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 You gotta get me high. [PV Marc]

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MessageSujet: You gotta get me high. [PV Marc]   Mer 26 Déc - 15:14

[HJ / J'ai posté dans un endroit un peu au pif, ne sachant pas où travaillait ton perso.]

Les événements précédents ont été rudes. J'ai pu tituber jusqu'à un endroit que je savais sûr, où je me suis écroulé sur un de mes hommes de main. J'ai grogné qu'il fallait m'emmener chez un médecin. Il fallait un mec costaud avec moi, et armé. Ça sera au cas où il pose trop de question. Et puis on a pas le temps de finasser et d'aller en chercher un qui serait d'accord pour travailler avec la pègre, va falloir en menacer au pif. C'est vrai qu'on manque un peu de médecin pour les cas d'urgence.

Bref, un mec armé me prend le bras pour le caler sur ses épaules, afin de m'aider à marcher – je suis plus très frais. Avant de partir je me change – histoire de pas arriver couvert du sang d'un autre – puis je réclame un flingue, c'est un putain de scientifique qu'on va voir. Un toubib. J'le connais pas mais la méfiance doit être de mise. J'ai dû aller chez le médecin quelques fois au cours des neufs ans écoulés, ils n'ont jamais décelé ma nature... différente, mais ils ne m'ont jamais examiné la tête non plus. Je ne sais pas comment ça marche, je n'ai aucune maîtrise là dessus. Il est obligatoire de préciser au toubib que je suis un Géno en plus, puisqu'il est plus difficile de me donner des médicaments ou m'opérer. Je suis plus résistant. Il peut pas bosser sans savoir ça.

L'homme de main et moi allons jusqu'au cabinet de médecin le plus proche. Plus je bouge et plus le décor virevolte et semble loin de moi, j'aurais peut être pas dû prendre le temps de me changer. Mon employé supporte pourtant bien la charge de plus en plus lourde que je représente et nous mène à destination. Je lui grogne mes instructions pendant le trajet : si je meurs, il bute le toubib, si il semble me faire du mal, il le bute aussi, et il doit le garder en joue et être attentif tout le long de la consultation. Ça peut sembler ridicule, mais je n'ai aucun moyen de me garantir de ce qui va se passer. Le médecin pourrait me tuer. Bon, mon gars le butera après mais je serais mort quand même. Je veux pas crever des mains d'un connard de toubib.

Mon employé frappe à la porte du cabinet avec insistance après m'avoir posé l'épaule contre le mur afin d'avoir les mains libres. Moi pendant ce temps j'arme le flingue à gestes tremblants, comptant plus sur la solidité de la maçonnerie que sur mes jambes pour tenir debout. Le toubib ouvre. Il tombe nez-à-nez avec deux gars à l'air louche pointant chacun un flingue droit sur sa poitrine. Je ne sais pas très bien tirer, mais à cette distance je le toucherai sans peine. Je me casserai sans doute le poignet à cause du recul par contre. Si le toubib pouvait éviter de faire quelque chose de stupide comme hurler de terreur ou tenter de s'enfuir, ça serait sympa.
Il ne fait rien de tout ça en fait. Je le fixe d'un œil mauvais. Il a l'air indéniablement... intellectuel (un autre mot pour « chiant »).

- Vire... tes... patients.

Puis nous rentrons en force... mais il n'y a pas de patient. Nous faisons rapidement le tour des pièces, puis, quand il devient manifeste qu'il n'y a personne d'autre que nous, mon homme de main me pose sur ce qui ressemble à une table d'examen. Il y a des trucs flippants dans la pièce mais l'odeur ! Ah mon dieu l'odeur... ça me propulse des années en arrière, à Exodum. Nostalgie, tout ça... mais c'est pas le moment de se détendre et de s'endormir. Je m'oblige à redresser la tête et à maintenant le docteur en joue, en tenant le flingue entre mes deux mains pour ne pas le lâcher. J'ai enlevé le cran de sécurité tout à l'heure, tout ce qui sépare le docteur d'une balle dans le ventre c'est une pression de mon doigt. Je trouve ça rassurant, donc j'agrippe le flingue. Puis au pire, mon employé l'a aussi dans sa ligne de tir là. Ma mort sera dignement vengée, si elle devait survenir.

- Je suis tombé dans les escaliers... je me suis fait opéré pour être plus résistant mais... cogné la tête... je fais un signe de tête à mon employé pour qu'il parle à ma place. J'ai des vertiges là.

- Tu fermes ta bouche, tu poses pas de question, tu soignes le patron et tu seras bien payé.

Voilà un bon résumé. Je hoche la tête pour confirmer et je ressers ma prise sur le flingue.
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MessageSujet: Re: You gotta get me high. [PV Marc]   Jeu 27 Déc - 10:37

[HJ : Marc vit près d'Exodum, mais il n'a pas de cabinet médical, puisqu'il est avant tout précepteur, et chercheur. Il travaille en tant que médecin, mais en "sous-main", avec du matériel, mais pas avec des choses élaborés comme une table d'auscultation, etc... son appartement n'a aucune décoration, hormis tout ce qui est planche d'anatomie, bocaux, organes, crânes, etc...]

Lorsque Marc ouvrit la porte sur les deux hommes, il sut tout de suite qu'il passerait une soirée de merde. Qu'est-ce qui lui indiquait cela ? Oh... il ne savait pas exactement, l'imbécile de première catégorie qui pointait une arme sur lui, l'homme brun semblant être son patron donnant l'ordre de virer les patients, et surtout leur air commun et patibulaire que possédaient — généralement, et bien généralement — les criminels.

Marc haussa dans un premier temps un sourcil, puis il dut reculer, lorsque les deux guignols voulurent entrer de force chez lui. L'homme contint tant bien que mal le profond agacement en train de lui vriller le crâne, mais il laissa faire par curiosité. Après tout, les primates dans ce genre n'écoutaient pas, ou avec une seule oreille, les choses qui les arrangeaient. Il avisa à peine l'arme pointée sur lui, de même qu'il ne montra aucune peur ; on pouvait tenter de fouiller au plus profond de son âme, la crainte était absente. Il ferma lentement les doigts, jusqu'à ce que le premier primate amène son patron jusqu'à la table de cuisine.

D'ailleurs, si ce dernier avait montré un plus grand sens d'observation, il aurait remarqué le vide dans le regard de Marc ; on aurait dit qu'il était juste embêté par des mouches, car celles-ci l'empêchaient de dormir. Marc recula de quelques pas, les bras pendant le long du corps, et présentant aux deux hommes une mine peu chaleureuse. Les premiers boutons de sa chemise étaient défaits, celle-ci était d'ailleurs sortie de son pantalon, et remontée jusqu'à ses coudes. Des cernes sombres creusaient ses yeux noirs, tandis que sa chevelure en bataille se mariait parfaitement avec sa barbe de trois jours. Marc avait l'air d'être arrivé ici par erreur, alors qu'il était chez lui. Il poussa un énorme soupir contrarié, face aux paroles qu'on lui balança, et il les réceptionna avec nonchalance. Ce n'était pas ces deux nigauds qui allaient l'effrayer.


— Et c'est cette même chute dans les escaliers qui vous a fait perdre la moitié de votre cervelle ? Votre complice n'a pas eu l'idée d'en ramasser les restes à la petite cuillère ?

Et voilà que Marc faisait preuve de son légendaire sens de l'humour et du cynisme, selon Théodore, lorsqu'il usait d'une telle verve, Marc pouvait se faire passer pour un gentilhomme. Il n'avait pas pu contrôler ses paroles, il ne les regretta pas. Pas même lorsque le comparse d'Éros cracha des insultes à son égard ; Marc leva les yeux au ciel en grognant. Puis, d'un pas assuré, il s'avança vers l'homme.

Marc gratta l'arrière de sa nuque, il fixa ensuite Éros droit dans les yeux. Indifférent, le médecin lui désigna de l'index l'arme pointée sur lui. Il n'aimait pas les gêneurs, ces gens qui se rendaient chez lui en pleine nuit pour lui gronder des insultes, et lui donner des ordres. Ça lui donnait de véritables envies de meurtre ; comme tordre le cou de ce type sans éducation, qui se croyant le centre du monde parce qu'il était parvenu à dominer un groupe d'ahuris. Avec son flegme naturel, l'homme bougonna :


— Cependant, tant que vous me menacerez avec vos armes, je ne ferais rien. Je suis précepteur, et médecin ; pas esclave. Vous me faites perdre mon temps. Croyez-vous que je vais laisser deux énergumèes rentrer chez moi, et pointer leurs pistolets sur moi sans émettre la moindre protestation ? Tant que vous ferez ça, je ne vous toucherais pas. Si vous voulez un concours de patience, je suis votre homme ; j'ai tout mon temps, ce qui n'est pas votre cas.

Un pli se forma sur le front de Marc ; il croisa les bras, puis il enchaîna :

— Ah... et pensant que vous êtes le plus fort des hommes, tout ça parce que vous êtes Génos, vous allez me dire : « ta gueule connard, je vais te buter ». Mais pauvre abruti, je suis chercheur, et je suis connu. Si je meurs, ce ne sera pas dans le silence. Des gens comprendront rapidement ce qu'il se sera passé. De plus, si je meurs, qui vous soignera ?

En peu de temps, Marc avait deviné la véritable nature du criminel, celui-ci possédait le petit détail qui faisait cette différence, entre un humain normal, et un humain modifié. Il le sentait, et il avait étudié minutieusement les Génos, au point de les reconnaître rien qu'en examinant leur visage. Cet homme était animé par la haine, la rage, et un soupçon de peur. Malgré tout, Marc avait parlé avec sa franchise habituelle, et son comportement stoïque. Il étudiait Éros de ses yeux sombres, comme s'il étudiait un nouveau cobaye pour ses expériences.




Dernière édition par Marc Strondheim le Dim 30 Déc - 7:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You gotta get me high. [PV Marc]   Sam 29 Déc - 2:45

Je regarde d'un œil éteint le toubib en train de m'insulter. Une histoire de cervelle. En tous cas, il ne fait pas quelque chose de stupide comme appeler à l'aide ou sauter sur moi, il a l'air extraordinairement calme en fait. Pour preuve il m'insulte, même, tellement il est au calme dans sa tête. Bon, ce qu'il dit est... bizarre. Disons que j'aurais trouvé un simple « enculé bouffeur de merde » plus efficace que de me traiter de demi-cervelle. C'est nul comme insulte. Ensuite le mec me déclare que je ne suis qu'un amateur – en gros –, que arriver chez un toubib avec deux armes c'est pas du tout une bonne méthode, tout ça. Et non, je vais pas dire « ta gueule connard je vais te buter ». Je suis venu pour me faire soigner moi, je proposais même de le payer. Mais j'allais pas arriver comme un patient normal en disant « bonjour un rendez-vous s'il vous plaît ». Je peux pas me permettre des trucs pareils. Arriver sans défense chez un médecin, avec des témoins... Autant me faire tatouer « emmerdez moi un max » sur le front. Au moins, le flingue met les choses au clair et étouffe les velléités de faire l'abruti - « faire l'abruti » étant « ne pas faire ce que je dis ». Enfin bref, après le gadjo pérore sur sa propre importance puis ferme enfin sa gueule. J'vais devoir remettre ma tête entre les mains de ce gars là, au moins ça me motive à rester alerte et réveillé. Réveillé au moins. Je baisse mon arme, mais je la lâche pas, et je fais un signe de tête au gars avec moi pour qu'il baisse la sienne aussi. Au pire ça prendra une seconde de plus de lever les bras quoi, c'est acceptable comme prise de risque, pourvu que le médecin s'intéresse enfin à mon cas et cesse de parler. J'en suis presque à craindre qu'il fasse un monologue sur le fait qu'agresser les gens avec des armes, c'est méchant. Venant d'un médecin qui bosse peut être à Exodum – il vit à coté après tout, on peut l'envisager – je pense que ça pourrait me rendre un tantinet énervé. Déjà, c'est bien parce que j'ai la flemme que je me lève pas pour casser tous chez lui. Peut être plus tard. J'aime pas comment il me regarde. C'est dommage que j'pédale trop dans la colle pour lui dire de se grouiller de s'occuper de ma tête.

- Baaah... occupe toi de lui au lieu de t'écouter parler et tu verras plus nos gueules de pauvres, Monsieur le Médecin.

Je souris et je lève un pouce vers mon employé. Je l'aime bien lui, il sait pas lire mais ça l'empêche pas d'avoir un cerveau. Puis il a une présence rassurante – un mètre quatre-vingts dix au garrot - et il est toujours d'accord avec moi, deux raisons de l'apprécier. Il paraît qu'il faut féliciter ses subalternes quand ils font un truc bien, c'est un peu comme avec les chiens, après ils font gaffe à continuer à faire bien parce que c'est comme un susucre mental. J'ai lu ça dans un livre.

Bref, j'espère que le toubib va enfin s'intéresser à ma tête. Je commence à fatiguer de ces conneries. J'aime beaucoup sa déco, par contre. C'est très... médical. Il y a des bocaux avec des morceaux de gens à l'intérieur, des objets tranchants, des planches d'anatomie sur les murs... j'ai une préférence pour le dessin avec la tête d'un mec découpée de profil. On voit l'intérieur, comme ça. Je pensais pas que la langue ça partait aussi loin dans la gorge. Et il y a plein de flèches qui partent du cerveau, avec des noms écrits au bout, mais je suis trop loin pour les lire. Il y a un burin près de la tête du dessin.
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MessageSujet: Re: You gotta get me high. [PV Marc]   Ven 4 Jan - 2:21

Marc poussa un léger soupir en voyant ses deux infortunés hôtes baissés enfin leurs armes, il pourrait ainsi mieux dialoguer avec ces deux emmerdeurs. La mauvaise humeur de l'homme, toutefois, ne faisait que s'accentuer, malgré le léger pas en avant que les deux autres avaient fait. Même s'il crut tous ces efforts envolés, au moment où Connard Numéro 2 cracha de nouveau une poignée de paroles dénuées de toute forme de politesse. Marc frotta ses yeux, il luttait contre sa sérieuse envie de dormir, et de se rouler dans ses couvertures en ignorant platement l'existence de ces deux-là. D'un pas lassé, Marc se retourna pour se rendre dans un coin de la pièce. Là, où se tro

uvait une armoire, où il trouva du désinfectant, et une paire de gants. Il fit signe au chien de garde d'Éros de se tenir tranquille, puis il posa le désinfectant, et la paire de gants près de son patient. Marc prit une chaise pour se poser près d'Éros, il ouvrit la bouche comme pour parler, mais ses lèvres ne firent aucun son. Il leva son index devant l'oeil d'Éros qu'il bougea de gauche à droite, et de droite à gauche ; il grogna à l'autre :


— Il est dans cet état depuis combien de temps ?
— Il est tombé dans les escaliers, il y a trois heures.

Le médecin approuva d'un léger signe du menton, il pencha ensuite la tête sur le côté, et effleura la blessure d'Éros. Il observa une seconde ou deux le sang sur ses doigts, en songeant qu'une personne normale aurait eu le crâne brisé, avec pour joli cadeau, sans doute un éclat ou deux ayant traversé le cerveau. Cependant, le patient dont devait s'occuper Marc n'avait rien d'un patient habituel, un Génos pouvait bien faire cinq ou six chutes dans les escaliers, se cogner la tempe contre un angle, et il pourrait toujours danser la Salsa sans le moindre souci. Continuant dans ce constat, Marc ferma les yeux, cette fois-ci il prit conscience d'un autre problème : son patient était un Génos, ce qui lui octroyait une chance magnifique, mais qui l'emmerdait lui, pour les soins. Dans l'état dans lequel Éros se trouvait, Marc était à peu près certain qu'il pourrait lui enfoncer son poing dans sa blessure sans qu'Éros sente quelque chose. Et c'était bien cela le plus ennuyeux, car pour avoir étudié un moment les Génos, Marc savait qu'un bon nombre de choses marchaient moins bien avec eux, ou ne marchaient simplement pas. L'homme enfila la paire de gants, puis il fit couler du désinfectant sur une compresse pour nettoyer la blessure d'Éros.

Il ne prévint aucun des deux que cela risquait de « piquer », car ce n'était pas son genre, Marc faisait rarement dans la dentelle, et il n'épargnait personne. Il repoussa quelques mèches de cheveux, puis il passa vers la tempe d'Éros, avec le sentiment d'être pris pour un imbécile. Bien évidemment, Marc avait compris — comme il le leur avait affirmé — qu'Éros n'avait pas fait une mauvaise chute dans les escaliers, il avait tout l'air de s'être pris un coup. Il observa la blessure qui apparut sous le sang coagulé, il ne grimaça pas, en réalité il n'eut aucune réaction. Ses yeux fatigués examinèrent la peau du Génos, qu'il toucha sans gêne, et qu'il étudia de plus en plus près jusqu'à se séparer brusquement d'Éros. Marc recula, puis il sortit de la pièce. Il revint quelques minutes plus tard avec de la glace qu'il plaqua sur le crâne d'Éros. Il retint de peu un bâillement, et il balança à son patient :

— Savez-vous quelle heure on est ? Votre nom ?

Marc posait des questions, dont la réponse lui importait peu. En réalité, il voulait vérifier l'état de son patient, et voir si son rapide diagnostic ne comportait pas d'erreurs majors. Il leva la main pour avertir l'autre de se taire, car son intervention ne lui servirait à rien.
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MessageSujet: Re: You gotta get me high. [PV Marc]   Sam 5 Jan - 0:33

Médecin stupide qui pose des questions et qui agite son gros doigt sale sous mes yeux. Mais j'ai besoin de ce con là, même si il me fait flipper à pas avoir d'expression faciale comme ça. C'est ça qui est chiant avec les gens qui ont du savoir-faire, on peut pas les buter comme ça. Mais si il m'emmerde, peut être que je casserais tout chez lui. Pour lui montrer tu vois. Tout détruire, c'est juste ma façon de dire bonjour. Quand je suis pas content ça devient barbare. Une habitude qui se prend vite quand on fait des trucs illégaux et violents. Faut marquer les esprits, tout ça. Je suis très bon à ça, je lis plein de livres avec des histoires de gens qui meurent et le gentil qui cherche qui c'est. C'est plein d'idées, puis c'est quatre pièces de cuivre l'épisode de feuilleton en face de la gare. Sinon des fois y en a dans les journaux. Je correspond pas très bien au cliché que j'essaye de suivre, de ce point de vue là, je préfère lire que me bourrer la gueule ou ce genre de chose. Mais j'aime pas l'alcool. C'est arrivé trop tard dans ma vie, cela dit, j'ai attendu d'avoir vingt cinq ans pour y goûter alors ça me pique juste le nez.
Oh bordel, qu'est ce qui m'arrive je radote mentalement comme une petite vieille.

J'essaye de me concentrer sur le toubib, en train d'examiner ma tête. De fait, je ne vois que sa poitrine et son ventre par dessus la table puisqu'il est penché sur moi. Comme j'aime pas l'avoir près de mon visage, je décide de fixer la seule autre option visuelle possible : des bocaux et une demi planche d'anatomie. L'autre moitié est cachée par l'épaule de monsieur le docteur. Les bocaux sont plein... de morceaux de gens, je dirais, quoique ça pourrait aussi bien être des animaux ou sa bouffe pour ce soir. La planche représente toujours cette bonne vieille tête de mec coupé de profil.
Et tandis que je m'abîmais dans la contemplation, le toubib me colla un truc qui fait froid sur la plaie. Pas beaucoup. Mon Géno m'épargne souvent la douleur, c'est très bien ça. Je sais pas exactement comment c'est bidouillé, mais c'est très bien. Je ne meurs pas vite. Et pour justifier la présence d'un tel Géno sur un mec de la pègre c'est facile. Seuls des mecs qui vivent par les armes ou des esclaves ont besoin d'un tel ajout. Le glandu moyen éprouve pas le besoin de se faire opérer pour être plus résistant. Ça suppose à la base qu'on risque de se faire taper dessus.
Je me laisse donc tripoter avec indifférence tandis que je songe à de savoureuses anecdotes mettant en scène mon Géno et des gens tout surpris de voir qu'une balle dans la jambe ne fait que me ralentir.

Le toubib me pose une question. Ah, répondre. Je dois revenir de loin. Ouh là. Puis c'est quoi ces questions sérieux ? Il peut pas aller voir tout seul l'heure qu'il est ? Ah nan ouais, c'est pour voir si ma tête marche ou un truc comme ça. Ils faisaient tout le temps ça à Exodum. Soit.

- J'm'appelle Éros et... Nan mais est ce que c'est un nom ça sérieux ? Est ce que c'est érotique, de près ou de loin ? Même un bordel des bas fonds oserait pas porter un nom pareil parce que ça ferait trop vulgaire. Putain, du bon goût les gars un peu là. Ouais j'aurais pu prendre un autre pseudonyme en m'enfuyant, ça aurait été plus malin mais... j'y avais pas pensé. Pas l'expérience tout ça. Puis après tout le monde me connaissait sous ce nom là, alors j'ai lâché l'affaire. Putain l'heure... j'ai pas de montre, ça doit être le début d'aprem ou quelque chose comme ça. T'as une horloge dans ton bordel toubib ? Je m'appuie sur un coude pour me relever, histoire de voir si dans la pièce il y a un quelconque instrument qui donne l'heure et... ouh là j'aurais pas dû faire ça. La pièce tangue. Je décide de m'allonger à nouveau sur le coté. Tant pis pour l'heure. Oh puis va te faire foutre, regarde l'heure tout seul j'suis pas ta bonniche... Hey y a quoi dans les bocaux là au fait ? C'est des morceaux de gens ou c'est comme ça que tu conserves la bouffe ? Vu que tu vis à coté d'Exodum, j'vote pour les morceaux de gens, quoique j'exclue pas que t'aimes boire du formol au petit dej'. Vu ta gueule j'suis sûr que t'aimes ça les trip bizarres. Petite pause où je constate que le tangage ne me réussit pas. Hey putain pourquoi t'as installé une piscine à vague dans ton bordel là, ça me fout la gerbe. Sérieux.

Et j'ai pas le temps de continuer mon monologue simplet parce que je vomis.
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MessageSujet: Re: You gotta get me high. [PV Marc]   Sam 5 Jan - 4:25

Marc émit un petit grognement entre ses dents, un petit grognement imperceptible. L'homme était plutôt agacé par le manque de coopération d'Éros, même si entre les vulgarités et la colère de celui-ci, il pouvait entrapercevoir son sens de l'analyse tout à fait faillible. Pour revenir à la question, Marc ne connaissait pas plus l'heure qu'Éros, et comme lui, il s'en fichait assez. Par la suite, il tenta de comprendre son patient, malgré son flot de paroles maladroites, entroucuopé par de la fatigue, et la douleur. Si un tel Génos pouvait ressentir autre chose que des chatouillis, lorsqu'on lui plantait dans la tempe une perceuse. Marc haussa un sourcil, c'était une expérience à tenter, cela. Mais plus tard.

Il se contenta de soupirer, il appuyait toujours sa main sur le crâne de son patient, le visage fatigué, les cernes sous les yeux aussi noirs que du charbon. Marc ne paraissait pas en meilleur état que l'autre, et lutter contre le sommeil devait un combat ardu. Ce qui parvint à le sauver des bras chaleureux de Morphée, ce fut notamment la question d'Éros, concernant les bocaux qu'il entreposait un peu partout dans son cabinet. Marc jeta un coup d'oeil par-dessus son épaule, un sourcil haussé, et il commença à répondre :


— Pourquoi voudrais-je manger des morceaux de chairs humaines dans le formol ? Ce serait un coup à régurgi...

Et Marc ne put terminer le mot « régurgiter », car déjà, Éros était en train d'accomplir cette très belle action. Toutefois, Marc n'eut guère le temps de se lever en espérant échapper à cela, et il retrouva sa jolie chemise blanche souillée d'une substance visqueuse, et jaunâtre. Marc poussa un autre grognement ; il n'était pas étonné, en réalité, il s'y était attendu. Cependant, ça le faisait quand même drôlement chier. Il serra la mâchoire, l'oeil mauvais, et il se leva faisant signe au garde du corps de prendre sa place. Dégoûté — tout de même —, le médecin s'empressa d'enlever sa chemise qu'il roula en boule dans un coin, puis il disparut quelques minutes de la pièce. Il se rendit dans sa salle de bain pour nettoyer le vomi qui était sur lui, ainsi que pour se changer.

Lorsqu'il revint vers ses deux clients, il portait une bassine d'eau claire qu'il posa près d'Éros, il ordonna d'ailleurs à l'homme de celui-ci de ne pas bouger, tandis qu'il se mettait à nettoyer Éros. Ses gestes étaient lents, car une certaine tension avait surgi dans son corps ; ces deux-là, dès qu'il en aurait l'occasion, Marc leur ferait payer cette offense. Certes, c'était naturel qu'après sa « chute dans les escaliers », Éros crachât son repas et ses organes sur lui, mais Marc décida de ne pas prendre ça en compte. Dans sa tête, Éros et l'autre n'étaient que deux gros emmerdeurs, dont il se passerait bien. Pourtant, il garda son silence, et il évita de croiser les yeux de l'homme de main. Marc n'avait pas peur, il maîtrisait trop bien ses émotions pour ressentir cela, mais il refusait de montrer sa colère grandissante. Il passa une main dans ses cheveux, et quand il concéda avoir fini son labeur, il se leva, et alla chercher de nouvelles compresses, et des bandages. Organisé comme un maître d'orchestre, il ne fouilla pas son armoire ; il savait exactement où il rangeait ses affaires. Il jeta l'éponge pleine de vomi sur sa chemise sale abandonnée, puis d'un geste de la main, il indiqua à l'autre de le laisser reprendre sa place.


— Soyez gentil, voulez-vous ? La prochaine fois, prévenez-moi.

C'était un sarcasme purement gratuit, et purement imbécile ; Marc avait bien vu qu'Éros n'avait pas deviné à temps qu'il lui vomirait en partie dessus. Mais il trouvait nécessaire de lui faire savoir son mécontentement. En perdant de sa « délicatesse », il enroula le bandage autour du crâne d'Éros aussi fort qu'il le put, et malgré sa silhouette, Marc avait de force. Il en fallait, parfois pour transporter des valises tellement bourrées de travaux qu'elles paraissaient souvent sur le point de craquer. Il se releva encore, et il disparut encore de son bureau, et il revint encore. Cette fois-ci, c'était avec un oreiller qu'il jeta sur une chaise, avant de venir prendre Éros. Marc soupira, il passa le bras d'Éros autour de son cou, et il maugréa :

— Vous avez assez de force pour vous lever ?

Marc désigna du regard la chaise sur laquelle il comptait déposer Éros.
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MessageSujet: Re: You gotta get me high. [PV Marc]   Mar 8 Jan - 11:02

J'ai vomi sur le docteur. Je le jure sur ce que tu veux, ce n'était pas volontaire, mais j'aime beaucoup le résultat final. Enfin... la victime n'était pas la bonne, je réutiliserai l'idée plus tard. Mais là, j'ai besoin que le médecin me soigne la tête, pas qu'il aille se changer en grommelant pendant que je reste dans mon vomi. Tout ce qui pourrait me servir à m'essuyer est hors de portée de ma main. Je me contrefous d'avoir du vomi sur le visage, j'ai déjà eu bien pire que ça à nettoyer, mais pour le principe de pas avoir l'air un peu vulnérable devant ce connard, c'est pas le moment. Enfin bref, j'me suis pas abaissé non plus à demander de l'aide à mon employé, j'ai une image à tenir bordel. Donc je suis resté avec du vomi sur le visage et les yeux dans le vague jusqu'au retour du toubib. Je me sens un peu confus de toute façon, je crois que quand je parle je raconte n'importe quoi, mais je suis pas sûr. Sensation désagréable.

Le toubib est revenu avec une bassine et une éponge pour me nettoyer le visage. Avantage pour lui : ça m'empêche de parler. Malgré le fait que je viens de vomir, j'aurais parfaitement pu chercher quelques insultes à lui dire. Pour le principe. J'aime ça. J'pense que ça vaut le coup d'avoir une vraie conversation non-agressive seulement avec les autres criminels, les gens comme moi. J'ai pris l'habitude chez feu mon propriétaire. Quand un humain me parlait j'entendais juste « blah blah blah je t'emmerde avec mon bavardage inutile blah blah blah de toute façon tu m'intéresses pas blah blah blah je te tiens la jambe blah blah blah tu n'auras encore pas le temps de finir ton travail blah blah blah tu pourras t'asseoir sur ta nuit de sommeil ». Va savoir pourquoi certains venaient me parler, surtout que je leur répondais pas. J'ai toujours pris parti de juste faire bêtement ce qu'on me demandait sans m'intéresser au pourquoi du comment. C'était pas mon boulot. Pas de sens de l'initiative, aucun intérêt pour rien, le regard vide, j'pense que c'est pour ça que tout le monde a laissé tombé cette histoire d'avoir des relations sexuelles avec moi. Outre le fait que j'étais devenu moche, à la longue. J'faisais juste ce qu'on me disait de faire sans émotion. Pas très sexy le visage inexpressif. J'aurais peut être dû faire gaffe à ça, parce que le ménage c'est quand même plus chiant et plus fatiguant, mais ça me serait pas venu à l'esprit d'avoir ce genre de raisonnement à l'époque. Enfin, avec des si hein... tu connais la chanson. Ça doit être difficile à comprendre pour quelqu'un qui n'est pas de ma condition, mais ça me provoque des tensions existentielles terribles de n'obéir à personne. Je suis pas fait pour ça, quelque fois j'aimerais entendre mon mot d'obéissance à nouveau. Ça fait tellement longtemps... mais c'est plus possible. Je sais ce que ça fait de décider de ce qu'on veut faire ou pas, je l'ai ré-appris. Pas de retour en arrière possible. C'est comme vouloir être enfant à nouveau, fois mille. Certes, c'était le bon temps sans problème, mais quand même... c'est plus classe de plus avoir à obéir à ses parents et d'avoir un vrai cerveau. Enfin je compare à l'enfance, mais j'y connais rien hein. J'me souviens plus du tout de comment ça fait. J'en vois des fois dans la rue des enfants, leur comportement me semble complètement incompréhensible. Enfin bref.

Mais le toubib viens de nouveau m'engrainer, en me donnant des ordres. Et comme je suis super paradoxal comme gars, j'aime pas.

- Si tu m'parles encore une fois à l'impératif j'te fais bouffer tes dents. C'est moi qui ait les flingues ici.

Mon employé s'agite en entendant ma mauvaise humeur, mais c'est qu'une menace. Le toubib me met un bandage autour de la tête. Ça me fait mal, mais comme j'y connais rien en médecine je ferme ma gueule, je suppose que c'est normal. Ça m'inquiète un peu, parce que si j'ai mal ça veut dire qu'il y a vraiment motif à avoir mal quoi. Le toubib me montre une chaise, je fais un signe de tête pour dire oui et me voilà assis. Ça me fait un peu tourner la tête. Et j'ai mal à la tête. Oui ça fait deux fois que je le dis, mais ça fait vraiment mal.

- C'est... c'est normal que ça me fasse mal ?

Je montre le bandage. Maintenant que je suis assis et que je suffoque de douleur, ma voix a perdu en agressivité. J'aimerais pourtant tellement lui faire bouffer ces dents à ce toubib à sang-froid là. Il m'énerve a pas avoir peur là. Mais les voies des scientifiques sont impénétrables.
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MessageSujet: Re: You gotta get me high. [PV Marc]   Dim 20 Jan - 6:41

Ainsi donc, il allait lui faire bouffer ses dents ? Marc haussa les sourcils en se retenant de soupir, un énorme sentiment de lassitude lui écrasait le moral. Bien plus que crevé de son travail, il avait l'envie de voir disparaître ces deux parasites de son appartement. Et il savait que cela ne serait pas simple ; ils étaient entrés sans la moindre once de politesse, certes parce que la situation était urgente, mais elle n'excluait pas pour autant un mot d'excuse. Au lieu de ça, Marc avait été insulté, il était encore étonné de ne pas s'être retrouvé au sol. L'homme contenait péniblement sa mauvaise humeur, en ravalant ses paroles acerbes, et ses sarcasmes. Toutefois, elle était visible dans son regard profondément emmerdé. Il haussa les épaules en réponse, finalement, il n'allait pas répliquer, la flemme.

Et puis ça servirait à quoi ? Au mieux, il allait recevoir un joli sobriquet dont il se passerait bien ; au pire, il lui exploserait la mâchoire. Et puis, rien ne servait de dialoguer avec les primates ; ils se débâtaient déjà suffisamment avec leurs deux neurones pour formuler une phrase, qu'il serait cruel de leur demander de penser. Marc se montrait alors altruiste en retenant ses réflexions exécrables vis-à-vis d'Éros. Selon lui, selon son cynisme, et selon son manque flagrant de peur. L'homme alla ouvrir une armoire, et exhiba aux yeux d'Éros et de son serviteur, un imposant étalage de fioles, d'herbes, ou encore de parchemins rangés maladroitement dans les endroits où il restait de la place. Marc s'accroupit, puis son index caressa un moment les étiquettes des fioles, il plissa le front, et il pencha la tête sur le côté, avant de prendre une petite bouteille poussiéreuse. Il répondit avec une patience à faire peur un enfant pourri gâté :


— Oui, c'est normal. Ce qui ne serait pas normal, ce serait ne pas ressentir de douleur, car ça voudrait dire que c'est plus grave. D'autres questions ?

Marc haussa les sourcils, avant d'essuyer sur sa chemise la bouteille. Celle-ci laissa une trace grisâtre de son passage, puis l'homme se rendit à son bureau qu'il fouilla du regard. Bureau dont le Chaos s'était abattu depuis des lustres, et qui avait abandonné après lui un sacré désordre. C'était un amas de feuilles de parchemins, de livres, de stylos et crayons, et d'objets bizarres que Marc avait ramenés de certains de ses voyages. Il y avait aussi quelques tasses vides, parfois debout, parfois couchées, et qui répandaient une odeur de café. Marc se saisit de la tasse « la plus récente », il la souleva dans les airs, et releva légèrement le menton. Toutefois, il émit un grognement en examinant le fond vide de la tasse, avant de se retourner, et de se rendre de nouveau dans la cuisine. Il revint dix minutes après, sa tasse remplie de café, et un verre dans lequel il avait versé le contenu de sa bouteille. Il le tendit à Éros avant de porter la tasse à ses lèvres ; il savoura le goût et la chaleur du café se répandre dans sa gorge. Il posa ensuite la bouteille à moitié vide. Puis, il déclara :

— C'est un calmant, prenez-le pendant une semaine deux fois par jour au moment des repas. Ah... c'est vrai : je ne dois pas utiliser l'impératif. Marc se racla la gorge : alors si vous ne voulez plus souffrir, je vous conseille de prendre ce médicament deux fois par jour avant le petit-déjeuner, et le dîner.

Marc serra la mâchoire, il avait craché son sarcasme ; c'était plus fort que lui. Mais il faisait partie de ces personnes qui ne se laissaient pas marcher sur les pieds, et il avait conscience que son calme imparable était une arme redoutable face aux personnes comme Éros. C'était ce qui avait rendu Marie-Suzanne complètement folle : désabusée, désespérée, elle avait cru attiser un peu de chagrin dans le coeur de Marc, tandis que la syphilis la détruisait petit à petit. Marc se souvenait encore bien de ces moments, où il lui apportait les lettres de ses amants, lettres remplies de crainte et d'insulte.

Ce qui avait tué la jeune femme, ce n'était pas l'idée de voir sa beauté pourrir, c'était le manque de réaction de Marc face à cela. Dommage qu'elle n'ait jamais appris qu'il était à l'origine de sa maladie ; il avait hésité à le lui apprendre. Cependant, Marie-Suzanne était une femme soumise à ses passions, et Marc aurait subi ses colères, ainsi que ses sanglots si elle avait su que son conjoint avait employé un pauvre gamin malade pour qu'il lui donne ce merveilleux cadeau. Appuyé contre son bureau, un bras replié contre lui, il buvait tranquillement son café en se souvenant que c'était à trois pas de lui qu'elle s'était pendue. Marc n'aurait pas dû devenir médecin, mais croque-mort, cet habit lui allait tellement mieux.
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MessageSujet: Re: You gotta get me high. [PV Marc]   Lun 11 Mar - 11:25

Le médecin ouvrit une armoire contenant du bordel. Ça ressemblait à des fioles de poisons et à des instruments de torture. J'y connais rien, ça m'a jamais intéressé ces choses là. Il sort une fiole à mes yeux identiques aux autres et la nettoie sur sa chemise. Un professionnel. Il me parle comme si j'étais con. J'aime pas. J'pourrais m'énerver pour moins. Il me parle vraiment comme au roi des cons. Et je rêve pas : il vient de se casser faire un putain de café comme si on était des pécores. Genre on a pas de flingue. Je grogne. J'ai pas la force de me lever. Je fais signe au mec avec moi de regarder ce que branle le médecin. Il s'enfuit pas par la fenêtre ou quoi, il se fait un putain de café, tranquille. Et ça lui a pris dix minutes ! Du foutage de gueule ! Si c'est une stratégie pour me maintenir éveillé, ça marche très bien. Je réunis assez d'énergie pour fulminer. Pourtant, je lui tape pas dessus. Trop mal à la tête. J'pense que j'ai besoin de sa petite fiole et de ses explications, mais dans le fond j'en sais rien. Vive la science.
En tout cas, si j'avais eu la motivation, je lui aurais sans doute ruiné la gueule au toubib. Mais là j'ai pas la foi. Et il s'enfonce en plus ! Il persiste ! Plus il ouvre la bouche plus il aggrave son cas celui là. Et en plus il reste parfaitement calme, ça rend fou ça. J'ai l'impression de tenir une arme en plastique, je jette un coup d'oeil aux flingues de temps en temps pour voir si ils sont toujours là, menaçants. Ben ouais. Et comme c'est moi qui les ai apporté, je sais pas que c'est pas des jouets. Alors pourquoi, bon sang, ce gars n'agit pas comme un gars menacé par une arme à feu. Bordel. Merde. J'ai foiré quoi là ? Mis à part que je suis blessé, je représente une menace parfaitement valable vu que je suis accompagné d'un autre gars qui, lui, est en possession de tous ces moyens. Sa façon de faire comme si j'étais sa grand mère me stresse là. Il est fou ? Il en a pas l'air, il bave pas et il fait pas spécialement de trucs bizarres, juste il me prend pour son pote un peu chiant quoi. C'est peut être un truc de médecin, ils sont à sang-froid ou un truc comme ça. Je me souviens du médecin qui s'occupait de moi à Exodum, il était calme comme ça aussi, mais c'est embrouillé dans ma tête. Je me souviens que je croyais être son préféré, mais tous les esclaves croient ça au début. Peu importe, ce connard là il m'énerve en tous cas. Pourquoi il a pas peur ? Je suis pas shooté au médicament avec la mémoire fraîchement effacée là, je suis méchant avec un flingue. Un méchant blessé, certes, mais un méchant quand même.
Mais... je vais sans doute pas le tuer après. Ça foutrait trop le bordel. Mais c'est pas pour ça que je vais me barrer comme une pédale en disant « merci monsieur ». Y a quand même une fierté à avoir.

- Bon, on peut se casser. Petite pause où je m'allume laborieusement une cigarette. Pour être honnête, c'est le mec avec moi qui a fini par l'allumer parce que mes doigts partent en free-style à cause de la douleur qui me fait trembler. Je parle de nouveau à mon employé. Tu pourrais fracasser des trucs chez monsieur le toubib s'teu plaît ? Il se fout clairement de notre gueule et ça me les brise... enfin attend. Le bordel d'un médecin n'a aucun sens pour moi, mais je me souviens qu'une règle de base à Exodum c'est que renverser des trucs au pif parce qu'on est confus à cause de l'amnésie et du Valium, ça fait mourir. Il y a des produits toxiques là dedans, et des instruments dangereux une fois allumé parce qu'ils sont prévus pour découper des gens. Il faut pas qu'il pète les bocaux remplit de formol, ça nous tuerait tous les trois. Je me souviens de ça. Ils le répétaient tout le temps. Rien péter, rester calme. Pète seulement les flacons de médicaments. Les vapeurs de formol c'est mauvais. Et j'aime pas les médoc', j'ai déjà les glandes d'en prendre un, péter les autres ça fera pas de mal. Il y avait beaucoup de comprimés à avaler à Exodum – et encore, si tu dois seulement les avaler t'es un veinard. Aucune idée de ce que c'était. Ils avaient tous des noms tordus, je m'en souviens parce que les médecins ne cachaient pas spécialement les étiquettes des médicaments. Pour ce que ça avançait de lire les flacons... des noms comme « tranxen » ou « testostérone », des trucs bizarres. Enfin ça me ferait du bien de voir des flacons de médoc' explosés partout.

Pendant que mon employé procède d'un revers de la main, je me mets péniblement sur mes deux jambes. Pas le choix, je vais pas faire une sieste ici. Je mets le calmant dans ma poche. On se tire.
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MessageSujet: Re: You gotta get me high. [PV Marc]   Mer 13 Mar - 1:17

Aux paroles d'Éros, Marc haussa les sourcils, légèrement. Sa main sur la tasse se resserra, la fatigue le tiraillait toujours, mais avec elle la colère arriva. Pardon ? Avait-il bien entendu ? Fracasser des trucs dans son bureau ? Il ne dit rien, il se contentait de lancer un regard sombre à Éros. Vraiment, les hommes aussi vulgaires, il ne les supportait pas. Ceux n’ayant aucun respect pour les autres, et surtout pour son travail. Mais ils étaient armés, il pouvait toujours tenter d'intervenir, mais pour faire quoi ? S'il mourait, Marc pouvait dire adieu aux recherches de toute son existence. De plus, il avait conscience que ce n'était que de la provocation.

Ce n'était pas la première fois qu'il faisait face à ce genre de personnes, mais il ne supportait pas la situation. Son bureau, c'était son antre, c'était son territoire, et il refusait qu'un connard le souille à cause de ses caprices. Ce grand type musclé, Marc le trouvait aussi con que triste. Il lui faisait penser à un gosse capricieux, incapable de se comporter correctement. Quand la première fiole tomba en éclat sur le plancher, l'homme sentit la hargne lui hérisser tous ses poils. Il enfonça ses dents dans sa langue, puis il but une gorgée de son café. Intérieurement, il se répétait de garder son calme, et que laisser la fureur éclater serait se mettre à leurs niveaux.

Contrairement à ce que pensait Éros, Marc ne désirait pas le contrarier en avalant copieusement ses gorgées de café. C'était ça, ou il allait s'écrouler comme une poupée de chiffon devant lui. Et puis, si certains étaient dépendants de l'opium, Marc était dépendant de son café. Il ferma les yeux en poussant un énorme soupir, ce qui le faisait encore plus chier ? C'était qu'il sentait que ces deux-là partiraient sans l'avoir payer. Il avait marqué quoi sur son front ? Qu'il était un Saint accueillant tous les connards abandonnés ? S'il avait eu un stylo à plume dans la main, il l'aurait certainement enfoncé dans l'oeil d'Éros, histoire de calmer ses nerfs hérissés. À chaque fois qu'il voyait le liquide tomber sur le bois, et se répandre comme du sang jusqu'à ses pieds, Marc sentait l'amertume grandir dans sa gorge. Elle le brûlait, et pas même son cher et tendre café ne l'aider à se calmer. Alors quand il vit l'homme d'Éros renverser une énième fiole sans se demander s'il risquait de les empoisonner tous les trois, Marc grogna. Il alla cracher un sarcasme, mais au moment où il ouvrit la bouche, on sonna.

Il posa la tasse sur le bureau, puis il jeta un regard à sa montre. Mais qu'avaient-ils tous pour venir le faire chier ? Franchement ! Il jeta un coup d'oeil à Éros, puis à l'autre. Il ne savait pas quoi faire. Pour la première fois de sa vie, Marc ne savait pas quoi faire. Habituellement, il réagissait de façon logique et pragmatique à toutes les situations qui se présentaient à lui, mais là... il voulait juste aller dormir. La chose la plus naturelle qu'il voyait, c'était d'aller ouvrir au troisième emmerdeur, mais il était à peu près certain que les deux hommes l'en empêcheraient. Il mouilla ses lèvres, il secoua la tête droite à gauche, puis de gauche à droite, et jura quand il entendit crier :


— Monsieur Strondheim ! Vous êtes là ? On a besoin de vous. Un de vos sujets est mal.

De ses sujets ? Il fronça les sourcils, puis il se tourna vers Éros sans rien dire. Il se demandait surtout comment il allait réagir, et ce qu'il comptait faire. Sortir par la fenêtre du troisième étage par exemple ? Dans son état ? Marc l'espérait bien, ainsi il pourrait calculer le temps que mettait cet abrutit à crever. Le séquestrer, et feindre son absence ? Cela lui plaisait - curieusement - moins, mais il pourrait au pire récupérer ses heures de sommeil. Au centre de la pièce, où à ses pieds des éclats de verres gisaient, Marc lança un regard à Éros. Un regard qui disait : « qu'est-ce que tu comptes faire ? »
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MessageSujet: Re: You gotta get me high. [PV Marc]   Lun 25 Mar - 1:12

J'ai sursauté en entendant la sonnette, mon homme de main aussi. C'est tendu. Un patient ? Il sonne avant d'entrer en tout cas, un bon point, ça me laisse un peu de temps pour réfléchir. Pas tant que ça en fait parce qu'on entend crier à travers la porte. Notre ami le médecin travaille de toute évidence à Exodum, ce n'est plus un soupçon mais un fait, et un de ses esclaves est pas très frais apparemment. Si nous n'étions pas là, il irait joyeusement retaper son « sujet » qui ira mourir d'épuisement quelques mois plus tard sur un quelconque chantier de l'Empire, ou chez un noble sadique. Ça vaut bien le coup de vivre pour voir ça. Je l'ai déjà dit je crois : si on me chope comme esclave en fuite, je réfléchis pas, je me mets une balle dans la tête avant même qu'il se passe quoi que ce soit. C'est dire comme l'idée m'emballe. J'envie pas son « sujet », là. D'ailleurs comment il l'a dit le gars derrière la porte, on dirait un vieux mot pour dire « élève », mais c'est sans doute la version courte pour « sujet d'expérience ». On apprend plein de trucs à Exodum pourtant. Par exemple, moi j'ai appris à faire la gorge profonde, à doigter, à comment m'empêcher d'éjaculer en appuyant avec mon pouce entre mes couilles et mon anus. Du savoir utile et valorisant, comme tu peux le voir. Enfin ça encore c'est pas le pire, j'ai beau essayer j'arrive pas à en avoir quelque chose à foutre. Mon psychisme entier est conçu pour s'en foutre. 'fin... ça a pas bien marché, puisque je suis là. J'arrive pas à me foutre d'absolument tout, en fait. C'est un entre deux désagréable à vivre.

Avec mon pouce, j'enlève la sécurité de l'arme. Je tiens à peine debout, mais l'adrénaline m'aide à continuer tout le cirque. Y a des connards qui attendent devant, j'ai pas peur des connards, moi et mon associé on pourrait sortir, là, maintenant, passer devant eux et s'en aller, qu'est ce qu'il dirait ? Ils verraient les bocaux cassés, et après ? Ils vont nous maîtriser avec leurs petits bras ? Ils vont rien faire, comme des pédales, ils vont pas se suicider pour la gueule de l'autre autiste là. Mais j'ai quelque chose à faire. Je lève le bras, je pointe mon arme droit sur la tête de mon ami le médecin, et je me rapproche. Je lui colle le métal froid contre la tempe. Je frotte un peu le canon contre sa peau, histoire d'être flippant. J'ai hésité à lui mettre dans la bouche et à l'obliger à le sucer – aussi humiliant que dénué de conséquences chiantes comme des morceaux de cervelle partout – mais ça l'empêcherait de parler. Je dis au médecin d'une voix basse :

- Dis leur de dégager, donne leur une excuse, une plausible, laisse ton « sujet » mourir. Si tu le fais pas j'repeins les murs avec ta tête, et j'utilise celles des connards devant la porte pour la seconde couche.

Je suis nerveux, c'est perceptible, et un mec nerveux ça appuie facilement sur une gâchette. A sa place, je ferais pas le con. Si il est si à sang-froid que ça, il analyserai la situation en toute lucidité et pourrait constater avec sa logique mathématique que je suis un connard nerveux et armé. C'est la proximité intellectuelle avec un esclave en formation qui me rend comme ça, c'est... je sais pas, j'arrive pas à m'empêcher d'imaginer quelqu'un avec une sonde urinaire dans la bite, le crâne ouvert, shooté aux médoc', en train de se demander ce qui se passe, pour qu'il soit en train de mourir comme ça tout seul comme une merde. C'est pas agréable. Il vaut vraiment mieux pour cette personne que le médecin vienne pas la « sauver ».
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MessageSujet: Re: You gotta get me high. [PV Marc]   Ven 26 Avr - 1:04

Pour la première fois de sa vie, Marc devait prendre une décision qui ne le concernait pas. Depuis sa naissance, il avait toujours agi uniquement pour lui-même. Il percevait les voix extérieures, il les reconnaissait, malheureusement. Il resta une éternité immobile, droit, le regard indifférent posé sur Éros, tout en réfléchissant à la situation. Il ne répondit rien, et il se contenta de garder le silence ; il n'avait pas l'envie d'obéir à Éros ça le faisait relativement chier. Une chose dont Marc avait horreur, c'était les parasites. Et Éros en était un, dans toute sa perfection.

Quand Marc examinait les éclats de verre éparpillés sur le sol, une noire colère s'emparait de son coeur. S'il avait écouté ses sentiments, il se serait jeté sur cet homme depuis longtemps dans le simple but de le tuer. Néanmoins, Marc n'était pas stupide comme l'autre parasite, jamais ses émotions ne prenaient le pas sur sa raison. Et que lui disait-elle ? Qu'il était dans une situation dangereuse, et qu'il fallait trouver une solution. Le poing serré, il se retenait de cracher au visage d'Éros une poignée de paroles sarcastiques. Toujours, il se répétait intérieurement : « Calme-toi, Marc, ne te met pas au niveau de ce monstre. Tu lui es supérieure. Calme-toi, sinon tu auras perdu », car Marc avait conscience que l'une de ses forces, c'était son sang-froid imperturbable. Il l'avait perdu qu'une seule fois, chose qu'il ne voulait plus reproduire.


— Monsieur ? Vous n'êtes pas seul ?

La mâchoire crispée, Marc leva les yeux au ciel, consterné. Pourquoi fallait-il encore que l'on vienne perturber ses travaux ? Sa vie tournait autour de ça, il ne pouvait pas s'imaginer autre chose. Malheureusement, s'il s'opposait à Éros, il risquait d'être blessé, ou de mourir. Ce qui lui ferait perdre son temps, et il était déjà en train de le perdre gracieusement. Il pouvait toujours retourner travailler, faire comme si de rien n'était pas, mais Éros allait se mettre en colère.

Pourquoi diable les gens étaient incapables de se maîtriser, merde ? Finalement, il poussa un soupir, puis il pivota pour se diriger vers la porte. Ses doigts effleurèrent la poignée, il se donnait exactement quinze secondes pour trouver un mensonge. Il fronça légèrement les sourcils, il mordilla sa lèvre, il remua une épaule, puis l'autre. Enfin, il ouvrit la porte sur un homme plus âgé que lui, le visage fatigué, et bien habillé. L'homme posa les mains sur ses épaules, essoufflé, il déclara :


— Au nom de la Science, venez ! Votre sujet numéro A36 vous réclame.

Marc haussa les sourcils, il espérait simplement qu'Éros ne perde pas patience, et reste tranquillement dans son bureau. Il invita l'homme à poursuivre, ce qu'il fit :

— Elle s'est mordu le bras jusqu'au sang en pleurant qu'elle voulait vous voir, et que ce n'était pas juste que vous donniez votre temps pour autre chose qu'elle. Elle est en crise, elle refuse de se calmer, et menace de se suicider si vous ne veniez pas.

Si Marc n'avait eu aucune retenue, il aurait certainement poussé un énorme soupir, tout en claquant sa tête contre sa main. Bon sang, ce n’était vraiment pas le moment. Numéro A36 était un Hybride avec laquelle il travaillait depuis des années ; on la jugeait trop défectueuse pour la mettre en vente. C'était une enfant avec des jambes de bouc, affectueuse, mais irresponsable. Elle avait développé un fort attachement pour sa personne, sans qu'il ne puisse comprendre pourquoi, et elle se mettait souvent dans ce genre d'état, quand Marc ne venait pas lui rendre visite. Et cette fois-ci, elle avait eu l'excellente idée de faire sa crise dans le moment le plus critique. Une fois, elle avait tenté de crever les yeux d'un scientifique qui avait tenté de lui administrer un laxatif, et là... elle voulait mourir si elle ne le voyait pas venir. Après avoir gardé le silence, et avoir jugé — encore une fois — qu'il était entouré de parasites et d'incapables, Marc grogna :

— J'ai un patient, je m'en occupe d'abord, et je viendrai après. Dites-lui que je vais lui apporter du réglisse, ça devrait la calmer.

Sans attendre de réponses de leur part, Marc ferma la porte. Il soupira encore, en se demandant s'il lui restait justement quelques friandises à lui apporter. Peu importe, il devait d'abord régler un problème plus urgent. Il retourna dans son bureau, il maugréa :

— Ils sont partis.

Il n'ajouta rien, conscient que s'il « encourageait » Éros à en faire de même, celui-ci allait encore se mettre en colère. Pourquoi ne pouvait-il pas se laisser tomber de sommeil sans que personne ne décide de le faire chier ? En tout cas, Éros ne se fit pas prier. Crispé, agacé au point de vouloir vomir sur son invité d'infortune, Marc l'observa attendre, puis sortir quelques minutes après son collègue. Sans rien ajouter, Marc poussa pourtant un soupir. Les deux silhouettes ne tardèrent pas à disparaître. Un goût amer coulait dans la gorge du médecin, il était en colère, et cela était rare. Il referma la porte à clef, en se promettant de ne plus jamais l'ouvrir pour « aider » qui que ce soit. Il se retourna, puis il alla dans son bureau. Les mains tremblantes, il rangea le foutoir orchestré par les deux hommes. La rancoeur le consumait, tout doucement, tout doucement, elle le consumait.

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