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 Deshi Bats-les-pattes !

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MessageSujet: Deshi Bats-les-pattes !   Ven 21 Déc - 10:26

Une agréable musique se faisait entendre dans la rue. Un petit groupe s'était installé à l'écart des étals marchands et jouait sans discontinuer. Ils devaient être originaire de Frickwitch, se dit Marken en s'arrêtant un moment pour les écouter. La musique était entraînante et il se mit rapidement à battre la mesure en silence avec son pied. Comme souvent quand il avait quelque chose à faire, le chef de la Ligue s'était vêtu de manière simple. Un pantalon brun en tissu, ses éternelles (et éraflées) bottes en cuir et une veste noire à capuche (capuche qu'il ne portait pas) taillée dans la même matière. Son nagamaki, l'arme fétiche qui l'accompagnait partout, était sagement rangée dans son dos de manière à ne pas trop dépasser avec son manche ou sa lame. Ce n'était pas la manière la plus ergonomique de porter une telle arme, traditionnellement réservée aux combattants montés des temps anciens, mais ainsi ça n'attirait pas l'attention. Enfin pas plus que de raison. Ce qui attirait les regards sur lui, c'était son sempiternel cache œil. Il aurait été plus simple de ne pas la porter mais non seulement la couleur blanche de son iris droit aurait équivalu à un panneau « HEY REGARDEZ COMME JE SUIS BIZARRE » au dessus de sa tête, mais en plus la lumière du soleil en fin d'après midi lui aurait brûlé sa rétine modifiée. Mauvais plan, en somme.
Trifouillant dans ses poches, Marken sorti un vieux boîtier en bois dont la laque commençait à s'écailler. Il balaya de la main les quelques morceaux de vernis détachés et ouvrit la boite pour en sortir un petit cigarillo Al-haïrien. Il huma le tube de feuilles séchée puis en mit une extrémité en bouche, rangeant la boite et cherchant autre chose dans ses poches. Il en sortit un petit tube en cuivre doté d'une petite roulette grisâtre à l'une de ses extrémités et d'une fine lanière de cuir. Faisant coulisser le tube vers la roulette, il révéla une petit mèche en corde brune. Actionnant la roulette, il enflamma la mèche et alluma son cigarillo. Il tira dessus, savourant les bouffées de fumée qui envahissait son palais, puis se remit en route non sans jeter une pièce d'argent aux musiciens qui terminaient leur morceaux. C'était pas tout d'écouter de la musique, mais il avait du boulot lui aussi !

Quelques heures plus tôt, la Ligue de la Tangente avait fait une réunion n'incluant que quelques membres : Marken lui-même, son bras droit et cinq autres personnes.
Comme toujours, la réunion s'était tenue dans le noir le plus complet. Il y avait été question de renflouer les caisses, de trouver quelques nouveaux membres et de chercher quelques contrats. Pas de quoi rameuter tout le monde, en bref.
Il fallait bien admettre que les jours fastes étaient derrières eux. Si les clients ne se faisaient pas rares, la concurrence commençait à se faire clairement sentir. Par exemple l'organisation du dénommé Éros. Encore que, c'était un mauvais exemple étant donné que ses activités n'entraient pas trop en compétition avec celles de la Ligue. Du moins pour l'instant.
Histoire de se faire du fric rapidement, un plan simple mais efficace avait été choisi. Les sept membres présents allaient cambrioler chacun un petit magasin plus ou moins simultanément avant de filer déposer leurs butins respectifs dans le Trou à rats. Rien de plus simple quoi.

Marken souffla la fumée qu'il venait d'inhaler et se remit en marche. Il y avait bien dix minutes de marches entre là où il se trouvait et le magasin qu'il pensait cambrioler, juste le temps pour lui de terminer son cigarillo. Il flâna dans les rues marchandes, jetant des regards désintéressés aux marchandises exposée. Il y avait vraiment de tout dans la capitale, autant en denrées qu'en population. Plus cosmopolite que ça tu meurs, songea-t-il en crachant une énième bouffée.
Il termina son « clou de cercueil » (de l'argot pour les clopes) et le jeta dans la rue et accéléra le pas. Le Magasin qu'il avait décidé de cambrioler était une modeste horlogerie. Il était peu probable que le tenancier ait un quelconque lien avec une organisation criminelle et quand bien même ça ne ferait pas de mal d'emmerder un peu les concurrents.

Marchant d'un bon pas, il arriva enfin devant sa cible. Son plan ne comportait, théoriquement, aucune faille. Il rabattit sa capuche sur sa tête, masquant ainsi la couleur de ses cheveux et entra.


-Bonjour ! Je souhaiterais faire nettoyer une montre, c'est possible ?

-Mais bien sûr mon bon monsieur !

Marken lui tendit une montre à gousset poussiéreuse et attendit patiemment que l'horloger, un petit vieux qui avait d'épaisse lunettes vissées sur les yeux (au sens propre comme au figuré) revienne. Ce dernier lui tendit sa montre, brillante et intégralement nettoyée. Marken se fendit d'un sourire.

-Combien vous-dois-je ?

-15 pièces d'argent.

C'est là que le plan se mit en route. Marken tendit une pièce d'or à l'horlogier et attendit que ce dernier ouvre son tiroir-caisse pour passer à l'action.
Il dégaina son nagamaki et frappa avec le pommeau en visant la tempe du petit vieux. Si ce dernier avait vu le coup venir, il ne put rien faire pour l'éviter ou le parer. Restait donc à espérer qu'il ne se souvienne pas trop du visage borgne de son agresseur.
Marken ne regarda même pas sa victime tomber, rengaina son arme et vida le plus vite possible le tiroir-caisse en transférant la monnaie dans une bourse en cuir qu'il passa ensuite à sa ceinture. Sans un regard derrière lui, il fila en marchant le plus vite possible sans, selon lui, paraître suspect.

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MessageSujet: Re: Deshi Bats-les-pattes !   Ven 21 Déc - 11:54


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Placide et rigide tel une colonne de marbre, Sia-Aÿ demeurait immobile à fixer devant lui l'horizon, la foule abondante, tout en dévorant de la viande de boeuf épicée enroulée dans un chapatis. Il ne bougeait que lorsque la sauce venait à dégouliner sur ses phalanges, qu'il léchait une à une, tout en vérifiant méticuleusement que la sauce n'ait pas réussi à parvenir jusqu'à son torse.

La population hétéroclite qui défilait devant lui ne le surprenait même plus. Cela faisait plus de quatre ans qu'il avait rejoint la Capitale. Si son grand-père le sénateur était un sénile sexagénaire -plutôt bien conservé-, il fallait bien admettre que de l'orienter vers la branche semi-officielle de l'inquisition n'était pas une si mauvaise idée. Aujourd'hui, il ne travaillait pas. Alors, que pouvait-il bien faire de beau ? se disait-il. Il observait donc les gens aller et venir, s'arrêtant sur différents stands, devant différentes vitrines, sortant de différentes boutiques. Il observait avec un plaisir pervers toute cette population très variée, de belles et sulfureuses blondes, jusqu'aux grands types noirs baraqués qui lui rappelaient sa contrée. Il n'était pas difficile, mais, la plupart du temps, il ne se limitait qu'à se rincer l'oeil. Il était beaucoup trop timide pour oser le premier pas. En général, c'étaient les autres qui venaient à lui. Une jolie et jeune créature de rêve à la chevelure flamboyante se contenta de lui lancer un sourire taquin, avant de se détourner de lui, peut t'être à cause de son air imposant, son allure et son regard froid, à fixer les gens sans bouger. Cela pouvait facilement dérouter les gens, et les dissuader. Il regretta amèrement de ne pas avoir rendu ce magnifique sourire, alors il soupira, et enfourna la dernière bouchée de son chapatis. Il replaça son col, retroussa ses manches plus qu'elles ne l'étaient déjà, et remis en place son pectoral en or et ses quelques colliers de perles et de cuir qui ornaient son cou. Il fit de même pour son brassard, ses bracelets, et ses bijoux de cheville. Il observa une dernière fois son buste tatoué de henné et surmonté de colliers en tout genre, ainsi que ses bras aux coudes "trop sombres", ornés de bagues et bracelets d'or et d'argent. Nonchalamment satisfait de sa parure, il finit par quitter le mur sur lequel il s'était adossé.

Il flâna sans but dans les galeries marchandes d'une démarche dansante et chaloupée, faisant rythmer ses perles nouées à ses cheveux, observant avec joie le spectacle de quelques musiciens, les bibelots exposés à certains stands, craqua pour un bracelet, qu'il préféra néanmoins placer à sa cheville. Dans sa marche, il se fit bousculer par un type blond, borgne, un peu trop pressé, et se contenta de montrer son mécontentement en claquant bruyamment sa langue entre ses mâchoires. Ce gars-là n'était pas très grand, mais il ne lui inspira pas confiance. Il se contenta de le toiser, les bras croisés, marchant soudainement beaucoup plus calmement, filant néanmoins sûrement le type. Lorsqu'il rabaissa sa capuche sur sa courte crinière, il ne se rendit nullement compte qu'il alerta instantanément l'inquisiteur noir qui marcha d'un pas beaucoup plus allègre. Il s'était rendu chez un horloger. Sia ne poussa pas le vice jusqu'à le suivre dans la boutique. Il était sur le trottoir inverse, et se contenta d'attendre, impatient. Soudainement, il se demandait s'il n'en faisait pas trop. Mais cet homme portait ostensiblement une arme, il marchait d'un pas précipité et distrait, et ne voulait visiblement pas qu'on le reconnaisse. C'était trop suspect. Il tenta d'observer la scène depuis la vitrine, mais il ne discernait rien, de loin. Il se rendit donc, au bout de plusieurs minutes, sur le trottoir qui lui fit face. Mais en fin de compte, ce fut le type louche qui sortit de la boutique, avant même qu'il n'ait fini de traverser. Se faisant bousculer une nouvelle fois, Sia protesta de nouveau. L'homme à déjà plus de deux mètres loin de lui, Sia finit par lui hurler sévèrement dessus, tout en levant son bras d'un geste très honoré. Puis sans perdre de temps, il entra à l'intérieur. Il réprima un rire nerveux en observant le corps immobile d'un vieillard sur le sol et le tiroir-caisse ouvert. "Je l'aurais parié !" s'exclamait-il intérieurement. Se précipitant dehors, il alerta quelques passants dans la rue, pour venir au secours de l'homme, qui à son noble avis, allait s'en sortir, et cavala dans la direction que l'homme avait prise. Il lui avait fallut qu'une petite minute pour entrer dans la boutique et alerter les environs, ainsi, retrouver sa piste était largement dans ses cordes. Il demandait aux passants s'ils n'avaient pas vu un homme dans la description qu'il en fit -deux pour être plus exacte : l'une celle de l'homme aux cheveux blonds, l'autre celle d'un assassin agissant selon un certain credo-. Il finit par le rattraper dans une ruelle.

— HEP-HEP-HEP ! TOI LÀ-BAS ! scanda-t-il entre deux respirations. Tu t'arrêtes tout de suite... ! Sauf si tu veux que je te liquide ! enchérit-il, en dégainant une dague qu'il aurait très bien pu utiliser comme arme de lancée. Première sommation... finit-il, à bout de souffle.

Malheureusement pour le danseur belliqueux, le fugitif pouvait encore fuir en empruntant un étroit passage à sa droite, s'il était un minimum svelte. Il se fit néanmoins plus imposant, insistant, mains sur ses généreuses hanches, crispant son visage aux traits fins, ses yeux brodés de khôl et ses sourcils soigneusement épilés.

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MessageSujet: Re: Deshi Bats-les-pattes !   Sam 22 Déc - 10:45

C'était dans ces moments là que Marken avait envie de se taper la tête contre un mur. Tout c'était bien passé, il avait put vider la caisse sans se faire remarquer, il avait pu partir sans attirer l'attention. Et évidemment, ça avait foiré. Il avait eu le temps de marcher moins de cinq minutes, revoyant les étals devant lesquels il était passé, cette fois sans y prêter la moindre attention. Pas de quoi prendre de l'avance sur la Garde qui allait certainement débarquer incessamment sous peu. Il n'y avait rien de plus énervant qu'un plan qui se déroule sans accroc sauf à la fin. Stupide ironie...

-Et merde...

*Première sommation... Okay et tu vas en faire combien ?*

Il se retourna (aperçu une ruelle salvatrice pour sa future fuite) et regarda celui qui avait crié. Il haussa son unique sourcil visible en le voyant et manqua de peu d'éclater de rire.

-C'est une blague ?

Il s'était attendu à tout, du géno type « montagne de muscle » au garde impérial suréquipé en passant par diverses autres idées farfelues. Mais pas à un mec maquillé à moitié à poil originaire d'une contrée lointaine. Et armé aussi, remarqua-t-il. Une dague, rien de bien méchant face à son nagamaki. Sauf que si le gugusse la lançait, Marken allait être mal. Du moins si son adversaire le touchait, mais ce n'était qu'une hypothèse. Le criminel décida de la jouer humoristique.

-J'peux vous aider peut-être ? Le quartier des gigolos exotiques est pas loin si vous êtes perdus.

Tout en parlant il s'était déplacé vers la ruelle. Non il n'allait pas fuir, du moins pas tout de suite. Son adversaire n'avait qu'une petite dague et lui disposait d'une arme à l'allonge conséquente. Il pouvait donc tenter le combat et si, par malheur, l'escarmouche tournait en sa défaveur il effectuerait une retraite stratégique dans la direction de la ruelle. S'y préparant, il dégrafa l'attache de son nagamaki sans pour autant le dégainer, attentif à l'homme en face de lui qui pouvait lancer son arme à tout moment.
Une idée germa en lui. Il y avait aussi les égouts dans lesquels il pouvait fuir. Lui verrait où il va tandis que son adversaire ne distinguerait rien dans le noir. Encore un plan presque parfait. Il faudrait quand même de précieuses secondes pour ouvrir une bouche d'égout et s'y précipiter. Il importait donc de ralentir d'abord son poursuivant, mais comment ? Un coup à la jambe ? Ça pouvait passer mais le gus ne risquait pas d'oublier son visage.
Technique habituelle des situations foireuses, faire l'innocent :


-Désolé pour la blague de mauvais goût. Je peux réellement vous aider ?

Marken écarta les mains, montrant clairement qu'il ne tenait pas d'arme. En tirant dessus comme un dératé, il devrait pouvoir dégainer son nagamaki avant que son poursuivant n'aie franchi la distance les séparant. Du moins si le criminel avait correctement calculé la taille de la rue. C'était un des défauts de n'avoir qu'un seul œil valide en plein jour, on perdait énormément en estimation des distances. Heureusement pour lui, il s’entraînait suffisamment avec son arme pour ne pas être désavantagé en corps à corps, enfin pas trop.

Marken essayait de ne pas laisser paraître la tension qui l'habitait. Difficile de masquer parfaitement ses émotions pour quelqu'un comme lui, presque hyperactif. Il tremblait presque, non pas de peur bien qu'il ne soit pas à l'aise, mais d'envie de bouger, de courir ou même de se battre un peu.
Il analysa l'homme qui lui faisait face. Musclé, un peu plus grand que lui (ce qui n'était pas difficile, fallait bien l'avouer) il avait l'air essoufflé. Donc plus ils allaient se toiser plus il reprendrait des forces. Mauvais, ça...

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MessageSujet: Re: Deshi Bats-les-pattes !   Sam 22 Déc - 11:53


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Première sommation... finit-il, à bout de souffle.

Malheureusement pour le danseur belliqueux, le fugitif pouvait encore fuir en empruntant un étroit passage à sa droite, s'il était un minimum svelte. Il se fit néanmoins plus imposant, insistant, mains sur ses généreuses hanches, crispant son visage aux traits fins, ses yeux brodés de khôl et ses sourcils soigneusement épilés.

-J'peux vous aider peut-être ? Le quartier des gigolos exotiques est pas loin si vous êtes perdu, avait répliqué le type, sur un air que Sia n'apprécia pas du tout.

Quelques peu dérouté par les propos du bandit, il arqua un sourcil et inclina légèrement la tête. Calme, le jeune Khorafien baissa sa garde, déposant la main qui tenait le poignard sur sa hanche, allant imiter la main gauche. Il rangea d’ailleurs sa dague dans l’étui prévu à l’effet et continua dans sa lancée :

— Je ne répondrais pas à vos injures, aussi pathétiques soient-elles, elles sont loin de m’atteindre, cracha-t-il, sous un air condescendant et désabusé.

« Bah ouais... J’ai rien d’un « gigolo exotique »... ? Se disait-il intérieurement, tout en gardant son self-control. Sans perdre le moindre de ses réflexes, Sia analysa son adversaire. Il observa stoïque son petit manège. Il savait pertinemment qu’il essayait de gagner du temps. Ce dernier avait même surenchéri :

— Désolé pour la blague de mauvais goût. Je peux vraiment vous aider ?
— Vous êtes tout pardonné ! avait alors rétorqué Sia, sous un grand sourire hypocrite.

Ce type ne manquait pas de culot. Après l’avoir bousculé à deux reprises, avoir volé sous son nez et tabassé un pauvre horloger, ce type venait lui proposer de l’aide. Il n’avait rien trouvé de mieux ? Il se moquait ouvertement de lui, et cela exécra le jeune homme au plus haut point. Psychanalysant son adversaire des yeux, il devina qu’il était plus âgé, bien qu’il soit plus petit et plus maigrichon que lui. Hypothétiquement, son oeil aurait pu avoir subi quelques modifications si l'on prenait en compte le couvre-oeil qu'il portait. Mais cela n'était que suggestif, il aurait très probablement pu avoir un accident. Et quand bien même, cela ne l’effrayait pas. Puisqu’à première vue également, rien d’autre ne semblait avoir été modifié. Il se persuadait que l'Ombre était de son côté et qu'elle ne lui ferait pas défaut. Mais peut t’être qu’au combat au corps à corps, il pouvait se montrer plus rusé que lui. Sans parler de l’arme qu’il cachait : son poignard ne faisait ostensiblement pas le poids face à cela. Il devrait donc compter sur sa ruse, lui aussi. Sa ruse, sa force physique, son instinct et ses talents de danseur.

Sia s’était avancé à pas légers, s’approchant de son adversaire à qui il pouvait parler d’égal à égal. Il ne montra pas sa panique et se contenta de sourire niaisement, l’air assuré, la tête haute.

— Hmmm... m’aider, dites-vous... ? Et bien, je recherche un fugitif qui a ostensiblement assommé un vieillard et pillé son coffre, alors, oui, si vous retrouvez un trentenaire borgne aux cheveux blonds, faites-moi signe. S’enquit-il avec sarcasme, laissant tomber ses bras avant de hausser les épaules.

Prêt à bondir, le jeune inquisiteur l’interpela : « Hé ! au fait, tu sais ce qu’il te dit le gigolo exotique ? » Et sans perdre une seule seconde, Sia leva sa jambe droite aussi haut que sa souplesse le lui permit, allant frapper le front de son opposant, l’envoyant valser contre le mur. Se saisissant à nouveau de sa dague, il la balança en direction du pilleur mais loupa de quelques centimètres sa cible. Après avoir grogné très fort de toutes ses dents, Sia se précipita dans une rage folle sur le type, l’attrapant par le col, il l’entraîna dans une chute sur le sol en une balayette. Roulant sur le flanc, ondulant sur le sol tel un serpent il se releva et dans un mouvement frénétique retint son opposant au sol à l’aide de sa sandale. Les bras croisés, le jeune homme le prit en joue :

« Je suppose qu’on peut parler plus sérieusement. Maintenant, mon chou, je vais te demander de répondre bien gentiment à mes questions : À quel groupe de malfrats appartiens-tu ? À moins que tu ne sois seul. Tu t’attaques souvent à des vieillards ?» Il parlait sur un ton grave et monocorde, cynique et les yeux dénués de toute expression. Marquant une petite pause, il reprit : « Alors, qui es-tu ? »

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MessageSujet: Re: Deshi Bats-les-pattes !   Dim 23 Déc - 9:21

Marken avait sourit en voyant son adversaire rétorquer que les insultes ne l'atteignaient pas. Le Criminel se souvînt l'avoir croisé une ou deux fois dans la rue. Normalement on oubliait pas un type si visible, mais il faut bien dire que le chef de la Ligue avait autre chose en tête à ce moment là. Confiant, il avait laissé le Khorafien approcher. Ce dernier avait rangé son arme, mais Marken se tenait prêt, jambes légèrement écartées pour abaisser son centre de gravité (déjà bas en temps normal).
Il avait une certaine habitude des combats. Compensant son manque de force brute (il faudrait vraiment qu'il se mette à la musculation pour pallier à ce défaut avant d'y laisser la vie) par la vitesse et la précision de ses estocades il s'enorgueillissait de pouvoir gagner un duel face à un adversaire imprudent ou trop sûr de lui en lui perforant la paroi abdominale et l'estomac. C'était la zone la plus facile à viser sur un corps humain, le cou n'était pas assez large et le torse comportait le risque que la lame ripe sur une côte. Enfin, si les estocs ne suffisaient pas il passait aux coups de taille, frappant horizontalement ou obliquement.

Son sourire avait disparu quand son interlocuteur avait donné sa description. Lorsque ce dernier lui posa brusquement une question (rhétorique, sans doute) Marken avait levé la main pour dégainer.
Hélas pour lui, sa perception défaillante des distances avait joué en sa défaveur. Son adversaire était beaucoup plus proche qu'il ne l'avait imaginé. Du coup, il se prit un joli coup sur la tête et sentit douloureusement le mur dans son dos.
Marken ne se rendit pas compte que la dague l'avait manqué de peu. Avant même de se rendre compte de quoi que ce soit, il avait été entraîné par la chute du Khorafien et percuta le sol dans un grognement de douleur. Il essaya vainement de se relever mais son adversaire en avait décidé autrement. Il sentit une pression sur son torse qui le maintenait au sol. De un, il ne pouvait pas se relever. De deux, il ne pouvait pas dégainer son arme car celle-ci était prise en sandwich entre son dos et le sol. Il était dans de beaux draps...

Plusieurs questions fusèrent.


-J'travaille en solo, bâtard... Qu'est-ce que ça peut te foutre que je tabasse des vioques pour avoir de quoi manger hein ?

Les deux mains agrippant la jambe de son adversaire, Marken tentait tant bien que mal de soulever le pied qui lui comprimait le haut du corps. Il avait du mal à respirer correctement, mais ses réponses étaient pleines de hargne.

-Vire ton pied de là que je te fasse ta fête, gamin !

Il s'agitait sous le pied dudit gamin, sans pour autant réussir à se libérer. Puis, une idée lui vînt. Un rictus mauvais s'étira sur son visage et, lâchant de sa main droite le pied qui l'écrasait, frappa de toute ses forces vers l'entrejambe du Khorafien. Qu'il l'ait touché ou non, il sentit la pression sur son torse diminuer et en profita pour frapper le tibia de son adversaire. Repoussant la jambe, il tourna sur lui même pour prendre appui sur le sol avec ses mains et se relever.

Faisant à nouveau face à son opposant, il fanfaronna :


-Le coup des valseuses, spécialité de la rue !

Il s'était relevé un peu trop vite, la tête lui tournait, mais il ne prit pas le temps d'attendre que ça passe.

Tournant les talons, il se précipita dans la ruelle à toute allure. Il y faisait sombre. Par comparaison avec la lumière du jour à laquelle son oeil normal s'était habitué, il avait presque l'impression qu'il faisait nuit dans l'étroit corridor de brique qu'il empruntait. Durant sa course, il déplaça son cache-oeil pour masquer son autre oeil (et s'arrache quelques mèches de cheveux au passage) Le monde se teinta immédiatement de nuances de gris, mais il y voyait comme en plein jour.
C'est ainsi qu'il pu voir que la ruelle qu'il avait emprunté était en fait une impasse.

Jurant copieusement, il se retourna et eu cette fois le temps de dégainer son nagamaki.

Son oeil luisant dans la pénombre (il savait d'expérience qu'il émanait une couleur blanchâtre de ses pupilles, car sa rétine réfléchissait des ondes lumineuses inconnues du spectre visuel humain), il attendit que son adversaire arrive.

Ça allait être tendu, pour ne pas changer...

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MessageSujet: Re: Deshi Bats-les-pattes !   Dim 23 Déc - 11:03


© Fishbone - Behaviour Control Technician

« — Je suppose qu’on peut parler plus sérieusement. Maintenant, mon chou, je vais te demander de répondre bien gentiment à mes questions : À quel groupe de malfrats appartiens-tu ? À moins que tu ne sois seul. Tu t’attaques souvent à des vieillards ? » Il parlait sur un ton grave et monocorde, cynique et les yeux dénués de toute expression. Marquant une petite pause, il reprit : « Alors, qui es-tu ?
— J’travaille en solo, bâtard... Qu'est-ce que ça peut te foutre que je tabasse des vioques pour avoir de quoi manger hein ?
— En solo ? J’ai peine à te croire...
— Vire ton pied de là que je te fasse ta fête, gamin !
— Mais oui... ! Pas sûr que tu saches à qui tu as aff... »


Sans avoir eu le temps de finir sa phrase, Sia sentit une vive douleur au niveau de son triangle génital. Poussant un bref mais violent cri, il tituba et n’eut pas le temps de répliquer qu’un autre coup lui fut donné dans le tibia, lui arrachant un petit souffle de douleur.

— Même ma pauvre mère frappait plus fort que toi... ! Hurlait-il, étouffant la douleur sous un rire nerveux. Bon sang, par l’Ombre... ce type ne manque pas de culot ! Jura-t-il tout en soutenant la partie la plus douloureuse de son anatomie.
— Le coup des valseuses, spécialité de la rue ! Avait balancé l’autre type, avec un sourire narquois, avant de prendre la fuite.

Sans même prendre le temps de comprendre ce qu’il essayait de dire, Sia se tordait et tentait tant bien que mal de se relever. Puisant au fond de lui le courage et la foi nécessaire à occulter cette sensation fugace qui envahissait quelques parties de son corps, Sia récupéra sous l’effet de l’adrénaline. Il récupéra au passage par la même occasion, son arme à tâtons sur le sol, alors que le fugitif qui l’avait sonné fuyait dans la petite embouchure. Il remarqua en tâtonnant le sol un long mât qui devait autrefois servir à supporter la toiture d’un stand. Il se souvint instinctivement de son entraînement militaire, ou encore l'usage que son père avait des bâtons, lorsque lui ou ses frères et soeurs faisaient les quatre cent coups, même si le martinet de sa nourrice ou les gifles de sa mère étaient beaucoup plus dissuadants. S’empressant de le prendre avec lui, il se persuada qu’il pourrait ainsi faire le poids si son adversaire choisissait de l’affronter avec son arme de mêlée. S’aidant de son bâton pour se redresser, une fois debout, il oublia toute douleur et se mit à courir vers son agresseur. Il avait repris son souffle depuis, et ne tarda, de toute façon pas à retrouver le fuyard. Quel lâche ! Mais la compassion du jeune homme se mit en marche dans l'esprit du jeune homme, et ainsi se demandait-il ce qui l’avait poussé à voler. Peut t’être qu’il ne mentait pas lorsqu’il disait voler pour manger. Peut t’être était-ce vrai, qu’il n’appartenait à aucune faction. Mais peu importait, il lui avait fait très mal, il avait dépossédé un pauvre vieillard qui n’avait rien demandé. « Par l’Ombre, dans quoi suis-je encore tombé... Pas de compromis ! Je le rosse et je l’amène sans plus tarder à la garde... Dire que je pensais passer une fin de journée pépère. Ce sera pour une autre fois. » Sia fit face à un gringalet, qui, comme il l’avait pressenti, possédait un oeil inhumain. Sia ne savait pas quoi penser de ces transformations, mais cela l’effrayait en partie. Si le ciel s’assombrissait en cette fin de journée et que l’Ombre déposait son manteau noir sur le sol en reflétant les bâtiments, il était fort probable, à en voir la lueur blanchâtre qui se dégageait de sa prunelle, que la racaille qu’il avait en face de lui puisse percevoir beaucoup mieux que lui son environnement. Sia se concentrerait alors sur le son et le toucher, deux dons qu’il avait su mettre à profit en dansant pour l’Ombre, dans sa jeunesse. Se présentant à son adversaire en faisant tournoyer son bâton d’une main, provoquant le type de l’autre en un signe déplacé, Sia finit par s’étirer, et bander ses muscles saillants, bombant le torse histoire de défier son adversaire. Ses jambes, -toute douleur ayant quitté son tibia gauche-, semblaient frémir, non pas de peur, mais comme s’il s’apprêtait à danser. Il eut un rire nerveux avant de rétorquer :

« Alors mon chéri, et si on dansait, toi et moi ? »

En réalité, Sia avait le trac. Il doutait de lui, et se sentait faiblir. Plus il regardait son adversaire, plus les questions fusèrent dans sa tête. Était-il vraiment dans le besoin au point de s'attaquer aux plus faibles ? Il se considérait comme un fervent dévoué au service de la veuve et de l'orphelin. Mais il avait vraiment vu des gens dans le besoin. Tous ne s'abaissaient pas à cela. Sia n'avait jamais aimé que l'on s'en prenne aux plus faibles. Quand il était petit, encore, défendait-il ses amis lorsque des plus grands les rackettaient. Il pointa son arme de substitut en direction de son assaillant et se préparait à combattre, lui lançant son regard froid de félin, à travers ses yeux brodés de khôl. Il effaça tout sourire de ses lèvres et laissait transparaître une expression froide et inquiétante, ferme et bernante.

« Mère, l’Ombre m’entend, tu serais fière de ce que je suis devenu... » Pensa-t-il, en inspirant, fermant les yeux l'espace d'une seconde et demi.

La simple pensée de sa défunte mère lui remit de l'aplomb. Maintenant il pouvait se battre.

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MessageSujet: Re: Deshi Bats-les-pattes !   Mer 26 Déc - 12:06

La situation ne s'améliorait absolument pas. Fini le temps des ruses et des négociations. Place à l'aspect sale du noble métier de criminel. La baston pure et simple, ou l'un repartira vivant et l'autre mort (ou, à défaut, plus ou moins amoché). Marken avala nerveusement sa salive et affermi sa prise sur la poignée de l'arme.

Dans un milieu réduit comme celui qui piégeait actuellement le criminel, une seule tactique s'appliquait. Il fallait faire des huit horizontaux avec la lame. Les habitants du Yijng attachaient généralement une étoffe de couleur vive à leur arme (au milieu, entre la poignée et la lame) afin de déconcentrer leur adversaire. Marken se promit que, s'il survivait à l'affrontement, il penserait à faire de même. Se forçant à respirer lentement, il observa l'homme qui lui faisait face.
Le Khorafien s'était muni d'un tuyau. La portée du nagamaki n'était plus un avantage. A voir la façon dont il le tenait, il avait reçu un entraînement au bâton. Donc il pouvait frapper des deux extrémités de son arme. Marken conservait l'avantage de disposer d'un outil tranchant, mais les frappes contondantes qu'allait porter son adversaire feraient de sérieux dégâts. L'ultime avantage du criminel était sa vue améliorée.

Le criminel se plaça presque de profil par rapport au Khofarien, les jambes écartées, les pieds placés perpendiculairement et l'arme pointée vers le cœur de son ennemi. L'affrontement était imminent, plus le temps de fomenter un plan ou de se trouver une échappatoire. Marken expira lentement, ses yeux rivés dans ceux de son adversaire. Ce dernier avait parlé de danser. Le criminel, lui, pensait à tuer.


-Deshi Basara...

Un huit. Deux huit. Trois huit. Premier estoc, accompagné d'un bref cri genre « Thei ! » une vieille habitude que son maître originaire de Yijng avait laissé à Marken.
Le Khofarien avait paré le coup sans difficulté. Il fallait s'y attendre. Son maintien et son attitude dénotaient un passage chez les militaires. Non, décidément non, la situation ne s'améliorait pas !
Après quelques passes d'armes, il devint clair pour les deux hommes qu'ils étaient de niveau équivalent. Aucun des deux n'arrivait à toucher son adversaire. Mais aucun des deux ne voulait lâcher prise. Tantôt l'un gagnait du terrain, tantôt il le perdait. Marken feinta à gauche, puis à droite, puis encore à droite, mais rien n'y fit.

Plus grave, Marken commençait à fatiguer. Ses coups se faisant de moins précis, de plus en plus lents, il perdit peu à peu du terrain. Il ne pouvait pas prendre le risque de se retourner pour voir à quelle distance il se situait du mur de l'impasse. Il était de plus en plus nerveux, ayant l'impression que le mur n'était qu'à quelques dizaine de centimètres de son dos.

En désespoir de cause, il changea brusquement de tactique. Il repositionna ses mains sur la fin de la poignée, tout près du pommeau. C'était une méthode de combat inspirée de celle des épées à deux mains. Le combattant oubliait toute notion de précision pour tout mettre dans la force de ses coups. Théoriquement, ce n'était pas à l'avantage de Marken de miser sur sa force physique. Mais il avait apprit à changer rapidement de style de combat, passant de l'un à l'autre en une fraction de seconde. De quoi surprendre son adversaire. Il tenta un coup vertical.


[HJ : N'hésite pas à jouer un peu mon perso si ça te facilite la réponse. Sinon j'éditerais.]

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MessageSujet: Re: Deshi Bats-les-pattes !   Jeu 27 Déc - 0:34


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« Mère, l’Ombre m’entend, tu serais fière de ce que je suis devenu... »

Il pointa son arme de substitut en direction de son assaillant et se préparait à combattre, lui lançant son regard froid de félin, à travers ses yeux brodés de khôl. Il effaça tout sourire de ses lèvres et laissait transparaître une expression froide et inquiétante, ferme et bernante.

[...]


Sans perdre une seule seconde, le Khorafien se jeta sur son ennemi dans une frénésie apeurante. Comme possédé, le jeune homme hurlait et faisait tournoyer son arme entre ses mains, tout en se mouvant à une rapidité déconcertante. Le but était d’engouffrer son ennemi plus qu’il ne l’était déjà. Il fanfaronnait devant son adversaire, scandant les syllabes attribuées à chacun des coups qu’il eut appris durant son entraînement. Il recopiait avec assiduité les mouvements mémorisés lors de cet entraînement, tout en y ajoutant sa touche personnelle. Sia semblait danser littéralement. Lorsque son ennemi tentait de le déconcentrer, fendant des huit dans l’air, Sia lui, se tenait à bonne distance. Mais bientôt, l’homme se rapprocha, son arme pointée vers sa poitrine. Sia restait impassible face au regard de son adversaire, prêt à frapper, ses jambes ne pouvaient plus tenir. Lorsque le criminel frappa, d’un mouvement de son bâton, Sia para le coup avant de répliquer. Sans perdre une seule minute, il prit appui sur son arme, et frappa son ennemi à la poitrine de sa sandale. Redressant le bâton, il tenta un coup dans le ventre, mais le mât vint entrechoquer l’arme ennemie. Jurant, le jeune homme reprit de plus belle et fit tournoyer son arme au-dessus de lui, avant de parer un autre coup. Il recula en effectuant un saut périlleux arrière et se mit en garde. Dans un grand geste frénétique, le Khorafien entraîna son adversaire contre un mur, le plaquant sur celui-ci en exerçant une pression sur sa gorge à l’aide de son arme. Tous deux baignés de sueur, le souffle haletant, Sia provoqua son adversaire :

— T’es pas déjà fatigué, j’espère. Parce que moi, je suis très en forme.

Mais ayant parlé trop vite, Sia fut éjecté sur le sol d’un coup de pied juste au-dessus du nombril. Profitant d’un effet de surprise, Sia-Aÿ fit un croche-patte à son ennemi, avant de se relever en ondulant tel un serpent. Empoignant à nouveau son arme, il se mit à nouveau en garde, attendant que son adversaire se relève pour répliquer. D’un coup de bâton, il l’entraîna au bout de la ruelle. Alla à nouveau toucher son front d’un coup de sandale, avant de reculer lorsqu’un autre huit menaçant lui fut destiné. La tension était palpable, et aucun d’eux deux ne semblaient vouloir perdre la face. Quand l'un feintait, l'autre gagnait du terrain. Et alors que son adversaire commençait à peiner et à fatiguer, Sia lui, esquivant le moindre de ses coups, mais ne parvenant pas à le blesser pour autant, le jeune homme sut que la situation était à son avantage. Il entraînait progressivement son adversaire au fin fond de la ruelle, faisant dos au mur qui les emprisonnait. Cependant, le criminel avait de la ressource, et Sia arqua un sourcil, lorsque son adversaire changea de stratégie en tenant de ses deux mains son sabre. Lorsqu’un coup vertical le surprit, Sia esquiva la charge en se mouvant sur le côté. Tournoyant sur lui-même, il frappa son adversaire au dos. Dans un autre mouvement, il tenta un coup de poing pour le maintenir au sol, mais l’homme roula sur le côté. Sia poussa un cri, non pas de douleur en touchant le sol de son poing, mais de colère pour avoir raté sa cible. Reprenant en une fraction de seconde son self-control, Sia se releva, et esquiva une nouvelle fois un coup porté à deux mains à l’aide de son arme. Lorsqu’il chargea une nouvelle fois, Sia se précipita sur lui, esquivant de peu la lame, qui réussit tout de même à frôler ses muscles. À quelques millimètres de son adversaire, Sia enlaça ce dernier, et le précipita dans une chute sur le sol avec lui. Peinant à faire lâcher prise à son adversaire qui tenait sa lame tel un forcené, Sia finit par lui enfoncer ses ongles dans le poignet, avant de tordre légèrement ce dernier, pour qu’il finisse par lâcher. Toujours à califourchon, dominant son adversaire, Sia réprima un sourire.

— Mater les rebelles a toujours fait parti de mon credo. Mais maintenant j’aimerais savoir ce qui pousse un homme comme vous à s’en prendre aux faibles ! La faim ? Aucune situation ne justifie de tels actes... Sia parlait soudainement sans arrière pensée, sur un ton un peu naïf et innocent. Il lui offrit un regard compatissant, ou plutôt ampli de pitié. Il trouvait cela pathétique d’en être réduit à cela.

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MessageSujet: Re: Deshi Bats-les-pattes !   Sam 29 Déc - 16:14

La tête de Marken avait douloureusement cogné le mur. Lorsque son adversaire le nargua, Marken se retint de lui cracher à la figure, préférant user d'un bon vieux coup de pied. Déséquilibré par le coup qu'il venait de donner, il ne put rétablir son équilibre lorsque le Khorafien lui fit un croc-en-jambe. Pour la seconde fois, il chuta. Il se releva en vitesse, mais son adversaire semblait l'avoir attendu. Marken n'aurait pas eu autant de gentillesse à son égard. La suite du combat ne lui permit pas de reprendre l'avantage, même en changeant brusquement de tactique. A un moment, il cru toucher son ennemi, mais celui-ci esquiva encore une fois le coup de taille.

Le criminel était désormais au sol (jamais deux sans trois, disait-on). Le Khorafien était assit sur lui, lui maintenant les poignets. Il parla de mater des rebelles et de justificatifs.
Des justifications, sérieusement ? Mais pour qui se prenait-il ?


-Je ne suis pas un rebelle, gamin. Cet horloger aura renfloué ses caisses d'ici moins d'une semaine, tandis que dans trois jours ma famille et moi nous serons à sec ! Tu crois que c'est facile pour tout le monde de vivre ? Tu te trompes lourdement gamin ! C'est pas parce que tu mènes une belle vie que c'est le cas pour le reste de la population.

A la fin de cette tirade, Marken lui cracha au visage. C'était un tissus de mensonges, mais un tissu travaillé maintes et maintes fois. Il lui fallait gagner du temps. Avec un peu de chances les autres membres de la Ligue partiraient à sa recherche. Enfin, encore fallait-il qu'ils puisse le trouver ici, précisément dans cette impasse. Non il ne fallait pas compter sur l'aide des autres. En revenir au plan initial, se barrer par les égouts. Le Khorafien n'avait pas de génos visible, donc il n'y verrai sans doute rien sous le sol, sans lumière. Et quand bien même il aurait de quoi allumer un feu, comme un briquet à amadou ou quelque chose du genre, son champ de vision ne s’étendrait pas au delà de quelques mètres. Dommage qu'il n'y aie pas eu de bouches d'égout au fond de cette impasse...

Non il lui fallait gagner du temps, ralentir son adversaire au moins trois secondes le temps de courir et de descendre dans les égouts. Marken cessa de tenter de repousser son adversaire et fit mine de se résigner.


-De toute façon j'suis pas en position pour faire le malin...

Le Khorafien devrait bien se relever à un moment ou à un autre. Marken attendait ce moment là pour agir. Le sol était couvert de poussière, il lui suffisait d'en prendre une poignée et de patienter. Une fois son adversaire aveuglé, il serait facile pour le criminel de le semer dans les égouts. Mais il fallait endormir sa méfiance, le distraire un peu.

-Qu'est-ce que vous allez faire de moi ? Ma famille ne tiendra pas sans moi si je suis en prison ou mort.

Techniquement parlant, la Ligue était sa famille. Et elle survivrait sans lui, comme elle l'avait toujours fait lorsque l'un de ses chefs finissait en prison ou mourrait.

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MessageSujet: Re: Deshi Bats-les-pattes !   Dim 30 Déc - 2:28


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Peinant à faire lâcher prise à son adversaire qui tenait sa lame tel un forcené, Sia finit par lui enfoncer ses ongles dans le poignet, avant de tordre légèrement ce dernier, pour qu’il finisse par lâcher. Toujours à califourchon, dominant son adversaire, Sia réprima un sourire.


— Mater les rebelles a toujours fait parti de mon credo. Mais maintenant j’aimerais savoir ce qui pousse un homme comme vous à s’en prendre aux faibles ! La faim ? Aucune situation ne justifie de tels actes... Sia parlait soudainement sans arrière pensée, sur un ton un peu naïf et innocent. Il lui offrit un regard compatissant, ou plutôt ampli de pitié. Il trouvait cela pathétique d’en être réduit à cela.
— Je ne suis pas un rebelle, gamin. Cet horloger aura renfloué ses caisses d'ici moins d'une semaine, tandis que dans trois jours ma famille et moi nous serons à sec ! Tu crois que c'est facile pour tout le monde de vivre ? Tu te trompes lourdement gamin ! C'est pas parce que tu mènes une belle vie que c'est le cas pour le reste de la population.

Sans même avoir répliqué quoi que ce soit, Sia se fit cracher à la figure, réprimant le dégoût, il fermait les yeux et empoignait beaucoup plus fort sa prise. Soudain, il les lâcha brusquement, et se releva légèrement.

— Comment oses-tu ? Rétorqua Sia, essuyant son front du revers de sa main, exorbitant les yeux, courroucé.

L’homme semblait regarder dans les alentours et tentait ostensiblement de gagner du temps.

— De toute façon j'suis pas en position pour faire le malin...
— Vraiment pas.
— Qu'est-ce que vous allez faire de moi ? Ma famille ne tiendra pas sans moi si je suis en prison ou mort.
— Oh... pauvre chou...


Toujours accroupi sur le corps de son prisonnier, ivre de rage, le Khorafien empoigna l’homme par le cou lorsqu’il tenta quoi que ce soit. Il le releva d’un bond et le plaqua violemment contre le mur dans une fureur monstre. Ses yeux étaient injectés de sang, il devenait fou, et son souffle se faisait haletant.

« J’en ai vu des gens de basse condition. J’ai vu des enfants de la rue. J’ai côtoyer ces enfants vivant dans des squats, d’eux je tire ma force. Mais aucun d’entre eux ne se serait rabaisser à voler des vieillards... Il n’est facile pour personne de vivre dans ce monde matérialiste. Tu ne sais nullement ce que j’ai vécu. Tu ne sais rien de moi... » Il parlait froidement, avec agacement et sur un ton grave et monocorde. Lorsqu’il lâcha ses derniers mots, il se sentit fléchir et bégaya.

Puis soudainement, il lâcha sa prise, posa violemment ses mains sur ses tempes et se jeta au sol, réprimant une migraine. Depuis quelques semaines, cela lui arrivait souvent, lorsqu’il faisait preuve d’un peu trop de zèle et de surmenage. Se relevant rapidement, empoignant son bâton, le jeune homme intercepta son ennemi, l’empêchant de fuir, en présentant son arme. Faisant tournoyer l’arme entre chacune de ses mains, il se mit à nouveau en garde et tenta quelques feintes, lui bloquant l’accès à la rue. Il engagea de nouveau le combat, mais sa migraine l’empêchait de se concentrer réellement. Il ne se souvint pas vraiment de ce qui se passa pendant quelques secondes. Il avait senti un violent coup au niveau de son abdomen, sa vision se faisait floue. Peut t’être l’homme lui avait assené ce coup. Il se tenait dos contre un mur, et semblait voir l’homme fuir, du moins, ouvrir une plaque d’égout. Celle-là, il ne l’avait pas vu. Il rit nerveusement, et rampa au sol tel un serpent, malgré tous ses points noirs qui dansaient autour de lui. Il attrapa la cheville de son adversaire, et avait noté au niveau de sa chute de rein, la bourse contenant son butin. Dans une rage folle, il l’empoigna, et laissa filer le voleur, trop épuisé pour faire quoi que ce soit d’autre. « Va te faire voir chez les nordiques ! » Balbutia le jeune noir, à demi-mots, tandis que son ennemi glissa dans l’embouchure, abandonnant l’inquisiteur sur le sol. « Je te jure, que dès que je te retrouverai, je te ferai la peau ! » Il ricana entre ses mots, et roula sur le flanc, s’allongeant sur le dos, observant la voute céleste. À son réveil, -dans quelques minutes, si personne ne le retrouvait là-, il rendrait cette somme importante à son propriétaire.

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