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 Ouvrez, et laissez vous porter par l'arôme. [PV Ludwig]

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Duchesse-Commandante

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MessageSujet: Ouvrez, et laissez vous porter par l'arôme. [PV Ludwig]   Mer 26 Déc - 11:11

Bon, les histoires de mariage et d'enfant, c'est très gentil hein, mais des fois il faut retourner au boulot. Je suis à la Caserne principale là. L'attentat, tu sais ? Un conflit armé ! En pleine ville ! Des tirs dans tous les coins ! Cela représente un déploiement de moyens plus que conséquent pour un groupuscule terroriste. Ça n'a donc aucun putain de sens et nous ne savons pas à qui attribuer cette attaque. Nous devons pourtant trouver l'auteur, c'est quand même autre chose qu'un tag anarchiste sur le mur du siège du Sénat. Y a pas moyen de laisser couler. De toute façon, si ça avait été ça, je ne m'intéresserais pas à l'affaire personnellement, hein. Mais là, ça implique pas mal de monde, j'ai failli mourir, donc je peux bien jeter un coup d'oeil là dessus.
Nous avons capturés des terroristes vivants, mais ils n'ont pas encore parlé. Des gens sont en train de travailler là dessus. Il faut attendre de ce coté là. Je suis en train d'examiner leurs flingues et leurs équipement. Je peux d'ors et déjà t'annoncer que leurs armes sont trouvables uniquement... dans n'importe quelle armurerie du district Dietrich. C'est d'anciens modèles que toute bonne famille de pécore d'Ishtar se doit de posséder. Je mets des balles dans le chargeur et je vais au pré d'entraînement pour tirer avec. Un recul énorme, la seule façon que j'ai trouvé pour utiliser cette arme à peu près correctement, c'est de la tenir sur le coté et de laisser mon bras partir vers la droite tout en essayant de tenir une ligne, de sorte que si une ligne d'ennemis se tient en piquet devant moi à moins de cinq mètres, j'aurais peut être une petite chance d'en toucher quelques uns.
Ce qui m'intrigue, c'est que le premier coup de feu m'a directement frappée à l'épaule. Et j'ai vu un reflet et le canon d'une arme à une fenêtre juste avant de me faire toucher. Ce n'est certainement pas l'arme que je tiens entre les mains qui m'a infligé cette blessure à une distance pareille. Il aurait fallu que le tireur se trouve juste devant moi pour me toucher à l'épaule comme ça, et je l'aurais vu. Un mec qui se tient juste devant moi avec un flingue braqué sur ma gueule, c'est pas le genre de truc que je loupe. Après vingt ans de service, ça aurait été malheureux. Donc forcément, j'ai demandé à des gardes de fouiller la maison d'où j'avais vu une arme, et ils n'ont... rien trouvé du tout. Logique, on allait pas nous laisser un petit mot. J'étais censée mourir, ça aurait largement suffit en matière de message. Heureusement qu'au dernier moment je me suis un peu tourné vers la gauche, la balle a fini dans mon épaule et pas dans ma poitrine. Et comme on était dans le coin des universités, un guérisseur de l'ordre saint Dietrich traînait dans le coin et ça s'est bien fini pour moi.

J'ai ramassé après coup la balle qui m'a atteinte à l'épaule. Un modèle de munition moins courante. Plus luxueuse. Plus mortelle aussi. Si il n'y avait pas eu le guérisseur, j'aurais sans doute perdu l'usage de mon bras, si ce n'est de ma vie. Mais tu sais quoi ? A peine j'en ai parlé, la balle a « disparu ».
Des fois, des patrouilles ne partent pas aux bons endroits, ou certains éléments d'enquête disparaissent... la corruption ça. Je n'ai pas le nez sur tous les gardes personnellement, et certains ont visiblement trouvé allégeance... ailleurs. Le Milieu a aussi visiblement contact avec le beau monde parce que quelques fois on trouve un matériel particulièrement luxueux, ou des arrangements impliquant visiblement un client riche... ce genre de chose. Et remonter aux noms et aux personnes est affreusement compliqué. Par exemple on sait qu'« Éros » connaît au moins une personne de haut placée – mais qui ? - qui le protège, mais c'est tout. Pas de nom. Et c'est très emmerdant. Il a pas une vieille maman à qui rendre visite ou un dossier chez nous à son vrai nom ce gars là ? Difficile d'arrêter un pseudonyme, surtout qu'il y a peut être plusieurs personnes derrière ce pseudo. On sait pas. Et ça nous enlèverait une sacrée épine du pied, il a un paquet de crime à son actif ce gars là.
Autre pseudonyme casse-couilles : l'Eventreur. C'est pas la même catégorie tout de suite, celui là ça a l'air d'être du crime... passionnel, ou quelque chose comme ça. Juste une série de meurtre, sans raison financière visible. Les criminels s'amusent rarement à éventrer leurs victimes et à répendre leurs tripes en tous cas. Le gars dont je parlais avant, sur les crimes qu'on lui rattache, la moitié étaient relativement sobres dans leur mode d'exécution, l'autre moitié très spectaculaire (un autre mot pour « gerbant »). On sentait la mise en scène derrière. Je suis à peu près sûre que j'en ai déjà lu certains dans des romans de gare ! Mais les victimes, une fois l'interrogatoire de l'entourage fait, se révélaient souvent être des drogués notoires ou avoir emprunté une grosse somme d'argent dans l'année écoulée. Là dans le cas des éventrations... ça ne présente pas une grande logique. C'est pour ça que cette affaire m'intrigue.

Mais revenons en à celle qui m'occupe actuellement. Après réflexion, je décide d'aller au temple de l'ordre Saint Dietrich. C'est un bon endroit où chercher des informations intéressantes, j'crois que j'vais me pencher sur le cas des blessés par balle récents. Puis j'ai une bonne raison officielle d'y aller : le frère de mon amant s'y trouve. Du coup, je préfère que pas trop de monde sache mes vraies raisons de m'y balader. Laurenz m'a dit du bien de ce frère en plus (bon, vous connaissez Laurenz, c'était pas des pages d'éloges non plus), je suis assez curieuse de voir qui c'est. De fait, je tombe vite dessus une fois dans le temple, trop vite pour avoir eu le temps de fouiller. Je ne l'ai vu qu'une fois ou deux, mais je le reconnais tout de suite. Ils se ressemblent, quand même. Je m'incline devant lui selon le degré qu'il convient pour un membre de la famille impériale. Laurenz m'a dit qu'il n'aimait pas trop les titres, mais je n'ose pas ne pas l'appeler par son titre. On a pas gardé les cochons ensemble.

- Votre Altesse Impériale.

Un frère qui passe au bout du couloir me jette un regard intrigué puis continue sa route.
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MessageSujet: Re: Ouvrez, et laissez vous porter par l'arôme. [PV Ludwig]   Mer 26 Déc - 12:45

Une journée ordinaire. Depuis que Laurenz était revenu à la Capitale, Ludwig devait subir la vision du luxe incommensurable dont jouissait la demeure familiale des Walhgren, avant d'aller faire son devoir dans le quartier le plus pauvre de la ville. Une vraie torture, mais le jeune guérisseur prit cela comme une vraie épreuve, destinée à endurcir sa volonté et sa détermination. Chaque jour, il faisait encore plus d'efforts et restait dans le District Saint Dietrich encore plus longtemps.

Bien sûr, s'inquiétant pour sa sécurité, Laurenz était hors de lui chaque soir. Mais il se calmait, en la présence de son cadet. Ludwig avait le don pour apaiser les conflits. Avec son frère, il suffisait d'éviter les sujets qui lui tenaient à coeur : les génos et la pauvreté. Et tout allait pour le mieux.

Le gros de ses journées se passait à l'écart de la richesse et du confort. Le Temple de Saint Dietrich n'était pas vraiment un lieu de culte, combien même il y avait une chapelle dédiée à l'Ombre et consacrée à la méditation des magiciens de l'Ordre. Ludwig y passait toujours une heure, pour se ressourcer. Sa propre sérénité déteignait sur les autres personnes présentes. Conscient de cela, il devait se maîtriser en permanence pour ne jamais se laisser trop porter par des émotions négatives.

Justement, il sortait de la chapelle, lorsqu'il fut interpellé par une dame en armure et uniforme. Impossible de s'y tromper : la Duchesse-Commandante de la Garde Impériale, Shéhérazade Panthéa, chargée de la sécurité de la Capitale. Elle avait plus de pouvoirs réels et pratiques que Ludwig ne voudrait jamais en avoir. C'était l'une des personnes les plus importantes de tout l'Empire, siégeant au Tribunal de la Capitale, pouvant juger la noblesse, commandant à une force armée très importante... Et pourtant elle se baissa de la façon la plus protocolaire devant le Frère, pauvrement vêtu des robes noires de l'Ordre, en l'appelant par le moins glorieux (d'après lui) de ses titres. Oui, il était le fils de l'Empereur que cela lui plaise ou non, mais était-ce nécessaire ? Il arrivait même que certains guérisseurs l'ignorent...

Ludwig soupira et fit un geste gêné de la main, souriant faiblement.

- Relevez-vous, mademoiselle la Duchesse. Ah...

Il s'arrêta dans son élan de politesse et regarda la ceinture de la demoiselle. Oui, il savait qu'elle était une demoiselle, puisqu'elle ne se maria jamais, de même que son frère aîné. D'ailleurs, puisque Laurenz a décidé de garder l'enfant, il se pourrait que ce mariage ait bien lieu... Mais, pour en revenir à sa ceinture : Shéhérazade était armée. Ludwig posa une main sur son épaule et l'accompagna vers la sortie, à une sorte d'accueil pour les pauvres et les visiteurs. Derrière le comptoir, il y avait une porte que les frères et soeurs dans le hall d'entrée pouvaient fermer à clef.

- Puis-je vous demander de laisser vos armes ici ? Je vous garanti que vous ne risquez rien entre nos murs.

L'usage. Seul Laurenz enfreignait les règles impunément. Elle pouvait être sa seconde, elle n'était plus exemptée de les suivre. D'ailleurs, vu comment la militaire avait commencé leur entretien, elle n'avait sans doute pas envie de le contrarier. Même si elle le pouvait sans risquer grand-chose. Enfin... Ils aimaient tous deux le même homme, chacun à sa façon, et elle a accouché de son premier neveu connu.

Une fois ces formalités accomplies, Ludwig sourit aimablement, entouré de son aura de gentillesse le présentant comme le plus inoffensif des hommes du monde et s'adressa à la nouvelle venue.

- En quoi puis-je vous aider ? L'Ordre apportera tout son aide à la Garde, dans la mesure de ses possibilités...

Pour discuter, Ludwig lui indiqua les sièges (plus que modestes) dans un coin du hall, un peu plus à l'écart. Il s'y installa juste après elle. Sa curiosité titillée par la présence de la Duchesse en personne dans le Temple... Était-elle là pour parler des affaires de la Garde ? Ou de leurs affaires privées ? Après tout, il était le frère du père de son enfant...
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MessageSujet: Re: Ouvrez, et laissez vous porter par l'arôme. [PV Ludwig]   Jeu 27 Déc - 23:03

Après m'avoir salué, Ludwig Wahlgren me conduisit immédiatement vers l'accueil pour poser mes armes. Ça surprend. Je n'ai pas vu l'écriteau « veuillez laisser vos armes à l'accueil ». En tous cas, ça a l'air d'être une règle importante. Je me demande pourquoi. 'fin... c'est un hôpital quoi, pas le Sénat, et c'est plein de mages de sang. Je sais que ceux là sont aussi agressifs que des éponges, mais potentiellement ils peuvent se défendre ? Non ? Je sais qu'à une époque j'étais censée étudier ça. Trop d'années ont passées pour que je puisse ressortir l'information comme ça. En tous cas, je pose mes armes sans broncher. Pas besoin que la bourge fasse une esclandre à propos de ses privilèges hein, même si ça me fait un peu mal de me séparer de mon flingue. J'ai été victime d'un attentat il y a peu, ça rend méfiante ce genre d'histoire.

Bref, je pose mes armes, et Ludwig Walhgren m'invite à m'asseoir sur un siège très sobre. Dans un couloir. Là encore, nul besoin que la grosse bourgeoise intérieure se manifeste, c'est traditionnel ou je sais pas quoi. C'est un choix de vie difficile à comprendre pour moi, renoncer aux privilèges de sa naissance pour ben... vivre comme un pauvre au service des autres pour des raisons à moitié spirituelles ou je ne sais quoi. Laurenz m'a évidemment parlé de son frère, mais je n'en ai pas retenu grand chose de compréhensible. Je sais que Ludwig n'approuve pas le Géno de son frère, ni les Géno en général, mais qu'il n'a rien d'un terroriste non plus. Gentillesse, compassion, tout ça. Des raisons spirituelles. Laurenz me parle de lui généralement avec chaleur, mais je mesure mal l'intensité de leur relation : je n'imagine même pas que Ludwig puisse déjà être au courant que ce que j'ai confessé à son frère. Donc il ne me vient pas à l'idée d'aborder le sujet histoire de faire de la conversation mondaine. Puis qu'est ce que tu veux que je dise ? « Hey, j'ai fait un enfant dans le dos à ton frère, maintenant il se sent obligé de me légitimer en m'épousant. Bisous ». Bon... évidemment la seconde partie n'est pas exactement vraie. Je ne désirais pas faire dans l'ascension sociale à la base en épousant un Wahlgren, mais le résultat est le même. Et les méthodes sont plus que douteuses d'un point de vue extérieur. Non, décidément, ce n'est pas un sujet de conversation.

- Je vous remercie. Je suis venue poser quelques questions à propos des gens que vous accueillez, par exemple si il y a eu des blessés par balle ces derniers jours... mais vous êtes peut être occupé ? Puis je m'adresser à un de vos subalternes si c'est le cas ?

Je ne suppose pas qu'il ait aussi renoncé à une position de pouvoir, évidemment. Renoncer à la richesse, certes, mais à diriger ? Quand même pas.
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MessageSujet: Re: Ouvrez, et laissez vous porter par l'arôme. [PV Ludwig]   Ven 28 Déc - 1:46

Il était interdit, bien sûr, à tout membre de l'Ordre Saint Dietrich de se servir de la magie du Sang dans un autre but que la guérison. Se défendre, même pour sauver des vies étaient une violation de la Règle. Le principe de base, mis en place par le saint fondateur de l'organisation faisant office de sécurité sociale d'Ishtar, protégeait ses membres de sombrer dans la folie... Mais, en pure théorie, chacun d'eux serait capable de repeindre les murs avec des dizaines d'adversaire, tant que ceux-là avaient quelque chose de vivant. Dans la pratique, la réputation de l'Ordre et l'amour dont il jouissait de la part du peuple était une meilleure protection. Dans les bas-fonds de chaque ville, tous profitaient d'une façon ou d'une autre de son aide. Personne ne laisserait faire du mal aux frères.

D'ailleurs, la plupart d'entre eux étaient des diplômés de Libris Umbra et, contrairement au dernier Walhgren, ils avaient des connaissances en termes de la magie des ombres. Du coup, ils n'étaient pas sans défense. La Duchesse dut comprendre qu'elle ne risquait rien, elle ne posa aucune question, mais obtempéra, malgré une certaine réticence. Ludwig, au courant pour l’attenat via ses connaissances à l'Université de l'Ombre, se douta bien qu'elle ne voulait pas être sans défense. Mais il y avait des règles. C'était un lieu de soins et de repos, d'aide. Certains blessés n'étaient sans doute pas trop en règle avec la Loi et il valait mieux que des Gardes ne créent pas de mouvements de foules dans les couloirs. Des blessés par balle ? Il y en avait pratiquement tous les jours. Mais s'il s'agissait d'un calibre utilisé par la Garde, quelqu'un avertissait généralement la Caserne Centrale. Discrètement.

Quelqu'un d'important... Malgré tout son prestige et son nom... Ludwig coordonnait, s'impliquait, aidait à réunir des fonds. Mais le pouvoir effectif au sein de l'Ordre revenait à des mages du Sang plus puissants et plus expérimentés.

- Cela se pourrait, bien sûr. Ce District souffre des maux très diversifiés, hélas. Nous extrayons plusieurs balles par jour. Je ne m'en suis pas occupé ces derniers jours, je travaillait aux Ombres égarées. Mais je peux demander aux autres frères et soeurs de vous renseigner, bien sûr.

Ludwig réfléchit un petit instant, cherchant dans sa mémoire les noms des responsables de l'Ordre affectés à la surveillance des salles d'interventions d'urgence... Aucun n'était présent en ce moment. Ainsi, il demeurait la seule personne avec laquelle discuter. Chez lui, le fait que la Duchesse-Commandante se soit déplacée en personne n'allait pas provoquer de malaise quelconque. Il avait un sérieux avantage sur ses confrères : les puissants de ce monde ne l'intimidaient pas le moins du tout. Voilà pourquoi il représentait l'Ordre lorsqu'il fallait réclamer des fonds. Le raisonnement était simple pour deviner pourquoi elle était là.

- Si je puis me permettre d'être curieux, je suppose que vous recherchez d'éventuels survivants des violences de la Place des Trois, n'est-ce pas ? Je vous avoue que j'ai été soulagé d'apprendre que vous vous en soyez sortie. Laurenz serait sans aucun doute inconsolable si quelque chose devait vous arriver.

La dernière phrase, bien que sincère, n'était pas vraiment voulue. Elle était sortie toute seule, en toute franchise. Ludwig savait à quel point son frère appréciait sa maîtresse, combien même il fasse passer ses devoirs avant le reste. Il n'ignorait pas non plus l'importance de l'enfant. Shéhérazade était sa mère, elle se chargea de son éducation depuis sa naissance. Alors inutile de dire que Laurenz serait contrarié si ce devoir devait venir s'ajouter à ceux qu'il avait déjà. Et il serait sans doute encore plus difficile à vivre, d'autant plus que le gamin lui rappellerait sans cesse sa mère et tout ce qu'ils aient pu vivre ensemble. Il y avait des chances que ce petit innocent se retrouve dans un égout, avec la gorge tranchée par un inquisiteur.

Ludwig sourit et leva la main en signe d'excuse.

- Pardonnez-moi, cela ne me regarde pas.

Au final, il ne fut pas certain s'il était pas en train de s'enfoncer par hasard. Il préféra se taire. L'arrivée de trois hommes, en portant un quatrième, manifestement blessé, lui permit de regarder de côté, alors que le malheureux était pris en charge par deux soeurs. Dont une qui pria ses camarades de sortir ou de laisser leurs armes à l'accueil... Définitivement, les humains adoraient les armes... Ludwig secoua la tête.
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MessageSujet: Re: Ouvrez, et laissez vous porter par l'arôme. [PV Ludwig]   Sam 29 Déc - 4:16

Ludwig m'expliqua que son Ordre soignait plusieurs blessures par balle tous les jours. Logique. La Garde, c'est pas magique non plus. La majorité du temps, ces blessures se produisent pour de la merde. Beaucoup d'histoire de vols qui ont mal tournés, par exemple. La victime ne se laisse pas faire, quelqu'un panique... mais bon, les flingues ne doivent pas abonder non plus, je suis sûre qu'il y a plus de meurtre par vieux couteau mal aiguisé. Mais même si je brasse la paperasse et que j'ai la vue d'ensemble de ce que fait la Garde, je n'ai jamais été pur agent de terrain. Jamais été occupée à arrêter du petit malfrat de base. Trop bien née pour ça. Les postes de commandements reviennent plutôt aux riches, en général. Plus logique. Si ça devait se fonder uniquement sur le mérite, ça serait un bordel pas possible. On peut pas tous avoir les principes moraux de l'Ordre, hein. Il y a bien sûr des officiers qui ont commencé tout en bas et qui se sont particulièrement distingué au cours des ans, c'est respectable, mais ce n'est pas la majorité.

Donc j'en suis tout à mes histoires de flingues quand soudain Ludwig me parle de Laurenz, comme ça dans un coin de phrase. Quand il me dit que je viens à propos de l'attentat, j'acquiesce bien sûr. Pas la peine de le prendre pour un con. De même, je reçois avec politesse l'affirmation de son soulagement concernant ma santé. Bon, ensuite qu'il me parle de la tristesse de Laurenz à propos de mon éventuel décès me surprend un peu, mais certes. Notre liaison n'a jamais été secrète. Aucune raison de l'être. Néanmoins, comme il n'y a pas eu mariage et tout ça ça reste du domaine de l'intime. Mais Laurenz m'avait prévenu que son frère était un espèce de sentimental – j'ai pas très bien compris. Ce qui me surprend particulièrement par contre c'est qu'il s'excuse de sa phrase, alors qu'à priori il n'y a pas lieu. Je tique.

- Auriez vous reçu la visite de votre frère récemment ?

Je lance comme ça l'appât, pour voir, sans dire franchement « vous sauriez pas que j'ai fait un enfant dans le dos à votre frère hein ? ». C'est pas à moi d'annoncer de lui annoncer des trucs pareils, franchement. Je pense que ça passerai mieux venant de Laurenz que de moi, même si il parle de moi comme une conne inconséquente – ouais, j'ai encore en tête les choses délicates qu'il m'a dites lors de notre entrevue. J'examine les alentours, au cas où Ludwig se mettrait à hurler « ah oui ! Le petit Walhgren non reconnu » ou quelque chose comme ça. Je sais pas pourquoi. Cet homme, bien qu'il vive comme un pauvre pour des raisons spirituelles, n'est pas forcément stupide. Mais il n'y a de présent dans ce hall que quatre homme, dont un gravement blessé, en train de se faire accueillir par deux sœurs de l'Ordre, de toute façon. Ils doivent être plus occuper à leurs affaires qu'aux nôtres. Ouais, okay, je suis plus parano quand il s'agit de cette histoire que de parler d'affaire de terrorisme, okay, j'suis prise en flagrant-délit de non-professionnalisme, j'avoue. Merde hein. Mais toute cette histoire est légèrement perturbante. Surtout que Laurenz m'a clairement mis le nez dans ma merde. Excuse moi l'expression mais c'est ça : il m'a mis le nez dans ma merde. Il m'a clairement signifié que non seulement je lui avais fait un gosse dans le dos mais qu'en plus c'était pas Joe le clodo, donc pas une affaire privée. Chose à laquelle je n'avais pas pensé parce que... parce que j'aime à penser que mes affaires ne regardent que moi. Je pensais plutôt qu'il allait être furieux que je lui ai menti, quelque chose comme ça. Bref, maintenant je me retrouve à regarder Asad jouer en me disant « j'ai merdé ». Ce n'est pas la meilleure sensation qui soit.
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MessageSujet: Re: Ouvrez, et laissez vous porter par l'arôme. [PV Ludwig]   Sam 29 Déc - 7:05

Laurenz aurait-il voulu que sa maîtresse soit au courant qu'il a mis son frère au courant ? Enfin... Du je sais que tu sais qu'il sait que nous savons qu'ils savent que... De la politique, de la diplomatie, d'une certaine façon et, surtout, des sentiments. N'ayant connu aucune relation pouvant être comparée à celle-ci, Ludwig était dans l'incapacité totale de juger s'il fallait parler ou non. Même si tout pouvait être dit d'une façon qui laissait entendre tout sans rien confirmer.

- Très récemment.

Bien sûr que je suis au courant. Mon frère me raconte tout. Mais je fais semblant de ne pas comprendre de quoi vous voulez me parler, chère demoiselle, par souci des convenances. Ce n'était pas très honnête, mais il supposa qu'elle devait s'y connaître en hypocrisie de la noblesse. Après tout, elle faisait elle-même partie des plus hautes sphères de l'Etat. Elle ne devait rendre des comptes que devant la famille Impériale, la plus grande Maison Marchande et famille mafieuse de tous les temps. Son fils n'était pas le premier secret que les Walhgren auraient à cacher. Au fond, un bâtard n'avait rien d'exceptionnel. Surtout que Laurenz n'allait jamais monter sur le trône lui-même. Alors ce n'était pas d'un héritier potentiel qu'on parlait, mais d'un gamin qui sera pistonné à vie par d'obscurs protecteurs surpuissants.

- Frère Ludwig !

La conversation fut interrompue par l'appel de l'une des soeurs : de toute évidence le blessé était au plus mal et il fallait l'intervention d'un mage du sang plus expérimenté qu'elles. De toute façon, l'une d'elles ne faisait même pas de la magie... Ludwig lança un regard d'excuse à Shéhérazade et se précipita vers la civière. Blessure à l'abdomen. Difficile d'aller où que ce soit plus loin, la balle s'étant logé quelque part à l'intérieur, après avoir fait pas mal de dégâts au niveau des organes.

Agenouillé, le jeune marquis joignit ses mains dans une brève prière, avant d'en poser une sur le coeur et l'autre sur le bas-ventre du patient. Ses yeux roulèrent, l'énergie des deux âmes se soumit à sa volonté, alors que les dommages corporels disparaissaient lentement, pour atteindre un niveau moins critique. Finalement, plusieurs morceaux de métal finirent par quitter le corps. Ludwig les ramassa et rendit à l'une des soeurs. Ils échangèrent quelques mots quant aux soins à suivre et le Walhgren revint auprès de son invitée.

- Pardonnez-moi, mais certaines choses ne peuvent attendre. Et oui, mon frère est venu me rendre visite, il y a quelques jours.

Le guérisseur haussa les épaules, quelque peu indifférent au destin de son neveu. Laurenz allait s'en sortir dans la situation et prendre la meilleure décision possible. La politique et la discipline c'était son truc. Son cadet n'allait certainement pas juger la femme ayant donné naissance à cet enfant légèrement encombrant. Elle était son aînée et assez intelligente pour s'occuper de tout ça avec son amant. Ludwig allait juste apporter son aide au besoin.

Un sourire aimable, de la sincérité. Beaucoup de neutralité. Voilà tout ce qu'il fallait ici.

- Je ne porte aucun jugement, vous savez, mademoiselle la Duchesse. Laurenz est mon frère et il pourra toujours compter sur moi. Si vous êtes heureux, je n'ai rien à dire, je ne peux que vous féliciter...

Et voilà. Personne n'a parlé d'enfant. Si on voulait, ou qu'on ignorait le vilain petit secret du couple, on pouvait aisément croire qu'il s'agissait de la relation même entre le Chef des Armées de l'Empire et la Commandante de la Garde Impériale... Mais si jamais quelqu'un avait besoin de parler de la chose plus en profondeur... Eh bien, la voie était ouverte et Ludwig était là pour aider. Comme toujours.
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Duchesse-Commandante

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MessageSujet: Re: Ouvrez, et laissez vous porter par l'arôme. [PV Ludwig]   Mer 2 Jan - 23:19

J'ai pas parlé de l'aura de Laurenz*. Elle est relativement pénible, pourtant. A la longue on s'habitue. Il faut prendre conscience que ce ne sont pas tes émotions propres, que c'est l'aura qui est en train de bidouiller dans ta tête. C'est mieux de le savoir sinon tu risques d'étrangler un certain prince Walhgren avec ses propres boyaux. Ben Ludwig c'est l'inverse. Et en plus elle semble moins intrusive que celle de son frère, j'ai toute latitude à broyer du noir sur mes erreurs de jeunesse sans me laisser influencer par ces vils relents de bien-être et de paix intérieure. C'est bien foutu quand même.

Il dit « très récemment ». Ça veut dire quoi ? Ils ont parlé d'affaires privées ou ils ont pas parlé d'affaires privées ? Peu importe. C'est un gosse retiré du monde, qu'est ce que tu veux qu'il ait comme aide à apporter ? Enfin... mis à part soigner les gens, évidemment. Les pauvres surtout, n'importe qui en fait mais les pauvres se blessent plus souvent. Très bien, intention très louable, tout ça. D'ailleurs, le devoir l'appelle. Le mec dans la civière devient visiblement de moins en moins frais. Preuve qu'on est dans quelque chose de très spirituel : on interrompt la Duchesse-Commandante et un Walhgren en train de parler pour soigner un putain de pauvre. Bien que je ne souhaite pas sa mort et que je ne vois pas matière à faire scandale, ça me surprend quand même un peu. Je n'ai pas fréquenté beaucoup de gens hors de ma classe sociale dans ma vie leurs problèmes me sont plutôt étrangers. J'imagine qu'ils s'en sortent, vu qu'il y en a toujours autant, avec des hauts et des bas... on a tous nos problèmes hein. J'ai eu l'occasion pourtant de croiser des gens pauvres dans la Garde, mais on ne parlait pas de ces choses là. Donc, okay, à priori il y aurait mieux à faire, peut être que l'Ordre Saint Dietrich a raison mais... j'en sais rien. C'est dur de prendre la mesure de choses dont on ignore tout, du coup je ne le fais pas. Je m'occupe de problèmes qui ne touchent pas aux conditions de vie, à l'accès aux soins... trop éloigné. Trop politique. Une balle dans le ventre, un décès prématuré, voilà qui me touche plus. Est ce que ça rend la façon de faire de Ludwig plus juste ? Je ne crois pas. Quand Laurenz m'en a parlé j'ai gardé ça pour moi mais je ne peux pas considérer que son cadet a l'attitude la plus logique. Je veux dire, un prince Walhgren serait le plus utile aux pauvres en prenant le rôle... d'exécutant ? Pourquoi ne fait il pas franchement de la politique au lieu de soigner au cas par cas ? J'en ai aucune putain d'idée. Si j'étais mesquine je dirais que c'est un délire idéaliste de petit jeune. Ce n'est pas très respectueux, ni très intelligent, d'avoir ce genre de cliché en tête quand on parle à quelqu'un, alors j'essaye de passer outre. C'est le frère de mon futur mari, bon sang. Il s'aiment bien malgré des disputes, tout ça. Mais... c'est là que les onze ans d'écart deviennent problématiques, en fait.

Ludwig fait sa magie et revient s'asseoir. Il aborde de nouveau le sujet de l'enfant surprise avec subtilité – donc ça répond à ma question : il est au courant. Il m'affirme qu'il ne porte aucun jugement sur l'affaire, contrairement à ce que j'ai pu craindre. Sale gosse qui lit dans ma tête. C'est pour ça que je vais changer de sujet et en revenir au principal. Okay dans un moment d'égarement je lui ai demandé si il avait vu son frère récemment, mais rien ne m'oblige à m'enfoncer encore.

- Je vous remercie de votre soutien envers Laurenz.

Soutien ne s'étendant pas jusqu'à son Géno, si j'ai bien compris. Ce n'est pas un sujet que Laurenz aborde souvent. Cet œil d'ailleurs, je ne le vois même plus. Il n'est pourtant pas très discret. En parlant de Géno... vous vous souvenez de ces mots délicats hurlés à travers la foule tandis qu'on me tirait dessus ? J'ai pas besoin de les répéter, juste pour dire que c'était clairement anti-Géno.

- Enfin pour en revenir au fâcheux incident de la place des Trois, vu votre rapport avec la population, tout ça... vous n'auriez pas entendu parlé d'un mouvement anti-Géno important ces temps ci ? Ou autre chose d'inhabituel.

Nan, je pense pas que Ludwig soit à ce point anti-Géno qu'il veuille m'agresser. Mais je pensais pas tellement aux patients non plus. Peut être aux universités. Quoi ? Pourquoi ça serait impossible ? On était juste à coté après tout. Ouais... okay c'est peut être un peu délirant.

* Parce que le joueur avait complètement oublié son existence.
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MessageSujet: Re: Ouvrez, et laissez vous porter par l'arôme. [PV Ludwig]   Jeu 3 Jan - 6:16

La Duchesse-Commandante était une personne bien plus aimable que Laurenz. Sans doute bénéficiait-elle aussi d'une volonté de fer et d'une grande patience. Les deux devaient être appréciés tant pour son poste que pour entretenir une relation durable avec l'aîné du guérisseur. Les remerciements de la femme furent acceptés et accueillis pas un hochement de la tête de Ludwig. Pas besoin d'ajouter des banalités comme "la famille d'abord". Cela n'est vrai que lorsque par famille on entend le business familial. Et le benjamin de la famille ne se préoccupait pas vraiment de cela. Sa vision de la gestion de l'Empire le plaçait à un rôle de dernier plan, à l'écart de tout pouvoir réel.

Le sujet abordé par la supérieure de la Garde était épineux. Ludwig n'approuvait ni la violence, ni l'attaque contre la bien-aimée de son frère, une femme de devoir, oeuvrant à sa façon pour un monde meilleur. Ou moins violent. Mais l'idéologie anti-géno, il la partageait de tout son coeur. Son éducation et ses convictions contribuaient à cette vision du monde et de la société d'Ishtar. Son visage se crispa légèrement, alors qu'il cherchait des mots plus adaptés.

- Ce District de la Capitale est rempli de gens plus ou moins désespérés. Les personnes soucieuses de la pureté de l'Humanité sont très nombreuses. Faute d'un avenir plus lumineux, beaucoup se tournent vers la violence... Néanmoins, aucune information concernant une agitation particulière ne m'est pas parvenue. L'agression dont vous avez été la victime aurait-elle été d'ordre racial ?

Si elle le disait, cela devait être ce qu'elle pensait. Ludwig était conscient qu'un grand nombre de militaires impériaux ont subi de diverses modifications de leur corps. Mais, par nature, il avait tendance à justifier les actes de ceux qui, contrairement à lui, ne se contentaient pas de parler. Le jeune marquis trouvait d'ailleurs qu'on avait tendance à mettre beaucoup de choses sur le dos des anti-génos, à chaque fois que l'ordre public était troublé. Les bandes de criminels... non-humains... étaient au moins aussi présentes et nuisibles. Toute violence était condamnable, bien entendu, mais si les gens pouvaient se rendre compte, à l'occasion, que les génos étaient un problème, il fallait la saisir.

Ludwig n'allait sans doute pas rappeler que Libris Umbra était généralement l'Université la plus opposée aux travaux génétiques d'Exodum. Cette dernière soutenait aveuglément tout progrès, l'Empire et la Science sous sa forme la plus libre et dangereuse. A priori, Architectura Templi était trop occupée avec ses affaires pour attaquer qui que ce soit. Les mages de la Terre ne demandaient pas plus que la paix. Difficile de les soupçonner. Seule l'Université ayant vu Ludwig faire ses premiers pas en termes de magie pouvait avoir agit de la sorte... Mais le guérisseur partait du principe qu'elle ne laisserait aucun survivant.

- Je m'assurerai qu'on vous fasse parvenir toutes nos notes concernant les blessures par balle ayant pu être causées par vos armes de service. - Un léger sourire naquit sur son visage. - Peu importe ce que Laurenz pourrait dire, mademoiselle la Duchesse, je reste un "bon citoyen".

Leurs différends étaient connus, surtout des gardes, après tout omniprésents dans le Palais impérial. Puis, les différences entre les deux frères étaient trop grandes pour que quelqu'un puisse passer à côté. Et Laurenz devait laisser libre-cours à sa colère quelque part. Ce n'était pas quelqu'un qui allait pleurer sur une épaule compatissante... Mais Ludwig supposait qu'il devait parler parfois. Autrement qu'avec une épée.

- L'Ordre vous apportera toujours toute l'aide nécessaire, bien sûr. Je me renseignerai, moi aussi. Si le besoin de me joindre ce présente, sachez que je me déplace parfois, en journée, mais que je serais tous les soirs... - Soupir. La "maison", ça ne sonne pas bien. - Au Palais. Laurenz m'a convaincu d'y rester, durant son séjour à la Capitale. Un retour à l'enfance, je suppose.

Il sourit plus largement, se souvenant d'un Laurenz bien plus jeune et bien plus petit, même s'il a toujours été le Grand Frère. Enfin, il fut une époque, où il était pur et d'une beauté inégalée. Après, ils ont tous les deux grandi.
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MessageSujet: Re: Ouvrez, et laissez vous porter par l'arôme. [PV Ludwig]   Sam 5 Jan - 2:24

« La pureté de l'Humanité ». Ouais, c'est clairement une argumentation d'anti-Géno typique ça. J'ai rien contre, tant qu'il sort pas dehors en hurlant un flingue à la main. Les gens peuvent être gentiment contre, en faisait de grands discours aux repas de famille sur le sujet, quelque chose comme ça. Calme quoi. Sans violence. Ça m'énerve. C'est peut être pour ça que j'ai eu ce boulot je pense, parce que même si c'est logique et inévitable, que des gens imposent leur violence aux autres ça m'énerve.

- Oh oui, la jeune femme morte d'une balle perdue a sans doute très bien vu l'avenir lumineux qu'apportent les anti-Géno. Enfin bref...

Remarque inutile uniquement dictée par une colère passagère. La dite-jeune femme était une des victimes, mais elle m'a marqué je ne sais pourquoi. Sans doute parce que c'était elle qui semblait le plus n'avoir rien à foutre là, avec sa petite robe et son visage explosé par l'impact de la balle. Je me calme. Aucune colère ne peut durer quand l'équivalent psychique d'un néon clignotant « soyez heureux » est assis à coté de vous. Je me frotte le pouce contre le poignet sous la table afin de garder ma neutralité. Important, la neutralité au travail. Puis c'est le frère de mon futur époux, mais seigneur qu'il est jeune. Me sortir comme ça le coup de la pureté humaine alors que je viens d'être victime d'un attentat et que je lui demande des potentiels coupables... quelle confiance. Enfin je ne risque pas d'accuser le cadet des princes Walhgren, évidemment, mais je croyais qu'il voulait être considéré comme quelqu'un du peuple ? Il n'a pas été élevé pour être aussi humble que lui…pas la peine de continuer à mettre le doigt sur les contradictions idéologiques d'un petit jeune, ça n'a aucun intérêt. Trop facile. Du coup je réponds à sa question poliment. Après tout j'ai rien contre lui, il sauve des vies tout ça, c'est bien... c'est juste que je ne capte pas son délire.

- Un attentat organisé et prémédité est effectivement l'hypothèse la plus probable. Et des obscénités anti-Géno ont été dites juste au moment du coup de feu. Si ils veulent arrêter d'être soucieux de la pureté de l'Humanité, qu'ils aillent à Exodum au lieu de tirer partout.

Je hausse les épaules. J'aurais pas dû dire ça, c'est un peu violent. « Qu'ils aillent à Exodum », c'est une vieille insulte qu'on utilisait quand j'étais petite – avant d'être assez âgée pour remplacer ça par « va bouffer ta merde ». Ça servait à désigner les gens encombrants, insatisfaits au point d'en être chiant, ou pathétiques.
En tous cas, Ludwig me propose de m'envoyer directement les notes à propos des blessures que nos armes ont causé. Oh ? Bien ça ! Je sais que les gens de l'Ordre nous parlent parfois de ce genre de blessures... mais j'aime bien l'idée qu'on m'envoie tout ça directement.

- Je vous remercie.

Même si il n'aime pas bien la science, vu qu'il tue pas des gens pour l'expliquer. Mais je suis au courant que lui et Laurenz ont de fréquentes disputes. Je ne vois pas Laurenz lâcher une opinion comme ça et ne pas expliquer avec colère en quoi il a raison. Mais il aime son frère cadet, puisqu'il estime nécessaire de passer par dessus son droit de choisir pour assurer sa sécurité et son bien-être. Mais ce n'est pas à moi de le lui dire. Il doit être plus au courant que moi, c'est son frère après tout. Je n'ai pas la vue la plus objective de Laurenz, vu que je trouve en général un je-ne-sais-quoi de trop bien à ce qu'il fait. J'ai confiance dans ses choix.
Mais je pose quand même une petite question, l'air de rien.

- C'est comment la vie au Palais?

Est ce que mon pauvre fils va finir ensevelit sous le protocole d'un seul coup ?
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MessageSujet: Re: Ouvrez, et laissez vous porter par l'arôme. [PV Ludwig]   Sam 5 Jan - 4:15

Bien sûr... La bien-aimée du Commandant en chef des Armées ne pouvait avoir un avis différent du sien, cela serait trop surprenant. Laurenz avait du mal à accepter la divergence d'opinion, croyant à tort que l'Armée était omniprésente et que tout le monde était son subalterne. La remarque de la Duchesse était similaire à ce qu'on aurait pu entendre du frère de Ludwig. Ce dernier baissa la tête dans un soupir, quelque peu agacé. Elle était franche, c'était une qualité, bien sûr.

- Contrairement à mon frère je ne pense pas que la violence résolvent des problèmes. Soyez certaine que je pleure chaque retour à l'Ombre prématuré qui secoue notre société. Je n'approuve rien de ce qui se passe dans les rues de cette ville. Mais vous allez sans doute me dire que c'est la réalité et qu'il faut s'y faire.

C'est en tout cas ce que Laurenz aurait dit, à ce stade de la conversation. La violence avait la fâcheuse tendance à être bonne et juste à employer, lorsque l'ordre en place était menacé. Ce n'était pas une bonne façon de manifester son mécontentement. Ou de faire valoir ses droits sur une petite partie de ce monde. Sans vraiment se prononcer sur le sujet, Ludwig était conscient que les affrontements avec les Solmarites avaient pour but principal la préservation de la famille impériale à sa sacro-sainte place au sommet de la chaîne alimentaire de l'Humanité. Enfin bref, comme dirait son interlocutrice, ils n'étaient pas là pour un grand débat, mais pour un problème précis et qui devait être résolu. L'anarchie n'était certainement pas une meilleure solution qu'un ordre injuste.

Ludwig sourit. Avant de se permettre quelque chose pourquoi un inquisiteur trop zélé aurait étripé un citoyen ordinaire. Le jeune marquis pouvait au mieux créer un silence gênant lors de ses interventions publiques.

- Je suis certain que quelques coups de feu tirés sur Exodum apaiseraient la colère de beaucoup de gens. Néanmoins, mon Père pourrait se montrer très contrarié, si seulement la nouvelle parvenait à l'atteindre.

Mentionner l'Empereur dans un tel contexte était pour le moins maladroit. Laurenz, protégeant son cadet face au Régent, dirait qu'il était un sale gamin, trop jeune pour saisir l'ensemble de la situation politique et économique d'Ishtar. Et puis, quel enfant n'a-t-il jamais cassé un peu de sucre sur le dos de son paternel ? Le fait que ledit paternel soit vénéré par un citoyen sur une dizaine ne changeait pas grand-chose. Mais la Duchesse risquait de le prendre avec moins de légèreté. Ezhekiel IV était son souverain se consacrant entièrement au Progrès. Ludwig présenta les paumes de ses deux mains, comme pour lui demander d'oublier ça.

- Excusez-moi, je m'égare.

Il fut percuté par la question de Shéhérazade... Soudainement, elle lui apparut autrement qu'un Laurenz avec des seins. Elle était une femme, une mère. Une mère s'inquiétant pour l'avenir de son enfant, à ne pas en douter. Et sans doute pour le sien. Si elle venait à se marier avec Laurenz, ils passeraient sans doute plus de temps au Palais. Toute malice ou révolte adolescente s'évapora de la personne de Ludwig, alors qu'il souriait avec une gentillesse nouvelle. Il est vrai que la demeure familiale n'avait pas connu de rires d'enfants depuis... Une dizaine d'années, sans doute. Sinon plus.

- Confortable, bien sûr. Personnellement, je suis oppressé par ce luxe. Mais je suppose que vous ne trouverez pas d'endroit plus sûr et plus moderne. - Il rappela à lui de vieux souvenirs. - Ce fut un merveilleux endroit pour grandir en compagnie de Laurenz. Même si une bulle pareille ne prépare pas très bien à la réalité. Aujourd'hui, à l'exception de grandes festivités, c'est sans doute l'un des lieux les plus paisibles de la ville.

Les deux aînés de la famille, Ezhekiel et Maximilien, avaient tous deux besoin de calme pour travailler. Et l'immense domaine entourant le Palais empêchait tout bruit ou odeur d'atteindre ses occupants. Sans parler des multiples et complexes dispositifs de sécurité que l'Empereur était sans doute le seul à connaître entièrement.
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MessageSujet: Re: Ouvrez, et laissez vous porter par l'arôme. [PV Ludwig]   Mer 9 Jan - 3:29

Qu'il me dise que mourir jeune c'est pas cool, mais que je m'en fous probablement, je trouve ça un poil insultant. Sale gamin. C'est vrai que Laurenz et moi sommes connus pour éventrer des femmes enceintes et manger le fruit de leurs entrailles à même le sol, ce genre de chose. On en a rien à foutre. Je préfère ne rien répondre à ça, sinon ça va finir avec des larmes et quelqu'un va être privé de dessert – moi sans doute, pour avoir enfoncé l'idéalisme pimpant d'un Walhgren dans le fond de sa petite gorge juvénile. C'est ça les jeunes, ça croit être les seuls à avoir des idéaux. Effectivement, son choix de renoncer aux fastes de la famille impériale demandait d'être sévèrement burné.

Mais la réplique d'après, si elle n'était pas venu de lui, l'aurait amené à avoir un bisou d'un inquisiteur. Je ne m'en offusque pas pour autant. C'est humain de putiser sur son père, c'est juste pas de bol que le sien soit ce qu'il est. Inaccessible. Mais je ne dirais rien à voix haute. Laurenz m'a parlé de ça aussi, à un moment ou à autre, et je ne ferais aucun commentaire sur le sujet. Tu comprendras pourquoi.
Mais Exodum... certes la conscience gratte un peu quand on voit des jeunes gens se vendre eux mêmes pour un peu de nourriture, mais c'est tellement utile. Je préférerais avoir un bras en métal que pas de bras du tout. Mais l'esclavage... il est difficile d'avoir de la compassion en fait, une fois qu'ils sont transformés. Ils ont l'air de s'en foutre, majoritairement. Puis qui ferait les tâches pénibles ? Un homme libre deviendrait fou à leur place, là ils sont modifiés pour ne pas en souffrir. Je suppose. La conscience qui gratte un peu, te dis je. Je suis mal placé pour en parler, comme tout riche qui se respecte j'ai eu besoin de leur travail à un moment ou à un autre. Je me souviens que quand j'étais petite, à Al-Haïr, dans ma famille, il y en avait pour charger les trains ou transporter les messages urgents. Plus efficace et beaucoup moins cher, pourvu qu'on ne les maltraite pas trop pour les faire durer. Ça ne m'intéressait pas en tous cas, comme les meubles ou les murs du domaine familial. Mais c'est vrai que j'ai pas souvenir d'avoir croisé des esclaves vieillards. Peu importe, je ne compte pas devenir une furieuse militante anti-esclavage, donc je ferais mieux de fermer ma gueule. Il y a une noble de Überhal qui est déjà sur le coup, paraît il.

Ludwig me parle de la vie au Palais. Ça a l'air très supportable, comme il le raconte.

- Mais le protocole, ce genre de chose, ne serait pas éprouvant pour un enfant qui n'y connaît rien ? Enfin... la noblesse, la cour... puis on m'a fait comprendre que la dure tâche de décider de son sort ne m'appartiendrait plus, de toute façon. J'agite la main dans l'air comme pour signifier que tout ceci est du radotage de femme hystérique du fruit de ses entrailles et que c'est pas très intéressant.

Mon regard part dans le vague et mon cerveau radote sur des sujets devenus douloureux. La maternité, ce genre de chose. Je sais que je n'aurais pas d'autre enfant. Je ne l'ai pas dit à Laurenz. Pourquoi ? J'ai peur que ça soit motif à annuler le mariage, ce genre de chose. Donc Asad resterait un bâtard. Donc il devrait mourir. Je suis peut être parano, mais Laurenz m'a clairement fait comprendre lors de notre entrevue que c'est pas les bons sentiments qui le motivent, mais l'intérêt de la famille impériale. Et je crois pas qu'une femme stérile soit très intéressante pour elle. Donc je ferme ma gueule. C'est pas bien, je le sais, et ma conscience aime pas bien ça mais bordel... la mort de mon fils quoi. Rien que d'y penser je suffoque. Mais j'y peux rien si le matos féminin standard commence à être défectueux à mon âge. J'ai pas eu mes règles un coup, il y a quelques mois. J'ai lu quelque part que c'était un signe de début de ménopause. Du coup depuis la dernière visite de Laurenz j'ai arrête de prendre les plantes qui assurent que des mini-moi ne courent pas partout dans la nature.* Je risque plus rien apparemment, vu mon âge et tout ça, si j'ai bien compris. C'est bien la Garde, mais ça manque de femmes, quand même. Et poser la question à un homme, même scientifique ou quoi... erk. Je suis un peu vieux jeu de ce coté là. Ça serait comme me mettre à parler de mon transit intestinal à Laurenz. Ça ne le regarde pas. Je suppose qu'il n'y a même pas pensé que j'étais plus près de la fin que du début.
Enfin bref, revenons en plutôt à Asad et à ses nouvelles fréquentations. Même si j'ai un peu de mal avec les idéaux de Ludwig, je suis contente qu'un tel homme soit l'oncle de mon fils. Ça lui fera voir autre chose que la cupidité, l'oisiveté, le vice.

- Vous retournez parfois au Palais d'ailleurs ? Je pense qu'il est bon pour un enfant de connaître quelques idées plus spirituellement élevées que la pure politique. Enfin... j'avais été élevée moi même pour aller à la Libris Umbra, vous savez. Je préfère ma position actuelle, évidemment, mais... ça reste, ces choses là.

C'est juste con qu'on m'ait pas donné des cours sur la physiologie humaine hein ?

* Si Shé' connaît pas une nouvelle fois le bonheur de la maternité t'façon, la joueuse de Laurenz va m'arracher les yeux et me les faire bouffer.
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MessageSujet: Re: Ouvrez, et laissez vous porter par l'arôme. [PV Ludwig]   Mer 9 Jan - 11:02

Au final, Shéhérazade Panthea avait un côté très humain... En plus de cela, elle gardait le silence et un visage impassible, malgré les propos de Ludwig. Ce dernier était habitué à ce que Laurenz lui expose son avis sur la monde d'une façon nettement plus violente, tout en lançant des objets, claquant les portes et en jurant comme seuls les vrais soldats savaient le faire. La Duchesse-Commandante, pour des raisons qui lui étaient propres, se taisait.

Sans doute ne se sentait-elle pas l'égale du guérisseur, même si celui-ci était d'avis qu'elle le devrait. Dans son naturel gentillet et généreux, le marquis ne se vexerait pas et n'irait sûrement pas en parler à son frère. La réaction de Laurenz était imprévisible. Il pouvait tout aussi bien donner raison à son officier en chef à la Capitale, tout comme la réprimander comme une moins que rien parce qu'elle avait contredit son petit frère adoré. Et Ludwig ne voulait pas être la source de tensions entre son frère et sa maîtresse.

Il n'eut qu'à constater que Laurenz avait déjà fait preuve de toute sa délicatesse. Le ON dans la déclaration résignée de la Duchesse ne cachait personne d'autre. Ludwig secoua la tête, imaginant son frère clamant les pleins pouvoirs sur un être qu'il n'avait encore jamais vu. Ses compétences de chef militaire étaient indéniables... Mais dans les relations purement humaines, il avait des progrès à faire. Des progrès qu'il ne ferait jamais. Le Frère de l'Ordre sourit.

- Ah... Je suppose qu'il est tout de même habitué à côtoyer les gens de votre rang... La famille impériale n'est pas différente d'une Maison Marchande. Le protocole, ne s'applique qu'en public... Et ces dernières années nous n'avons vu que peu de public. Notre Oncle, le Régent, se charge de cela. entre nous... Eh bien nous sommes une famille. Avec tout ce que cela implique.

L'amour, la fidélité, une solidarité sans failles. Et des divergences d'opinion, des disputes, d'excellents souvenirs, des animosités contenues par amour d'une cause commune. Chaque grande famille avait ses squelettes dans les placards et des preuves compromettantes sous les tapis. Les Walhgren faisaient tout à une autre échelle, voilà tout. Personne ne se préoccupait des dizaines de règles strictes d'une étiquette réservée à la noblesse et aux mondanités.

- S'il ne ressemble pas trop à son père, il apprendra en un rien de temps, le peu qu'il faut savoir. Et ne vous en faites pas. Vous êtes sa mère. Laurenz ne pourra pas être sur le dos de cet enfant tout le temps... Pas plus que notre Oncle... Ou même moi.

Surtout si leur union venait à être officialisée. Elle ne deviendrait pas une Walhgren au sens strict, biologique. Elle ne resterait qu'une épouse de Walhgren. Mais c'était assez pour participer activement à la vie du Palais ou à assumer plus de responsabilités que d'autres personnes de l'entourage du Palais. D'ailleurs, à propos de l'entourage, il semblait que Shéhérazade voulait savoir dans quelle mesure Ludwig serait-il impliqué dans l'éducation de l'enfant...

- Rarement. Sans Laurenz, je n'ai pas grand-chose à y faire... Mais bien sûr, si la famille venait à avoir besoin de moi, je serais là... dans la mesure du possible, comme nous tous.

Oui, malgré ses idées, Ludwig se rendait parfaitement compte que tout le monde avait des obligations. Le Régent gouvernait l'Empire et assurait le gros de la politique impériale, Laurenz servait de bouclier contre les solmarites, la Duchesse faisait régner l'ordre et la justice impériale dans la Capitale. Des travaux à temps plein, le plus jeune de la fratrie Walhgren n'était pas le seul à en avoir. Ludwig se pencha légèrement vers la Duchesse et baissa un peu la voix.

- Rassurez-vous. Laurenz parle, crie et finit par se calmer. Il ne prendra aucune décision à la légère, maintenant que le reste de la famille est au courant. Et notre Oncle est un homme sage.

Ajouter "et moi je peux le calmer d'un sourire et d'un câlin" n'allait pas présenter correctement. Alors il ne dit rien et se contenta de sourire, comme il le faisait si bien depuis toujours. Le jeune homme se leva et déposa un baiser sur la main de la Duchesse.

- Mes excuses, mademoiselle la Duchesse. Mais mes devoirs ne devraient pas attendre plus longtemps. Je suppose que nous nous verrons plus souvent désormais. J'ai hâte de voir mon neveux... Portez-vous bien, jusqu'à notre prochaine rencontre.

Oui... La décision concernant le mariage a été prise. Dès le premier soir au Palais, d'ailleurs. Mais ce n'était pas à lui d'en parler. Mais ils allaient se voir plus souvent quelle que soit cette décision. En attendant, Ludwig devait retourner travailler. L'Ordre et le peuple avaient besoin de ses talents et de son travail.
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