au mieux ses dépenses physiques. Les petites épées de bois de l'armurerie trouvèrent grâce à ses yeux ; découvrir la discipline spécifique qu'elles impliquaient commença de le rendre sensible à l'histoire militaire de ses ancêtres que l'on essayait alors de lui conter au quotidien. Cet enthousiasme motiva chez son précepteur du moment de longs discours de responsabilisation ; ceux-ci eurent cependant moins d'effet sur lui que la naissance de son frère.

Durant les années qui suivirent, Laurenz ne perdit rien de son caractère ; autour de lui toutefois, l'on comprenait qu'il n'était pas question d'indocilité à proprement parler. Étrangement indépendant, il assimilait ce qu'il croyait bon d'assimiler, sans s'aliéner. L'intérêt croissant qu'il manifestait à sa sœur et à son frère montrait qu'il cherchait à interpréter l'histoire personnellement, en fonction d'eux, à transposer les rôles principaux du passé pour éclairer les leurs. Ses conclusions purent rejoindre en partie les conseils ou directives qu'il reçut de son entourage, mais l'on savait déjà qu'il ne lui suffirait jamais de s'entendre dire la marche à suivre ; le dévouement, chez lui, quoiqu'il fût le plus entier, ne supposait aucunement la servilité : Laurenz avait besoin de sentir intimement la nécessité d'agir, or, l'évidence ne lui vint qu'à travers la force de son amour fraternel. La douceur de Ludwig, notamment, fit naître en lui le désir viscéral de protéger les siens.

Il s'épanouit dans l'exercice physique et dans l'art des armes plus que dans les disciplines intellectuelles. Il fit du dépassement de soi une valeur, une véritable hygiène de vie et se reconnut à cet égard dans la dynamique du Progrès. Son intérêt tout naturel pour la Science le rapprocha plus encore de sa sœur, mais ne le retint pas davantage : il n'était pas fait pour la sédentarité, et son entrée dans le monde, à seize ans, devait par ailleurs le lui confirmer. La fréquentation des nobles de son âge mit effectivement au jour l'incompatibilité critique entre leurs jeux de masques et sa probité ; si certains lui plurent, il eut pour d'autres des paroles déplaisantes qui firent sa réputation d'homme insociable. S'excluant ainsi lui-même du cercle aristocratique et des mondanités qu'il méprisait, Laurenz, physiquement incapable de demeurer à la Capitale, destiné à un être un homme d'épée et non un homme de cour, sollicita auprès de son père et de son oncle l'autorisation de voyager à travers l'Empire dans le but de parfaire son éducation militaire.

Il disposa d'une suite dévouée et active, principalement composée de combattants en permission, parmi lesquels un capitaine de l'Armée Impériale lui tint en quelque sorte lieu de mentor : Klemens Hoffmeister, vicomte quadragénaire issu d'Hellwig, devenu Géno pour remédier à la faiblesse naissante de ses jambes et continuer de servir l'Empire, l'initia sans présomption à l'art de la guerre et l'accompagna dans l'étude topographique des territoires qu'ils visitèrent ; il eut d'une façon générale le mérite de s'adresser à lui autrement que sur un mode tout appris.

Laurenz partit deux ans ; mais s'il tâcha de correspondre assidûment avec sa famille, il n'eut en vérité guère le temps de souffrir de l'éloignement. C'est qu'il s'agissait aussi de découvrir les provinces et leurs coutumes en personne, de façon à jouir d'une expérience aussi large que possible, plus édifiante que n'en pouvaient offrir les livres. Son périple devait d'abord le conduire à Hellwig, où il demeura six mois pour s'exercer plus intensivement au maniement des armes. Là, auprès des maîtres locaux, la prééminence de la rigueur et de l'efficacité, avec lesquelles l'armée et a fortiori tout effort militaire devaient compter, lui permit de laisser définitivement sa jeunesse dissipée derrière lui – sans la mépriser toutefois, en considérant simplement qu'il avait désormais rejoint une autre réalité. Aidé par son esprit pragmatique, il en sortit endurci et plus assuré. Parallèlement à son entraînement, Klemens mit bien sûr un point d'honneur à lui conter les particularités historiques de sa province natale. Laurenz, néanmoins, n'en retint qu'une idée générale, très inquiétante, mais qu'il estimait ne pas devoir négliger : celle que les révoltes avaient systématiquement appelé des purges politiques et des massacres de population. Il ne cessa plus d'y réfléchir par la suite.

Frickwitch le retint six mois également, durant lesquels il put appréhender le tir sous ses aspects les plus complexes ; au Sud, les chasses de Khorafa affinèrent sa prise de visée.

La beauté architecturale de Talaar ne sut pas le distraire de l'histoire tragique d'Ayena, qui aviva ses réflexions au sujet de la force et des sacrifices moraux qu'elle impliquait. Les provinces de l'Ouest constituèrent à cet égard un asile opportun ; il put s'y ressourcer et renouer un peu avec son goût pour la Science. Ce fut à ce moment-là qu'il interrogea Klemens au sujet de ses convictions et de sa situation de Géno. Laurenz, en réalité, pensait déjà qu'il n'y avait aucune honte ni aucun mal à vouloir être plus fort. Et si, de même que toute forme de puissance, ce pouvait être un atout comme un danger pour l'Empire, il trouvait absolument normal d'assumer pleinement ces rapports de force, en protégeant et accueillant à bras ouverts les sympathisants, en écrasant par de lourdes représailles ceux qui s'obstinaient à grossir le rang des réfractaires. Seulement, et c'était sans doute ce qui, plus tard, devait le rendre dangereux, lui voulait moins agir pour le pouvoir que pour la sécurité des siens ; et bien que ces deux versants de l'action fussent liés, il percevait déjà très distinctement la nuance qui donnait à sa conduite une inclination plus passionnelle que politique : dans le cas d'un combattant, l'amour rendait souvent plus enragé que l'ambition. Il s'agissait dès lors de se soustraire à l'aveuglement, de conserver tout de même un minimum de clairvoyance pour rester en mesure d'anticiper les menaces ; or, rien ne lui sembla plus difficile à apprendre et à appliquer que la prudence – il apprend encore.

Son périple prit fin au Nord. Il eut là-bas deux révélations fondamentales. La première survint lorsqu'il eut la bêtise de vouloir découvrir le territoire de Gells comme il avait découvert celui des autres provinces – notamment celles qui fondaient leur société sur la force et qui étaient susceptibles d'accueillir des affrontements ; ceci, malgré les mises en garde de sa suite : Laurenz doit aux bandits locaux d'avoir découvert la maniabilité de son énergie ; mais s'il put ainsi contrer l'effet de surprise et permettre aux membres de son escorte de se mettre en formation, il ne sut empêcher la mort de plusieurs d'entre eux. Une fois à l'abri, humilié par sa propre impétuosité, Laurenz ne put qu'acquiescer aux remontrances que lui fit Klemens. Que des hommes fussent prêts à mourir pour lui ne devait pas l'induire à mépriser leur vie ; la bonté n'intervenait pas là-dedans, ce n'était qu'une question de stratégie : en chaque circonstance, la prudence plutôt que l'insouciance, l'économie plutôt que le gâchis. Par devoir, un soldat pouvait n'être qu'un mort en sursis, par respect, celui qu'il servait ne devait pas moins en optimiser le sacrifice. Mais Klemens se rendait compte qu'il tenait à Laurenz un discours de chef militaire, et déclara qu'il était peut-être temps pour lui d'aborder l'art de la guerre autrement que par la simple théorie. Une seconde révélation l'attendait en effet au-delà de Fridebourg.

L'Archipel Nord fut pour lui un cruel soufflet. Après avoir découvert la grandeur et la magnificence de l'Empire, l'imaginant en perpétuelle expansion pour peu que les Walhgren l'eussent voulu, il trouvait en face de lui un obstacle impossible à franchir, qui leur barrait non seulement la route de la gloire, mais leur montrait aussi invariablement leurs insuffisances technologiques. Il y vit de l'insolence. Klemens, après lui avoir expliqué la situation, admit qu'à présent, le danger venait moins de l'extérieur que de l'intérieur. La République de Solmar était le berceau d'une pensée dangereuse qui menaçait l'Empire d'une gangrène idéologique, mais elle demeurait pour l'heure pacifiste – du moins en majeure partie. Maintenant, nul ne savait ce que le rempart abritait – surtout, quels progrès ? – aussi le problème n'était pas seulement de le surveiller ou de trouver un moyen de le forcer ; il fallait encore savoir ce que les géants leur opposeraient. Parallèlement, comprit Laurenz sans n'en rien dire, il fallait veiller à ce que les générateurs fussent détruits ou à ce que les Walhgren en détinssent le monopole.

À dix-huit ans, il fut enfin de retour au Palais Impérial, troublé, inquiet, et au bord de ce gouffre qu'allait plus tard représenter pour lui la rage guerrière. Il demeura à la Capitale quelques mois, pendant lesquels il s'occupa énormément de son frère et chercha souvent la présence de son oncle, le réconfort et la sagesse de ses mots ; son esprit pondéré de politicien expérimenté contre son impuissance, son angoisse et sa colère de jeune militaire. Il eut même de l'intérêt pour une femme, qui devait aller croissant au fil des ans et balayer toutes celles qu'il avait prises et prendrait machinalement. Rien ne lui suffit pourtant. Le jeu de dupes qui corrompait la Cour le rendait méfiant, tandis que les discours racistes et conservateurs à l'encontre des Génos l'exaspéraient – avait-on idée d'exclure un tel atout ? Au Nord, l'ennemi, qui pouvait à tout moment rompre la trêve, assombrissait déjà le règne futur de sa sœur bien-aimée. Partout, la diplomatie semblait l'emporter sur la force et céder l'avenir de l'Empire au hasard ; il n'était pas certain d'exagérer. Son instabilité fit qu'il eut de nombreuses disputes avec ses proches. Bientôt cependant, il finit lui-même par admettre qu'il était préférable de repartir, afin de soutenir son oncle comme il le pouvait et de ne pas donner au monde l'image d'une famille divisée.

Durant les cinq années qui suivirent, l'Archipel Nord acheva de l'éduquer ; ses haltes au Palais Impérial se limitèrent à quelques mois par an. Affecté au régiment de Klemens, il évolua sous son commandement et apprit la réalité du champ de bataille en affrontant les groupuscules de géants belliqueux qui s'aventuraient au-delà du rempart. Sa simple présence, naturellement, représenta un atout majeur en ce qu'elle insuffla aux soldats une énergie guerrière ; mais au-delà, ses longues années d'entraînement avaient porté leurs fruits et fait de lui un combattant efficace, avec ce qu'il fallait de discipline et d'audace ; la force de son caractère semblait par ailleurs le disposer au commandement, et parce qu'il était un Walhgren, l'idée qu'il finirait à la tête de l'Armée Impériale s'imposa rapidement. De fait, et sans surprise, son ascension fut assez fulgurante ; pourtant, s'il la justifia largement par ses compétences, certains marginaux ne voulurent y voir qu'une stratégie politique malvenue.

Laurenz était alors capitaine et avait déjà élargi son champ d'action au sens où, pendant ces cinq années de formation, il profita de chaque retour à la Capitale pour militer activement en faveur des Génos ; en outre, il avait participé à quelques opérations militaires à divers endroits de l'Empire qui, si elles furent mineures, montrèrent bien qu'il entendait par la suite s'assurer en personne du soutien indéfectible des forces armées : si les Walhgren n'étaient pas infaillibles et ne pouvaient assumer seuls la gestion de l'Empire, ils pouvaient du moins faire en sorte d'être présents sur le plus de fronts possibles – militaire, scientifique, politique, mondain ou populaire. Quand il devint commandant trois ans plus tard, sa jeunesse et ses convictions jouèrent en sa défaveur auprès d'un homme qui osa venir au-devant de lui ; un capitaine, un fou que la barbarie des affrontements avait abattu, dont le conservatisme voulait que l'effectif des Génos au sein de l'armée fût limité pour ne pas outrepasser le seuil actuel des violences humaines, et qui voyait par conséquent d'un très mauvais œil l'exaltation martiale qu'entretenait Laurenz au sein de ses troupes. Walhgren ou non, il ne voulut pas d'un pro-Géno agressif à la tête de l'armée. Au nom de l'honneur et de l'éthique, il s'opposa à lui avec d'autant plus de force qu'il se savait marginal et sur le point d'accomplir sa dernière action ; Laurenz, pour l'exemple – car il refusait que ses hommes se crussent autorisés à contester son autorité – prit le risque de s'engager dans un duel à mort. En le tuant, il eut la bonté de ne pas faire de son adversaire l'assassin d'un membre de la famille impériale. Il voulut du reste couronner la situation d'ironie en ne guérissant pas l’œil qu'il perdit.

Les protestations de Ludwig n'y changèrent rien. Son acte ne remettait absolument pas en question son amour pour lui, simplement, chaque individu défendait à sa manière les idéaux qu'il s'était choisi ; son frère, en ayant l'imprudence de s'exposer à la misère du peuple ; lui, en devenant Géno. Point. Sans compter que, s'il ne considérait pas avoir tous les droits sur autrui, il estimait en revanche avoir tous les droits sur lui-même.

Aujourd'hui commandant depuis deux ans, Laurenz a parfaitement défini son rôle. Il ne tient rien pour acquis et a conscience que l'apprentissage, notamment, doit se poursuivre tout au long d'une vie. Son but ultime est d'offrir à sa sœur une République de Solmar soumise, mais il connaît l'Histoire Impériale et sait qu'elle a mis au jour deux catégories de combattants : ceux qui conquièrent, et ceux qui, avant eux, pour eux, préparent le terrain en vue des conquêtes à venir. L'idée d'appartenir à la seconde catégorie ne lui déplaît pas. Il entend pour l'heure assurer au mieux la sécurité des siens et de l'Empire, et quoiqu'il soit prêt à mourir, n'a pas l'intention pour autant de mourir en martyre : à cet égard, tous les sacrifices, aussi bien moraux que physiques, lui apparaissent comme un mal nécessaire. Que Ludwig, surtout, garde ses touchantes illusions ; lui, en attendant, tâcherait de se salir les mains à sa place. C'est tout l'avantage d'être né en périphérie du pouvoir. Son frère n'a nul besoin de savoir jusqu'où il serait prêt à aller pour lui. Il est, avec leur oncle, le vecteur d'une bonté et d'un souci du peuple à ne pas gâcher, qui légitiment plus que jamais l'idée d'un Empire unifié sous l'autorité des Walhgren. Laurenz, lui, n'est au fond qu'une pièce hybride sur l'échiquier, tenant aussi bien du chevalier que du fou, aspirant à tomber le premier, après s'être battu jusqu'au bout.



Pouvoirs
Ƹ Walhgren
– Source de tout : comme tous les Walhgren, Laurenz a une aura de pouvoir qui l'entoure en permanence. Son caractère fait qu'il lui arrive très souvent d'être oppressant ou intimidant pour beaucoup de gens.
– Onde de choc : le don familial. Avec un peu de concentration, il peut libérer une dose puissante d'énergie, repoussant ainsi ses adversaires ou défonçant des portes. Cependant, cela le fatigue beaucoup.

ʘ Géno
Ʊ Technocratie : Implant (Œil amélioré avec zoom, pouvant enregistrer des images transférables vers un ordinateur)

ʘ Physique
♦️ Arme : Épée (+)/Lance/Tir (+)
♦️ Vétéran : Promotion (+++)/Conviction (+)



Hors-Jeu
+ Comment avez-vous découvert le Forum : Par plusieurs petits diables assis sur mon épaule. ♥️
+ Avez-vous des conseils/des remarques le concernant : Pour l'instant, je n'ai qu'une remarque formelle au sujet de la fiche. Je crois que les deux petits blocs « Vue d'ensemble » et « Opinions et convictions » côte à côte posent un gros problème esthétique dès que le contenu est trop long. >< Autrement, le forum est très prometteur, mais sans surprise, n'est-ce pas. ♥️
+ Votre disponibilité (moyenne) : Normalement je passe chaque jour. Pour le jeu, ma disponibilité est beaucoup plus limitée : Laurenz sera militairement très actif, pour le bien de – presque – tous. Je préviendrai systématiquement dès qu'il ne me sera plus possible d'assurer le minimum d'un message par semaine. Smile
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MessageSujet: Re: Laurenz Walhgren   Jeu 22 Nov - 5:42

Wow... Il est... Hum... Comme sorti de ma tête, lorsque je le décrivais. En plus, te connaissant, je ne doute pas qu'il sera bien joué... Ezh a validé le test, je valide la fiche.


Mesdames et messieurs, son Altesse Impériale, le Duc-Gouverneur de l'Archipel Nord, Commandant en chef des Armées actives de l'Empire, le Prince Laurenz Walhgren.


Validé o/

_________________
I hear the Machine Spirit's voice.

Code:
[color=#9594e3]- J'écris avec cette couleur.[/color]
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MessageSujet: Re: Laurenz Walhgren   Jeu 22 Nov - 8:39

*Est Amour* Merci beaucoup ! <3
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MessageSujet: Re: Laurenz Walhgren   

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Laurenz Walhgren

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