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 Your butts are my hunting ground. [PV Orchid]

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Criminel

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MessageSujet: Your butts are my hunting ground. [PV Orchid]   Lun 22 Juil - 21:28

Je suis encore bien bousillé par mes précédentes blessures. J'ai plus le plâtre, mais je dois encore sautiller avec des béquilles. Je sais plus qui m'a conseillé de me promener souvent avec, que plus je pratiquerais, plus vite je marcherai de nouveau normalement, mais c'est putain de fatiguant. Paraît que les muscles dans ma jambe droit ont fondus ou je sais pas quoi. Je suis pas médecin, mais vu comment elle est devenu squelettique je veux bien croire qu'il y a plus grand chose dedans. Le genou est plus large que la cuisse, c'est pas normal ça. Mais je suis pas patient, et ça me gonfle vite de boitiller en rond dans la maison, alors j'vais boitiller en rond dehors. En plus y a toujours du boulot à abattre, maintenant plus que jamais. Des pigeons à pigeonner, des employés à harceler, des rivaux à tabasser – c'est là que les béquilles servent enfin. Puis faut pas que je passe pour faible, sinon j'vais finir avec un couteau dans les organes vitaux et le pronostic vital salement engagé. C'est comme ça que ça se passe. Du coup je sautille allègrement d'un bout à l'autre de la Capitale, dans les zones qui me sont ouvertes – majoritairement les bas fonds. Aujourd'hui je vais boitiller au marché. J'aime bien le marché, il y a du monde et les odeurs étranges, beaucoup de bordel visuel. Particulièrement la zone où les clodo vendent leurs merdes sur des draps sales posés par terre, tu trouves vraiment de tout là dedans. Surtout des ordures certes, mais elles ont du cachet. J'évite juste le marché aux esclaves, tu comprendras pourquoi.

Je m'éloigne un peu des zones les plus fréquentées, avec la bourgeoise moyenne qui fait son marché et la Garde qui jette un œil sur tout ça. Ce genre d'endroit ne me réussit pas trop, je peux pas me comporter comme d'habitude. Je préfère les coins où tout le monde est d'accord pour dire que les institutions de l'Empire ne réussissent à personne et qu'il faut mieux les éviter, ça me laisse les coudées franches. D'ailleurs je vois au loin dans une ruelle adjacente au Marché des gars à moi en train d'agresser une petite nana qui n'aurait pas dû se promener par là. Une petite nana très bien habillée. Ça doit être pour son pognon, ça manque quand même d'intimité pour un viol. Elle est rudement bien habillée. Trop. Merde.
Je sautille à toute vitesse sur mes béquilles vers la scène de crime. Le problème des gens trop bien habillé, c'est que 1/ ils se baladent rarement avec du liquide sur eux parce qu'ils sont assez riches pour se contenter de régler des notes aux boutiques où ils vont en lettres de change 2/ ils sont rancuniers quand on les agresse. Très rancuniers. Et ils ont l'importance pour que la Garde cherche à les venger avec ardeur. Il vaut mieux dépouiller de la classe moyenne, qui a en général trop la trouille pour appeler la Garde – qui se fiche de toute de récupérer quelques pièces d'or aux malfrats, ils ont mieux à faire.

Les gars me reconnaissent et arrêtent de frapper la fille, se contentant de la tenir par le bras pour pas qu'elle se barre. Et plus je m'approche, plus je vois à quel point elle est jolie et bien soignée. Elle doit être vraiment putain de riche. Par contre j'arrive pas à interpréter son expression faciale.

- Putain mais qu'eeeest ce que vous branlez, tas de cons ? C'est un nid à emmerde d'agresser des putain de nobles ! Rien que leur piquer une sucette ça fait finir à l'échafaud.

- Couille molle ! C'est pas une noble ça, c'est une gamine, et en plus elle a des putain de miche de ouf. Celui qui parle caresse la joue de la demoiselle de son pouce rugueux. A la longue j'ai appris à bien manier les béquilles, et je lui en envoie un grand coup dans le museau. Ça lui plaît pas, il saigne du nez, et dans la colère me saute dessus. J'avais pas spécialement prévu ça, il doit croire que j'vaux plus rien avec une jambe en berne, mais pas de chance pour lui le reste marche parfaitement bien. Il m'envoie un coup de poing dans la gueule qui me projette la tête en arrière, mais mon Géno fonctionne encore très bien et la douleur ne m'assomme pas. Par contre elle me met très en colère. Son copain ose pas prendre parti et s'enfuit en courant, dans un éclair de lucidité. Monsieur a un couteau, et fait l'erreur stupide de prendre le temps de le chercher dans sa poche. Et c'est pas un cran d'arrêt, il faut donc déplier la lame avec ses gros doigts. Pas de bol moi j'ai des béquilles parfaitement fonctionnelles en métal. Je lui en donne un grand coup sur la tempe et il tombe. Si y a bien un truc que j'ai appris, c'est qu'un mec à terre est pas forcément inoffensif alors je lui en donne un deuxième coup à la tête, puis un autre avec le bout pointu, dans le ventre. Fort. Et là je m'aperçois qu'il risque plus jamais de répliquer. Bref, par la force de l'habitude j'ai agit impulsivement, pour protéger mes abattis salement exploités au cours des ans par feu mon propriétaire, et je l'ai tué. Dans la panique c'est difficile de jauger ce genre de chose.

- ... meeeeerde.

Je regarde la meuf bien fringué. Je sais plus quoi en faire maintenant.
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Marquise

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MessageSujet: Re: Your butts are my hunting ground. [PV Orchid]   Mar 23 Juil - 9:32

Orchid regarda plusieurs fois autour d'elle, cherchant parmi les visages anonymes un visage connu. Il n'y avait rien à faire, elle ne voyait Maya nul part. Elle était belle et bien perdue. Elle savait qu'elle aurait du écrire son instinct, que toute cette histoire n'était probablement qu'un coup fourré. Lasse de ces enfantillages, elle soupira et se résolut à avancer, espérant retrouver son chemin. Ce faisant, elle se remémora le début de sa journée qui s'était annoncée aussi monotone que toutes les autres mais qui avait rapidement pris une tournure étrange.

Maya était venu la voir dans le courant de la matinée pour lui demander de l'accompagner au marché pour qu'elle puisse elle même choisir le repas de ce soir et pourquoi pas se trouver quelques jolies babioles. Elle lui avait demandait gentiment et elle affichait une mine toute excitée. Rien qu'à partir de ce moment là, la jeune marquise sut que quelque chose ne tournait pas rond. Maya n'était jamais gentille avec elle – c'était inconcevable, comme tout les autres domestiques, elle regardait Orchid avec un regard condescendant, malgré le statut bien supérieur de la jeune fille – et elle n'était jamais enthousiaste quand il s'agissait de passer du temps avec sa maitresse. Orchid avait trouvé la demande étrange mais en ce tournant vers Mihaël, qui se trouvait là au moment des faits, elle le vit hausser les épaules en signe d'assentiment. Il acceptait donc qu'elle sorte. L'occasion était trop rare pour qu'elle puisse la manquer. Orchid accepta donc la requête de Maya qui insista ensuite pour l'habiller et la coiffer de la plus belle manière qui soit. La jeune marquise haussa un sourcil interrogateur devant tant d'ardeur à la parer. Elle qui comptait juste portait un robe de coton simple et un voile pour dissimuler ses cheveux pour passer inaperçue, elle allait être servie...

-Voyons Maya, nous allons simplement au marché. Il n'est pas nécessaire de rajouter cette broche en ivoire dans mes cheveux. Tout comme il était inutile de sortir cette robe. C'est une robe de réception, je vais étouffer par cette chaleur.


Orchid était encore en robe de chambre et regardait la domestique s'occuper de ses longues mèches roses dans le reflet de sa coiffeuse.

-C'est totalement nécessaire Mademoiselle – oups, je veux dire Madame! Orchid aperçut à ce moment le sourire mauvais qu'avait eu Maya en faisant semblant de se tromper. Cette broche va à merveille avec la teinte de vos cheveux! Je veux que toute la capitale voit à quel point ma maîtresse est belle! Vous allez faire honneur à toute la famille Shane! Elle jeta un coup d'œil à la robe. Si celle ci ne vous convient pas ce n'est pas grave, vous mettrez la jolie bleu qui vous va si bien!

Orchid eu une légère moue boudeuse. Tout cette agitation l'ennuyait déjà. Faire l'honneur des Shane... c'était bien la première fois que qu'on lui disait ça. Comme cela était possible... Plus le temps passait et plus cette intonation légèrement hystérique dans la voix de Maya l'inquiétait. Vraiment, il y avait quelque chose qui clochait.

Quand elle fut enfin prête, elle s'observa dans le miroir avec consternation. Ces cheveux était remontés très hauts et tombaient en cascade sur ses épaules. Cette broche incrustée de saphirs bleu nuit lui semblait indécente. En fait tout sa tenue lui semblait indécente. Elle était vraiment trop luxueuse pour une sortie au marché. Cette robe bleu acier brodée de fils d'argent ne lui apporterait à coup sûr que des ennuis. Le jeune fille soupira une fois de plus et descendit les marches du grand escalier au pied du quel l'attendait Maya. C'est à cet instant précis que l'événement le plus surprenant de la matinée se produisit. Mihaël qui attendait lui aussi dans le hall avec Marcus, majordome se tourna vers elle avec une expression indéchiffrable -mélange de surprise et d'admiration. Et bien que de nombreuses personnes soient présentes dans le hall, il fit une chose totalement imprévisible. Il attrapa Orchid par la taille et l'embrassa dans le cou. Le silence se fit pendant quelques instants. Tous semblaient retenir leur souffle. Mihaël releva lentement la tête – lui aussi semblait avoir été paralysé pendant quelques secondes – et croisa le regard interloqué d'Orchid qui n'avait absolument pas réagi. Il s'empourpra d'un coup et la repoussa violemment – si fort qu'elle faillit tomber avant de lui demander brutalement ce qu'elle faisait encore là.

La jeune marquise était perdue dans ses pensées – ce baiser n'avait vraiment aucun sens – quand on l'accosta.

-Hey chérie, tu devrais pas traîner ici. Passe ton argent et y aura pas de mal!


Elle se retourna et s'aperçut qu'elle s'était encore plus égarée. Elle se trouvait dans une rue un peu à l'écart du marché. Les deux hommes qui étaient face à elle n'avaient pas l'air d'être des enfants de chœur. Elle haussa les épaules d'un air désolée.

-Je suis désolée Messieurs mais je n'ai pas du tout d'argent sur moi. Si vous voulez bien m'excuser...

Et c'était la vérité. Elle n'avait absolument pas d'argent sur elle. C'était Maya qui avait le sac avec les lettres de change et l'argent pour les courses. Elle n'avait rien d'autre que ses bijoux – ce qui en soit constituaient déjà une forte somme. Elle leur fit un léger signe de tête et s'apprêtait à continuer son chemin quand elle ressentit une violente douleur. Cette brute l'avait attrapée par les cheveux et tira dessus jusqu'à ce que sont visage soit à quelques centimètres du sien.

-Mais elle se fout de moi cette petite!

-Monsieur, je vous assure que...

Le coup qu'elle reçut sur l'épaule la stoppa net. Elle sentit la douleur se propageait dans le haut de son corps. Aucune larme, aucun gémissement mais une franche surprise. On ne l'avait pas frappé depuis l'époque de la maison close. Et ça datait. Bien sûr de temps en temps, Mihaël la malmenait un peu mais rien de comparable à ça. L'expression qu'elle affichait au moment même devait sérieusement dénoter avec sa situation. Une femme qui se fait frapper et qui paraît aussi surprise que si on lui avait annoncé que les lapins étaient en fait carnivores, ça ne courait pas les rues.
Elle se serait surement pris un autre coup si l'autre type n'était pas arrivé.
- Couille molle ! C'est pas une noble ça, c'est une gamine, et en plus elle a des putain de miche de ouf.
Orchid ne sentit ni vexée ni flattait – en fait , elle ignorait tout de ces deux sentiments. Elle espérait seulement que ses « miches de ouf » - mot qu'elle connaissait puisque régulièrement utilisée au bordel où elle était née -  ne lui attirerait pas d'autres coups. C'est qu'il faisait rudement mal le bougre! Déjà qu'il s'était maintenant emparé de son bras. Il le serrait si fort que ses phalanges en étaient devenues blanches. Comme si tout cela était nécessaire.
Orchid ne porta que peu d'intérêt à ce qu'il se passa ensuite. Elle jeta vaguement un coup d'œil à celui qui s'enfuyait et se contenta de masser son bras endoloris en regardant les deux hommes se battre.

- ... meeeeerde.

Lorsqu'elle aperçut la mine un peu désemparée de l'homme qui la fixait, Orchid sentit naître un début de curiosité.
-Hé bien, quelle affaire.
Elle s'approcha doucement de l'homme à terre et posa sa main sur sa jugulaire. Il était mort, pas de doute. Orchid trouvait ça intéressant. C'était la première fois qu'elle voyait un mort. Mais elle n'avait pas le temps de s'appesantir sur ce fait. Elle se tourna vers son sauveur.

-Vous n'avez rien de cassé?

Elle jeta un coup d'œil au alentours. Personne ne semblait les avoir remarqué.

-Nous ferions mieux de filer si vous voulez mon avis. Quelqu'un risque de nous voir. Venez.

La jeune fille ferma les yeux du mort – qui étaient restés ouvert sous  le coup de la surprise – puis se leva et se dirigea vers une rue adjacente sans attendre de voir si l'homme la suivait. Elle n'était pas très douée pour les prises de décisions d'habitude mais c'était une question de survie cette fois-ci. Et Erus lui avait toujours dit de bien faire attention à elle.
En sentant la présence de l'autre dans son dos, elle ajouta :

-J'espère au moins que ce n'était pas l'un de vos amis.

Question qui aurait paru stupide à n'importe qui d'autre. Qui aurait bien pu tuer son ami pour si peu de chose? Mais Orchid n'était pas très au fait des relations entre personnes normales et imaginait parfois des choses étranges.
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MessageSujet: Re: Your butts are my hunting ground. [PV Orchid]   Mar 23 Juil - 22:09

J'examine mieux la fille, maintenant que le danger le plus immédiat est passé. Sur le coup j'ai juste calculé des détails comme la robe hyper classe ou les cheveux propres et bien coiffés, qui dénotent une origine bourgeoise, mais maintenant que je peux la regarder à mon aise sans avoir à gérer des connards autour, j'm'aperçois qu'elle est réellement putain de belle. Et elle a les cheveux roses. En fait, les nobles belles, c'est pas si courant que ça. La richesse va pas nécessairement de pair avec une plastique agréable, c'est juste plus facile de pas avoir une gueule de raie quand tu te laves souvent et que t'as de la sape à ta taille. Elle, elle est vraiment putain de putain de belle, avec de longues jambes, un visage parfaitement symétrique sans aucune marque, une taille marquée, et je vois pas ses fesses sous sa robe mais elles doivent être waterproof de la gravité, comme ses miches. J'comprends que ça fasse tout chaud dans le pantalon. Et c'est bizarre, parce que les nobles rêvent plus de pouvoir que de mettre le feu au cul, c'est réservé aux esclaves de plaisance et aux putes ça. Quand t'as mieux à foutre dans la vie, genre être intelligent, tu ressens pas le besoin de travailler ta plastique comme ça. J'me fais un devoir d'avoir le ventre flasque et les membres grèles, avec des tendons à gogo et des cicatrices pas sexy. J'laisse la beauté à ceux qui ont que ça pour se rendre intéressant.

La gonzesse réagit pas comme une bourgeoise qui est passé à deux doigts du viol, mais comme une meuf pragmatique. Ça me laisse sur le cul, j'ai jamais vu ça chez une gamine de vingt ans, en général c'est les premières à gueuler comme des truies. Elle me demande si je suis blessé. Effectivement, je commence à saigner du nez et dans la bouche, mais c'est rien ça. Et cette pauvre victime me dit qu'on devrait filer, parce qu'on risque d'avoir des problèmes.

- ... hein ?

Et elle se barre. C'est le moment que choisit mon homme de main – t'sais, celui qui m'accompagnait à la base avant que je le sème en boitillant pour sauver une donzelle en détresse. J'lui donne mes instructions :

- Bon, c'te meuf est chelou, je gère ça. Occupe toi du cadavre, j'te laisse de la monnaie pour que tu mette la main sur un grand sac ou quoi. Putain, mais lui il était bien con quoi... 'fait chier.

Je sautille à toute pompe derrière la gamine, qui a le bon goût de s'éloigner de la scène du crime. Je m'y serais pas pris différemment, mais moi je suis pas une pucelle de vingt ans noble qui vient de se faire agresser. J'ai une tête louche moi, même quand j'ai rien fait je prends le large de ce genre d'emmerde, parce que je sais qu'on va venir m'emmerder.
La nana me demande si c'était un de mes amis. J'crois pas qu'on bute ses amis à coup de béquille, mais je suis pas très au fait des relations entre personnes normales non plus. Ça a l'air affreusement compliqué. Et comme je suis vraiment comme un couillon face à cette petit gonzesse de cinquante kilos tout mouillé qui se tient devant moi comme si tout était parfaitement normal, ben je trouve rien de mieux à foutre que la vérité :

- Bin c'était un gars qui bossait pour moi en fait, section dépouillage de gens et violence interpersonnelle en général. Un malade du couteau, mais très très con. J'aime pas les gens cons, ça attire l'attention de la Garde l'agression au petit bonheur, surtout sur les bourges, et j'ai vraiment pas besoin de ça. Je renifle peu élégamment histoire de me débarrasser d'un excès de morve. Mais euh... pourquoi vous hurlez pas et tout ça ? Vous êtes pas une espèce de noble ou quoi ? J'croyais que les gamines ça hurlait, moi.

Ouais hein, pourquoi elle hurle pas. J'suis tellement dans la semoule là, j'ai loupé un truc ? Ça me fait à moitié stresser ces conneries. J'aimerais bien la tuer pour régler définitivement le problème, surtout qu'elle a vu mon visage et que j'viens de lui dire que j'possédais des voleurs et que je tuais des gens.
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Marquise

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MessageSujet: Re: Your butts are my hunting ground. [PV Orchid]   Jeu 25 Juil - 1:44

Orchid adapta son allure à celle de son compagnon d'infortune. Ces béquilles ne devaient vraiment pas être pratiques – même s'il avait démontré qu'il savait parfaitement s'en servir – et elle espérait pour lui qu'il se rétablirait vite.
Elle écouta avec un air grave les explications de l'homme. C'était donc ça... Un gars qui bossait pour lui... Orchid se promit de garder un l'esprit qu'il faudrait se méfier de cet homme là aussi. Probablement un criminel et pas un de bas-étage apparemment. Peut-être un chef de gang. La marquise comprenait bien que s'il l'avait sauvée ce n'était pas par bonté de cœur mais pour éviter des ennuis trop gros pour lui. Pour une fois, elle se dit qu'être noble avait de bon côté parfois.

-Mais euh... pourquoi vous hurlez pas et tout ça ? Vous êtes pas une espèce de noble ou quoi ? J'croyais que les gamines ça hurlait, moi.

Elle se tourna vers lui, sincèrement surprise. A chaque agression qu'elle avait subi – majoritairement par des anti-génos – elle ne s'était jamais débattue ou n'avait pas appelé à l'aide pour la simple raison que Mihaël lui avait interdit de faire de scandale lorsqu'elle se trouvait à l'extérieur du domaine – et même à l'intérieur d'ailleurs. Du toutes façons, elle avait toujours la plupart du temps un suivant pour la sortir du pétrin. Et puis elle supposait que c'était comme ça que cela devait se passer. Il n'y avait jamais vraiment réfléchie. Peut-être que le cri était une façon de se placer en victime – l'être faible et apeuré – et montrer ainsi son infériorité. Peut-être qu'en ne criant pas, elle avait déniait d'une certaines manières la supériorité de son sauveur. Peut-être aurait-elle dû se mettre à pleurer aussi et le remercier avec un peu plus d'effusion. Hum... le remercier tout court aurait été une bonne chose d'ailleurs. Elle avait probablement dû le blesser dans sa fierté masculine. Cela avait été très insolent de sa part. Son attitude indifférente avait dû la faire paraître hautaine, ce qu'elle n'avait pas en mesure d'être. Pendant un instant, elle avait oublié ce qu'elle était.
La jeune fille état confuse. Elle n'était plus si sûre d'elle et de la marche à suivre.

-Je suis sincèrement navrée.  J'ai oublié mes manières. J'ai sans doute mal agi sans le vouloir. J'ignorais quel était le comportement à tenir dans ce genre de situation. Je peux crier maintenant ou essayer de me mettre à pleurer si vous le souhaitez?

Elle se souvint au même moment de la question qu'il lui avait aussi posé. Si elle était une noble? Ainsi son existence anormale n'était pas parvenue aux oreilles de tous. La jeune fille trouvait ça rassurant, il y avait encore des gens dans cette capitale qui se fichait éperdument des scandales de la Haute.  Chose rare, elle adressa un demi sourire à l'homme qui l'accompagnait. Son ignorance et son manque d'à priori étaient relaxant. Être le centre de l'attention ne lui avait jamais plu.

-Je m'appelle Orchid Shane et je vous suis reconnaissante pour tout à l'heure. Je suis effectivement marquise mais rien de passionnant. Vous avez probablement un nom aussi?

Remarquant enfin le sang qui coulait sur son visage, elle fouilla dans une de ses poches et en sortit un mouchoir de soie.

-Tenez, vous feriez mieux d'essuyer ce sang avant qu'il ne sèche. Dites- moi...

Elle pencha un peu la tête pour vérifier ce qu'elle pensait. Effectivement ce tatouage sur sa joue était étrange. Il était assez beau mais.. On aurait dit que cet aigle était bancal.

-C'est peut-être impoli de ma part mais il n'y aurait pas une erreur de perspective dans votre tatouage? J'espère au moins que vous n'avait pas payer le tatoueur.

Orchid avait déjà oublié qu'elle se trouvait dans une rue où peu de gens passaient, loin de chez elle, sans personne à sa recherche, avec un homme qu'elle ne connaissait pas et qui venait de tuer un de ses subordonnés sous ses yeux – avec une béquille d'ailleurs, ce qui avouons le, n'est pas très commun – et qu'elle n'avait aucune idée de ce qu'il pourrait bien lui faire. Comme elle oubliait régulièrement qu'elle était une femme, génos et ancienne esclave d'autant plus, et qu'il n'avait jamais été prudent de marcher seule dans la capitale dans ces conditions. Elle n'en avait cure. Quoiqu'il puisse se passer ensuite, elle était persuadé qu'elle y trouverait un intérêt quelconque. Il fallait vivre ça comme une aventure qui rompait la monotonie de sa vie actuelle. Même si cette aventure devait se solder par la mort. Bien qu'elle n'y croyait guère. Au quel cas, cette fichu broche en ivoire et en argent qu'elle avait dans les cheveux pourrait lui servir. Une femme, même aussi indifférente qu'Orchid, n'est jamais sans ressources.
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MessageSujet: Re: Your butts are my hunting ground. [PV Orchid]   Jeu 25 Juil - 3:11

La petite gonzesse prend l'air gênée face à ma remarque. Elle s'excuse de ne pas avoir hurlé comme une truie, de ne pas avoir eu le comportement approprié. Je... je sais plus quoi dire. Toute cette situation me dépasse. J'suis face au résultat du croisement entre la miss monde des crevettes roses et un poupée sous Prozac, et tout ce qu'elle trouve à dire c'est de s'excuser de ne pas avoir eu assez peur. Je connais qu'un seul type de personne capable de ce genre de what the fuck social, et c'est les esclaves. Mais j'pense pas que ça en soit une, trop bien fringuée, trop bien nourrie, trop jolie. Ai je précisé que j'ai pas trop eu l'occasion de discuter avec des représentantes du beau sexe ? Bin oui, mon propriétaire était plutôt branché jeune homme, et après... bin j'ai pas dit que je couchais pas avec des nanas, j'ai dit que je leur parlais pas, c'pas pareil. Et une noble ? Encore moins. Bizarrement, les gens ramènent pas leur bourgeoise chez un pervers notoire avec vingt gigolos à domicile. Etrange hein ? En plus, qui se ressemble s'assemble, et tous les potes de mon proprio avaient à peu près les mêmes goûts de dégénéré. On savait tous que dès qu'il prévoyait une soirée, on allait prendre cher dans notre gueule. Enfin, notre gueule... j'reste poli là hein.

- Euh nan faut mieux pas crier et pleurer en fait, y en a que ça encourage. Mais c'pas parce que faut pas le faire que les gens le font pas... sur le coup de la terreur, tout ça. T'as fait la guerre ou quoi ?

Je rassemble mes maigres notions de psychologie humaine pour comprendre l'anomalie sur patte qui se tient devant moi. Si elle n'est pas conditionnée par Exodum à ne pas hurler quand on lui fait du mal, c'est p'tète parce qu'elle a connu des champs de bataille ou que ses parents étaient très très méchants. Les libres ont pas forcément une vie marrante non plus.
La jeune je sais pas quoi se présente. Shane... j'ai déjà entendu ce nom. Peut être chez mon proprio, je sais pas.

- ... marquise ? Je n'en avais jamais vu !

Je tends la tête vers elle – puisqu'elle m'examine, pourquoi je peux pas faire pareil ? -, cherchant les signes de son exceptionnelle ascendance. C'est un haut niveau les marquis, nan ? Je sais pas, je ne m'intéressait pas beaucoup à ces choses là, dans le temps. Y a assez d'eau qui a passé sous les ponts maintenant pour que je puisse être curieux sans me sentir stressé par la proximité avec la noblesse. J'ai beau essayer de faire comme si, le passé à salement tendance à se rappeler à moi à la première occasion. Autant vivre avec. J'en profite d'être à dix centimètres de son visage pour me présenter :

- J'm'appelle Éros.

C'est moche et ça manque de dignité, mais qu'est ce que j'y peux ? J'ai pas choisi, puis c'est un peu tard maintenant pour dire « au fait mon vrai nom c'est Jean-Roger, soyez gentil corrigez tous vos tatouages et vos graffitis ». Il aurait fallu y penser direct en fuyant de chez mon proprio, mais j'avais un peu autre chose en tête, tu vois. Et je savais pas que ce nom faisait porno bizarre, vu que c'est le mien. 'doit y avoir un paquet d'esclave de plaisance qui s'appellent comme ça, juste derrière « Gabriel », « Monica », « Candy » ou « teub en feu », je sais pas. D'ailleurs, j'trouve que « Orchid » ça fait bien porno bizarre aussi. Ça m'fait penser à des fleurs qui ressemblent à des vulves. Toutes les fleurs ressemblent plus ou moins à des vulves, d'ailleurs, mais j'ai un sérieux problème de priapisme. Note que ça serait chiant, un esclave de plaisance qui a du mal à bander, mais personne a prévu dans la conception que j'voudrais autre chose dans la vie que d'avoir la bite en feu. Enfin pour fourrager un vieux obèse avec une gestion des sphincters difficiles, faut avoir une solide capacité d'abstraction et pas avoir peur de se pignoler le jonc jusqu'à en avoir les mains qui brûlent afin de maintenir un peu de solidité dans l'intérêt. Pour rester poli.
Pendant que je suis perdu dans toute ma poésie intérieure, la marquise me pose des questions sur mon tatouage.

- Bin il me plaît bien comme ça, moi.

Nan en fait c'est pas vrai j'le trouve moche, mais je préfère ça qu'avoir le charmant nom de mon ex-proprio sur la figure. Alors j'y pense pas.
Mais qu'est ce que je suis en train de foutre ? Je tape la jactance avec une noble ! Une salope de petite bourgeoise de merde qui m'enculera sans doute dès qu'elle sera sûre de s'en tirer sans bobo ! C'est pas parce qu'elle a l'air aussi investie émotionnellement qu'une éponge que j'dois la laisser filer comme ça ! Mon regard se durcit :

- ... mais qu'est ce que je vais foutre de toi maintenant hein ? Tu vas sans doute aller faire un brin de causette à la Garde dès que tu pourras te barrer hein ? Et si t'étais plus en mesure de le faire ? … putain j'suis trop dans la merde là, j'vois pas de bonne solution à tout ce merdier pourri. Si j'te bute, vu que t'es une putain de marquise, la Garde va venir foutre le merdier partout, et si j'te bute pas ça va être pareil. Putain de putain de putain.
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MessageSujet: Re: Your butts are my hunting ground. [PV Orchid]   Ven 26 Juil - 10:23

-T'as fait la guerre ou quoi ?

Quelqu'un d'autre qu'Orchid, quelqu'un ayant une meilleure compréhension du monde, aurait sans doute ri, voyant dans cette phrase un trait d'humour. Mais la jeune marquise le prit au premier degré. Tout comme elle était assez intelligente pour avoir des opinions mais n'en n'avait pas, elle avait assez de discernement pour lire à travers les lignes mais ne le faisait pas. Parce qu'elle ne comprenait pas la nécessité qu'avaient les gens de dissimuler leur pensée sous des faux-semblants,  de faire des sous entendus – ce genre de chose. Pour elle, une parole dite était forcément une parole sincère, vraie, honnête. Une parole utile dans la mesure du possible. C'est pour cette raison qu'elle fut surprise en entendant cette question. Donnait-elle vraiment l'impression d'être une combattante? Une guerrière? Orchid examina son bras. Elle n'était même pas sûre d'être capable de chasser un chat sauvage. Quoique.. en y réfléchissant bien, avec ce qu'elle vivait tout les jours chez elle, c'était un peu comme mener une guerre perpétuelle. Une guerre où elle était toujours perdante. Son manque de réaction provenait sans aucun doute de là. A force de prendre des coups – physiques et psychologiques – elle avait finit par être lassé de la douleur et avait rangé son cœur et ses sensations bien au fond d'elle même, où personne ne pourrait les atteindre. Bien sûr, c'était un peu dommage. Elle n'était plus la petite fille joviale de ses 4 ans. Et ce depuis bien longtemps. Mais quand on ne correspond pas à la norme, quand on ne vit pas pour soi mais pour les autres, il faut savoir accepter de sacrifier un bout de soi. Orchid avait sacrifié ses propres sentiments.
Elle ne répondit donc pas, elle haussa juste un peu les épaules. Le léger sourire qu'elle avait pu esquisser plus tôt avait disparu de son visage et elle avait retrouvé son masque neutre, désintéresse. Si elle se laissait aller et s'ouvrait au premier inconnu, elle deviendrait faible et la douleur reviendrait. Et il en était hors de question.

-J'm'appelle Éros.

Mû par un instinct naturel, elle éloigna son  visage lorsqu'il s'approcha un peu trop près. Les gens de la ville avait parfois d'étranges manières. Eros, ça sonnait comme le patron d'un bordel de luxe ou plutôt comme le nom de l'esclave de plaisance vedette de ce même bordel. Orchid plongea son regard dans celui d'Eros. Ce pourrait-il que cet homme là soit un esclave? La jeune fille en doutait. Les esclaves ne possédaient pas ce genre de tempérament fougueux, cette mine patibulaire.  Ils ne décidaient pas de frapper quelqu'un sans en avoir eu expressément l'ordre. Ils ne décidaient pas tout court en fait. Et surtout, les esclaves n'avaient personne qui travaillait pour eux. Ils travaillait pour les autres. Il n'y avait qu'à la regardait pour comprendre ce qu'était un esclave docile. Enfin, dans son cas, docile n'était pas le terme exacte. Elle faisait sans doute plus  partie de la catégorie « tellement blasés que tout leur passe au-dessus de la tête » - quelque chose dans le style là – plutôt que celle «  dévoués à servir ses maitres corps et âmes » .
Orchid était encore plongée dans ses pensées, à se demander si on peut cataloguer les esclaves, si on peut juste cataloguer les humains en fait quand elle senti le changement d'atmosphère qu'y s'opérât.
Elle regarda Eros avec un regard désolée et soupira de lassitude. Le soupir c'est un peu la réaction qui revient le plus souvent chez elle.  C'est un peu comme si elle extériorisait ses sentiments cachés sans vraiment les formuler. Et dans le cas présent c'est de la déception qu'elle exprime. Les relations humaines sont si compliquées. Il faut toujours qu'à un moment ou à un autre elles basculent.

-Je suis désolée de vous décevoir mais je n'ai aucun intérêt pour la justice de ce genre et la traque des criminels. Et je ne suis pas non plus sûre que le fait qu'un criminel en béquilles se promène dans les environs pour tabasser à mort ses subalternes intéresse vraiment la garde. En même temps, ce n'est pas comme si grand chose les intéressait. Pendant un court instant, la voix de la jeune fille se fait amère. Enfin, tout ça pour dire que nous pourrions tout aussi bien repartir chacun de notre côté sans déclencher des hostilités inutiles. Ce n'est pas comme ci , je pouvais vraiment vous faire mal si vous mettiez votre menace à exécution mais tant qu'à faire autant éviter d'en arriver à ce stade là. Vous ne trouvez pas que les relations sociales sont bien assez compliquées comme ça?

Elle épousseta sa robe. Elle qui le trouvait intéressant... Parfois la curiosité est un vilain défaut. Elle aurait dû le planter là et partir de son côté sans demander son reste depuis le début. Elle ne lui avait jamais rien demander en premier lieu. S'il avait dû lui arriver quelque chose, elle aurait fait la morte le temps que ça passe et serait rentrée chez elle avec ses souvenirs cachés quelque part jusrqu'à ce qu'elle n'y songe plus. Elle avait l'habitude.
Pendant un instant, elle se demanda comment Mihaël réagirait si elle mourrait. Sans doute qu'il s'en ficherait éperdument. Pas que ça lui importe vraiment, elle aussi s'en moquait bien.  Et comment comptait-il la tuer d'ailleurs? Avec une béquille aussi ? Orchid fit la moue. S'il fallait qu'elle meure, elle préférait que ce soit d'une mort rapide et pas -trop – douloureuse si possible. Un coup de béquille, ça fait mal.

-Si vous voulez mon avis, vous seriez plus embêté avec un cadavre sur les bras qu'une marquise vivante. Vous pourriez toujours exiger une rançon par exemple. Est-ce que ça se fait encore ce genre de chose? Quoique je ne suis pas sûre qu'ils vous payent pour si peu. Ils prendraient surement ça comme une bonne excuse pour me déclarer perdue. Dans tout les cas, un cadavre c'est tout le même plus encombrant. A moins de la bruler pour le faire disparaître..? Ça se remarquerait quand même vous me direz, avec la fumée.  

Elle qui peinait d'habitude a enchainer trois phrases, elle se montrait étonnamment loquace avec cet homme. Ce n'est pas qu'elle lui faisait confiance ou quelque chose de ce genre – qui aurait pu faire confiance à cet homme dés la première rencontre ? - mais dans un sens, elle avait l'impression que quoiqu'elle montre ou qu'elle dise, elle était libre. Qu'il n'y avait en cet instant pas le moindre carcan sociale et que cet homme se foutait pas mal des convenance. Le fait qu'il ne possédait aucun statut défini devait y jouer pour beaucoup. Orchid n'oubliait pas qu'elle avait longtemps était dans cette situation aussi avant d'entrer dans le monde hypocrite de la noblesse.
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MessageSujet: Re: Your butts are my hunting ground. [PV Orchid]   Ven 26 Juil - 21:49

Elle soupire. Mademoiselle soupire. J'me sens pas hyper convaincant dans le rôle du méchant terrifiant là, je trouve ça très perturbant. En général tu menaces une douce jeune fille avec la perspective d'un décès dans sa gueule, elle a au moins la décence d'avoir les foies. Mais c'est une jeune fille noble tu vois. Peut être que tous les nobles ont dans leur cerveau une case « gérer les situations de crise en négociant calmement » dont les pauvres mortels genre toi et moi sommes dépourvus. Je trouve ça particulièrement anxiogène. Elle a vraiment l'air d'en avoir rien à foutre, elle m'explique juste qu'elle trouve aucun intérêt à parler de moi à la Garde, qui n'en aura rien à foutre de toute façon, et que tout le monde pourrait rentrer calmement chez soi boire une tasse de thé. Y a rien de mieux pour déstabiliser les gros connards dans mon genre que d'en avoir rien à foutre.

- Bin vi bin euh c'est compliqué, oui...

Je baisse le regard d'un air gêné. J'pourrais la taper ouais, mais si elle continue d'en avoir rien à foutre, je fais quoi ? Parce qu'elle a vraiment l'air d'en avoir absolument rien à branler. C'est peut être une stratégie pour que je la frappe pas, justement, mais dans ce cas là c'est la meilleure actrice du monde. Sa respiration ne s'accélère même pas ! Moi mon problème c'est que j'arrive plus à n'en avoir rien à foutre, justement. C'est en même temps ma plus grande fierté, mais c'est difficile de s'en rappeler quand t'as l'adrénaline qui monte. Évidemment, en terme d'auto-préservation, j'arrive pas à la cheville d'un libre, mais rien qu'un peu c'est déjà énorme pour quelqu'un de mon espèce.
Ouais, les interactions sociales c'est compliqué.

Ensuite elle disserte gentiment sur les fins et les moyens. Une demande de rançon, l'art poétique de se débarrasser d'un cadavre, tout ça. On sent le manque d'expérience, mais aussi la volonté de bien faire. Oh putain. Ce dialogue, ça transcende vraiment la notion de je-m'en-foutisme. Ça sert à quoi de défragmenter la gueule de quelqu'un qui s'en branle, franchement ? Puis j'me suis coincé un muscle de l'épaule droite en frappant l'autre gars là. J'ai du mal à maintenir une bonne prise quand je tiens quelque chose, rapport à ma main qu'est en kit mal monté, tu vois, alors j'suis obligé de compenser avec le reste du bras pour maintenir, et à chaque fois que je m'essaye à un nouveau sport – comme le meurtre par béquille, le meurtre par batte de baseball, le meurtre par cuillère – j'me fais mal quelque part. J'aimerais bien de la glace, ou un massage, mais j'vais avoir du mal à mettre la main sur ce type d'article si j'veux buter mademoiselle dans les cinq minutes là, alors si c'est pas indispensable j'préfère m'abstenir, merci beaucoup. C'est fatiguant ces histoires là.

- Nan mais... le feu c'est pas une bonne idée, j'vais galérer pour allumer une bonne flambée au milieu de la rue, comme ça, niveau combustible. Puis ça pue terrible, ça me fout la gerbe à moi. Nan, moi j'aime bien foutre les cadavres dans du compost, bien enterré au milieu, mais le problème c'est que les gens viennent pas farfouiller dedans en cours de processus. Faut repérer un tas de compost frais, vu qu'il faut que ça marine quatre cinq ans cette affaire là pour avoir du bon engrais, ça laisse le temps aux choses de se faire. Mais c'est quand même putain de galère, et là on est pas dans un quartier où y a pas de gros jardins. Puis une telle quantité de viande ça fait pourrir les légumes sur pied. Sinon y a le fleuve, mais de toute façon je vais galérer pour te porter jusque là. J'suppose que tu voudras pas t'y jeter toute seule hein ?

Je m'appuie l'épaule sur un mur pour avoir le bras droit de libre, afin d'allumer une cigarette. Toute cette discussion trop technique me donne des envies brutales de nicotine. Clic clic, j'allume ma clope.

- Pour la rançon... ça pue trop la merde, ce genre de truc. J'connais trop de gadjos bien intentionnés pour qui ça a mal fini, surtout si tu dis que les gars de chez toi en ont rien à foutre. Ça marche mieux avec des gens qui ont tout intérêt à pas appeler la Garde, tu vois... ils se sentent baisés de A à Z, alors ils raquent sans broncher, mais si y a un gonze chez toi qui attend derrière l'héritage que tu laisseras quand tu vas crever, bah ça sert à rien. Tu veux une clope ? Tant qu'à foutre...

La menace de mort, créatrice de lien social depuis le début des temps. Je tire sur ma tige.

- Mais comment ça se fait que les gens de chez toi veulent que tu meurs ? Tu peux pas leur dire en tant que marquise ben... qu'ils aillent se faire enculer, j'sais pas ? Les envoyer en prison, les vendre à Exodum ? Ça les ferait bien chier !

J'ai un vision un peu niaise de la noblesse.
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MessageSujet: Re: Your butts are my hunting ground. [PV Orchid]   Jeu 1 Aoû - 6:21

-J'suppose que tu voudras pas t'y jeter toute seule hein ?

Orchid haussa les épaules. Si elle n'avait rien eu de mieux à faire à ce moment précis et qu'il le lui avait demandé gentiment, elle aurait pu se laisser tenter mais le dernier livre qu'elle avait commencé et qui traitait des rapports conflictuels entre esclaves et domestiques lui donnait une raison de se maintenir en vie. Et elle avait bien envie de rentrer ce soir, fraîche, dispose, en un seul morceau et à peine décoiffée. Histoire de voir la tête que cette petite garce de Maya -voilà qu'elle devenait vulgaire maintenant! -  ferait quand elle verrait que sa blague minable n'avait pas fonctionné. Elle s'en foutait mais fallait pas pousser le régent dans les orties non plus. Elle en avait plus qu'assez d'être baladée de droite et de gauche comme ça. Question de confort. Et puis, si cette petite n'était pas heureuse de servir une ancienne esclave, elle n'avait qu'à se faire embaucher ailleurs. Pour le peu de travail qu'elle fournissait, ce n'était pas Mihaël qui allait la retenir. Orchid sentit un léger picotement lui courir sur la peau et la démangeait furieusement. Ça arrivait de plus en plus souvent ces derniers temps, quand elle ne comprenait pas l'attitude des autres à son égard, quand elle trouvait ça injuste. Comme quoi, et malgré les dires des mauvaises langues, sa patience n'était pas infinie. Et son goût pour la liberté, lui, commençait peu à peu à se développer.
Le point positif, était qu'Eros avait l'air d'avoir abandonné toute volonté de meurtre. Orchid n'aurait jamais imaginé ce matin en quittant ses appartements qu'elle se retrouverait trois heures plus tard à discuter décomposition de cadavre avec un inconnu. Ça avait du bon de se perdre parfois. Ce n'était pas le genre de connaissances qu'elle trouverait dans un livre et c'était bougrement intéressant. Ce n'était pas non plus comme si ça pourrait lui servir un jour mais ça changeait des discussions à propos des dernières conquêtes d'un tel ou d'une telle qu'elle avait avec Mihaël – quand il daignait lui parler. L'explication d'Eros sur la rançon se tenait tout à fait. C'était étonnant mais pas absurde. La jeune fille pensa qu'elle pourrait toujours rétorquer ça à Mihaël la prochaine fois qu'il se plaindrait après être sorti en ville : non, les gens du peuple n'était pas tous des imbéciles finis. Ils n'avait juste pas la même logique que les nobles et surtout pas les même centres d' intérêts.
La proposition d'Eros la surprit mais elle accepta cette cigarette avec plaisir.

-Merci.

Elle récupéra le briquet qu'il lui tendait par la même occasion. Elle avait toujours vu Mihaël en fumait et en avait toujours éprouvé une profonde curiosité. Elle ne comprenait pas ce que cela lui apportait et aurait bien voulu essayer pour confirmer d'elle-même. Elle aurait pu lui en dérober une  ou bien simplement lui en demander une si elle avait voulu. Même ça ne lui était pas venue à l'esprit. Elle demandait rarement quelque chose. Elle alluma très facilement – elle avait vu au moins des milliers de fois le marquis faire ce geste – mais le reste s'avéra un peu plus compliqué que prévu. La première bouffée qu'elle inspira resta bloquée dans sa gorge. Elle toussa à plusieurs reprises, sa gorge la brûlait et ses yeux la piquaient. Elle essuya les larmes qui s'étaient formées d'elle-même. Mais elle ne se découragea pas. Si cet homme pouvait le faire sans en éprouver aucun douleur, elle le pouvait aussi. Il lui manquait juste la technique. Elle crachota encore un peu, fit attention d'inspirer moins fort et cela lui sembla un peu plus facile. Le spectacle qu'elle offrait – petite fille qui apprenait à fumer dans ses jupons trop chers – devait être cocasse.
Orchid avait la gorge un peu irritée et elle aurait bien bu quelque chose mais elle répondit à Eros avec son habituelle voix neutre.

-J'imagine que vous n'êtes pas au courant de ma situation. Ce qui ne m'étonne guère. Vous faîtes sans doute partis de ces gens qui ont bien d'autres choses à faire que de s'occuper de la vie des autres. En vérité, ce n'est pas qu'ils veulent me voir morte, quoique ça ne leur déplairait sans doute pas,  c'est juste qu'ils auraient préféré que je n'existe pas tout simplement.


Orchid tira une fois de plus sur la cigarette qu'elle tenait – assez étrangement – entre ses doigts. Ça ne brûlait plus tant que ça en fait et ça donnait une étonnante sensation de chaleur au creux du ventre.

-Je ne suis pas vraiment la marquise de base. Celle qui a du pouvoir, qui en use et en abuse. Et puis si je leur disais de.. d'aller « se faire enculer » comme vous l'avez si bien dit, je pense qu'ils seraient juste outrés. Mais ils ne m'obéiraient surement pas.

Orchid ne put s'empêcher de rire en imaginant la tête de Maya ou de Mihaël si elle leur disait d'aller se faire foutre. C'était hilarant. Ça faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas ri. Depuis l'époque où Erus allait bien en fait. La jeune fille jeta un regard à l'homme qui lui faisait face. En fait, à bien y regarder, outre la similarité des prénoms, ces deux là se ressemblaient un peu. Orchid était sûre qu'Erus aurait adoré Eros s'il était encore vivant. Il avait un faible pour les gens simples et francs.
Orchid s'accroupit. C'était une position qu'elle n'avait pas pris depuis des années. Sa robe traînait par terre mais elle s'en foutait. Toute cette histoire n'avait aucun sens mais ça aussi elle s'en foutait pas mal. Elle était bien dans cette ruelle, à bavarder presque tranquillement avec un criminel.

-En fait je ne suis pas une marquise de sang. Je n'ai ce titre que depuis mon mariage. Depuis à peine deux ans en fait. Et avant ça, je n'était pas du tout de la même classe sociale. Vous ne devinerez jamais ce que j'étais avant.

Elle se retint de pouffer. Était-ce la nicotine qui la rendait ainsi ou était-ce seulement dans sa tête? C'était un peu douloureux de rire. Ça faisait trembler ses côtes, ça lui chatouillait la gorge. C'était inhabituel mais c'était aussi follement excitant. Ça la faisait sortir de cette nonchalance qu'elle affichait tout le temps.

-J'étais esclave. Une jolie petite esclave de plaisance. On ne dirait pas hein? À cause des beaux vêtements, des belles coiffures...

Orchid releva des yeux brillants d'excitation sur Eros. La plupart des gens était choqué par ce genre de révélation. Ils trouvaient ça limite indécents, anormal. Mais cet homme là n'était probablement pas comme ça. Il avait dû connaître pire dans le genre trucs indécents.
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MessageSujet: Re: Your butts are my hunting ground. [PV Orchid]   Jeu 1 Aoû - 20:08

La jeune dame s'étouffe sur la cigarette. Elle n'en a peut être jamais fumé. Un autre se serait peut être intérieurement moqué, au moins un petit peu, mais moi je m'en fous. Elle finit par crapoter avec enthousiasme. Ensuite elle me raconte sa vie, comment tout le monde veut la voir morte. Pour une quelconque raison. La tournure du dialogue me surprend un peu – j'me serais pas fondamentalement vu comme un confident pour une marquise. Comme j'ai pas de raison pour l'interrompre, je m'affale un peu plus confortablement contre le mur. Ces saloperies de béquilles m'arrachent la peau des aisselles, dès que j'arrête d'être occupé à emmerder des gens la douleur se rappelle à moi. C'est peut être pas prévu pour sautiller plusieurs kilomètres, mais je vais pas rester au lit comme une petite vieille, merde.
Donc, j'écoute, faute d'avoir mieux à faire. Ouais, je connais pas les potins des nobles, parce que c'est rarement intéressant pour moi. Ils vivent dans leur monde. Je ne connais pas cette fille, mais je me demande où elle veut en venir. Pourquoi y a plein de gens qui veulent sa mort, qui l'enverrait chier tout le temps ? C'est une putain de marquise ! C'est le titre de noblesse juste en dessous de prince ! Elle a des verrues sous ses fringues ? Elle est stérile ? Elle n'était que comtesse à la base alors c'est une infamie qu'elle ait évolué comme un pokémon ? Qu'est ce que je connais à la logique des nobles moi ? Elle s'accroupit par terre pour mieux discuter – une position pas très aristocratique – et m'explique qu'elle a eu son titre par le mariage. Pour ce que j'en sais c'est une façon comme une autre d'acquérir de la noblesse, et j'ai du mal à imaginer ce qu'elle a pu être avant. Elle a pas trop une tête de fille de ferme, ou de quoique ce soit d'autre de prolétaire, alors je devine pas, non. Un port trop altier, des nichons trop bien formés, je devine pas.
Elle me le dit.
Naaaaaaaaan !
Ben si. Tout prend du putain de sens, d'un coup.

- Nan mais... NAN SERIEUX ?!

Attends que je t'explique ma réaction : je rencontre pour ainsi dire jamais des esclaves comme moi qui en ont eu marre de l'être. Du coup j'suis tout seul dans ma parti, et c'est dur d'être tout seul à avoir son opinion. Du coup ça me fait un peu... comment décrire... bin comme un gars qui s'aperçoit qu'il est pas le seul fou sur terre, quelque chose comme ça. C'est très plaisant comme sensation, surtout que je m'y attendais pas du tout. Mais ceci explique cela. Son physique a été retouché pour être parfait, elle s'en fout du mal que je peux lui faire parce que le pire lui est déjà arrivé de toute façon. Je referme la bouche, sur le coup de la surprise ma mâchoire inférieur est tombée et je repense à respirer que maintenant. Je chope ma béquille, balance ma clope et... et quoi ? J'ai des tas de questions à poser, mais en même temps aucune, y a sans doute un moyen de marquer le coup mais en y réfléchissant je vois pas trop. C'est la première fois que je rencontre une esclave qui attend pas juste bêtement qu'on lui dise quoi faire et qui fait des dialogues à peu près cohérents, qui a des avis sur des trucs. Ceux qui obéissent m'énervent, ça me rappelle trop moi à une autre époque, et c'est pas très agréable de se rappeler qu'on a satisfait sexuellement des gros crades sans même s'interroger sur son opinion à soi. J'me suis laissé complètement faire sans me défendre, mais c'est fini maintenant. Et j'croise une autre nana qui a l'air à peu près pareil. Elle s'est démerdé pour être marquise quoi ! Bouffe à gogo, rien à porter de plus lourd qu'une cuillère en argent et thunes en veux tu en voilà. C'est quand même le putain de bon plan, meilleur que le mien.

- Waaaah mais... waaaaah quoi. MAIS COMMENT T'AS FAIT. J'veux dire... mais... waaah, putain de bordel de merde. PUTAIN DE BORDEL DE MERDE QUOI ! L'EXPLOIT DE FOUUUU.

Dans un état d'excitation pas mal avancé, j'arrive à sautiller trop vite et à trébucher dans la boue. Je me rattrape au mur avec la main, et en pédalant un peu je parviens à ne pas m'éclater la tête par terre, puis je ramasse ma béquille tombée au sol. Faut pas se mettre dans des états pareils, enfin. Je me contrains au calme, mais c'est pas un franc succès. J'arrête au moins de parler fort et de sautiller partout, mais ça reste quand même un grand choc. Je savais pas encore bien ce que j'allais faire de tout ça, mais il faut prolonger la rencontre, absolument.

- Hey ça te dit d'aller au restau ? Y en a un qui sert de la bouffe de Tchï pas loin, ça troue le cul, y a des nouilles trop bonnes et puis des sauces bizarres avec la viande et... enfin on s'en fout en fait, ouais, mais si tu veux quoi, ça serait cool. J'veux savoir comment t'as fait. Et pour les gadjos qui t'emmerdent, ça te dit que j'envoie des gars leur piner un peu la gueule ? Ça leur apprendrait le respect de s'faire péter les doigts. Ou autre chose. Tu peux faire ce que tu veux, tu t'en fous t'es marquise ! 'fin j'comprends que ça soit la galère toute seule de s'imposer comme boss, surtout vu le passif, si tout le monde est au courant et tout. Et puis baaaah... bah voilà quoi.

Je dis pas que j'ai été dans son cas, mais faut pas être fin psychologue pour comprendre que son histoire me touche assez personnellement. J'le dis pas parce que ça fait dix ans que je ferme ma gueule, et qu'on perd pas les bonnes habitudes comme ça.
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