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 Lou d'Andrasté - Le phénomène anti-génos.

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Sœur de l'Ordre

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• Fiche : Le phénomène anti-génos.
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MessageSujet: Lou d'Andrasté - Le phénomène anti-génos.   Mer 5 Déc - 9:26



Nom : d’Andrasté
Prénom : Lou
Surnom : /
Âge : 23 années
Titre : Comtesse.
Origine : Ishtar
Orientation sexuelle : Non connue. Probablement hétérosexuelle.
Groupe : Citoyens
Factions : Anti-génos (extrémiste refoulée) ; Ordre Saint Dietrich



Vous

Vous l’avez probablement vue de loin. Assise sur un banc, feuilletant un livre avec délicatesse. Sans doute sa corpulence ou sa taille n’auraient jamais attiré votre regard. Ni maigre, ni particulièrement épaisse, son mètre soixante-dix n’a rien de très tape-à-l’œil. A l’inverse, peut-être auriez-vous remarqué ses longs cheveux d’un roux presque rouge, qui lui tombent sur les épaules nonchalamment et viennent contraster avec sa peau laiteuse. C’est sûrement pour cette raison que, curieux, vous vous êtes rapproché. Vous avez alors pu en distinguer un peu plus ; particulièrement l’iris de ses yeux dont le gris semble similaire à un jour sans soleil. Ou encore les traits fins de son visage, qui faute d’expression, vous semble froid comme une brise d’hiver.

Alors que vous vous êtes assis sans vous en rendre compte, à l’autre extrémité de ce banc, vous l’avez vue tourner son regard vers vous. Vous avez un instant cligné des yeux, surpris. La pensiez-vous dépourvue de vie ? Contre toute attente, vous lui avez adressé la parole, gêné de l’avoir ainsi dévisagée. En retour, et à votre grande surprise, elle vous a gratifié d’un sourire. Un simple acte de courtoisie, mais cela, vous n’en savez rien. Du coin de l’œil, vous l’avez vu refermer doucement son ouvrage, tandis que votre langue a pris l’initiative de se délier.

Vous avez alors eu l’occasion d’en savoir un peu plus. En l’entendant parler, vous avez perçu sa droiture, et sa vivacité d’esprit. Vous l’avez vue comme une femme intègre, prête à écouter ce que vous aviez à dire. Mais vous n’avez pas pu écarter ce sentiment indéfinissable ; peut-être percevez-vous de la méfiance ? Et même une certaine forme d’hostilité, derrière ce sourire impénétrable ? Alors qu’elle vous dévisage à son tour, ce sentiment a commencé par prendre la forme d’un étrange malaise. Mais vous ne trouvez pas le courage de mettre fin à ce fragment de conversation.


Opinions et convictions

Vous avez ainsi continué de lui parler, heureux de faire durer cet échange un brin plus longtemps. Vous l’avez questionnée, au sujet de tout et de rien, sur le temps qu’il faisait hier et celui qu’il fera demain. Enfin, vous apprenez son statut de comtesse. Elle vous raconte alors, avec un apparent détachement, combien il est important de se cultiver ; sans vous offrir un regard, elle vous confie avoir suivi quelques temps les enseignements d’une des trois grandes universités, Libris Umbra. Vous remarquez un léger sourire se dessiner sur un coin de son visage, tandis qu’elle vous narre son respect et son admiration pour les adeptes d’Architectura Templi, ainsi que la brillante attirance qu’elle ressent à l’égard des arts et de toute forme de sensibilité. Caressant le dos de son livre d’un geste délicat, elle vous dit aimer les peintres, les sculpteurs et les musiciens. Il vous sembla percevoir une pointe de jalousie dans son intonation.

Vous pensant sur la bonne voie, vous décidez de poursuivre cette discussion, défroissant machinalement votre col. L’espace d’une seconde, vous avez cru surprendre un regard noir posé sur vous. Sans doute l’avez-vous rêvé. Vous l’interrogez alors sur la technologie, curieux. Elle vous parle, sans être réellement enthousiaste mais nullement désintéressée, de ce qu’il en est des trains, des machineries, en lesquels elle semble croire. Une jeune femme sensible à l’art et confiante dans le progrès, quel beau tableau, pensez-vous. Alors que vous la trouvez de plus en plus à votre goût, vous la questionnez au sujet du règne des Walhgren. « Ils sont bien là où ils se trouvent. C’est bien la tare de notre société que de vouloir tout changer. » Brève et curieuse réponse, allant même jusqu’à vous provoquer un haussement de sourcils. Sans vraiment savoir pourquoi, son regard gris semble vous transpercer. Vous déglutissez. L’air aurait-il changé ?

Ne voulant pas perdre pied, et considérant un tel regard comme une invitation à aller plus avant, vous vous êtes rapproché. Et vous avez enchainé sur un nouveau sujet. Sourire aux lèvres, vous lui demandez ce qu’elle pense de la Science, et d’Exodum. Un bref instant, vous avez cru voir l’iris de ses yeux s’assombrir ; elle ne vous répond plus. Alors que vous vous apprêtez à reprendre la parole, un faible soupir vous dissuade.

« Je n’en pense rien qui serait en position de vous ravir. Ne sommes-nous pas Ombre, et Ombre ne redeviendrons-nous pas ? N’est-il pas alors pure abomination que de prétendre défaire à jamais ce dont nous avons été pourvus à la naissance ? Je vois que vous ne partagez pas mon avis, et sans doute me croyez-vous folle ou crierez-vous à l’hérésie, mais je pense, mon bon Monsieur, que dès le début, vous n’êtes pas tombé sur la bonne personne. Les génos ne valent pas mieux que l’esclavage. Je les hais, et peut-être aurais-je pu vous apprécier si vous n’aviez pas été de ce bord. Mais je suis lasse de tant vous mépriser, aussi vais-je me retirer sans tarder. »

Dépourvu de mots, vous l’avez regardé refermer avec élégance le col de son veston, avant qu’elle ne se lève et tourne les talons, se dispensant même de vous lancer un dernier regard. Vous êtes alors resté assis là, quelques minutes, puis vous avez porté vos mains sur votre crâne, afin de sentir entre vos doigts deux cornes de cuivre luisant, objets sans doute d’un pareil mépris.


Votre Histoire

La famille d’Andrasté vivait dans la noblesse depuis maintenant une douzaine de générations. Les précurseurs de cette grande famille n’avaient pas toujours été comtes ; ils s’enrichirent grâce à l’agriculture et ne connurent jamais le déclin. Depuis lors, aucun enfant portant le nom d’Andrasté ne connut la faim ou le froid. Ainsi naquit Lou, première fille du Comte Rurick d’Andrasté et de sa bien-aimée Anne. Malgré sa déception non dissimulée de ne pas avoir mis au monde un garçon, le comte restait un homme bon et juste ; aussi éleva-t-il Lou avec affection et droiture. Cependant, durant les années qui suivirent sa naissance, la petite fille refusa l’idée de décevoir son père davantage ; autant ne pouvait-elle rien contre la nature, autant il lui sembla possible de faire la fierté de son paternel par d’autres moyens. Ainsi, aussi dignement que la noblesse l’exigeait, elle s’évertua à exceller en tout ; elle se plongea dans les livres, apprit l’histoire, les manières, l’art de la langue, et dès qu’elle fut en âge, réclama la possibilité de suivre les enseignements de Libris Umbra. Sous l’œil attentif de son père, elle se plaisait à prolonger sans cesse ses efforts.

A quatorze ans, Lou étudia les rudiments de la magie de l’Ombre, se découvrant peu de temps après une attirance pour la magie du sang. Très vite, elle progressa avec admiration. Le modelage de la chair, des cheveux, ou des ongles ne lui posaient aucune difficulté ; bien au contraire. Mais derrière ces prouesses, le tableau était noir ; malgré tous ses efforts, même après des heures passées à s’entrainer, à dévorer des écrits et à suivre les enseignements, Lou ne parvint jamais à faire usage du don de Guérison. Ces échecs récurrents la durcirent, et pour la première fois de son existence, elle connut le doute.

Un an plus tard, la maladie emporte Anne d’Andrasté. Cette disparition laissa un gouffre dans le cœur du comte et celui de la jeune Lou. Pour combler ce manque, elle s’acharna d’autant plus à devenir meilleure. Certains soirs, elle se blâmait de n’avoir pu utiliser la Guérison pour sauver sa mère – bien que tant d’autres érudits eussent été consultés, en vain.

Deux ans s’écoulèrent longuement. Rurick d’Andrasté se remaria. Sa nouvelle femme, autrefois baronne, était mère de deux enfants. Alonzo, jeune garçon de quatorze ans, et Charlie, petite fille de huit ans, dont la santé était aussi fragile que du verre. La nouvelle comtesse d’Andrasté n’apporta jamais d’amour maternel à Lou, âgée de dix-sept ans alors. Tandis que, plongée dans ses livres, cette dernière continuait de s’instruire, son demi-frère Alonzo ne tarissait pas d’éloges pour les Génos. Charlie, elle, ne parlait pas beaucoup, aussi dessinait-elle. Et bien que le demi-frère prît plaisir à entretenir une certaine hostilité à l’encontre de Lou, il n’existait pas de réelle tension au sein de cette famille reconstituée.

La courbe du temps s’élargit d’un an encore, et l’histoire n’en resta pas là. Lorsqu’il eut quinze ans, Alonzo fit des pieds et des mains afin de concrétiser son amour pour les génos ; la comtesse d’Andrasté, encourageant la Science, et débordant d’admiration pour son fils n’y vit rien à redire ; elle s’occupa avec brio d’obtenir la bénédiction du comte. Si jeune alors, Alonzo obtint un nouveau bras gauche mécanique ; et si Lou n’avait jamais eu une quelconque répulsion pour cette nouvelle mode, elle n’en était pas partisane pour autant.

Les deux ans qui suivirent portèrent un coup définitif à son jugement. Chaque jour qui suivait l’autre, Alonzo se pavanait, profitant de sa nouvelle puissance. Mais plus le temps passait, plus la clarté de son esprit commençait à s’effriter ; devenant détestable et fou, imbu de son pouvoir et de sa personne, Lou se mit à le mépriser, lui et son bras de métal. Dans sa folie, il devenait brutal et provocateur. Le comte, souvent absent, ne vit rien ; la comtesse elle, prétendit y être aveugle. Devant un tel détachement, Lou et Charlie devinrent plus proches, l’une croyant devoir protéger l’autre. Durant deux ans, la demeure familiale devint un terrain d’affrontement pour la demi-sœur et le demi-frère. Magie contre Technologie. La famille retint son souffle.

Jusqu’au jour où un matin, le méprisable enfant au bras mécanique disparut. La mère fut inconsolable, accusant Lou d’être responsable du départ de son fils bien aimé ; un nouveau climat d’hostilité s’installa dans la demeure. Cinq ans passèrent depuis lors. Lou cessa de suivre les enseignements de Libris Umbra De par sa faible santé, Charlie tomba malade une énième fois. A ce moment-là, rien n’aurait poussé Lou à quitter le foyer familial, si la comtesse ne s’était pas mis en tête de confier Charlie à Exodum, dans le but de la rendre plus docile. Il n’en fallut pas plus. Un matin semblable à tant d’autres, Lou passa la porte de la demeure ; sa valise dans une main, et la main de Charlie dans l’autre. Ainsi, elle disparut à son tour, laissant derrière elle une famille déchirée, qu’elle quittait sans réels regrets.



Pouvoirs

ʘ Magie

Ʌ Ombres
- Défensive
- Invisibilité

Ʌ Sang
- Modelage de chair (+)




Hors-Jeu

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Magister Architectura Templi

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MessageSujet: Re: Lou d'Andrasté - Le phénomène anti-génos.   Mer 5 Déc - 9:35

Ok ok... C'est validé, pour moi.

Citation :
Malgré sa déception non dissimulée de ne pas avoir mis au monde un garçon, le comte restait un homme bon et juste ;

Dis, juste, cette phrase ne signifie-t-elle pas que c'est le comte qui a mis Lou au monde ? XD

Enfin bref, je joue sur les mots.

Comme dit sur ooVoo, t'as un total de 4 pouvoirs (comme tous les anciens du premier Ishtar). Un seul domaine, par contre, selon ton souhait => Ce sera d'autant plus dur d'avoir d'autres pouvoirs XD

Bref... Bienvenue ! o/

(N'oublies pas de compléter ton Profil et tout ça. Bon jeu !)
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